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Maison (7 rue Jean-Jacques Rousseau)

Dossier IA37005632 inclus dans Amboise : rue Jean-Jacques Rousseau réalisé en 2006

Fiche

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 7 rue Jean-Jacques-Rousseau

Les plans d'alignement de la ville présentent de fortes interventions sur les façades de la rue Jean-Jacques Rousseau, notamment sur cette maison. Cette maison est la seule de la rue susceptible d'appartenir à la période étudiée. Mais sa typologie est unique et sa datation mal aisée. Elle pourrait dater de la fin du XVIe siècle. Au début du vingtième siècle, un cordonnier y était installé.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : Epoque contemporaine

Le plan de réalignement nous indique, conformément à l'analyse du bâti, que la façade donnant sur la rue a été doublée d'une autre façade construite 2,5 mètres en avant. Une croupe couvre cette avancée. La façade d'origine était en pan-de-bois à pignon sur rue. La maison a été assez transformée ; nous pouvons étudier la façade arrière, qui donne sur la cour et le comble. La façade sur cour est à pignon et sans encorbellement. Le rez-de-chaussée est très remanié mais le reste demeure en l'état. La construction en pan-de-bois à grille s'organise sur quatre registres séparés les uns des autres par des sablières. On remarque le fort écartement des bois et l'absence quasi-totale d'écharpes. Au premier étage deux larges baies éclairent les pièces. Elles ont perdu leur croisée. Au niveau du comble, une ouverture sans croisée et dont le volet intérieur est resté en place, perce le mur à gauche du poteau de la ferme. Le volet est constitué de simples planches à lames et son loquet est récent. À gauche du pignon, on aperçoit le mur gouttereau. Il présente la même structure en pan-de-bois mais le hourdis est en briques et non en moellons enduits. À l'intérieur, un escalier en bois suspendu, datant probablement du XIXe siècle, permet l'accès au comble. La charpente présente des modifications révélant plusieurs états successifs. La pente du toit est de 50°. Le plan du comble au sol mesure environ 7,5 m par 9,5 m. La charpente originelle se décrivait ainsi : à quatre fermes et à pannes, dont deux prises dans les murs pignons, avec poteau sur chaque ferme reliant le faîte à l'entrait ; ce dernier recevait les solives qui étaient disposées perpendiculairement au pignon. Le plafond de l'étage inférieur se divisait donc en trois travées. Le bois employé est du chêne et ce sont des bois de brin. On remarque la faible qualité des bois à en croire leurs flaches importantes et le peu de rectitude qu'ils présentent. Les arbalétriers montrent un diamètre de 20 cm. Les chevrons restés en place (14 cm de diamètre) avaient à l'origine un entraxe de 50 cm à 60 cm, mais des chevrons neufs ont été intercalés entre eux, réduisant l'entraxe de moitié. La charpente est marquée à la rainette de chiffres romains. Le comble a été aménagé en logement. Il n'a pas été isolé davantage mais deux chambrettes de 3 m² ont été construites en briques. On a certainement en même temps scié les poteaux pour les transformer en poinçon et créé des faux-entraits pour les recevoir. Ce type de charpente, dans son état d'origine, pourrait dater de la fin du Moyen Âge. Cependant, on a remarqué à Amboise que sur la majorité des maisons de la fin du Moyen Âge où les charpentes d'origine sont associées à leur façade également d'origine, il existe en général un faîtage et sous-faîtage. Aussi nous émettons quelques réserves quant à la datation médiévale de cette maison et nous n'écartons pas la possibilité qu'elle date de l'époque moderne.

Murs brique
moellon
pan de bois
Toit tuile plate
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à deux pans
croupe
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie