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Les fermes de la vallée de la Brenne

Dossier IA37004734 réalisé en 2010

Fiche

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Organisation et affectation des bâtiments

Sur une centaine de fermes recensées, presque toutes possèdent une cour ouverte. Seule une quinzaine sont à cour fermée, avec murs de clôture et piliers. Elles se concentrent dans la partie sud de l’aire d’étude, comme par exemple à La Côte à Reugny, Richebourg, La Galinière ou La Touche à Vernou-sur-Brenne.

La Folie à Vernou-sur-Brenne, exemple de ferme à cour ouverte.La Folie à Vernou-sur-Brenne, exemple de ferme à cour ouverte.Les Landes à Vernou-sur-Brenne, exemple de ferme à cour fermée.Les Landes à Vernou-sur-Brenne, exemple de ferme à cour fermée.

On n’observe pas de disposition prédominante des bâtiments les uns par rapport aux autres. La disposition la plus simple est le « bloc-à-terre », regroupant sous le même toit le logis et les bâtiments agricoles. On rencontre aussi deux corps de bâtiments placés parallèlement ou perpendiculairement l’un par rapport à l’autre, ou bien l’association de trois corps de bâtiments en U, contigus ou non. Ces différentes dispositions se retrouvent indistinctement sur l’ensemble de l’aire d’étude et ne se limitent pas à un espace géographique déterminé. Elles ne sont pas non plus caractéristiques de périodes de construction, mais sont le fruit des évolutions (augmentation, diminution, mutation) qu’ont connues les fermes au cours des siècles.Maupertuis à Reugny, exemple de ferme bloc-à-terre.Maupertuis à Reugny, exemple de ferme bloc-à-terre.Le Mée à Neuillé-le-Lierre, exemple de bâtiments disposés perpendiculairement.Le Mée à Neuillé-le-Lierre, exemple de bâtiments disposés perpendiculairement.Cerisay à Auzouer-en-Touraine, exemple de bâtiments disposés en U.Cerisay à Auzouer-en-Touraine, exemple de bâtiments disposés en U.

On constate en effet le changement d’affectation de nombreux bâtiments. Plusieurs fermes ont conservé d’anciens logis, antérieurs au premier cadastre, qui ont été remployés comme débarras ou bâtiments d’exploitation au moment où de nouveaux logis ont été construits. C’est ainsi le cas à La Gloisière à Neuillé-le-Lierre, où le logis actuel date de 1858 mais où un logis du XVIe siècle ou du XVIIe siècle, avec cheminée reposant sur des corbeaux en pierre, placard inséré dans le mur et pierre d’évier, a été conservé. A l’inverse, dans la seconde moitié du XXe siècle, la disparition d’exploitations agricoles, parfois accompagnée du morcellement des propriétés, a conduit à une transformation d’anciens bâtiments agricoles en logis. C’est le cas, par exemple, à Beauregard (Reugny) où l’une des anciennes granges a été aménagée en habitation.

Les logis

Écurie et logis double : La Houssaye, à Villedômer.Écurie et logis double : La Houssaye, à Villedômer.

Les logis sont en rez-de-chaussée et le comble, souvent à surcroît, forme un grenier auquel on accède par une ou plusieurs lucarnes interrompant l’avant-toit. Les logis non accolés à un autre bâtiment agricole sont rares, et datent du XIXe ou XXe siècle.

Les granges

Les granges les plus anciennes sont à charpente sur poteaux. L’étude a permis de dater quatre d’entre elles par analyse dendrochronologique. La plus ancienne qui a été datée est celle de La Barre, à Reugny, formant un ensemble architecturalement homogène de 1458. Celles des Argouges, à Reugny, a été datée de 1484, avec quelques remaniements entre 1492 et 1514. Ces deux exemples remarquables présentent une structure entièrement charpentée reposant sur des poteaux en bois déterminant trois vaisseaux longitudinaux. L’entrée est percée dans les murs gouttereaux, très peu élevés, et les toits à longs pans sont couverts en tuile plate. Seules deux granges ont leur entrée en pignon. Un type particulier (six exemples) de grange à charpente sur poteaux, à deux vaisseaux longitudinaux, dont le mur gouttereau donnant sur la cour est beaucoup plus haut que celui donnant sur l’extérieur, a été observé à Villedômer. Deux granges de ce type ont été datées par dendrochronologie. A La Trézillière, où la plus ancienne mention d’une métairie remonte à 1340, la grange datée de 1560-1565 (avec un poteau en remploi issu d’un arbre abattu entre 1465 et 1470). Au Tremblay, la grange, architecturalement homogène, a quant à elle été datée de 1781. On voit ainsi que cette morphologie particulière a longtemps perduré. La majorité des granges vues sur le territoire sont à vaisseau unique et n’ont pas de poteaux. Les entraits de la charpente reposent sur les sablières portées par les murs gouttereaux. L’accès est toujours percé dans un mur gouttereau. Contrairement à ce qui a pu être observé au sud de la Loire, les granges possédant un porche (ou porteau) sont rares : La Goure à Chançay, Beauregard à Reugny, Le Prieuré et Le Chêne au Guy au Boulay, Beauregard, La Gautellière et Le Veau à Villedômer.

Grange de la Barre à Reugny datée de 1458 (plus ancienne grange de l'aire d'étude datée par dendrochronologie)Grange de la Barre à Reugny datée de 1458 (plus ancienne grange de l'aire d'étude datée par dendrochronologie)Grange de la Vallière à Reugny, très rare exemple de grange dont l'entrée est située dans le mur pignon (deux exemples observés).Grange de la Vallière à Reugny, très rare exemple de grange dont l'entrée est située dans le mur pignon (deux exemples observés).Grange du Tremblay à Villedômer, exemple de grange à charpente sur poteaux à deux vaisseaux dissymétriques (six exemples observés).Grange du Tremblay à Villedômer, exemple de grange à charpente sur poteaux à deux vaisseaux dissymétriques (six exemples observés).Grange des Balluaux à Chançay, rare exemple de grange à toit à croupes (quatre exemples observés).Grange des Balluaux à Chançay, rare exemple de grange à toit à croupes (quatre exemples observés).Grange de la Gautellière à Villedômer, exemple de grange à porteau.Grange de la Gautellière à Villedômer, exemple de grange à porteau.Vue intérieure de la grange de la Chauvinière au Boulay présentant la particularité d'avoir sa charpente soutenue par deux grands arcs en brique (seul exemple observé).Vue intérieure de la grange de la Chauvinière au Boulay présentant la particularité d'avoir sa charpente soutenue par deux grands arcs en brique (seul exemple observé).

Aires d'études Vallée de la Brenne
Dénominations ferme
Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
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