Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

La ville d'Amboise

Dossier IA37005594 réalisé en 2006

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Occupation ancienne

Vue d'Amboise et de la Loire.Vue d'Amboise et de la Loire.Sur le coteau de Loire s'implantèrent les premières peuplades néolithiques. Ainsi, le site des Châtelliers, préservé des crues, permet de dominer le paysage. De la période néolithique sont parvenus de nombreux outils, pointes de flèches et grattoirs retrouvés en fouilles sur le site des Châtelliers et dans la forêt d'Amboise. Dès l'Antiquité, les voies de communication entourant Amboise furent développées, à savoir :

  • en premier lieu la Loire, favorisant les échangent commerciaux ;
  • puis, la route de la Loire rencontrant à Nazelles la route d'Autricum (Chartres) ;
  • enfin, la route d'Orléans à Tours, passant sur la rive gauche.

La rencontre de la Loire et des voies terrestres favorisa le développement du site grâce à l'installation de ports commerciaux. L'implantation d'un pont y fut facilitée par l'île d'Or et l'île Saint-Jean (à présent rassemblées) et par la largeur de la Loire (700 m aujourd'hui) qui se réduit au niveau d'Amboise. Au Moyen Âge, la route d'Espagne, prenant de plus en plus d'importance dans le commerce national, traverse la Loire à Amboise puis la ville, empruntant l'actuelle rue de la Concorde (ancienne rue blésienne), puis la rue Nationale (ancienne grande rue Saint-Denis). Grâce à la vallée de la Masse et à la langue de tuffeau, le site se présente idéalement pour asseoir une forteresse. L'oppidum dont une partie du fossé et du rempart est encore visible aujourd'hui (Ier siècle avant J.-C.) se situait sur le site des Châtelliers en amont de la langue de tuffeau. L'oppidum d'Amboise fut abandonné pendant la période de paix qui précéda celle des grandes migrations des IVe et Ve siècles durant laquelle il fut à nouveau investi et fortifié.

Amboise au Moyen Âge

Dès le Haut Moyen Âge, la population se répartit en deux pôles : l'un autour de l'oppidum et l'autre, de l'autre côté de la Masse, autour de la colline de l'actuelle église Saint-Denis. Des sarcophages qualifiés de mérovingiens lors de leur découverte en 1896, et des tuiles plates à rebord y furent retrouvés lors de fouilles. Dès le XIe siècle, l'histoire de la ville est liée à celle des seigneurs de la place. Au tournant de l'an Mil, durant la lutte du comté d'Anjou contre le comté de Blois, Amboise joue un rôle prépondérant, constituant une enclave angevine dans le territoire de la Touraine appartenant au comte blésois. Si les sources mentionnent l'une des forteresses de Foulques Nerra à Amboise, on ne connaît pour autant rien de l'histoire architecturale de celle-ci. Toutefois, le site le plus approprié à défendre la place est bien le promontoire rocheux de l'actuel château. Les trois seigneurs d'Amboise se partagent la place en trois fiefs :

  • le domicilium de Foulques Nerra se situe dans le castellum sur le promontoire castral,
  • le seigneur de la motte s'installe sur le coteau au-delà des Châtelliers,
  • le dernier fait construire une tour de pierre sur les bords de la Masse.

L'occupation du promontoire du château entraîne l'installation progressive de la population au pied de ce dernier. L'enceinte est mentionnée dans les textes (menia) dès le XIe siècle. Elle suit le bras principal de la Masse qui sert de douves. En 1044, l'évêque de Tours consacre l'église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Florentin construite dans l'enceinte du château en 1030 (et détruite en 1806). La ville s'avère suffisamment prospère pour que dès 1115, Hugues Ier d'Amboise fasse remplacer les vieux ponts par un pont de pierre. Saint-Denis est également reconstruite au début du XIIe siècle.

Amboise à la fin du Moyen Âge et l'époque moderne

Vue du château depuis le pont sur la Loire au Nord.Vue du château depuis le pont sur la Loire au Nord.Au XIVe siècle, l'une des entrées de la ville est la porte des Moulins, actuelle tour de l'Horloge rehaussée vers 1495. Les XVe et XVIe siècles constituent la période de développement de la ville d'Amboise. Depuis la fin du XIIIe siècle, la famille d'Amboise a réunifié les 3 fiefs en son sein qui désormais forment la baronnie d'Amboise. Dominant les bords de la Loire, la stratégique situation militaire d'Amboise a toujours suscité les convoitises. La guerre de Cent Ans justifie les besoins du roi de France qui ordonne la mise en défense des villes de son royaume.

Dès avant 1421, Pierre II d'Amboise et les gens de la ville d'Amboise travaillent aux fortifications de la ville. En 1431, Louis d'Amboise est accusé de traîtrise. Ses biens lui sont confisqués et il est emprisonné durant 3 ans. À sa libération, il recouvre ses biens sauf Amboise, Montrichard et le Pont-de-Bléré. Amboise devient donc ville royale en 1434. Durant un siècle environ, l'évolution de la ville est étroitement liée à celle du château. Amboise évolue au gré des décisions royales. Les comptabilités de la ville conservées à partir de 1421 restent notre principale source. On y apprend que la ville se divise en 2 enceintes : l'une située au pied du château au Sud et l'autre, également au pied du château, appelée le Petit Fort qui prenait place dans l'actuelle rue de la Concorde. La première enceinte fut elle-même agrandie, à une époque mal déterminée puisqu'en 1421, l'enceinte s'étend déjà de l'emplacement de la paroissiale Saint-Florentin-en-Grèves à la tour Féalen (visible rue du sergent Turpin), et à la tour Boulacre (située au bout de la rue de Verdun et du quai des Marais).

Vue de la place Michel Debré (n°38) depuis le promontoire du château.Vue de la place Michel Debré (n°38) depuis le promontoire du château.Sous Louis XI (1461-1483), la ville se développe en parallèle du château où le roi, la reine Charlotte de Savoie et leurs enfants installent leur résidence principale. Peu de mentions évoquent dans les archives les changements provoqués par l'arrivée des hôtels du couple royal, constitués de 150 à 200 personnes. Une partie des personnes employées était amboisienne. Dès 1463, les premières mentions de travaux concernent la tour Garçonnet. En 1471, à la naissance du dauphin Charles, Louis XI demeure beaucoup moins souvent à Amboise. Il se soucie pourtant de la sécurité du futur Charles VIII, et demande à la ville que Notre-Dame-et-Saint-Florentin, sise en l'enceinte du château, ne soit plus paroissiale mais seulement collégiale. L'édification d'une nouvelle paroissiale fut différée par la construction de nouvelles halles au Petit Fort. Il exige aussi de la ville sa participation à l'effort de guerre : maintien des fortifications en état, envoi de chevaux, de francs-archers et de pièces d'artillerie pour les guerres de Catalogne, Picardie, Normandie et Bretagne.

Sous Charles VIII (1483-1498), la menace guerrière s'apaise. En 1491, Charles VIII met un terme aux guerres de Bretagne en épousant Anne de Bretagne. Les entrées royales - cérémonies festives au cours desquelles les souverains défilent dans les rues - se multiplient. La mise en place d'une cour nombreuse et itinérante rythme la vie de la ville qui doit la nourrir. Charles VIII entreprend d'importants travaux au château. Les « terriers » provenant des fondations et des débris de construction sont jetés au pied du château (sur l'actuelle place Michel Debré). La ville est chargée de les emporter aux marais : 6480 charretées sont ainsi vidées dans les marais permettant un assèchement suffisant de l'endroit pour vendre les terrains comme places habitables. Aujourd'hui ces emplacements se situent entre le quai des Marais et la place Richelieu. Des rues y sont par la suite percées ; la rue Joyeuse est issue de ce mouvement urbaniste.

Un grenier à sel propre à Amboise est installé en ville en 1485 - auparavant il était nécessaire de se déplacer à Montrichard. La ville semble s'être enrichie : elle construit une maison de ville au Petit Fort dès les années 1484-1485 et entreprend 10 ans plus tard l'agrandissement et la réfection du moulin de l'Aumône où l'on place vers 1510 une horloge, prévue dès le début. La maison de ville accueille au rez-de-chaussée le grenier à sel et dans ses combles le grenier à blé car l'ancienne annonerie est transformée en nouvelle église Saint-Florentin-en-Grève.

De 1498 à 1515, la cour est moins présente. Louis XII et Anne de Bretagne s'installent davantage à Blois. Cependant les comptes révèlent une santé financière de la ville satisfaisante. L'horloge est enfin mise en place et l'église Saint-Florentin achevée de couvrir. La cour vient occasionnellement jusqu'en 1525 (à l'exception de la venue de Charles Quint en 1542). Dans la dernière partie de son règne, François Ier déménage pour ses châteaux de la région parisienne. Si la personne du roi n'est plus à Amboise, la forteresse demeure la résidence où sont élevés les enfants de la couronne. Le 2 mars 1560, la Conjuration d'Amboise signe la fin de la période de faste de la ville : la famille royale quitte définitivement Amboise.

Amboise du XVIIe siècle à l'époque contemporaine

L'urbanisme demeure en l'état jusqu'au XVIIIe siècle, où le duc de Choiseul y est exilé. Une cour cultivée se développe autour de lui à Chanteloup, mais le domaine est excentré et les retombées économiques et culturelles sont faibles pour la ville.

La Révolution entraîne un changement fondamental pour le château et la ville, qui depuis plus de 350 ans avaient le statut royal. Les destructions du château (1806-1808), qui demeurait plus où moins abandonné aux chanoines de l'église Notre-Dame-et-Saint-Florentin depuis la Conjuration, précèdent les campagnes de dégagement du rempart castral contre lequel prenaient appui de nombreuses maisons et celles d'alignement des rues (1835 et 1886-1887). Pour élargir et aligner les rues, les façades sont détruites et reconstruites dans le style du XIXe siècle quelques mètres en retrait. La physionomie de la ville avant ces grands changements devait être assez semblable à celle du XVIe siècle. Le tracé de l'enceinte n'avait pas changé et cette dernière apparaît encore en grande partie sur le plan cadastral de 1808-1810.

Dans les années 1960, Amboise perd définitivement son visage médiéval. Des travaux d'assainissement sont entrepris ; les couvents et autres bâtiments des institutions religieuses sont rasés, sauf le couvent des Minimes à présent transformé en hôtellerie rue Louis XI. À l'intérieur de la ville, le cours de la Masse, véritable égout à ciel ouvert, est couvert. En 1991, un secteur sauvegardé (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysagé) est mis en place.

Parties constituantes non étudiées maison, hôtel, faubourg, îlot, voirie, ensemble religieux, collégiale, église, couvent, hôtellerie, parvis, passage couvert
Dénominations ville
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise

L'occupation du site d'Amboise est attestée au néolithique. Dès l'Antiquité les voies de communication entourant Amboise furent développées, la rencontre de la Loire et des voies terrestres favorisa le développement du site. Dès le Haut Moyen Âge, la population se répartit en deux pôles : l'un autour de l'oppidum et l'autre, de l'autre côté de la Masse, autour de la colline de l'actuelle église Saint-Denis. Dès le XIe siècle, l'histoire de la ville est liée à celle des seigneurs de la place. L'occupation du promontoire du château entraîne l'installation progressive de la population au pied de ce dernier. L'enceinte est mentionnée dans les textes (menia) dès le XIe siècle. En 1044, l'évêque de Tours consacre l'église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Florentin construite dans l'enceinte du château en 1030 (et détruite en 1806). La ville s'avère suffisamment prospère pour que dès 1115, Hugues Ier d'Amboise fasse remplacer les vieux ponts par un pont de pierre. Saint-Denis est également reconstruite au début du XIIe siècle. Au XIVe siècle, l'une des entrées de la ville est la porte des Moulins, actuelle tour de l'Horloge rehaussée vers 1495. Les XVe et XVIe siècles constituent la période de développement de la ville d'Amboise. Amboise devient ville royale en 1434. Durant un siècle environ, l'évolution de la ville est étroitement liée à celle du château. Sous Louis XI (1461-1483), la ville se développe en parallèle du château où le roi, la reine Charlotte de Savoie et leurs enfants installent leur résidence principale. Sous Charles VIII (1483-1498), la menace guerrière s'apaise. La mise en place d'une cour nombreuse et itinérante rythme la vie de la ville qui doit la nourrir. Charles VIII entreprend des travaux importants au château. De 1498 à 1515, la cour est moins présente. Louis XII et Anne de Bretagne s'installent davantage à Blois. Cependant les comptes révèlent une santé financière de la ville satisfaisante. Dans la dernière partie de son règne, François Ier déménage pour ses châteaux de la région parisienne. Le 2 mars 1560, la Conjuration d'Amboise signe la fin de la période de faste de la ville. l La Révolution entraîne ensuite un changement fondamental pour le château et la ville. Les destructions du château (1806-1808) précèdent les campagnes de dégagement du rempart castral, contre lequel prenaient appui de nombreuses maisons et celles d'alignement des rues (1835 et 1886-1887). Les façades sont détruites et reconstruites dans le style du XIXe siècle, quelques mètres en retrait. Dans les années 1960, Amboise perd définitivement son visage médiéval. Des travaux d'assainissement sont entrepris ; les couvents et autres bâtiments des institutions religieuses sont rasés, sauf le couvent des Minimes à présent transformé en hôtellerie rue Louis XI. En 1991, un secteur sauvegardé (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysagé) est mis en place.

Période(s) Principale : Fin du Moyen Age
Principale : limite 14e siècle 15e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle

Le plateau d'Amboise se situe en bord de Loire, à 23 km de Tours et à 35 km de Blois. Détaché du coteau de Loire par le lit de la rivière du Cher, coulant à une dizaine de kilomètres au Sud, il se caractérise par une couverture forestière ancienne et abondante. L'altitude y varie entre 52 m en bord de Loire et 127 m sur les hauteurs. La richesse géologique des sols alentours favorisa sans doute la construction dès les temps les plus anciens. Dans le Sud du département, aux abords de la Vienne, se trouvent de riches gisements où affleure le tuffeau, pierre calcaire issue de la formation secondaire au Turonien. À proximité immédiate d'Amboise, les gisements sont moins étendus mais bordent néanmoins toute les vallées de la Loire, de la Masse et du Cher ; les pierres sont ainsi d'autant plus faciles à acheminer. Amboise s'étend actuellement sur 40,65 km² ; ce ne fut jamais une grosse ville. Aujourd'hui l'agglomération compte un peu plus de 13 000 habitants. Les estimations les plus anciennes remontent à 1698. Dans son Mémoire sur la généralité de Tours, l'intendant Miromesnil avance le nombre de 800 feux pour les deux paroisses d'Amboise, soit une population de 3500 à 4000 habitants (à titre comparatif, Loches était donné pour 5000 feux). Au XVe siècle, d'après le nombre de jacquets que la ville doit fournir à l'armée royale (à raison d'un jacquet pour 50 feux), la ville aurait compté un minimum - puisque certaines personnes sont exemptées de cette taille - de 600 feux, soit 2400 habitants. La ville primitive s'est développée sur la rive gauche, du côté du coteau, au Sud de la petite rivière de la Masse qui se jette dans la Loire à Amboise et qui a creusé le plateau isolant ainsi une langue de tuffeau abrupte. La rive droite fut longtemps atrophiée à cause de la Cisse, petite rivière inondant régulièrement la varenne touchant Nazelles. De fait, la ville présente un parcellaire laniéré profondément médiéval. À partir de l'étude du plan cadastral dit napoléonien (1808-1810), nous localisons avec une précision satisfaisante les quartiers médiévaux qui se situent le long des axes principaux de la ville, à savoir le long de la rue de la Concorde, de la place Michel Debré, de la rue Victor Hugo, de la rue Newton, de la rue Nationale, ainsi que dans les petites rues partant de ces axes et situées dans l'ancienne enceinte urbaine. Les archives notariales de la fin du Moyen Âge, qui auraient pu fournir nombre de renseignements disparus sur le terrain n'existent plus. Seules les visites peuvent donc renseigner sur ce patrimoine lacunaire. Notre étude menée sur 120 maisons n'a pas permis de faire apparaître un type de maison amboisien prédominant. Dans l'état actuel des recherches, l'architecture urbaine d'Amboise ne présente aucune identité particulière sinon son caractère ligérien. L'habitat se divise en 2 grands types : les maisons et les hôtels. Les premières sont construites dans l'enceinte, en pan-de-bois, par les artisans et/ou commerçants qui consacrent certainement une partie du rez-de-chaussée à leur boutique. Les seconds ne sont pas nécessairement plus spacieux, mais toujours construits en périphérie, voire à l'extérieur, de l'enceinte, et en pierre de taille de tuffeau, matériau éminemment plus riche. Pourtant les maisons côtoient les hôtels et nous n'avons pu mettre en évidence aucun quartier réservé à une classe sociale particulière. Les façades peuvent être orientées pignon ou rive sur rue pour l'une comme pour l'autre des catégories. Les façades installées rive sur rue, qui ne sont pas situées à l'angle d'une rue, sont réservées à des demeures plus riches. Pour construire une maison ainsi, le propriétaire a certainement dû racheter plusieurs parcelles. La largeur des façades est donc très variables allant de 25 m pour l'hôtel Joyeuse (6 rue Joyeuse) à 4,15 m pour la maison du 11 rue de l'Entrepont, sur l'île.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • La définition du cadre géographique de l'étude est aussi complexe à établir que celle du cadre temporel. Le premier se limite aux frontières de la commune, avec une forte concentration des vestiges dans :

    - le secteur de l'ancienne enceinte de ville,

    - le secteur de l'ancien grand marché,

    - le secteur des marais asséchés vers 1494-1495.

    Le second se limite, théoriquement, à la période 1434-1525, c'est-à-dire entre la date à laquelle la ville est confisquée par Charles VII (1422-1461) à la famille d'Amboise, et le départ de la cour du roi François Ier (1515-1547).

    Le problème qui s'est posé à nous était de reconnaître les édifices construits durant cette période. Le recours à l'analyse stylistique des décors nous a aidé, mais on distingue à Amboise trois grands types d'architectures dans lesquelles le décor n'a pas la même valeur : l'architecture castrale, l'architecture de pierre (les édifices publics, religieux et les hôtels) et l'architecture de bois (les maisons). En ce qui concerne l'architecture castrale, le passage du Moyen Âge à la Renaissance a eu lieu durant la période 1485-1530. Il s'agit par ailleurs de la période la plus florissante pour le développement du château d'Amboise, ce qui provoqua la croissance économique de la ville. Aussi, nous nous sommes attachés à définir l'état architectural de la ville lorsqu'elle devient ville royale et l'évolution qu'elle va suivre sous l'influence de la présence de la cour royale de France. C'est pourquoi, ponctuellement nous avons répertorié parmi les édifices aisément datables, certains antérieurs au XVe siècle ou d'autres justes postérieurs.

    De fait, l'architecture médiévale est particulièrement rare à Amboise ; nous n'avons découvert que quelques témoignages des XIIIe et XIVe siècles. Il semble donc qu'il y ait bien eu un renouveau important du bâti aux XVe et XVIe siècles. De même l'architecture postérieure au milieu du XVIe siècle, bien qu'elle n'intègre pas notre sujet d'étude, n'a quasiment pas été rencontrée, ce qui fait dire que la Conjuration d'Amboise (mars 1560) a signé la fin de la période de faste de la ville.

    Notre enquête fut menée avec le souci de retrouver le visage médiéval d'Amboise. Aussi avons-nous été amené à intégrer dans notre corpus des bâtiments dénaturés qui avaient conservés quelques éléments datants, ou d'autres, situés dans un secteur urbanisé à l'époque concernée, mais ne présentant pas plus d'éléments en faveur d'une datation du Moyen Âge que d'autres en défaveur. Nous avons divisé la ville médiévale en secteurs et pour chaque notice nous avons procédé à une étude minutieuse du parcellaire du plan cadastral dit napoléonien en mentionnant les édifices majeurs disparus.

    Ainsi nous souhaitons présenter un inventaire des édifices remarquables d'Amboise, établir ses principaux secteurs d'urbanisation et trouver les caractéristiques de l'architecture amboisienne de la fin du Moyen Âge.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives communales d'Amboise. BB 1 (1451 à 1477). Délibérations du conseil de ville.

  • Archives Nationales ; P 325. Dénombrement de la baronnie d'Amboise. 1351-1537.

  • Archives communales d'Amboise. CC 71 à CC 127 (1421 à 1526). Comptes de la ville.

  • Archives Nationales; J 960/4, pièces 1 et 11. La boucherie d'Amboise. 1530-1531.

  • Archives communales d'Amboise. CC 189 à CC 288 (1443 à 1507). État des dépenses, mandats de paiement et quittances.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. Série G, archives ecclésiastiques (clergé séculier) : G 346. Documents sur la collégiale Saint-Florentin d'Amboise. 1491-1789.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. Série G, archives ecclésiastiques (clergé séculier) : G 345. Lettres de Charles VII du 11 janvier 1446 en faveur de l'église Saint-Florentin du château.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 1 Q 2. Inventaire de la chapelle Saint-Roch. 22 février 1791.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 1 Q 2. Inventaire de la chapelle Saint-Mamers. 1er février 1791.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 1 Q 2. Inventaire chez les dames hospitalières. 11 mars 1791.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 97 J 1. Mentions de fours à chaux, briqueteries et tuileries proches d'Amboise.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 1 J 1081 : Registres de comptes du grenier à sel d'Amboise. 1672-1788.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. E 258. Chambellan : vente d'une maison au lieu de la Fontaine, ville d'Amboise (paroisse de Saint-Denis). 1702-1789.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 81/037/0010. Édifices de la ville d'Amboise. Rapports des restaurations de la tour de l'Horloge (1937 et 1983) ; dossier sur le manoir de La Menaudière (1947) ; dossier sur le Logis des Pages (1947) ; dossier sur la maison du Grenier à sel (1947) ; dossier sur le manoir dit « Le Sauvage » (1947) ; dossier sur les vieilles maisons en pan de bois : 11,13 et 15 rue Manuel (1959), (maison dont l'adresse est incorrecte ?) (1946), 52 et 60 rue Victor Hugo (1947) ; hôtel Joyeuse (1949).

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 994411, planothèque. Fonds Henrard : photographies aériennes du château principalement et de la ville. n.d.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, etu 0616. Étude pour le secteur sauvegardé, aménagement du parvis du château et des abords de l'église Saint-Florentin. 1993.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 1991/025/0007. Rapports sur les restaurations suivantes à effectuer sur l'hôtel de ville : lucarnes est et ouest de la façade sur Loire (1928-1929) et restaurations des façades (janvier 1982) ; rapport des restaurations au château d'Amboise dues aux dommages de guerre : rempart, pavillon Penthièvre, tour Heurtault, écuries Louis-Philippe, chapelle, logis François Ier, tour Garçonnet, logis sur Loire (1955-1970) ; rapport sur les restaurations des façades de la tour de l'Horloge (1956) ; rapport sur la remise en état de la chapelle Saint-Jean, 1963 ; rapport sur l'incendie de l'hôtel Joyeuse (1949) ; restaurations des vitraux de l'hôtel de ville (1959) ; rapport des restaurations de l'église Saint-Florentin : le fenestrage (1951), la charpente, la sculpture et la maçonnerie (1963) ; rapport sur la remise en état du bas-côté Nord de l'église Saint-Denis-Hors-Les-Murs (1970) ; rapport sur les restaurations des pièces intérieures du Clos-Lucé (1971).

Documents figurés
  • Élargissement de la ruelle... (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Ville d'Amboise, rue Belle Poule, projet d'élargissement.(Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Ville d'Amboise. Alignement de la rue du Gazomètre. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Prix des terrains cédés à la voie publique. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Élargissement de la ruelle allant de la rue du Gaz... (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Ville d'Amboise. Alignement de la rue du Gazomètre. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Élargissement du Quai des Marais...(Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Alignement de la rue Montebello. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Projet de redressement. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Ordonnance du Roi Louis Philippe. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Projet de redressement. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Projet de redressement. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Projet de redressement. (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Quai des Marais. Projet de redressement...(Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise. Nouveaux plans d'alignement... (Archives Communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Archives communales d'Amboise. Plan d'alignement. Sans cote, 18 planches à l'encre aquarellées et 10 autres concernant des modifications ponctuelles, 12 planches de légendes. 1834-1888.

  • Le mail et la rue du marché. Photographie noir et blanc, n.s., XIXe siècle. (Bibliothèque nationale de France, est, RES Ve26 (k), Fol (Mfilm A31644)).

  • Vüe du château royal d'Amboise et Autre vüe du château royal d'Amboise du côté des champs/Jacques Rigaud, lithographie, v. 1730. (Bibliothèque municipale de Tours : L.C. Amboise : Est. 7, Ic. Auv. 451).

  • Amboise/ O. Rousseau, dessin à l'encre. 1963-1964. (Bibliothèque municipale de Tours : L. A. Amboise : Maisons ; est. 2, Ic. Auv. 2700).

  • Rue d'Amboise. dessin à la mine, n.s., n.d. (Bibliothèque municipale de Tours; L. A. Amboise : Maisons XVe siècle ; est. 1, Ic. Auv. 353)

  • Amboise. Dessin à la mine, n.s., n.d. (Bibliothèque municipale de Tours : L. A. Amboise : Hôtel de la Boule d'Or ; est. 1, Ic. Auv.352).

  • La ville d'Amboise/de Tassin, Nicolas. In Les plans et profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France, 1638.

Bibliographie
  • FLATTOT, Isabelle. Inventaire de la série 3B Amboise. Baillage et duché-pairie. Tours : 1999. (manuscrit dactylographié, Archives départementales d'Indre-et-Loire).

  • AUBERT, Jean-Philippe. La ville d'Amboise au XVe siècle (1421-1498). Tours : Mémoire pour le diplôme d’Études Supérieures d'Histoire, sous la direction de Bernard Chevalier : Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Tours : 1967, 232 p., (manuscrit dactylographié).

  • BAILLY, Gilles-Henry et PHILLIPPE, Laurent. Rapport n° 1, Analyses historiques et architecturales, dans Amboise, secteur sauvegardé. Élaboration du plan de sauvegarde et de mise en valeur, mars 1991, 61 p., (manuscrit dactylographié).

  • BAILLY, Gilles-Henry et DEBAL-MORCHE, Anne. Amboise, Secteur sauvegardé : la richesse d'un patrimoine urbain. Catalogue de l'exposition tenue en mai 1992 à Amboise, Amboise, 1992, 60 p.

  • BAILLY, Gilles-Henry et PHILIPPE, Laurent. Amboise, secteur sauvegardé. Plan de sauvegarde et de mise en valeur. Tome I, « Rapport de présentation ». Juin 1997, complété en Août 2000, 40 p. et 150 p., (manuscrit dactylograhié).

  • CARTIER, Étienne. Essai Historique sur la ville d'Amboise et son château. Poitiers, 1842, 83 p.

  • CHATENET, Monique. Les maisons de papier de Jacques Androuet du Cerceau : Le livre d'architecture de 1582 pour « bâtir aux champs. dans les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, dans Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 69-85.

  • CHATENET, Monique. Vivre aux champs dans l'Europe de la Renaissance. Introduction aux actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, dans Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 7-8.

  • CHEVALIER, Bernard. Les bonnes villes de France, l'état et la société dans la France de la fin du XVe siècle. Orléans, 1995, 394 p.

  • CHEVALIER, Bernard. Les bonnes villes de France du XIVe au XVIe siècles. Paris, 1982, 345 p.

  • COSPEREC, Annie. Blois, la forme d'une ville. Paris, 1994, 406 p.

  • COSPEREC, Annie. Blois, la forme d'une ville. Étude topographique et monumentale. Tours : Thèse de Doctorat sous la direction de Jean Guillaume : Université François Rabelais de Tours, 1992. 4 vol. (manuscrit dactylographié).

  • DUCOURET, Bernard. La maison de plaisance de Pierre Sala et de ses descendants. In les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 235-244.

  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, ville royale : maisons et hôtels des XVe et XVIe siècles, Indre-et-Loire. photogr. Hubert Bouvet, Thierry Cantalupo, Mariusz Hermanowicz ; llus. Anne-Marie Bonnard, Myriam Guérid. Lyon : Lieux-Dits, 2010. (Parcours du patrimoine, n°355).

  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, un château dans la ville. [Publication de Thèse]. Rennes : presses universitaires de Rennes ; Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2014.

  • GUILLAUME, Jean. Michel-Ange à Loches : La maison de la chancellerie. dans Loches au XVIe siècle, aspects de la vie intellectuelle, artistique et sociale, Actes du colloque organisé par les amis du Lochois et le CESR, édition Lafayette, Marseille, 1979, p. 245-250.

  • GUILLAUME, Jean. Un prélat aux champs : Denis Briçonnet à Coussay. dans les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 145-150.

  • JOLLET, Ulysse. Loches en Touraine, ville de pierre et de coeur. Saint-Cyr-sur-Loire, 2002, 127 p.

  • LEGUAY, Jean-Pierre. L'eau dans la ville au Moyen Âge. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2002, 493 p.

  • LE RAY, Sylvie. Topographie historique de la ville d'Amboise. Tours : mémoire de Maîtrise, sous la direction d'Henri Galinié et Manuel Royo : Université François-Rabelais de Tours : 1991-1992, 218 p. (manuscrit dactyographié).

  • MELET-SAMSON, Jacqueline. Le développement historique de la ville d'Amboise des origines à la fin du XVIIIe siècle. Paris : Thèse de l’École des Chartes, 1972, 3 vol., 425 p., 40 p. et 63 p. (photographies sur microfilm), [manuscrit dactylographié conservé aux Archives nationales : AN, AB XXVIII (543) ].

  • MELET-SAMSON, Jacqueline. La ville d'Amboise aux XVe et XVIe siècles. Position des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1972 pour obtenir le diplôme d'Archiviste-paléographe, Paris, École des Chartres, 1972.

  • MIGNOT, Claude. La villégiature cardinalice en France au XVIe siècle : continuités, ruptures et avatars. In les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 125-143.

  • PAGAZANI, Xavier. Maisons des champs autour de Rouen à la fin et au début du XVIe siècle. In les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 203-218.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. La charpente à la Philibert de L'Orme. Réflexions sur la fortune des techniques en architecture. In les Actes des colloques tenus à Tours en 1983-1984, Les chantiers de la Renaissance, sous la direction de Jean Guillaume, Paris, 1991, p. 27-50.

  • RENOU, abbé René-François. La ville d'Amboise. Amboise, 1892.

  • WHITELEY, Mary. Late Medieval Royal. Maisons des champs in France. In les actes des premières Rencontres d'architecture européenne tenues au Château de Maisons, Maisons des champs dans l'Europe de la Renaissance, sous la direction de Monique Chatenet, Paris, 2006, p. 99-104.

Périodiques
  • ALIX, Clément. L'habitat d'Orléans du 12e au début du 15e siècle ; état de la recherche : étude des élévations et apports de l'observation des caves. Revue Archéologique de l'Ouest, n°32, 2007-2008, p. 123-147

    particulièrement p.125
  • ALIX, Clément. Opération de la Z.A.C. des Halles à Orléans : les mutations de l'habitat dans l'îlot Saint-Donatien au Moyen Âge et à l'époque moderne. Cahier d'archéologie n°14, Orléans, 2008.

  • BENOIT, Georges. Résultats des fouilles entreprises aux Cordeliers d'Amboise. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, Tome XVIII, 3e trim. 1912, p. 446-451.

  • BENOIT, Georges. Charte de Hugues d'Amboise, concernant les donations faites par Robin de Cangey à Fontaines-les-Blanches (1187). Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 1909, p. 31-32.

  • BENOIT, M. Découvertes de caves anciennes à Amboise. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, Tome XVIII, 2e série, Tome I, n° 6 et 7, 2e et 3e trim., 1910, p. XCI.

  • CARTIER, Étienne. Notice sur la mairie d'Amboise, sur les formes successives de son administration communale et sur les divers édifices où elle a siégé. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Tome VI, 1854, p. 148-168.

  • GABEAU, Alfred. Une communauté de tourneurs à Amboise. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, Tome X, 2e trim. 1893, Tome XII, 1er trim. 1899, p. 216.

  • GABEAU, Alfred. Note sur l'imprimerie à Amboise. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, Tome X, 1er trim. 1895, p. 60-62.

  • LEQUES, M. Notes militaires extraites des archives d'Amboise. Inventaire de 1955, séries AA et II, non inventoriées par Mgr Chevalier. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, Tome III, 1874-1876, p. 205-211.

  • Les revenus du pont d'Amboise au Moyen Âge. Annales des Ponts et Chaussées, septembre 1875.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie