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Lotissement concerté dit cité du Colonel-de-Queyriaux

Dossier IA45003039 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Vue générale de la cité.Vue générale de la cité.La cité du Colonel-de-Queyriaux demeure le seul exemple connu à Orléans de logements construits par l’État pour loger les militaires. Une autre cité du même type fut construite rue de Bel-Air mais a été détruite suite au percement du boulevard Marie-Stuart. À l'image des cités-jardins construites à la même période à Orléans (cité rouge et cité Émile-Zola), la cité du Colonel-de-Queyriaux combine des espaces privatifs (les logements et les jardins) et des espaces collectifs semi-privatifs partagés par tous (les cours). Si le groupement de plusieurs logements est une solution économique largement répandue dans la construction d'Habitations à Bon Marché, en revanche, la combinaison de quatre logements sous un même toit demeure peu employée à Orléans, le seul autre cas ayant été observé à la cité René-Depallier (1904) où l'architecte Farcinade en donnait une autre interprétation.

Appellations cité du Colonel-de-Queyriaux
Parties constituantes non étudiées maison, jardin
Dénominations lotissement concerté
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans
Adresse Commune : Orléans
Adresse : 7, 9, 17, 25, 33 rue du Champ-de-Manoeuvres
Cadastre : 2008 AD 84 à 88

La cité du Colonel-de-Queyriaux, qui se compose de 20 logements répartis en cinq maisons, a été construite en 1929 par le Ministère de la Guerre afin d'y loger des sous-officiers et autres gradés militaires. En 2008, la cité est acquise par l'Office Public d'Aménagement et de Construction d'Orléans (OPAC) qui entreprend des travaux de rénovation. Ceux-ci ont modifié le rapport à la rue et les espaces libres de la cité par l'aménagement de clôtures sur la rue, l'individualisation, la fermeture des jardins et l'abatage des arbres fruitiers.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1929, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Ministère de la Guerre, promoteur, attribution par source

La cité du Colonel-de-Queyriaux est située le long de la voie de chemin de fer reliant Orléans à Tours, en face de l'ancien champ de manoeuvre des Groues. Elle se compose de cinq immeubles implantés en rangée discontinue derrière un parterre gazonné et une clôture commune à l'ensemble de la cité. Des cours gravillonnées, plantées de tilleuls au centre de la cité, sont aménagées entre chaque construction. Les immeubles sont construits en moellon apparent ou enduit et comprennent tous une cave, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Au centre de la composition, la maison se démarque par ses deux avant-corps présentant des lucarnes interrompant l'avant-toit. Les façades sont soulignées par l'emploi de la brique rouge au niveau des baies couvertes de plates bandes en arc segmentaire, des oculi en pignon, des bandeaux décorés de dents d'engrenage. En façade postérieure, les garde-corps en ferronnerie arborent un motif de corbeille à fruits caractéristique de l'entre-deux-guerres. Les maisons comprennent chacune quatre unités d'habitations juxtaposées, à trois pièces et cuisine, disposant d'une entrée individuelle située sur le mur gouttereau ou en pignon et accessible par un escalier droit ou un perron. Chaque logement est associé à un jardin individuel situé en fond de parcelle, le long de la voie de chemin de fer.

Murs brique
enduit
moellon
Toit tuile mécanique
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'un établissement public communal

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série G : 8078 (cotation provisoire). Fiches auxiliaires cadastrales, cité du Colonel-de-Queyriaux. 1862-1984.

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