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Le diagnostic patrimonial de la commune de La Riche

Dossier IA37005469 réalisé en 2014

Fiche

Le diagnostic repose sur un recensement exhaustif : 1 058 édificesLe diagnostic repose sur un recensement exhaustif : 1 058 édifices

Le service du Patrimoine et de l'inventaire mène pour la Région Centre-Val de Loire un travail de recherche et d'étude du patrimoine architectural et mobilier de la région. En 2014-2015, il réalise parmi d'autres actions le diagnostic patrimonial de la commune de la Riche dont voici les premiers résultats.

Principe d'investigation scientifique et d'usage du diagnostic :

  • Le diagnostic repose sur un recensement exhaustif du patrimoine bâti en élévation, depuis la rue, sur la totalité du terrain communal toutes périodes chronologiques confondues.
  • Une documentation bibliographique sélective est restituée, cependant les recherches archivistiques sont volontairement mesurées, appréhendées par sondages et principalement orientées sur les fonds iconographiques anciens déjà référencés dans les collections publiques. La documentation s'appuie par ailleurs sur la documentation de préinventaire constituée par les chercheurs du service de l'Inventaire général entre 1974 et 1978 et conservée au centre de documentation du service du patrimoine et de l'Inventaire à Orléans. . (2 classeurs: indre-et-Loire. canton de Ballan-Miré. Commune de La Riche. (1) Maisons. château du Plessis-lès-Tours. 110 pages (dont 70 fig.) et (2) Prieuré Saint Cosme. 100 pages (dont 65 fig.)
  • La restitution des données collectées s'effectue sur deux supports : le présent média appelé GERTRUDE ouvert à tout public et un ensemble de données géo-référencées. Tous deux sont accessibles via un système d'information géographique ou SIG pour les collectivités participantes.
  • Le contenu scientifique des dossiers constitue ici les préliminaires de la recherche historique sur le patrimoine de la Riche. Le diagnostic ne se substitue pas à une étude approfondie. Il compose le cas échéant un préalable.
  • La présente documentation a vocation, quel que soit son statut d'élaboration, à susciter l'usage des résultats des investigations de l'Inventaire général du patrimoine culturel auprès des collectivités en matière d'aménagement du territoire. Elle offre par ailleurs à un large public des éléments de compréhension de son cadre de vie.
  • A usage expérimental, le diagnostic permet l'établissement d'une carte d'évaluation du patrimoine local par niveaux d'intérêt. (cf en Annexe : la méthode ERIC).17% des oeuvres recensées présentent des niveaux d'intérêt patrimonial élevé17% des oeuvres recensées présentent des niveaux d'intérêt patrimonial élevé

Sommaire :

  • Le dossier Diagnostic patrimonial de la commune de la Riche présente les objectifs et les moyens de l'opération (cf en Annexe : le cahier des clauses scientifiques et techniques).
  • La Présentation du patrimoine de la commune de la Riche constitue l'entrée en matière de cette documentation (voir notamment dans son sommaire, l'ensemble des œuvres contenues).
  • Les dossiers Ville de la Riche, l’Écart dit de Saint-Anne présentent globalement, typologiquement et morphologiquement, les éléments du patrimoine bâti dans les secteurs précités suivant quelques considérations générales sur l'urbanisation au travers de l'histoire des périodes moderne et contemporaine.
  • Les œuvres monumentales au sein du périmètre urbain : le Prieuré Saint-Cosme, le château du Plessis, le couvent des Grands-Minimes du Plessis, le manoir de la Rabaterie, l'ancien prieuré de chanoines de Saint-Augustin (chapelle Sainte-Anne), mais aussi l'ancien Ruau Sainte-Anne et l'ancien pont Sainte-Anne tous deux détruits, le pont de chemin-de-fer dit de la Motte, la mairie-école détruite, l'actuelle mairie, l'église paroissiale Sainte-Anne.
  • Les demeures rurales : la Balaterie, la Grande-Maison, les Pavillons, Port-Cordon, le Saugé, la Varenne.
  • L'architecture urbaine : maisons de notables, maisons en série...

Principe de lecture ou de navigation dans la documentation électronique :

  • Les dossiers sont liés les uns aux autres, les liens hypertextes les reliant sont proposés en colonne à droite de l'écran
  • La Carte de navigation (choisir "agrandir la carte" dans la colonne de droite) permet d'atteindre une documentation ciblée
  • La case de Recherche plein-texte peut compléter la lecture
Aires d'études La Riche
Adresse Commune : La Riche

Annexes

  • CCST (juin 2015)

    I- Cahier des clauses scientifiques et techniques

    1. Contexte et objectif du diagnostic patrimonial de La Riche

    Son POS (plan d’occupation des sols) ayant été adopté le 19/12/2000, la ville de La Riche a souhaité s’engager dans l’élaboration d’un PLU (plan local d’urbanisme). La phase de diagnostic territorial pour ce PLU s’est déroulée de février 2012 à février 2014. L’élaboration du PADD (projet d’aménagement et de développement durable) commencera en septembre 2014 : ce document définit les orientations souhaitées par la collectivité pour son aménagement et son développement économique, social et environnemental. Le plan de zonage et le règlement du PLU seront élaborés au 2ème semestre 2015 pour une approbation du PLU en 2016.

    Dans le cadre de l’élaboration par la Ville de La Riche de son PLU (réalisé par l’agence d’urbanisme de Tours), le STAP d’Indre-et-Loire a sollicité le service du patrimoine et de l'inventaire (SPI) de la Région Centre-Val de Loire. Le diagnostic patrimonial proposé dans ce document de cadrage a pour objectif d’apporter des éléments de connaissance historique sur la constitution du patrimoine bâti de la Riche. Une compilation documentaire générale sélective, une documentation iconographique historique, une approche cartographique, et ponctuellement une description d’édifices remarquables ou un signalement d’ouvrages d’intérêt local sont réunis dans la documentation de ce diagnostic qui ne se substitue pas à une étude approfondie du patrimoine.

    Il s’agit donc, au terme du diagnostic, de permettre à la commune de se saisir des éléments d’analyse produits par la SPI afin d’en faire un outil d’aide à la décision en matière d’aménagement de son territoire. Les modalités d’utilisation du diagnostic pour une finalité opérationnelle dans les documents d’urbanisme seront de fait étudiées par la Ville, l’agence d’urbanisme et le STAP.

    La ville de La Riche étant inscrite dans le périmètre du label UNESCO du Val de Loire-patrimoine mondial, la Mission Val de Loire pourrait proposer une expertise complémentaire sous la forme d’un diagnostic du paysage. Le diagnostic patrimonial et l’expertise paysagère pourraient permettre, dans le cadre d’une concertation locale si la commune en est d’accord, de caractériser la valeur universelle exceptionnelle du Val de Loire-patrimoine mondial sur la ville de La Riche. La Mission Val de Loire piloterait cette réflexion complémentaire.

    2. Enjeux pour le service patrimoine et inventaire

    Dans son projet de service validé en 2010, la SPI a souhaité mobiliser son expertise pour constituer un service « ressources » au sein des services de la Région ; la possibilité de produire un diagnostic sur le patrimoine de certains territoires en fonction de la documentation disponible était déjà évoquée. L’expérimentation de la conduite d’un diagnostic patrimonial a par ailleurs été inscrite dans les feuilles de route 2013 et 2014 de la SPI.

    Le travail conduit sur la ville de La Riche va permettre à la SPI d’expérimenter le diagnostic patrimonial et de mettre à disposition son expertise en apportant des éléments de connaissance et d’analyse permettant d’aider la Ville à prendre en compte de façon optimale le patrimoine bâti dans le PLU.

    A terme, il s’agit d’envisager une nouvelle forme d’intervention scientifique de la SPI qui, tout en prenant appui sur la méthodologie de l’inventaire général, permette de travailler sur des périmètres et dans des calendriers qui ne sont pas ceux des aires d’étude usuelles.

    3. Délimitation de l’aire d’étude

    3.1 Limites chronologiques : limite basse qui est celle de l’inventaire général ; limite haute dépassée afin de prendre en compte les programmes immobiliers récents

    3.2 Territoire qui est celui de l’ensemble de la commune, avec une analyse plus ou moins approfondie selon les zones (est ou ouest de la rocade ; cf. carte en annexe)

    3.3 Croisements à opérer avec des thématiques qui permettront, malgré le carroyage un peu large de l’étude morphologique, d’enrichir et de corroborer les hypothèses de croissance de la ville : thématique de l’eau, du maraîchage…

    4. Méthodologie

    S’agissant d’une expérimentation, la méthode proposée par la SPI sera nécessairement ajustée en fonction de l’avancement du projet.Les principes et méthodes de l’inventaire général du patrimoine culturel, dont la compatibilité avec le diagnostic patrimonial est acquise depuis les journées d’Angers de janvier 2013 (Ministère de la culture et de la communication, groupe de travail « IGPC et diagnostic », conclusions des rencontres des 15-16 janvier 2013 à l’INSET d’Angers), fournissent les bases de travail sur ce diagnostic patrimonial. Pour autant, la forme « diagnostic patrimonial », nouvelle, nécessite une organisation particulière de l’étude (méthodologie mixte, alliant recensement et inventaire topographique) et des dossiers d’inventaire.

    La prise de connaissance approfondie de l’étude d’Anne Cazabat, élève à l’école de Chaillot en 2010-2011, assez complète sur la compréhension historique de l’évolution de la ville et l’analyse morphologique, a recentré le diagnostic patrimonial sur trois clés de lecture du patrimoine communal :

    - Le(s) point(s) de centralité de la ville, ses(leurs) évolutions et les typologies de bâti associés,

    - La limite est de la commune et sa perméabilité (en incluant le territoire de Tours dans les cartes en particulier), et les typologies du bâti de ce secteur.

    - Le patrimoine rural de la partie ouest

    Le déroulé du diagnostic patrimonial considérant ces préalables est le suivant :

    4.1 Synthèse préliminaire de la documentation existante

    Documentation historique :

    La bibliographie existante aborde le patrimoine de la commune en majeure partie sous l’angle des jardins et de l’archéologie (avec les fouilles récentes du Prieuré Saint-Cosme). L’étude d’Anne Cazabat, élève à l’Ecole de Chaillot, fournit une étude synthétique récente assez complète de la commune et de ses évolutions. Cette étude constitue donc le socle de notre diagnostic patrimonial.

    Documentation constituée par le SPI :

    Il existe une documentation préliminaire sur le canton (rassemblée dans deux « classeurs verts »). Elle est constituée d’une partie réalisée bénévolement en 1968, complétée par Anne Lepage en 1973 et finalement par Christine et Bernard Toulier en 1974 et en 1978 et 1979. Elle concerne en majeure partie le Prieuré et le château du Plessis-lès-Tours.

    Les résultats des études thématiques des canaux et des structures portuaires de la Loire seront particulièrement profitables à l’étude du territoire de la commune de La Riche, borné au nord par la Loire et traversé au sud par le Cher canalisé.

    4.2 Recensement du patrimoine bâti de la partie est de la commune

    L’étude porte une attention particulière à l’est de la commune, soumise à une pression foncière supérieure en raison de sa proximité avec la ville de Tours.

    A partir d’une grille minimale de saisie (dénomination, niveaux, couverture, période…), il s’agira de conduire un recensement exhaustif du patrimoine bâti communal permettant de disposer d’une vue globale de la partie est de la commune. S’entend par partie est ici la zone se situant entre la limite avec Tours d’une part et la rocade d’autre part. La rocade marque en effet une coupure (la plus récente du territoire après les voies ferrées au XIXe siècle) entre la partie la plus urbanisée de la commune, dont la morphologie s’est recomposée à la suite de sa séparation avec sa « centralité initiale » (La Riche Extra), et une zone au tissu urbain plus lâche et marquée par des ensembles patrimoniaux ruraux encore lisibles à l’ouest.

    La structure des dossiers sera de fait adaptée au terrain rencontré et à la méthodologie mixte mise en œuvre pour ce diagnostic patrimonial.

    4.3 Recensement du patrimoine bâti sur la partie ouest de la commune

    Sur ce secteur à l’ouest de la rocade, qui présente des édifices ruraux intéressants, en particulier antérieurs au XIXe siècle, et bien que les enjeux de développement urbain définis par la Ville portent uniquement sur la partie est, il est proposé un recensement comme sur la partie est. La grille de saisie sera probablement adaptée pour ce patrimoine plus rural. Cette partie du diagnostic permettra d’expérimenter la saisie in situ sur tablettes électroniques.

    5. Moyens affectés :

    - directrice de l’inventaire du patrimoine : cadrage et expertise

    - 1 chef de projet au sein de la SPI (responsable du pôle valorisation)

    - 2 chercheurs

    - 1 chercheur référent pour le patrimoine d’Indre-et-Loire (expertise scientifique)

    - 1 ingénieur en informatique documentaire (géographe)

    - 1 ingénieur topographe

    - 1 photographe

    Si nécessaire, des compétences extérieures seront mobilisées, en particulier Virginie Serna, conservatrice en chef du patrimoine, experte en patrimoine de l’eau et référente sur ce sujet à la Mission IGPC, DGPat, MCC.

    6. Calendrier prévisionnel et modalités de réalisation de l’opération

    Composition du comité de pilotage : SPI, STAP 37, Ville, Agence d’urbanisme, Mission Val de Loire :

    - 18 septembre 2014 : réunion de lancement (1er comité de pilotage) ; synthèse de la documentation

    - octobre à décembre 2014 : détermination de la méthode et de la grille de saisie

    - novembre 2014 : démarrage du recensement de la partie est de la ville

    - mi-décembre 2014 : début de la saisie des données sous Icare et dans Gertrude

    - 17 février 2015 : 2ème comité de pilotage ; point intermédiaire

    - mars 2015 : achèvement du terrain sur la partie est de la commune

    - avril-mai 2015 : achèvement de la saisie sous Icare et dans Gertrude

    - 10 juin 2015 : restitution en comité de pilotage, relecture des données sous Gertrude pour la partie est de la ville

    - juin et juillet 2015 : recensement sur la partie ouest, saisie sous Icare et dans Gertrude

    - août-septembre : finalisation et relecture du dossier Gertrude

    7.Livrables

    7.1 Base de saisie des données exploitable sous SIG

    7.2 Dossiers sous Gertrude

  • ERIC (juillet 2018)

    II- Expérimentation de l'évaluation patrimoniale : la méthode ERIC

    La réflexion partagée sur le "diagnostic patrimonial" au cours des journées d’Angers de janvier 2013 organisées par le Ministère de la Culture et de la Communication « IGPC et diagnostic », rappelait que « l'évaluation à l'inventaire se fait dans la continuité de la démarche de connaissance » ; le chapitre L'enquête topographique sur le bâti et les espaces dans Principes, méthode et conduite de l'inventaire général (2007) "délimite bien le champ de l'évaluation qui doit être construit sur des critères vérifiables (rareté, représentativité, appartenance à un ensemble cohérent, état de conservation, etc.)".

    Ainsi, à La Riche, aux critères sommaires de repérage (désignation, localisation, datation et description) nous avons associé une échelle d'évaluation (ERIC) portant sur les caractères suivants : Exceptionnalité de l'œuvre (mesurable à l'échelle régionale), Rareté (mesurable à l'échelle locale), Intégrité (mesurable à son état initial) et Contextualité (mesurable à son degré d'intégration dans un contexte de proximité). Les œuvres ont été évaluées de la manière suivante : exceptionnalité valeur 0 ou 1 ; rareté 1, 2 ou 3 ; intégrité 1, 2 ou 3 ; contextualité 1, 2 ou 3.

    Les édifices de la limite du 20e siècle et du 21e siècle ont été tenus à l'écart de cette évaluation, car nous manquons de recul historique pour juger de leurs qualités patrimoniales, de même que les œuvres aux caractères architecturaux si singuliers des espaces industriels, des usines de traitement des eaux, des carrières d'extraction... ou des jardins familiaux.

    Les résultats quantifiables de cette évaluation après l'application d'un coefficient multiplicateur pour bonifier certains critères (3 pour l'exceptionnalité, 1,5 pour la rareté, 1 pour l'intégrité et la contextualité) sont restitués sur une échelle de quatre niveaux, d'un niveau d'intérêt très élevé à faible. Les édifices de niveau "très élevé" réunissant des qualités historiques, artistiques ou techniques toujours uniques ou exemplaires à cette échelle de territoire ; les édifices de niveau "élevé" des qualités potentiellement exemplaires, dignes d'intérêt ou d'être remarquées. Les édifices de niveaux "moyen" et "faible" sont des édifices ordinaires ou dénaturés, manquant ou ayant perdu leurs caractères spécifiques ou leur valeur d'exemplarité.

Références documentaires

Bibliographie
  • Plan d'occupation des sols de la commune de la Riche [en ligne]. La Riche : rapport de présentation du POS approuvé le 19 décembre 2000, modifié le 4 juillet 2012. Accès internet : <http://www.ville-lariche.fr/Reglement-du-POS > (consulté le 8/04/2015).

  • FRANCE. Ministère de la Culture et de la Communication. Direction de l'Architecture et du Patrimoine. Espace urbain : vocabulaire et morphologie. Réd. Bernard Gauthiez. Paris : Monum, éd. du patrimoine, 2003. (Principes d'analyse scientifique)

  • FRANCE. Ministère de la Culture et de la Communication. Sous-direction de l’archéologie, de l’ethnologie, de l’inventaire et du système d’information. Principes, méthode et conduite de l’inventaire général du patrimoine culturel. Dir. Hélène Verdier ; réd. Xavier de Massary et Georges Coste ; collab. Bruno Malinverno, Jean Davoigneau, Anne-Claire Viron-Rochet. 2e éd. Paris : Ministère de la culture et de la communication, 2007. (Documents et Méthodes, n°9) 

  • FRANCE. Inventaire général du patrimoine culturel. Architecture : description et vocabulaire méthodiques. Réd. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Paris : Editions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2011. (Principes d'analyse scientifique)

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