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Maison (18 rue de la Concorde)

Dossier IA37005600 inclus dans Amboise : rue de la Concorde réalisé en 2006

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 18 rue de la Concorde

Le 18 rue de la Concorde a longtemps été identifié comme la bâtisse édifiée en 1484 et 1485 pour servir de grenier à sel, au rez-de-chaussée, et de maison commune de ville, dans les étages, puis de grenier à blé, dans les combles. La datation, révélée par analyses dendrochronologiques de certaines pièces en remploi utilisées dans la charpente, a prouvé l'existence d'une construction antérieure dont les bois de couverture (assemblés à dévêtissement latéral) avaient été abattus vers 1242. Cette dernière date correspond approximativement avec la datation proposée par Christian Davy lors de son analyse des peintures murales situées dans le vaisseau voûté en berceau de l'actuelle cave du 25 quai Charles Guinot, vaisseau communicant avec les caves du 18 rue de la Concorde. Aujourd'hui le bâtiment est divisé en appartements se répartissant sur quatre niveaux.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : Epoque contemporaine
Dates 1242, datation par dendrochronologie

Cet édifice, très remanié, ne laisse supposer, de l'extérieur, aucune construction ancienne. De plan rectangulaire, les murs extérieurs ont été enduits au ciment et les ouvertures agrandies, voire multipliées pour éclairer les appartements. Seule la hauteur du comble et la présence d'une grande croupe sur le pignon sud-sud-est permet d'envisager une construction ancienne. À l'intérieur, les murs ont été isolés, et les espaces divisés. Il demeure, parmi les structures anciennes, le rez-de-chaussée primitif, à présent situé environ 2 m sous le niveau de la rue de la Concorde qui fait office de caves. Il était couvert de deux travées de voûtes d'arêtes recouvertes de fausses nervures d'ogive, non pénétrantes, dont le profil est prismatique. Cette particularité constructive est révélée par certaines pierres d'ogives tombées à terre. Cette pièce communique avec le rez-de-chaussée du 25 Quai Charles Guinot où se trouvent les peintures murales. Au premier étage, dans la salle d'eau d'un des appartements, est resté apparent, à la retombée d'un arc, un culot sculpté d'un angelot. La nervure de cet arc surbaissé est prismatique. Le comble a été aménagé en appartements sur deux niveaux, au niveau des blochets de la charpente et des deuxièmes faux-entraits ; c'est pourquoi nous n'avons pu procéder au relevé que de quatre fermes. Dans les années 1990, la croupe d'origine de la charpente avait été photographiée. C'est une charpente à chevrons-formant-fermes de grande ampleur (plus de 9 m de haut pour 11,20 m de large) avec fermes secondaires et fermes principales. Une grande partie de la charpente est cachée par l'isolation ce qui empêche de donner le nombre exact de fermes. La pente du toit est de 56 degrés. L'essence employée est le chêne. Les chevrons-arbalétriers se composent de deux pièces de bois, l'assemblage des pièces se faisant par une enture au niveau des jambettes. Les bois de brin sont de bonne qualité, rectilignes et quasiment sans flache. Les assemblages sont à tenon-mortaise mais les chevrons-arbalétriers gardent les marques d'anciens assemblages à dévêtissement latéral. Transversalement, la charpente présente des chevrons-arbalétriers assemblés à un poinçon court et reposant sur des blochets, posés eux-mêmes sur deux sablières, l'une interne et l'autre externe. Deux faux-entraits, le premier fait de deux éléments et le second monoxyle, s'assemblent aux chevrons. Aisseliers et jambettes déchargent l'angle de rencontre des pièces de bois. Longitudinalement, le faîtage, monoxyle et enfourchant le poinçon, ainsi que le sous-faîtage sont raidis par des liens. L'espace du comble dégagé au sol propose donc un vaste volume de stockage ou d'habitat. Aucune trace d'isolation par un torchis n'a toutefois été retrouvée.

Murs enduit
moellon
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux, sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements voûte en berceau
fausse voûte d'ogives
Couvertures toit polygonal
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre
Techniques sculpture
Représentations ange
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 81/037/0010. Édifices de la ville d'Amboise. Rapports des restaurations de la tour de l'Horloge (1937 et 1983) ; dossier sur le manoir de La Menaudière (1947) ; dossier sur le Logis des Pages (1947) ; dossier sur la maison du Grenier à sel (1947) ; dossier sur le manoir dit « Le Sauvage » (1947) ; dossier sur les vieilles maisons en pan de bois : 11,13 et 15 rue Manuel (1959), (maison dont l'adresse est incorrecte ?) (1946), 52 et 60 rue Victor Hugo (1947) ; hôtel Joyeuse (1949).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie