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Maison (47 rue des Carmes)

Dossier IA45001400 inclus dans Rue des Carmes réalisé en 2006

Fiche

Parties constituantes non étudiées boutique
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans - Orléans-Carmes
Adresse Commune : Orléans
Adresse : 47 rue des Carmes

La maison à boutique du numéro 47 occupe l'extrémité de l'emplacement du couvent des Carmes rasé à la Révolution, mais échappe à l'entreprise immobilière réalisée par l'architecte Benoît Lebrun. Elle est contemporaine du lotissement qu'il édifia en 1794. Il subsiste dans le bâti quelques vestiges du couvent. Elle a été surélevée d'un niveau dans les années 1920.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle

La maison à boutique avec enseigne fait l'angle de la rue des Carmes et de la rue des Charretiers. Elle s'inscrit dans une parcelle profonde, à l'extrémité de l'ancien emplacement du couvent des Carmes, détruit à la Révolution. À l'origine haute de deux étages carrés, la maison, pour son corps de logis donnant sur la rue des Carmes, a été surélevée d'un niveau dans les années 1920, ce dont témoigne le large bandeau séparatif entre le deuxième et le troisième étage carré, et dont le second corps de logis, séparé du premier par une terrasse couverte donnant sur la rue des Charretiers, fournit une idée quant à la taille et à la forme du toit original. Le toit à pans brisés incurvé accueille une lucarne, preuve que le comble brisé très redressé est aménagé.

L'ajout a conservé la structure globale de l'édifice avec chaîne d'angle harpée continue et encadrement des fenêtres en pierre. Seules les ouvertures du premier étage sont pourvues d'un linteau. Le rez-de-chaussée est occupé par un commerce avec devanture - une boucherie. Le second niveau présente une série de deux travées avec deux fenêtres à battants protégées par deux persiennes en bois qui descendent jusqu'au balconnet de fer, c'est-à-dire sans obturer la totalité de la lumière extérieure. Les fenêtres du deuxième étage sont moins hautes, avec des persiennes de bois et un balconnet de fer ; elles reçoivent un appui mouluré et viennent heurter le bandeau séparateur en ciment légèrement saillant. Le troisième étage carré, surélevé, reprend le même principe que le niveau inférieur, et vient heurter un bandeau décoratif en briques bicolores (rouges et jaunes). Au-dessus s'inscrivent des corbeaux qui viennent soutenir l'avancée du toit brisé en pavillon recouvert d'ardoise qui reçoit une lucarne en façade sur rue.

La fonction commerciale est valorisée par l'entrée rue des Carmes, alors que la partie privative n'est accessible que par la rue des Charretiers, au numéro 52, par une porte piétonne. La maison joue sur les camaïeux de blanc : blancheur de la pierre d'angle, des encadrements de fenêtre, du bandeau séparateur marquant la surélévation d'un côté, enduit cassé du reste de la façade de l'autre. La surélévation a permis d'agrémenter l'ensemble de touches colorées, en jouant sur un matériau complémentaire : rouge et jaune de la brique, rouge aussi des corbeaux. Le décor est aussi formel, entre l'agencement des briques créant des motifs simples et la série de trois boules grises qui viennent couronner les fenêtres du troisième étage carré, principe que l'on retrouve sur la façade en retour rue des Charretiers, tout comme la lucarne sur rue. Le bandeau décoratif peut d'ailleurs évoquer, de façon très simplifiée, l'entablement classique avec architrave, frise et corniche. La maison du 47 dénote ainsi une volonté modeste de recherche esthétique, preuve de la bonne santé du commerce tenu à l'époque, qui perdure aujourd'hui.

Murs enduit
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés
Typologies Maison à boutique.
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mosseron Maxence