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Les maisons et fermes de la commune de Néons-sur-Creuse

Dossier IA36010022 réalisé en 2015

Fiche

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Parmi les 189 édifices inventoriés dans la commune de Néons-sur-Creuse, l'analyse typologique a porté sur 111 (soit 58,7 % du corpus) dont le parti architectural initial restait identifiable. Elle a exclu 78 édifices (41,1 % du corpus) en raison d’un remaniement trop important ou de conditions d'observation jugées insatisfaisantes.

Le corpus des oeuvres repérées se compose de 81 fermes (73 % du total) et de 30 maisons (27 %). Dans cette commune, il n’a pas été jugé pertinent de distinguer l’analyse collective des maisons de celle des fermes considérant que l'habitat exempt de toute activité agricole est trop peu représenté pour justifier un traitement individuel (au sein de l’ancien canton, seule la commune de Tournon-Saint-Martin a connu une telle distinction en raison de l’étendue de son bourg et des nombreuses activités de service qu’il proposait). L'importance des espaces d'exploitation au sein de l'édifice a constitué l'unique critère discriminant entre une “maison” et une “ferme”.

Implantation

Ferme de type bloc-à-terre à Champagne (19e siècle).Ferme de type bloc-à-terre à Champagne (19e siècle).Les fermes sont avant tout localisées sur les anciennes terrasses de la vallée de la Creuse et de la Gartempe, c’est à dire principalement dans l’ouest, le nord et l’est de la commune ; les plateaux de l’interfluve semblant moins attractifs. Elles sont le plus souvent installées dans les écarts de taille variable (Thais, Mallet, Champagne, Petit-Roche, Bessardière) ainsi que dans le bourg. Les exploitations isolées sont relativement peu représentées à Néons (Le Plessis, la Bonnelière, le Soudun, le Bas-Plessis, la Rairie).

Les maisons, quant à elles, se concentrent principalement dans le bourg et les principaux écarts (Thais, Mallet).

Historique

Un certain nombre des 111 maisons et fermes repérées semble porté sur le plan cadastral de Lureuil en 1812 (du moins leur état antérieur car la plupart des édifices a été modifiée).

Ferme de la Lochetterie, dont une partie du logement a été datée par dendrochronologie de 1482-1486. Ferme de la Lochetterie, dont une partie du logement a été datée par dendrochronologie de 1482-1486. Au moins 5 édifices (La Lochetterie, Bonnelière, Monteboeuf, la Grêve, Mallet) sont, pour leurs parties les plus anciennes, attribuables ou possiblement attribuables aux 15-16-17e siècles.

A la Bonnelière, le logis de ferme du 15e siècle aurait été fortifié au 16e siècle. A la Lochetterie, à la Grève et à Mallet (16, rue des Petits Ponts), les charpentes de logement de ferme ont été datées par dendrochronologie respectivement de 1482-1486, de 1454 et de 1467-1484 (Dormoy 2016, 2017).

Vue du presbytère depuis l'est (fin 18e siècle).Vue du presbytère depuis l'est (fin 18e siècle).18 édifices semblent dater du 18e et du début du 19e siècle à l’exemple du presbytère (1783), le bâtiment vinicole du château de Néons (1740-1743), la demeure du Plessis ou une partie des fermes de Grand-Roche.

L’Époque contemporaine est comme ailleurs la période chronologique la mieux représentée dans le corpus : 59 édifices datent du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle. Durant cette période, les maisons et fermes connaissent des développements successifs et des agrandissements ; de nouvelles sont créées, d’autres, en partie reconstruites ou remaniées.

C’est à partir du milieu du 19e siècle que sont construites la demeure de la Camusetterie et des fermes “modernes” parfois de grandes dimensions, comme au Plessis (plus de 8 bâtiments) ou au Soudun.

Typologie

Les fermes présentent généralement une organisation à cour ouverte (36 fermes sur les 81 repérées). 23 sont à bâtiments dispersés, 12 à bâtiments contigus, 8 sont à cour fermée. Deux sont des fermes bloc-à-terre (à Champagne et à la Lochetterie).

Grange-étable à accès en mur-pignon de la ferme de la Rairie (19e siècle).Grange-étable à accès en mur-pignon de la ferme de la Rairie (19e siècle).

Les fermes adoptent très majoritairement un plan irrégulier et comptent pour la plupart de 2 à 4 bâtiments principaux (maison, grange, étable). De plan régulier, citons les fermes du Plessis et du château de Néons.

2 fermes se composent d’un bâtiment unique, 29 de 2 bâtiments, 33 de 3 bâtiments, 12 de 4 bâtiments, 2 de 5 bâtiments, 2 de 6 bâtiments et une de 8 bâtiments (ferme du Plessis). S'ajoutent presque toujours des petites dépendances (toits à cochons, fours/fournils, celliers, petites étables, remise, etc).

Sur les 111 maisons et fermes de la commune, 82 ont un logement unique. Pour 23 d’entre elles, il est double. 6 abritent des logements multiples.

Maison élémentaire à Monteboeuf.Maison élémentaire à Monteboeuf.Très majoritairement, le logement est indépendant (96). Il peut également être juxtaposé (12). Plus rarement il est superposé (3), avec étable ou cellier sous l’étage d’habitation.

Les maisons et logements de fermes occupent surtout des bâtiments en rez-de-chaussée (34) et en rez-de-chaussée avec comble à surcroît (60), tandis que 14 logements possèdent un étage carré (maisons de notables, manoirs, demeures, etc.), 2, un étage en surcroît et 1, un étage de comble.

Le logement s’ouvre très majoritairement en mur gouttereau (96). Pour 11 logements seulement, l’entrée est située dans le mur-pignon ; 4 sont accessibles par un escalier extérieur.

3 logements présentent une façade à travées, 5, une façade ordonnancée et 1, une façade ordonnancée sans travée (logement de ferme au 14 rue de la Vieille Croix).

Matériaux de construction

Le calcaire (d’origines jurassique et crétacé) semble être quasiment la seule roche mise en oeuvre à Néons pour le moellonnage, les chainages et les encadrements d’ouverture. Il est très largement de provenance locale.

Les édifices sont couverts en grande majorité de toitures, à longs pans et à pignons couverts, plus rarement à croupes, en tuile plate mais également en tuile mécanique et en ardoise (plutôt dans le bourg, sur les maisons de notable et les demeures).

Les édifices à murs en pierre de taille ou à pleins-de-travée appareillés (en pierre de taille) restent très rares et ne se rencontrent que dans l’extrême nord de la commune, dans le secteur de Thais.

Aires d'études Parc naturel régional de la Brenne
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Néons-sur-Creuse
Période(s) Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine
Décompte des œuvres bâti INSEE (1968) 206
repérées 111
étudiées 0
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Benarrous Renaud