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La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne

Dossier IA28000298 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Un castrum avant 1031

Le château et la ville de Nogent sont traditionnellement traités à partir de la première mention de son castrum en 1031. Il appartient alors à Geoffroy III (mort en 1039), vassal du comte Eude II de Blois (983-1037), et premier membre de la famille des Rotrou à être associé au château. L’absence de datation pour la construction du château, la topographie du site et l’existence de deux églises attestées avant 1080 amènent à considérer l’hypothèse de l’existence d’un château et d’un bourg castral avant la fin du premier tiers du 11e siècle.

Le cadre historique et les sources écrites autorisent à formuler l’hypothèse d’un castrum à Nogent-le-Rotrou dès le dernier quart du 10e siècle. La corrélation entre l'analyse morphologique du site, l'étude des sources iconographiques et la comparaison avec d'autres châteaux normands et ligériens permet de restituer une haute cour à vocation militaire, à laquelle fait suite une à deux basses-cours. La première aurait alors pu accueillir la demeure seigneuriale ainsi que des bâtiments à usage domestique et agricole, tandis qu'un bourg castral peut-être déjà associé au château, aurait pu prendre place dans la seconde basse-cour.

Le château de Nogent s’inscrit dans le phénomène d’accroissement des châteaux et des bourgs castraux apparus au 10e siècle. Ils sont le fait des grands seigneurs et de leurs vassaux qui, profitant de l’incapacité des carolingiens à maintenir leur autorité, utilisent les châteaux pour sécuriser leurs terres. L’hypothèse de la fondation précoce du castrum ne doit pas faire oublier l’existence d’un foyer de peuplement rural antérieur. La dédicace des églises Saint-Étienne et Saint-Hilaire, toutes deux attestées au 11e siècle, suggère une fondation antérieure à 900, ce qui permet de considérer l’hypothèse de plusieurs lieux de cultes ruraux implantés sur le site avant l’édification du château.

Cette hypothèse semble confirmée par la mention d’un droit de sépulture lié à l’église Saint-Hilaire en 1031, qui suggère son statut d’église paroissiale. Le château apparaît alors comme l’instrument de contrôle d’une population rurale déjà implantée à cet endroit.

Le castrum et le monastère Saint-Denis (11e siècle)

Le château de Geoffroy III, loin de se réduire à sa fonction militaire, développe un programme architectural qui exprime physiquement la qualité de son propriétaire : celui-ci se fait construire une demeure à la hauteur de son rang. Cela se traduit par une séparation avec le reste du castrum, et la privatisation d’une partie de la haute cour, où il installe sa demeure. Située dans la tour maîtresse, elle domine le reste du castrum, affirmant à la fois le rang de son propriétaire et la protection qu’il apporte à ses habitants.

Le pôle seigneurial est associé à une église castrale et, ce faisant, s’affirme comme un complexe palatial.

L’ambition de Geoffroy III ne se limite pas à son château : fort de son titre, il entend agrandir ses terres et gagner en autonomie. C’est certainement une des raisons qui le pousse à fonder l’abbaye de Saint-Denis. Conscient de la jeunesse de sa lignée, Geoffroy voit peut-être dans l’édification d’un monastère le moyen de justifier son pouvoir temporel en se plaçant comme protecteur de l’Église et en installant un culte dynastique célébrant sa famille. La création du bourg monastique de Saint-Denis représente le dernier élément saillant de la politique menée par Geoffroy III.

Le bourg est l’instrument de la mise en valeur économique de la ville, il n’est donc pas étonnant qu’il soit utilisé par le vicomte de Châteaudun pour donner corps à l’agglomération accueillant le siège de son pouvoir. Si l’origine du bourg est attribuée à Geoffroy III, son développement est certainement, comme c’est le cas pour le château et le monastère, le fait de ses héritiers, Rotrou II et Geoffroy IV.

Nogent-le-Rotrou s’inscrit dans le mouvement de création des bourgs qui touche la France du 10e au 12e siècle. Geoffroy III apparaît ainsi à l’origine du développement de l’agglomération qui, libérée de la tutelle des Thibaudiens, deviendra la capitale de son propre comté au cours du 12e siècle. Il pose ainsi les bases d’une structure urbaine bipolaire où le château et le monastère se développent de part et d’autre d’une rue axiale, prenant place entre le château et le monastère. Malgré l’imperfection de l’alignement formé par ces deux pôles, il n’est pas sans rappeler ceux observés par Bernard Gauthiez dans les villes normandes.

La capitale des comtes du Perche (12e s.)

Au 12e siècle, au-delà du château Saint-Jean, du prieuré Saint-Denis et de leurs bourgs, des établissements d’accueils fondés par les Rotrou, on note l’apparition d’un nouveau secteur urbanisé au nord de Nogent : le vicus novus.

A cette période, l’ambition de Geoffroy III ( ?-1040) de faire de Nogent la capitale de sa propre circonscription territoriale tend à se réaliser. La ville est ainsi dotée d’infrastructures lui permettant d’assurer le contrôle territorial et spirituel des terres situées sous sa domination. Le château Saint-Jean est alors le siège du pouvoir administratif et judiciaire des Rotrou : l’adoption du modèle de la tour-palais en est une illustration.

Le prieuré Saint-Denis exerce un contrôle sur les paroisses ainsi que sur les fondations ecclésiastiques et monastiques percheronnes. Les moines, sous la protection de Cluny, assurent l’administration, et exercent a minima un contrôle spirituel et temporel sur les affaires ecclésiastiques du comté du Perche. La position hégémonique du prieuré n’en est pas moins contestée dès la seconde moitié du 12e siècle, trahissant alors la volonté des comtes du Perche de favoriser l’implantation de nouveaux établissements ecclésiastiques plus aptes à accroitre le développement de leur capitale et de leur comté, notamment en ce qui concerne les équipements religieux, face à un prieuré désormais dans une posture de repli. Rien qu’à Nogent, les Rotrou fondent ou régularisent trois établissements ecclésiastiques, dont deux d’accueil, dans le dernier quart du 12e siècle : la léproserie Saint-Lazare, le chapitre Saint-Jean et la Maison-Dieu.

La création du vicus novus et la manne économique qu’il représente, notamment par son marché, participe à la reconnaissance de Nogent en capitale comtale. Le vicus étant implanté le long de la route de la Normandie, il est probable que son essor soit lié à celui du royaume anglo-normand avec lequel les Rotrou entretiennent de solides relations.

A la fin du 12e siècle, Nogent est composée de trois pôles relativement autonomes dont la compétence dominante, une fois ramenée à l’échelle de la ville, se fait le reflet de la société médiévale : ceux qui combattent (castrum), ceux qui prient (le prieuré Saint-Denis) et ceux qui travaillent (marché). Elle peut ainsi être identifiée comme une des nombreuses agglomérations polynucléaires qui caractérisent les fondations médiévales des 11e et 12e siècles.

Comme beaucoup d’agglomérations médiévales, Nogent-le-Rotrou conserve, notamment entre les pôles qui la composent, une forte dominante rurale. A commencer par les marais ou les prés situés dans le lit majeur de l’Huisne entre le vicus novus, la route du Mans et de Chartres et le vicus de Saint-Denis. On retiendra également l’existence de vignes, attestée à Nogent en 1102 puis de nouveau en 1179, où elles sont mentionnées lors d’une querelle entre les moines de Saint-Denis et les lépreux de Saint-Lazare, dont la soif inextinguible est alors évoquée. Celles-ci devaient alors prendre place sur les pentes du plateau Saint-Jean, au revers de la route allant du Mans à Chartres, comme c’est le cas au 14e siècle.

De la capitale comtale au siège d’une petite seigneurie percheronne (13e siècle)

La disparition de la lignée des Rotrou en 1226 fait de Nogent une simple seigneurie après avoir été la capitale du comté du Perche. La ville n’en demeure pas moins florissante tout au long du 13e siècle.

Malgré un contexte politique difficile dû à la minorité puis à la mort de Thomas (1216), le premier quart du 13e siècle ne marque pas moins l’apogée de la capitale du Perche qui accueille alors un palais comtal, siège des pouvoirs administratif et judiciaire. Elle possède un prieuré qui domine une grande partie du réseau ecclésiastique du Perche. L’essor économique de la ville est attesté par le développement de son bourgneuf. Celui-ci possède son propre marché ainsi que cinq moulins, dont trois sont réservés aux drapiers et aux couteliers. L’apparition de la paroisse Notre-Dame en 1198, de celle de Saint-Laurent en 1216 et la reconstruction de l’église paroissiale Saint-Hilaire durant la première moitié du 13e siècle illustrent l’accroissement de la population susceptible d’être accueillie dans un hôtel-Dieu et une léproserie.

Si ces éléments témoignent de l’importance de la ville au sein de son comté, elle ne doit pas faire oublier le rang de cette dernière en comparaison d’autre villes médiévales. Ainsi si l’on retient la méthode élaborée par André Chédeville et Dominique Barthélémy en utilisant le nombre de paroissiens pour estimer le poids démographique de la ville, celle-ci aurait été peuplée de 5270 habitants. Ce chiffre revient à la classer parmi les villes moyennes, loin derrière Chartres ou Orléans, dont l’estimation de la population dépasse les 10 000 habitants.

Durant la première moitié du 13e siècle, elle reste une agglomération florissante qui appartient au réseau secondaire du maillage urbain du royaume de France, tout comme Vendôme (Loir-et-Cher), qui se développe selon une structure polynucléaire et dont la croissance notamment de ses bourgs s’observe au 12e et au 13e siècle.

La disparition des Rotrou entraîne la raréfaction des sources écrites qui permettaient jusqu’ici de documenter la ville. Le vide ainsi créé est souvent utilisé pour illustrer le déclassement du prieuré ou la perte d’influence de Nogent-le-Rotrou, au profit d’autres villes percheronnes comme Mortagne ou Bellême, vers lesquelles se déplace l’administration du comté du Perche.

Force est de constater que l’on dispose de peu de textes pour documenter la ville après 1226.

Une ville sur l’échiquier des puissants (1270-1443)

A la veille de la guerre de Cent Ans, Nogent bénéfice d’une croissance urbaine qui profite à son développement. Avec dans un premier temps les enjeux politiques puis militaires que représente la maîtrise de la ville et de son château pour Robert puis Yolande de Flandres face aux ambitieux comtes d’Alençon. Ainsi que les équipements économiques de la ville et l’extension de son bourg castral.

Au vu des éléments étudiés, le développement de Nogent-le-Rotrou semble se poursuivre durant la première moitié du 14e siècle, notamment au regard de l’urbanisation du sud de la ville. La seigneurie de Nogent, paraît encore profiter de l’élan démographique et économique favorable à l’essor des villes du royaume de France à la même époque, tel le bourg neuf avec ses trois marchés spécialisés, ou le bourg le comte qui bénéficie de l’attraction des maisons de Bretagne puis de Flandres séjournant au Château Saint-Jean.

Le contexte change à partir de 1337, puis lors de l’occupation de la ville de 1358 à 1361 par les troupes anglaises qui marque ainsi le départ d’une période de crise. Au-delà des destructions subies par la ville, son économie, et particulièrement celle du bourg neuf, tournée vers la laine, dut subir de plein fouet l’augmentation des prix, le blocus imposé sur cette dernière.

Au-delà de la ruine du château et du doyenné Saint-Jean, l’impact de la seconde partie du conflit reste méconnu. La multiplicité des combats observés à Nogent et la durée d’occupation des troupes anglaises amènent néanmoins à resituer des destructions plus importantes que durant la première phase du conflit.

« Un, beau, grand et riche bourg, scitué sur la rivière d’Huigne » (milieu 15e s. - fin 16e s.)

Au sortir de la guerre de Cent Ans, Nogent-le-Rotrou entre dans une période de croissance qui marque un nouveau temps fort dans l’histoire de la ville. Les transformations de la ville à cette époque concernent essentiellement la reconstruction des sièges du pouvoir nogentais, la renaissance matérielle et intellectuelle du doyenné Saint-Denis. Ce phénomène de récupération et d’essor urbain observé à Nogent-le-Rotrou entre la seconde moitié du 15e siècle et la fin du 16e siècle s’inscrit dans une tendance générale qui touche les villes du royaume de France à la même période.

Entre 1450 et 1520, la reprise à la hausse de la démographie permet de recouvrer un niveau de population similaire à celui d’avant crise autour des années 1520-1530. S’ensuit un développement démographique constant au cours du 16e siècle, qui voit la population urbaine doubler voire tripler dans certaines villes. L’augmentation du nombre d’habitants entraîne le développement de l’économie urbaine avec un accroissement de la demande sur les marchés, la reconstruction ou la modernisation des infrastructures et la construction de nouvelles demeures.

Cela profite :

  • aux seigneurs urbains qui tirent des cens et rentes grâce à leur maîtrise du foncier urbain (dont ils détiennent la propriété éminente), et les impôts qu’ils prélèvent sur les marchés ;
  • aux artisans et aux commerçants qui trouvent dans les marchés des débouchés pour vendre leurs marchandises ;
  • aux paysans dont la production est achetée afin d’être transformée en ville ;
  • aux seigneurs « ruraux » qui tirent profit de l’exploitation de leurs terres.

Ce constat s’applique bien à Nogent-le-Rotrou où la reconstruction des centres du pouvoir (château, doyenné), des infrastructures paroissiales (églises) et économiques (halles) ainsi que des bâtiments civils, témoigne d’un contexte économique et démographique florissant.

L’agglomération aurait ainsi contenu, au début du 17e siècle, « plus d’habitants que l’ensemble des villes du Perche réunies ». Le grand bourg, estimé le plus grand de France, est alors marchand, « principalement en manufacture de sarges, toiles et cuirs, remply d’un grand nombre d’habitants riches ».

Néanmoins, si le commerce et la population semblent continuer leur croissance au cours de la seconde partie du 16e siècle, force est de constater que les sièges des seigneuries urbaines affichent un certain recul. A l’image du chapitre Saint-Jean, de l’hôtel-Dieu, de la maladrerie Saint-Lazare qui subissent les destructions liées aux guerres de religions et dans une certaine mesure du château Saint-Jean et du Doyenné de Saint-Denis qui eux perdent leurs fonctions judiciaire et juridique.

Dans un même temps on voit l’apparition de communautés artisanales, paroissiales et urbaines. Les bourgeois achèvent la reconstruction des églises paroissiales, participent à la défense de leurs bourgs et peut-être à la reconstruction du pont-de-bois, dont l’édification remonterait en 1577.

Ils sont alors à considérer comme des acteurs du développement de Nogent-le-Rotrou, bien que leur pouvoir semble assez faible. Ainsi, ces derniers ne sont pas organisés en municipalité et ne possèdent pas d’Hôtel de Ville, comme c’est le cas à Beaugency ou Chartres. De même l’agglomération n’est pas dotée d’une enceinte de réunion, ce qui au vu de l’absence de municipalité amène à se poser la question de l’existence d’une identité urbaine à cette époque.

Si la construction de bâtiments civils semble se poursuivre après 1550, l’urbanisation de l’agglomération n’atteint pas celle des capitales régionales. Malgré l’urbanisation manifeste des faubourgs, aucune des maisons conservées, y compris dans le bourg économique, ne dépasse un étage, preuve d’une concentration urbaine assez faible. L’agglomération semble ainsi garder une forte dominante rurale comme on peut le voir sur le cadastre de 1811. Les prés qui occupent le centre du bourg économique, les cours arrières et les jardins ne sont pas urbanisés tandis que seuls quelques rares îlots sont visibles à proximité des halles. Ce qui laisse à penser qu’au-delà d’une phase de récupération,la croissance de l’agglomération reste limitée, y compris jusqu’à la réalisation du cadastre ancien.

Au 16e siècle, Nogent-le-Rotrou peut être considérée comme un centre d’influence juridique (coutume du Perche), littéraire et humaniste (cour des Bourbon-Condé, doyenné de Saint-Denis). Son rôle économique est manifeste, ses bourgs comptent ainsi trois halles et un artisanat structuré en communauté (cuir, draps, toiles) dont le rayonnement dépasse le cadre local. L’agglomération compte trois paroisses, elle est décrite comme la plus peuplée du Perche, devant Mortagne et Bellême.

Si Nogent apparaît comme la première ville du Perche, elle ne peut cependant rivaliser avec les grandes capitales régionales normande, mancelle ou chartraine. Le pouvoir exercé à Nogent est celui d’un centre secondaire, l’agglomération n’est ni le siège d’un comté, ni celui d’un baillage royal, ni celui d’un évêché.

Appellations Nogent-le-Rotrou, Nogent-le-Béthune, Enghien-le-François, Nogent
Dénominations ville
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou

La Capitale du Perche

Nogent-le-Rotrou doit son nom, tout comme ses origines à la lignée des Rotrou, belliqueux chevaliers et vassaux des comtes de Blois et Chartres. Les Rotrou deviennent progressivement maîtres du Perche dont ils reprennent le titre de comte au XIe siècle.

L’implantation d’un château à Nogent au Xe siècle permet au Rotrou de contrôler la vallée de l’Huisne (XIe siècle). Plusieurs bourgs se dessinent auprès de la résidence seigneuriale puis comtale : Le bourg castrale ou bourg-le-comte situé au pied de l’éperon Saint-Jean. L’espace est occupé par la curia et les milites comtale. Le monastère Saint-Denis qui donne lieu à la création d’un bourg du même nom. Le bourg neuf qui fait suite à la construction du pont Saint-Hilaire, passage propice à l’installation d’un pôle économique (Marchés, artisanat, moulins).

La Seigneurie de Nogent-le-Rotrou

La réunion du Perche à la couronne de France en 1226 entraine la distraction de la seigneurie et de son château. Séparée du comté du Perche, la seigneurie d’abord propriété de la Maison Château-Gontier échoit successivement en héritage, en apanages ou en douaire aux maison de Dreux, de Flandres-Bar, et d’Alençon. Nogent-le-Rotrou, plusieurs fois occupée par les anglais durant la guerre de cent ans n’est plus qu’un lieu de passage parmi tant d’autres au sein de l’apanage d’Alençon et du Perche.

La ville proto-industrielle

Il faut attendre la seconde partie du XV siècle, avec l’essor économique et démographique consécutif à l’installation de Charles d’Anjou, comte du Maine, pour observer des changements dans la ville. A l’instar du château, dont le châtelet est reconstruit début XVIe, la ville fait peau neuve ; elle se dote de grandes halles et de nombreux hôtels particuliers. L’essor démographique et l’implantation de l’industrie textile favorisent l’unification des bourgs en une seule entité au cours du XVIIe siècle : le « grand-bourg » et alors successivement propriété des Ducs de Condé sous le nom d'"Anghien-le-François" et des ducs de Sully sous le nom de "Nogent-le-Béthune".

Période(s) Principale : 11e siècle, 12e siècle, 13e siècle, 14e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle

Références documentaires

Documents d'archives
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Documents figurés
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  • THOMPSON, Kathleen. Les Rotrou, l’Angleterre et les images du pouvoir à la charnière du XIIIe siècle. In : MONTAGNE–CHAMBOLLE, Sophie (dir.), SIGURET, Philippe (dir.). Le pouvoir dans le Perche au temps des Rotrou. Rémalard : Fédération des amis du Perche, 2010.

    p. 49-71
  • VERGNOLLE, Eliane. L'art roman en France. Paris : Flammarion, 2003. (réed. de l'ouvrage de 1994, même éditeur).

  • ZADORA-RIO, Elisabeth (dir.). Des paroisses de Touraine aux communes d'Indre-et-Loire : la formation des territoires. 34e supplément à la Revue archéologique du Centre de la France. Tours : FERACF, 2008. 304 p.

    p.57-58
  • DIEUDONNÉ, Adolphe. Hildebert de Lavardin : évêque du Mans, archevêque de Tours (1056-1133). Sa vie, ses lettres. Paris : A. Picard et fils ; Mamers : G. Fleury et A. Dangin, 1898.

  • SIGURET, Philippe, THOMPSON, Kathleen. Les possessions des comtes du Perche en Angleterre. In : LECUYER-CHAMPAGNE, Françoise. Le roman des Nogentais : des origines à la guerre de Cent Ans. [Nogent-le-Rotrou] : [Musée municipal du château Saint-Jean], 2004.

  • DE SOUANCE, Hector Guillier. Abbaye royale de Notre-Dame des Clairets : histoire et cartulaire, 1202-1790. Vannes : Impr. de Lafolye, 1894.

    p.65-66
  • GAUTHIEZ, Bernard. Les formes. Les catégories de formes et leur interprétation. In GAUTHIEZ, Bernard, ZADORA-RIO, Élisabeth, GALINIÉ, Henri. Village et ville au Moyen-âge, les dynamiques morphologiques. Tours : Presses universitaires François-Rabelais, Maison des sciences de l'homme "villes et territoires", 2003. http://books.openedition.org/pufr/6411

Périodiques
  • AUBOURG, Viviane et JOSSET, Didier. Le site du promontoire du château de Blois du VIIIe au XIe s. (Loir-et-Cher). (Première partie : niveaux et structures). Revue Archéologique du Centre de la France, année 2000, n°39, pp.161-197.

    p.161-197
  • BOUSSARD, Jacques. Les destinées de la Neustrie du IXe au XIe siècle. Cahiers de civilisation médiévale, 1968, 11-41, p. 15-28.

  • CARRÉ, Gaël, PAYRAUD, Nicolas. L’abbaye de Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou, Histoire et archéologie. Cahiers Percherons, 2011, n°188.

  • FOREAU, Christian. Sully et Rachel de Cochefilet en leurs seigneuries, fragments historiques. Cahiers Percherons, 2015, n°202.

  • HELIOT, P. Les origines du donjon résidentiel et les donjons-palais romans de France et d'Angleterre. Cahiers de civilisation médiévale, 1974, 17-67, p. 217-234.

  • LORANS, Élisabeth. Bourgs, églises et châteaux en Touraine aux XIe et XIIe siècles. Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, vol. 97, n°4, 1990, p. 437-461.

  • LOUISE, Gérard. La seigneurie de Bellême (Xe-XIIe siècle), le Pays Bas-Normand. Revue trimestrielle, n°199 à 202, 1990-1991.

  • REVEYRON, Nicolas. Conclusion. Identité ecclésiologique et rôle morphologique de l'ecclesia beatae Mariae dans l'organisation de l'espace monastique clunisien. Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre, 2013, Hors-série n°6.

  • RUC, Marie-Cécile, PENNA Bruno. Aizier, chapelle de léproserie. L’Archéologue, Carnets de Fouilles, n° 49, août-septembre 2000, p. 77-79.

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