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Maison (31 rue de la Concorde)

Dossier IA37005759 inclus dans Amboise : rue de la Concorde réalisé en 2006

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 31 rue de la Concorde

Située à l'angle de la rue de la Concorde et de la montée de l’Émir Abd el-Kader menant au château, cette maison est étudiée pour sa cave et pour son pignon tourné sur la rue de la Concorde. Dans la configuration médiévale de la ville, elle se situait le long de la route d'Espagne, juste devant le quartier du Petit Fort, sur le carroir de la ville. La façade sud donnant sur la montée relève du plan d'alignement du XIXe siècle ; au même moment la pente du toit fut modifiée. L'intérieur est aujourd'hui aménagé en restaurant. La typologie du pignon en pan de bois à grille, à bois longs, laisse envisager une datation du XIVe siècle.

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : Epoque contemporaine

La cave est très encombrée. Plusieurs pièces voûtées, installées semble-t-il à des niveaux différents, couvrent une surface équivalente à l'emprise au sol de la maison. Dans un des boyaux tourné vers la rue de la Concorde, la voûte est soutenue par un arc doubleau à cinq rouleaux qui doit correspondre à une ancienne descente de cave. Ces arcs sont typiques des descentes de caves médiévales et datent probablement du courant du XIVe siècle. On peut les rapprocher de celles observées au 25 ou au 50 rue de la Concorde. De 8,25 m de large, le pignon ouest en pan de bois s'élève sur quatre niveaux et présente plusieurs états successifs. La pente du toit a été modifiée et de petites annexes ajoutées sur les côtés des rampants. Aussi n'étudierons-nous que la forme primitive de la structure. Le pan de bois à grille repose sur un rez-de-chaussée en pierre et porte un hourdis de briques. Le rez-de-chaussée en pierre ne semble compatible ni avec l'emplacement de la maison qui se trouve en secteur insubmersible, ni avec la présence de deux sablières superposées. Par ailleurs, les pierres présentent un aspect neuf. L'absence d'encorbellement pourrait quant à lui être authentique car les sablières ne montrent aucune mouluration. Le pan de bois à grille se caractérise par l'emploi de bois nettement plus longs que ceux habituellement mis en oeuvre à Amboise. La longueur moyenne des bois est de 6,50 m et plusieurs pièces telles que les sablières ou les poteaux montant de fond atteignent 7 m à 8 m. Les bois n'ont pas pu être observés de près mais leur section de 14,6 cm pourrait coïncider avec celle de bois de brin, car d'après nos observations, à Amboise, les bois de brin présentent une largeur supérieure ou égale à 13 cm. Notons que l'ensemble de la façade est criblé de trous de clous correspondant à la mise en place d'un enduit. Nous n'avons cependant décelé aucune trace de bûchage d'un éventuel décor sculpté. Au premier étage, le pan de bois à grille est contreventé symétriquement de deux longues écharpes qui lient la sablière de chambrée à l'entrait de la charpente. La baie centrale est probablement venue remplacer une ancienne croisée qui a été murée à sa droite et dont on voit encore le meneau, l'appui ainsi que les décharges de l'allège. Par contre, il est bien difficile de déterminer l'authenticité de la demi-croisée de gauche. Le combles commençaient dès le second étage. L'emplacement de l'ancienne baie est bien lisible. Légèrement décalée par rapport à celle du dessous, son meneau demeure en place. Le deuxième faux-entrait formait son linteau et le poinçon de la ferme l'un de ses montants. Entre le premier et le deuxième faux-entrait, une croisée existait à l'aplomb de la précédente. Sa présence implique l'aménagement de plancher à chaque niveau de faux-entrait ; les abouts de quelques solives sont d'ailleurs visibles. Les dispositions de la ferme prise dans le pignon sont les seules informations relatives à la charpente de cette maison. L'extrémité de pannes n'apparaît pas et rien ne nous empêche de supposer que la charpente ait été à chevrons-formant-fermes. En l'absence de données supplémentaires, nous n'écartons pas la possibilité que ce pignon soit contemporain de l'arc doubleau à rouleaux conservé dans la cave, soit du XIVe siècle.

Murs brique
crépi
pan de bois
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 3 vaisseaux, sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à deux pans
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie