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L'opération des fonds d'ateliers de peintres-verriers en région Centre-Val de Loire

Dossier IA00141364 réalisé en 2015

Le territoire de la région Centre-Val de Loire, riche de créations de vitraux, témoigne de la vitalité de cet art. Il apparaît qu’un bon nombre de peintres-verriers ayant participé à ce développement artistique avaient leurs ateliers établis dans cette région. Les éléments produits par ces ateliers constituent une matière fragile qui disparaît souvent lorsque ces derniers déménagent ou ferment, privant les chercheurs d’une ressource documentaire inestimable pour la connaissance du vitrail. Il est par conséquent essentiel d’étudier les fonds d’atelier, de les valoriser et de veiller à leur préservation sans attendre leur disparition car ils constituent le complément indissociable des créations conservées in situ dans les édifices. C’est pourquoi, le service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre-Val de Loire a lancé en 2015 une thématique sur les fonds d’ateliers de peintres-verriers établis en région.

La richesse des fonds d’atelier des peintres-verriers repose sur la complémentarité entre les archives écrites (carnets de commandes, correspondances, factures...) et les œuvres qui y sont conservées (maquettes, cartons, panneaux d’essais…). Ces éléments évoquent les différentes étapes de réalisation.

Atelier de Jean Mauret à Saint-Hilaire-en-Lignières, vue intérieure, novembre 2016.Atelier de Jean Mauret à Saint-Hilaire-en-Lignières, vue intérieure, novembre 2016.Compte-tenu de la non-accessibilité de certains des fonds d’ateliers (déménagement en dehors de la région Centre-Val de Loire, archives détruites) et du choix de ne pas travailler sur certains fonds déjà valorisés, il a été décidé dans un premier temps de choisir deux ateliers ayant conservé la quasi-totalité de leurs archives et dont l’accès a été facilité par leurs propriétaires :

- L’atelier Mauret à Saint-Hilaire-en-Lignières (Cher) : un atelier fondé en 1969 par Jean Mauret, fils et petit-fils de peintres-verriers,

- L’atelier Lorin de Chartres (Eure-et-Loir) : un atelier fondé en 1863 par Nicolas Lorin et encore en activité aujourd’hui.

L’étude sur le fonds d’atelier du peintre-verrier Jean Mauret, né en 1944, a été conduite de 2015 à 2017. Après des études artistiques à l’école des beaux-arts de Nancy puis à celle de Bourges, il s’installe en 1969 comme verrier et sculpteur à Saint-Hilaire-en-Lignières. Il abandonne la sculpture en 1974 pour se consacrer pleinement au vitrail. Son travail s’articule autour de deux axes principaux : la restauration de vitraux anciens et la création de vitraux contemporains, essentiellement pour des églises protégées au titre des Monuments historiques (128 églises en France). Parallèlement, il réalise quantité d’œuvres personnelles. Outre son activité de restauration et de création, il travaille avec plusieurs artistes contemporains : Jean-Pierre Raynaud (abbaye de Noirlac), Gottfried Honegger (cathédrale de Nevers), Jan Dibbets (cathédrale de Blois) et Shirley Jaffe (chapelle dite de la Funeraria à Perpignan). Jean Mauret arrête l'activité de son atelier en 2006, abandonnant la restauration pour se consacrer uniquement à la création. Cette étude restitue l’œuvre et la démarche créative d’un artiste qu’il faut placer parmi les grands peintres-verriers français de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle.

Depuis juin 2019, une publication de la collection nationale "Images du Patrimoine" intitulée "Jean Mauret créateur de vitraux, l’atelier d’un peintre-verrier" expose une partie des résultats de l'étude en replaçant l’œuvre de cet artiste dans son époque.

L'atelier Lorin à Chartres (46 rue de la Tannerie).L'atelier Lorin à Chartres (46 rue de la Tannerie).

L’étude du fonds d’atelier Lorin de Chartres est en cours, et sera mise en ligne lorsqu’elle sera achevée.

Aires d'études Région Centre-Val de Loire

Annexes

  • Cahier des Clauses Scientifiques et Techniques de l'étude des fonds d'atelier des peintres-verriers en région Centre-Val de Loire

    1. Pourquoi étudier les fonds d’atelier des peintres-verriers établis en région Centre-Val de Loire ?

    On compte déjà en France un certain nombre de fonds d’ateliers majeurs des XIXe et XXe siècles détruits en partie ou en totalité tels ceux de Gruber, Barillet, Mauméjean ou encore Huré. En région Centre-Val de Loire, les ateliers de peintres-verriers sont nombreux à la fin du XIXe et durant tout le XXe siècle, cependant des fonds ont déjà disparu, en particulier celui de Charles et Léon Jurie établis autrefois à Bourges. En outre, certains fonds ont quitté la région suite à des déménagements, notamment celui de Jacques Degusseau transféré à Paris en 1977 et celui de Louis-René Petit, déplacé dans les Alpes de Haute Provence en 2003. Même lorsque l’atelier est encore en activité, le fonds peut être menacé : incendie, destruction partielle par manque de place, dispersions, problème de conservation (humidité, trop de lumière…).

    Les fonds d’ateliers de verriers ont une valeur patrimoniale et ils sont une ressource documentaire inestimable pour la connaissance du vitrail. Il est essentiel de les étudier, de les valoriser et de veiller à leur préservation sans attendre leur disparition car ils constituent le complément indissociable des créations conservées in situ dans les édifices.

    En région Centre-Val de Loire, le nombre important d’ateliers de peintres-verriers est dû en partie à la présence sur ce territoire de cathédrales riches de vitraux anciens et présentant une surface importante de verrières. On observe en effet que les ateliers du XXe siècle trouvent souvent leurs origines au cœur du XIXe siècle, à une époque où l’on favorisait les installations à proximité des grands chantiers : c’est le cas des ateliers Lobin, Fournier, Lorin, ou encore Jurie qui se maintiennent sur plusieurs générations, entre XIXe et XXe siècles, tout près des cathédrales de Tours, Chartres et Bourges. Cette tendance, vérifiée pour les ateliers anciens, perd aujourd’hui de sa réalité, sans doute pour des raisons de commodités (manque de place) et de prix du foncier.

    La région Centre-Val de Loire est un territoire riche de créations en vitrail, en particulier pour la période contemporaine. C’est à l’abbaye de Noirlac à Bruère-Allichamps (Cher) que « pour la première fois une commande a permis à un artiste incarnant les tendances les plus récentes de l’art contemporain de s’exprimer »1. Les vitraux de Noirlac conçus en 1975 par Jean-Pierre Raynaud et réalisés par Jean Mauret et Jacques Juteau ont été une étape primordiale dans le grand renouveau du vitrail durant la seconde moitié du XXe siècle.

    Depuis quelques années, plusieurs travaux importants, fruit d’une collaboration entre artiste et verrier, sont visibles dans certains des plus imposants édifices de la région : cathédrale d’Orléans en 1995 (Pierre Carron et Michel Blanc-Garin de l’atelier Gaudin), cathédrale de Blois en 2000 (Jan Dibbets et Jean Mauret), cathédrale de Tours en 2013 (Gérard Collin-Thiébaut et Pierre-Alain Parot). Cette richesse doit être soulignée et valorisée.

    La production de vitraux du XXe siècle la plus connue est souvent celle découlant de l’intervention de grands artistes2 tels Marc Chagall (1887-1985), Henri Matisse (1869-1954), Jean Bazaine (1904-2001), Jean-Pierre Raynaud (né en 1939) ou encore Pierre Soulages (né en 1919), alors que la quantité de cette production est relativement limitée. Comparativement, le rôle des peintres verriers est beaucoup moins connu mais leur production est singulièrement plus abondante. Ces œuvres, le plus souvent créées à l’initiative du service des Monuments historiques dans le cadre d’une maîtrise d’ouvrage de l’État, sont le témoignage d’un art diversifié et de qualité.

    Longtemps négligés, les vitraux du XXe siècle font l’objet depuis les années 1990 de nombreuses investigations qui prennent des formes diverses (publications, travaux universitaires, expositions…). En France, quelques études exhaustives ont été consacrées à des maîtres verriers contemporains (Henri Guérin, Gabriel Loire, Jacques Le Chevallier, Louis Barillet, Max Ingrand, famille Brière).

    A partir de 1999, un programme de recherche sur le vitrail XXe est lancé par l’Inventaire général (Ministère de la Culture et de la Communication) puis pris en charge par le Centre André Chastel (Laboratoire de recherche en histoire de l’art placé sous la tutelle du CNRS, de l’université Paris-Sorbonne et du Ministère de la Culture et de la Communication). Cette deuxième institution retient deux principales thématiques : le recueil de témoignages des peintres verriers et l’étude des fonds d’atelier.

    2. Délimitation de l’aire d’étude : les fonds d’atelier de vitraux susceptibles d’être étudiés en région Centre - Val de Loire

    2.1 Limites chronologiques

    Les études des fonds d’atelier couvriront à priori les périodes comprises entre les dates de création des ateliers et les derniers travaux réalisés par ces derniers. Toutefois, si la durée d’activité de l’atelier est très longue et la production très importante, il sera possible de cibler une période plus restreinte, emblématique de la vie de l’atelier.

    Il ne nous semble pas pertinent ici de retenir la limite des 30 ans, propre au champ de compétence chronologique de l’Inventaire général. On ne peut en effet se priver des travaux récents des ateliers encore en activité.

    2.2 Liste des principaux fonds d’ateliers de vitraux en région Centre-Val de Loire

    Département du Cher :

    - Atelier Charles Jurie (1840-1919) puis Léon Jurie (1879-1947), Bourges.

    - Atelier Bruno de Pirey (né en 1955), atelier ouvert à Allouis vers 1980 et actif jusqu'aux années 2000 (déplacement de l'atelier sur l'île Maurice vers 2009).

    - Atelier Jean Mauret (né en 1944), atelier créé en 1969, Saint-Hilaire-en-Lignières.

    Département de l’Indre :

    - Atelier Georges Dettviller (1888-1972) puis Robert Tillier (1930-2009), atelier créé vers 1947, Issoudun.

    Département du Loiret :

    - Atelier Jacques Degusseau (1910-1977) et son fils Gérard Degusseau (né en 1939), atelier créé en 1945, Orléans (atelier transféré à Paris en 1977).

    - Atelier Gouffault, atelier créé en 1930 par Louis Gouffault, Orléans puis Saint-Cyr-en-Val (reprise par le groupe Villemain).

    - Atelier Louis-René Petit (1934-2007), Orléans puis départ dans les Alpes de Haute Provence en 2003.

    - Atelier monastique à Saint-Benoit-sur-Loire (1958-1999).

    Département d’Indre-et-Loire :

    - Atelier Julien Fournier (1835-1896 ?) (création en 1873) puis son fils Lux Fournier (1868-1962). Atelier repris à partir de 1955 par Ivan Guyet (dit Van Guy) (1931 – actif jusqu’en 2004), Tours. Actuellement atelier dirigé par Jérôme Robert installé à Continvoir (Indre-et-Loire).

    - Atelier Julien-Léopold Lobin (1814-1864) puis son fils Lucien-Léopold Lobin (1837-1892) puis son beau-frère Joseph-Prosper Florence (jusqu’en 1904) associé à son fils Étienne Lobin (1868-1932) puis Heinrich et Bigot (deux anciens contremaitres) jusqu’en 1905 environ. Atelier créé en 1848, Tours.

    Département d’Eure-et-Loir :

    - Atelier Gabriel Loire (1904-1996), puis son fils Jacques Loire (né en 1932) puis ses petits-fils Hervé (né en 1961) et Bruno Loire (né en 1959), Lèves. Atelier créé en 1946.

    - Atelier Nicolas Lorin (1833-1882) puis son fils Charles Lorin (1866-1940) puis son petit-fils François Lorin (1900-1972) puis atelier Lorin Hermet Juteau à partir de 1973 dirigé par Gérard Hermet (né en 1937), Jacques Juteau (1927-1988) et Mireille Juteau (1931-2017), puis atelier « Maison Lorin » dirigé par Claire Babet, Elodie Vally et François Ratkoff à partir de 2017, atelier fondé en 1863 à Chartres.

    - Atelier Michel Petit (né en 1934) rejoint par son fils Stéphane Petit en 1993 puis par Claire Babet en 1999, fondé en 1963 à Thivars. Atelier déplacé à La Bourdinière-Saint-Loup en 2000 et dirigé par Claire Babet seule depuis 2008.

    Département du Loir-et-Cher :

    - Atelier Jules Laurand (1829-1903), Les Montils.

    Compte-tenu de la non accessibilité de certains des fonds d’ateliers listés ci-dessus, et ceci pour des raisons diverses (déménagement en dehors de la région Centre-Val de Loire, archives détruites, fonds déjà étudiés en partie…), il est proposé dans un premier temps de choisir deux fonds d’ateliers ayant conservé la quasi-totalité de leurs archives et dont l’accès ne devrait pas poser de problème particulier :

    - L’atelier Lorin de Chartres : un atelier fondé en 1863 par Nicolas Lorin et encore en activité aujourd’hui

    - L’atelier Mauret à Saint-Hilaire-en-Lignières : un atelier fondé en 1969 par Jean Mauret, fils et petit-fils de peintres-verriers

    3. Enjeux scientifiques

    Le territoire de la région Centre-Val de Loire, riche de créations de vitraux, témoigne de la vitalité de cet art. La publication par le Service Patrimoine et Inventaire du travail d’Olivier Geneste sur les vitraux du XXe siècle dans le département de l’Indre3 a d’ores et déjà souligné la richesse et la diversité des créations de vitraux dans notre région. Il apparaît également qu’un bon nombre de peintres-verriers ayant participé à ce développement artistique avait leurs ateliers établis en région Centre - Val de Loire. Il semble de ce fait opportun, lorsque l’occasion s’en présente, d’étudier les fonds d’ateliers de ceux qui paraissent les plus importants ou qui offrent un intérêt particulier.

    Il s’agira :

    - de retracer le parcours du ou des peintres-verriers;

    - de mieux connaître les artistes ayant œuvré dans ces ateliers;

    - de comprendre le fonctionnement de l’atelier (caractère familial, industriel …);

    - de définir les types de commandes, le type d’activités (diversifiées ou pas), les liens avec les commanditaires et d’éventuels autres artistes, le nombre de personnes travaillant à l’atelier, le type de production (locale, régionale, nationale, voire internationale), les savoir-faire… ;

    - d’apprécier la diversité des talents, l’étendue des travaux et de définir le rayonnement de l’atelier dans l’histoire du vitrail français;

    - de se rendre dans les édifices où sont encore conservées des verrières de création réalisées par les ateliers pour les photographier et les étudier.

    Afin de localiser facilement les verrières dans les églises, un plan de situation des baies sera dessiné pour chaque édifice contenant des œuvres étudiées. La numérotation est celle adoptée par le Corpus Vitrearum français : la baie 0 correspond à la fenêtre d’axe (est), les autres baies sont numérotées d’est en ouest : numéros pairs côté sud, numéros impairs côté nord. Les fenêtres basses portent les numéros 0 à 99, celles du second niveau les numéros 100 à 199 et celles du troisième niveau les numéros 200 à 299.

    4. Le fonds d’atelier de l’artiste verrier Jean Mauret

    Fils et petit-fils de peintres verriers, Jean Mauret est né en 1944 à Heiltz-le-Maurupt (Marne). Après des études artistiques à l’école des beaux-arts de Nancy puis à celle de Bourges, il s’installe en 1969 comme verrier et sculpteur à Saint-Hilaire-en-Lignières (Cher). Il abandonne la sculpture en 1974 pour se consacrer pleinement au vitrail.

    Son travail s’articule autour de deux axes principaux : la restauration de vitraux anciens et la création de vitraux contemporains, essentiellement pour des églises protégées au titre des Monuments historiques. 128 églises de France conservent des créations de Jean Mauret. Il réalise en outre quantité d’œuvres personnelles qu’il conserve à l’atelier.

    On citera parmi les restaurations importantes, les vitraux du déambulatoire de la cathédrale de Bourges, des verrières des cathédrale de Chartres, de Lyon, de Poitiers, de La Rochelle, de Narbonne, de Metz, de Belley (Ain), de l’église de Brou à Bourg-en-Bresse, de Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand et de plusieurs centaines d’églises en France. Certains de ces vitraux anciens, en plus d’être restaurés, sont accompagnés de créations contemporaines de Jean Mauret, notamment à la crypte de la cathédrale de Bourges.

    Outre son travail de restauration et de création, il faut mentionner la collaboration de Jean Mauret avec plusieurs artistes contemporains. Ces collaborations sont l’occasion d’expériences et de rencontres enrichissantes : Jean-Pierre Raynaud en 1975 (verrières de l’abbaye de Noirlac), Gottfried Honegger en 1996 (nef haute et crypte de la cathédrale de Nevers), Shirley Jaffe en 1998 (chapelle de la Funéraria de Perpignan), Jan Dibbet’s en 1993-2000 (cathédrale de Blois).

    Jean Mauret arrête son atelier en 2006, abandonnant la restauration pour se consacrer uniquement à la création.

    Il crée en 2009, à Saint-Hilaire-en-Lignières, « La Grange aux Verrières », lieu d’exposition et d’échanges sur le vitrail contemporain.

    Il s’agit donc d’étudier et de faire connaitre l’œuvre et la démarche d’un artiste verrier installé depuis près de 50 ans dans le département du Cher à Saint-Hilaire-en-Lignières et ayant beaucoup œuvré dans la Région Centre-Val de Loire (créations dans 62 églises). 

    4.1 Aire d’étude, délimitation géographique

    Les missions photos réalisées à l’atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières entre 2012 et 2014 ont permis de délimiter l’aire d’étude : la moitié environ des créations est localisée dans la région Centre-Val de Loire, l’autre moitié est répartie dans 6 autres régions.

    En région Centre-Val de Loire (62 églises) :

    . Indre : 19 églises

    . Cher : 40 églises

    . Indre-et-Loire : 1 église

    . Loir-et-Cher : 1 église

    . Loiret : 1 église

    Hors région Centre - Val de Loire (7 régions concernées, 66 églises) :

    . Nouvelle Aquitaine (Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes) : 33 églises

    . Auvergne/Rhône-Alpes : 12 églises

    . Bourgogne/Franche-Comté : 2 églises

    . Champagne-Ardenne/Alsace/Lorraine : 15 églises

    . Hauts de France (Nord-Pas-de-Calais/Picardie) : 2 églises

    . Pays de la Loire : 1 église

    . Sud-Provence-Alpes-Côte-d'Azur : 1

    4.2 Limites chronologiques

    L’étude s’appliquera aux œuvres de Jean Mauret réalisées depuis l’installation de son atelier en 1969 jusqu’à aujourd'hui. L’artiste poursuit en effet son œuvre et plusieurs projets de création sont actuellement en cours.

    4.3 Intérêt scientifique de l'opération

    La présence d’un fonds d’atelier complet ainsi que la volonté de l’artiste de faire partager son expérience, son savoir-faire et de restituer la mémoire de cet atelier, tout cela présente une occasion exceptionnelle qu’il semble important de saisir.

    Dès les années 1970, les œuvres de Jean Mauret illustrent un cheminement personnel par rapport au rôle du vitrail. Les nombreux panneaux d’essais (plus de 600 conservés actuellement à l’atelier) sont autant d’étapes jalonnant le cheminement de l’artiste.

    La démarche de Jean Mauret s’attache principalement :

    - au rôle prépondérant (actif) de la lumière dans un édifice (rapport entre la lumière du jour et l’espace intérieur)- à la relation privilégiée du vitrail avec l’architecture (le premier doit être au service de la seconde, il doit s’effacer, être en harmonie avec le lieu)

    - à épurer et simplifier : « ma démarche serait de retrancher plutôt qu’ajouter, épurer plutôt qu’accumuler ; je pars ainsi de l’opacité pour découvrir des transparences et c’est ce que me permet la gravure sur des verres plaqués»

    La « dimension particulière de ses compositions, Jean Mauret la veut de caractère spirituel ». Son langage se « caractérise par une diversité des signes, des valeurs autant que par des couleurs » (André Sweertvaegher, 1999).

    L’artiste revendique l’exécution intégrale de ses créations. Il conserve la haute main sur chaque étape du vitrail et se réserve la possibilité d’intervenir en cours de travail.

    Il conviendra de préciser les apports de Jean Mauret dans l’histoire de la création du vitrail contemporain. Expliquer pourquoi il est, dans les années 1970, à l’avant-garde du vitrail. Son travail se différencie en effet très tôt des autres maîtres verriers (vitraux avec des trous, utilisation de verres noirs et de chutes de verre, déconstruction du vitrail). Il sera également nécessaire de replacer l’œuvre de Jean Mauret par rapport à certains mouvements artistiques des années 1960-1970, et notamment Supports/Surfaces.

    4.4 Mise en forme des données

    L’architecture des dossiers de l’étude du fond d’atelier Jean Mauret s’articulera autour de quatre axes principaux :

    - Présentation des vitraux de créations (recherches personnelles) conservées à l’atelier

    - Présentation des projets réalisés (travaux de commande)

    - Présentation d’une sélection de projets non aboutis (travaux de commande)

    - Présentation des travaux réalisés avec d’autres artistes

    En outre, il parait nécessaire de préciser les points suivants :

    - les travaux de restauration ne seront pas étudiés mais les principaux lieux de restauration seront listés dans le dossier de présentation de l’étude

    - les créations d’accompagnement de vitraux anciens seront traitées comme les autres ensembles de création

    - les documents d’archives (maquettes, cartons …) seront rattachés aux projets concernés et par conséquent traités édifice par édifice

    5. Le fonds d’atelier Lorin à Chartres

    Cette partie sera développée lorsque l’étude de cet atelier sera diffusée.

    6. Définition du champ d’investigation

    6.1 Composition des fonds d’atelier

    La richesse des fonds d’atelier des peintres-verriers repose sur la complémentarité entre les archives écrites (cahiers de commandes, correspondances, carnets de chef d'atelier, notes de recherches personnelles, factures …) et les œuvres qui y sont conservées (maquettes, cartons, panneaux d’essais …).

    De manière générale, les fonds d’atelier sont constitués de divers éléments évoquant chacun les différentes étapes de réalisation :

    . des maquettes (échelle 1/10e ou 1/20e) et des cartons (échelle 1)

    . des panneaux de créations (recherches personnelles, essais pour des projets localisés, vitraux réalisés pour des expositions)

    . des projets de créations pour des collectivités territoriales

    . des projets de créations pour des particuliers

    . des archives d’atelier

    Tous ces éléments constituent une matière fragile qui disparait souvent lorsque les ateliers déménagent ou ferment, privant les chercheurs de documents précieux. L’étude des fonds d’ateliers encore accessibles aujourd’hui nous permettra de mieux apprécier et de mieux sauvegarder la richesse de ce patrimoine. Elle contribuera aussi à sensibiliser les propriétaires des fonds d’atelier à leur conservation.

    6.2 Archives orales

    Il apparaît également important, pour l’avenir, de conserver la mémoire orale du vitrail et de ses représentants, notamment sur les conditions dans lesquelles un atelier ou un autre a bénéficié d’une commande puis l’a réalisée. A cette fin, le Laboratoire de recherche en histoire de l’art du Centre André Chastel a recueilli durant les années 2000 des témoignages de peintres verriers. Cette démarche a permis d’éviter la perte d’informations essentielles à la compréhension de l’histoire du vitrail du XXe siècle. Elle apparaît comme un complément indispensable à l’étude des fonds d’atelier. Bénéficier du témoignage direct de l’artiste, permet en effet d’accéder à une multitude de données non consignées qui pourraient bien constituer la clef de la compréhension de la globalité de l’œuvre.

    L’exhaustivité du recensement doublée de l’exploitation des sources écrites et orales permettra de révéler les caractéristiques stylistiques et les spécificités techniques de la production de chacun des ateliers.

    6.3 Réalisations en place : région Centre-Val de Loire et hors région Centre-Val de Loire

    Si les départements d’implantation des ateliers et ceux limitrophes présentent le plus d’œuvres produites, l’aire de diffusion s’étend largement y compris parfois à l’étranger (Lorin, Lobin). L’inventaire s’appliquera d’emblée aux œuvres réalisées pour des édifices situés dans les limites de la région Centre-Val de Loire. Cependant, il semblera parfois nécessaire d’élargir ici notre regard, car l’activité des ateliers de peintres-verriers se développe la plupart du temps sur des territoires relativement vastes qui dépassent les limites régionales. Ce large rayonnement s’observe dès le XIXe siècle et s’intensifie au XXe siècle. Par exemple, l’atelier Lorin de Chartres connaît déjà une activité s’étendant sur plusieurs régions et même différents pays durant la seconde moitié du XIXe siècle. Souvent, les ateliers bénéficient des relations développées auprès des inspecteurs généraux des Monuments historiques ou des Architecte en Chef des Monuments historiques. Responsables de plusieurs départements, parfois éloignés les uns des autres, le choix de ces agents de faire œuvrer des ateliers avec lesquels ils ont l’habitude de travailler aboutissent à créer des réseaux fondés sur des rapports de confiance et des affinités. Ce fonctionnement a, sans aucun doute, permis d’élargir le territoire de travail d’un certain nombre de verriers.

    Dans le cadre de l’étude des fonds d’ateliers, la question de l’ampleur des territoires concernés par les travaux des peintres-verriers conduira soit à écarter le hors région soit à procéder à une sélection des œuvres pour le hors région (il est parfois souhaitable pour des raisons de cohérence de ne pas se restreindre strictement aux limites régionales). Les choix propres à cette sélection seront expliqués dans chaque étude d’atelier. Il s’agira en particulier de retenir les chantiers incontournables à la compréhension de la démarche créative des peintres-verriers et de la vie de l’atelier. Il conviendra aussi de retenir certains travaux menés en collaboration avec des artistes.

    La question du hors région soulève également des problèmes de logistiques, notamment pour les prises de vues photographiques. On peut imaginer que, pour des œuvres isolées, des partenariats avec les autres services régionaux de l’Inventaire général soient mis en place. Lorsque cela ne sera pas possible, il faudra envisager des déplacements en dehors de la région par l’un des photographes du service accompagné du chercheur responsable de l’étude.

    6.4 Articulation avec le recensement des vitraux de la région Centre-Val de Loire réalisé par Olivier Geneste (Association Régionale du Patrimoine Religieux)

    Afin d’éviter les doublons, les dossiers déjà ouverts par Olivier Geneste dans le cadre du recensement des vitraux en région Centre-Val de Loire seront complétés et liés à l’étude des fonds d’atelier. Les noms des différents auteurs de la notice seront précisés avec leurs dates d’intervention.

    7. Méthodologie

    7.1 Recensement (enquête)

    Ce programme d’inventaire s’attachera à étudier les fonds d’ateliers de verriers établis en région Centre-Val de Loire et sera conduit selon les normes nationales de l’Inventaire général. L’étude comprendra un recensement de terrain et des recherches documentaires (bibliographie et archives). Elle s’accompagnera de campagnes photographiques (vitraux en place et documents conservés dans les ateliers). Des notices regroupant les informations recueillies seront rédigées pour chaque ensemble inventorié. Ces synthèses proposeront des datations et feront état des particularités techniques, iconographiques et stylistiques des œuvres.

    Une cartographie complétera l’illustration des dossiers en apportant une vision globale des œuvres réalisées par les ateliers et en montrant comment leur productivité a évolué géographiquement.

    L’étude ne portera pas sur les édifices contenants : cathédrales, églises, chapelles, maisons de particuliers … toutefois il sera parfois nécessaire de présenter certains éléments relatifs au cadre architectural lorsqu’un rapport étroit entre les vitraux et l’architecture sera établi et que ces indications seront susceptibles d’aider à la compréhension des œuvres.

    8. Modalités de réalisation de l’opération et calendrier prévisionnel

    8.1 Fonds d’atelier de l’artiste verrier Jean Mauret

    Personnel :

    - un chercheur du service patrimoine et inventaire (SPI)

    - les photographes du SPI

    - un ancien photographe du service régional de l’Inventaire pour les clichés pris à l’atelier (entre 2012 et 2014) : 18 jours de prises de vues (1567 clichés)

    - demande de clichés aux régions Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Lorraine et Champagne-Ardenne

    - le gestionnaire du dossier électronique Gertrude (SPI)

    Moyens matériels d’étude et de restitution :

    - enregistrement et restitution des données au moyen du logiciel Gertrude

    Calendrier prévisionnel :

    - 2012 - 2014 : prises de vues et légendes sous Cindoc des vitraux de créations (544 panneaux d’essai) et des documents figurés (maquettes et cartons) conservés à l’atelier : 1567 clichés au total

    - 2015 - 2017 : . prises de vues des vitraux de création dans les églises de la région Centre - Val de Loire. prises de vues des vitraux de création dans une sélection d’églises situées hors Région Centre - Val de Loire. mise en forme des dossiers électroniques correspondants. exploitation des fonds d’archives correspondants (atelier et archives des Monuments historiques). étude des 600 panneaux de créations conservés à l’atelier

    - 2018-2019 : valorisation de l'étude du fonds d’atelier Jean Mauret : . une publication dans la Collection « Images du Patrimoine »

    8.2 Fonds d’atelier de l’artiste verrier Nicolas Lorin

    Personnel, moyens matériel d'étude et de restitution et calendrier prévisionnel : cette partie sera complétée lorsque l’étude de cet atelier sera diffusée.

    9. Restitution et valorisation des résultats

    La publication électronique des données saisies sur Gertrude constituera un premier niveau de restitution de l’opération. Ainsi mis en ligne, les dossiers seront aisément consultables par le grand public.

    Diverses formes de valorisation pourront être envisagées (publication, exposition…) pour faire connaitre à un large public les résultats du travail réalisé, celles-ci seront définies lorsque l’étude sera plus avancée et selon les possibilités de manifestations associant les structures implantées dans les territoires concernés.

    10. Bibliographie

    10.1 Sources : archives

    Lorsque les ateliers sont toujours en activité, les archives sont généralement conservées sur place et leur exploitation en est par conséquent facilitée (après obtention d’une autorisation).

    Lorsqu’au contraire les ateliers ont fermé, les descendants ou les collaborateurs ne peuvent la plupart du temps garder le fonds d’atelier dans son intégralité par manque d’espace. En général, ils décident de déposer tout ou partie des éléments composant le fonds dans une institution publique : archives départementales, archives municipales, musées, archives diocésaines, Centre international du vitrail de Chartres, archives nationales du monde du travail à Roubaix, Cité du Vitrail à Troyes… les lieux de dépôt sont assez diversifiés. En outre, la famille conserve souvent certaines pièces, en particulier des documents iconographiques (photographies anciennes, maquettes…).

    Enfin, on observe que certaines Conservations régionales des Monuments historiques peuvent avoir conservé des maquettes ou des panneaux d’essai non retournés aux verriers au moment des projets.

    10.2 Le vitrail au XIXe siècle

    BRISAC, Catherine, Repères pour l’étude de l’iconographie du vitrail du XIXe siècle, Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest (Actes des rencontres du GRIMCO), tome 93, n° 4, 1986, pp 369-376

    BRISAC Catherine, BOUCHON Chantal, État des travaux et bibliographie sur le vitrail au XIXe siècle, Revue de l’Art, n° 72, 1986, pp 35-38

    CABEZAS, Hervé, La signature des vitraux au XIXe siècle, Revue d’Archéologie Moderne et d’Archéologie générale, n° 7, 1989, pp 77-97

    CABEZAS, Hervé, Tradition et nouveautés du vitrail français au XIXe siècle, Vitrea, n° 3, 1989, pp 3-11

    CALLIAS BEY Martine, CHAUSSE Véronique, de FINANCE Laurence, GATOUILLAT Françoise, Les ateliers et Enquête sur les peintres-verriers du XIXe siècle ayant travaillé en France, Revue de l’Art, n° 72, 1986, pp 55-56 et 67-90

    CHALINE Nadine-Josette (sous dir.), Le vitrail en Picardie et dans le nord de la France aux XIXe et XXe siècles, Ed. Encrage, 1995FINANCE Laurence de, Plaidoyer pour les verrières des XIXe et XXe siècles en Ile-de-France, Un Patrimoine en lumière 1830-2000 verrières des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, Cahiers du Patrimoine, n° 67, 2003, pp 47-51

    GATOUILLAT, Françoise, Modèles, copies, répliques dans le vitrail du XIXe siècle, Vitrea, n° 3, 1989, pp 12-14

    HARDOUIN-FUGIER Elizabeth, Le vitrail français à l’Exposition universelle et l’enquête du ministère de l’Industrie, Bulletin de la société d’histoire de l’art français, 1990, pp 207-214

    HARDOUIN-FUGIER Elizabeth, Le vitrail français en 1878. L’Exposition universelle et l’enquête du ministère de l’Industrie, BSHAF (1990), 1991, pp 207-214

    LENIAUD, Jean-Michel, Le vitrail au XIXe siècle : sources et problèmes iconographiques, Revue d’Histoire de l’Eglise de France, tome LX-VII, 1981, pp 83-89

    RIOU, Yves-Jean, Iconographie et attitudes religieuses. Pour une iconologie du vitrail du XIXe siècle, Revue de l’Art n° 72, 1986, pp 39-49 et 64-65

    ROUSSEL, Francis, Le peintre-verrier au XIXe siècle : un industriel, Revue de l’Art, n° 72, 1986, pp 57-60

    TARALON Jean, De la Révolution à 1920, Le Vitrail français, Paris, 1958, pp 273-292

    L’atelier Lobin, l’art du vitrail en Touraine, Tours, 1994

    Répertoire des peintres-verriers français des XIXe et XXe siècles, Paris, Inventaire général, 3ème éd., 1993

    Revue de l’Art, n° 72, 1986 (n° consacré au vitrail du XIXe siècle)

    10.3 Le vitrail aux XXe et XXIe siècles

    BARRAL I ALTET, Xavier. Le vitrail contemporain en Europe. Paris : Éd. de La Martinière, 2006

    BLIN Jean-Pierre, La création de vitraux contemporains en Poitou-Charentes, Revue Monumental, 2004, pp 76-78

    BLIN Jean-Pierre, L’insertion du vitrail contemporain dans la Monuments historiques, Revue Monumental, 2012, semestre 1, pp 36-41

    CABEZAS Hervé. « Le vitrail, figuration et abstraction » et "Un siècle de vitrail dans les églises et chapelles de Paris" dans Églises parisiennes du XXe siècle : architecture et décor. Paris : Action artistique de la Ville de Paris, 1996, p. 200-231

    CHARBONNEAUX Anne-Marie, HILAIRE Norbert. Architectures de lumière : vitraux d’artistes, 1975-2000. Paris : Marval, 2000

    CHAUSSÉ Véronique, « Vitrail ancien/vitrail contemporain : pour un dialogue, mais lequel ? », News Letter 48, Bulletin hors-série « Le vitrail comme un tout », 2001, p. 128-134

    CHAUSSÉ-DAVID Véronique. « Les métamorphoses de la technique du vitrail au XXe siècle » et « Orientation bibliographique sur le vitrail du XXe siècle». Regards sur le vitrail (actes du colloque des CAOA, Vannes, 2002). Arles : Actes Sud, 2002. p. 45-69 et p.192-199

    DAVID, Véronique et FINANCE, Laurence de (sous dir.), Chagall, Soulages, Benzaken ... le vitrail contemporain, catalogue de l'exposition présentée à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris du 20 mai au 21 septembre 2015, 2015.

    FINANCE Laurence de, Plaidoyer pour les verrières des XIXe et XXe siècles en Ile-de-France, Un Patrimoine en lumière 1830-2000 verrières des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, Cahiers du Patrimoine, n° 67, 2003, pp 47-51

    GERON Jean-Marie, MOXHET Albert. Le vitrail contemporain : comme un chant de lumière : le rôle des peintres dans le renouveau du vitrail français contemporain et leur influence au-delà des frontières. Tournai : La Renaissance du Livre. Bruxelles : Dexia, 2001

    KLASEN Bernard, Le vitrail de création à la fin du XXe siècle, Chroniques d’art sacré, n° 62, été 2000, pp 6-27

    LAVIGNE, Emma. « Le vitrail au XXe siècle» dans l’exposition 20 siècles en cathédrales. Palais du Tau, Reims, 2001. Paris : Monum/CMN, 2001, p. 489-499

    PALLOT-FROSSARD Isabelle, Le vitrail : conservation, restauration, création, Monumental, n° 3, juin 1993, p. 7-41

    PERROT Françoise, Le vitrail français contemporain. Lyon : La Manufacture, 1984

    SAUNIER Philippe, Panorama du vitrail contemporain en région Centre, Art sacré, Cahiers de Rencontre avec le patrimoine religieux, n° 20, Le vitrail au XXe siècle, intelligence de la lumière, 2004, pp 7-21

    L’art sacré au XXe siècle (catalogue d’exposition, Boulogne-Billancourt, musée municipal, 22 janvier-31 mars 1993). Thonon-les-Bains : L’Albaron, Boulogne-Billancourt : musée municipal, 1993 (bibliographie et index d’artistes)

    Revue Monumental n° 2004, semestre 1, n° spécial dossier Vitrail

    Expositions du Centre international du vitrail à Chartres :

    - Les grands ateliers de vitraux contemporains en France. Chartres : Centre international du vitrail, 1998

    - Lumières en éclat, art et espace de lumière du XXe siècle. Chartres : Centre international duvitrail, 1999-2000

    - Sculpter la lumière. Le vitrail contemporain en Bretagne, 1945-2000, Château de Kerjean, Saint-Vougay, Saint-Thonan 1999. Centre international du vitrail, Chartres, 2000

    - Les couleurs de la lumière : le vitrail contemporain en région Centre 1945-2001 (catalogued’exposition, Chartres, Centre international du vitrail, 28 avril 2001-31 mars 2002). Chartres : Centre international du vitrail, 2001

    - Les couleurs du ciel : vitraux de création au XXe siècle dans les cathédrales de France(catalogue d’exposition, Chartres, Centre international du vitrail, 31 avril 2002-31 décembre 2003).Chartres, Centre international du vitrail, 2002

    10.4 Les fonds d’ateliers de peintres-verriers

    ARCHIERI Jean-François et NEBOUT Cécile (sous la direction de), Atelier Louis Barillet maître-verrier, Paris, 2005

    ARCHIERI Jean-François, Jacques Le Chevallier (1896-1987) la lumière moderne, Paris, 2007

    BOUCHON Chantal, BRISAC Catherine, « Halte à la dispersion des fonds d’ateliers de verriers ! », Association pour l’étude du XIXe siècle français, bulletin d’information, n°11, mai 1990, pp 19-20

    BUREAU, Arnaud, Auguste Alleaume maitre-verrier, Collection Images du Patrimoine n° 291, 2015

    BUSSON Blandine (sous dir.), Une dynastie de peintres-verriers, les Brière à Levallois-Perret, 2010

    CALLIAS BEY Martine, CHAUSSÉ Véronique, FINANCE Laurence de, GATOUILLAT Françoise, Les ateliers, Revue de l’Art, n° 72, 1986, pp 55-56

    DAVID Véronique, Plaidoyer pour la sauvegarde des fonds d’atelier, Une dynastie de peintres-verriers les Brière à Levallois-Perret, Conseil général des Hauts-de-Seine, Archives départementales des Hauts-de-Seine, éditions IAC, 2010, pp 13-43

    DAVID Véronique, Le fonds d’atelier de Marguerite Huré au Musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, In-Situ (en ligne), 2004

    DAVID Véronique, Les archives orales à la cellule vitrail Inventaire général, Revue Monumental, 2004, p 107

    DAVID Véronique, HEROLD Michel, Jacques Simon, Catalogue de l’exposition Années folles années d’ordre : l’Art Déco de Reims à New-York, Musée des Beaux-Arts de la ville de Reims, Paris, 2006, pp 74-77-

    DEBENDERE Xavier, DEBENDERE Véronique, Gabriel Loire : l'œuvre d'une vie (1904-1996), Somogy, Paris, 2004

    DORE Catherine, La création à Tours d’un atelier de peinture sur verre, l’atelier Lobin. L’art du vitrail en Touraine, catalogue d’exposition, Chambray-les-Tours, CLD, 1994, pp 31-34

    GENESTE Olivier, Fournier et associés, un siècle de création verrière à Tours, Editions Rencontre avec le Patrimoine Religieux, 2016

    GIRAULT Marcel, Jules Laurand : notable blésois, peintre verrier, Rencontre avec le patrimoine religieux, 2008

    GUERIN-GASC Sophie, Henri Guérin (1929-2009) le fonds d’atelier vitrail, catalogue de l’exposition du Musée du verre de Conches, 2010

    LUNEAU Jean-François, Félix Gaudin peintre-verrier et mosaïste (1851-1930), Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2006

    MARTIN-VIVIER Pierre-Emmanuel, Max Ingrand, du Verre à la Lumière, Paris, 2009

    MAUPOIX Michel (sous dir.), L’activité des peintres-verriers dans l’Indre de 1850 à nos jours, Eclats de la lumière vitraux de l’Indre, 2007, pp 197-216

    MEDAILLE Marie-Noëlle, François Decorchemont maitre-verrier (Eure), Coll. Images du Patrimoine, n° 218, 2002

    STAHL Fabienne, FINANCE Laurence de, La collaboration entre Maurice Denis et Henri Carot à la lumière de la restauration des verrières du Vésinet (Yvelines), In Situ (en ligne), 12, 2009

    Cellule du vitrail de l’Inventaire général, Enquête sur les peintres-verriers du XIXe siècle ayant travaillé en France, Revue de l’Art, n° 72, 1986, pp 67-90

    Gabriel Loire (1904-1996), le fonds d’atelier vitrail en dalle de verre, catalogue de l’exposition au Musée du verre de Conches (1er mars au 30 novembre 2014), 2014

    Regard sur le vitrail du XIXe siècle, l’œuvre de Louis Germain Vincent-Larcher, catalogue de l’exposition présentée à la Cité du Vitrail à Troyes, Editions Snoeck, 2017

    10.5 Enquêtes menées récemment en France sur les fonds d'atelier de peintres-verriers :

    - Thèse de Martine Villelongue sur le maitre-verrier Lucien Bégule (1848-1935) en 1983

    - Thèse de Stéphane Arrondeau sur la fabrique de vitraux du Carmel du Mans (1853-1903) en 1997

    - Thèse de Sophie Guérin-Gasc sur son père Henri Guérin (1929-2009), publiée en 2005

    - Thèse de Jean-François Luneau sur le fonds Félix Gaudin (1851-1930) en 2002, publiée en 2006

    - Travaux de Fabienne Stahl sur Maurice Denis (1870-1943) et Henri Carot (1850-1919), article paru en 2009

    - Étude sur le fond d’atelier Brière (depuis 1896) suite à son versement aux Archives départementales des Hauts-de-Seine, ouvrage paru en 2010

    - Travaux de Véronique David sur le fonds d’atelier de Marguerite Huré (1895-1967), article paru en 2012

    - Thèse de Benoit Manauté sur l’atelier des frères Mauméjean (1860-1970), 2012

    - Étude sur les vitraux du peintre-verrier Auguste Alleaume (1854-1940) par Arnaud Bureau (service de l’Inventaire, Conseil général de la Mayenne) (publication sortie en 2015)

    - Thèse sur l’atelier Simon-Marq (depuis 1640) (abandonnée)

    - Thèse sur l’atelier Jacques Le Chevallier (1896-1987) (abandonnée)

    - Thèse de Jean-Pierre Blin sur Max Ingrand (1908-1969) en 2015

    10.6 Bibliographie sur Jean Mauret :

    AMPHOUX (Pascal), Deux puissance trois, Architecture et vitrail, Deuxième biennale du vitrail contemporain, Tournus, juillet 1988, 6 pages

    ANDREANI (Carole), Jean Mauret, un « cistercien » du vitrail, Revue Céramique & Verre, n° 66, septembre/octobre 1992, pp 38-41

    BERGATTO (Lionel), Jean Mauret à Saint-Etienne de Bourges et Saint-Jean de Lyon 1985-1991, Les couleurs du ciel, vitraux de création au XXe siècle dans les cathédrales de France, Centre International du Vitrail, 2002, pp 148-150

    CAZENAVE (Agnès), Blois, le temps de la cathédrale, La Vie, n° 2886-1887, 21 décembre 2000, pp 84-88

    COISTIA (Michel), LECOMTE (Jean-Marie), Les églises des reconstructions dans les Ardennes, le renouveau de l’Art sacré au XXe siècle, Editions Noires Terres, 2013

    GENESTE (Olivier), Vitraux du XXe siècle dans l’Indre : le choix de la modernité, Images du Patrimoine, n° 274, 2012, 96 pages (l’atelier de Jean Mauret est traité pp 18-21)

    MAURET (Jean), « Le vitrail au service de la lumière dans les édifices sacrés » quelle place pour le spirituel dans l’art religieux ?, Revue Vitrea, n° 8, 1990, pp 9-12

    MAURET (Jean), Jean Mauret maître-verrier, Cathédrale de Blois, vitraux de Jan Dibbets, 2000, page 15

    MAURET (Jean), Dialogue sur le vitrail et la lumière, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, n° 178, 2009, pp 41-42

    MAURET (Jean), Jean Mauret Vitraux 1970-2000, Nevers, 2001, 92 pages

    MAURET-CRIBELLIER (Valérie), Un dialogue avec l’architecture, Jean Mauret, Vitraux du XXe siècle dans l’Indre : le choix de la modernité, Images du Patrimoine, n° 274, 2012, pp 76-79

    MERILLON (Georges), Le vitrail de Jean Mauret, 2011, Ed. La Grange

    PERROT (Françoise), Le vitrail contemporain, Centre International du vitrail, Chartres, 1984, p 116

    POUGET (Marc du) et MAUPOIX (Michel), Jean Mauret, Art sacré, Cahier de rencontre avec le patrimoine religieux, volume 20 : le vitrail au XXe siècle, intelligences de la lumière, 2004, pp 139-143

    L’atelier de Jean Mauret, in : Les couleurs de la lumière, le vitrail contemporain en région Centre 1945-2001, Centre International du Vitrail, Chartres, 2001, pp 72-77 

    10.7 Bibliographie sur l’atelier Lorin :

    Cette partie sera développée lorsque l’étude de cet atelier sera diffusée.

    1Saunier (Philippe), Panorama du vitrail contemporain en région Centre, Art sacré, Cahiers de Rencontre avec le patrimoine religieux, n° 20, Le vitrail au XXe siècle, intelligence de la lumière, 2004, pp 7-21.2Une grande exposition a été présentée sur ce thème en 2015 à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Palais de Chaillot à Paris) : « Chagall, Benzaken, Tremlett, Soulages … le vitrail contemporain de 1945 à nos jours ».3Vitraux du XXe siècle dans l’Indre, le choix de la modernité. Lyon : Lieux-Dits, 2012. 96 p.

Références documentaires

Bibliographie
  • FRANCE. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Vitrail : vocabulaire typologique et technique. Réd. Nicole Blondel. Paris : Imprimerie nationale : Éditions du patrimoine, 2000. (Principes d'analyse scientifique)

  • FRANCE. Ministère de la Culture et de la Communication. Sous-direction de l’archéologie, de l’ethnologie, de l’inventaire et du système d’information. Principes, méthode et conduite de l’inventaire général du patrimoine culturel. Dir. Hélène Verdier ; réd. Xavier de Massary et Georges Coste ; collab. Bruno Malinverno, Jean Davoigneau, Anne-Claire Viron-Rochet. 2e éd. Paris : Ministère de la culture et de la communication, 2007. (Documents et Méthodes, n°9) 

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