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Maison dite la Croix d'or, prieuré de bénédictines Notre-Dame de Nazareth, auberge de Nazareth, actuellement ensemble de 6 maisons (rue Sully)

Dossier IA28000330 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

Historique

Une fondation percheronne

Le 11 juillet 16321, l’assemblée des habitants de Nogent-le-Rotrou prononce un avis favorable à l’installation d’un nouveau prieuré pour femmes dédié à Notre-Dame de Nazareth. Le 22 avril 16352, le vicaire général de l’évêque de Chartres effectue une visite préalable à l’installation des religieuses. La fondation est confirmée par la ratification effectuée par l’évêque de Chartres en l’année 1639, les sœurs sont donc déjà établies à cette date3.

La communauté est fondée par Jehan de Loubes, chevalier et baron de Saulce4 (22 km au sud de Nogent) et par sa femme, Barbe du Bellay5. Il relève de la baronnie de Nogent-le-Rotrou auquel il doit hommage6, la fondation est de fait approuvée par Maximilien de Béthune (1559-1641), Duc de Sully et marquis de Nogent-le-Rotrou.

Les fondateurs ont manifestement un droit de présentation sur les administrateurs du prieuré. Les deux premières prieures, Guionne du Bellay, prieure de 1635 à 16437 et Gabrielle de Loubes, prieure de 1643 à 16948, sont toutes deux issues des familles des fondateurs9. Outre les sœurs qui occupèrent la fonction de prieure, Jean de Loubes et sa femme placèrent également trois de leurs filles au sein du prieuré.

Le prieuré est placé sous l’ordre de Saint-Benoît10. Les bénédictines vivent cloîtrées en respectant les trois vœux ordinaires (pauvreté, chasteté et obéissance). Elles consacrent une grande partie de leur temps à la prière. Elles sont dirigées par une prieure élue, tandis que la gestion des affaires religieuses est placée sous l’autorité d’un chapelain11.

Les bénédictines sont installées dans la maison de la « croix d’or ». La propriété est située rue Gloriette (actuellement rue de Sully) et dispose d’une cour et de jardins ; la maison est mentionnée dans l’aveu de 1648 comme possédée par les sœurs bénédictines12. A l’inverse, il n’est fait aucune mention d’une chapelle rattachée au prieuré. Son existence est néanmoins confirmée par le litige créé par son érection d’une part13, et par l’exposition des reliques de saint Adrian et saint Janvier, qui permet d’attester de son existence en 1660 d’autre part14. Selon le comte de Souancé, un cimetière était ouvert près de la chapelle15.

Entre 1652 et 1666, les bénédictines acquièrent cinq maisons16, toutes situées rue Gloriette (rue de Sully). Sur la dizaine de maisons recensées dans l’aveu de 1648, plus de la moitié sont détenues par le prieuré, créant ainsi une véritable enclave au pied du château Saint-Jean17. Rien n’indique cependant qu’elles soient toutes occupées par les sœurs.

Le développement d'une seigneurie ecclésiastique

Le développement de la communauté bénédictine est particulièrement manifeste sous Sillan de Creully, prieure de 1695 à 1715. Le prieuré accueille alors 30 professes et dispose d’une rente de 6000 à 7 000 livres18. Si la somme représente environ la moitié de la rente du prieuré de Saint-Denis, elle est six fois supérieure à celle du couvent des Ursulines qui accueille pourtant un nombre similaire de sœurs. Fort de son assise financière, le prieuré se rend acquéreur à cette période de trois nouvelles maisons sur la rue Gloriette (actuelle rue de Sully), augmentant ainsi son hégémonie sur ladite rue19.

En 1717, le prieuré est décrit comme un enclos de maisons, dont une pour le chapelain, d’une chapelle, d’un cimetière, de deux champs et de jardins s’étendant jusqu’à la ruelle Marie-Folle, le tout relevant de la Seigneurie de Nogent20. Le prieuré est donc situé entre la rue de Sully (anciennement Gloriette) et la rue des Champs (anciennement Marie-Folle).

Période révolutionnaire, altérations et restaurations

En 1772, les biens du prieuré de Longny (31 km au nord) sont réunis à ceux du prieuré de Nazareth21. La bonne fortune des sœurs est de courte durée, le prieuré de Nazareth est supprimé en 1790. La communauté compte alors douze dames de chœur et quatre converses22. Les religieuses sont expulsées contre leur volonté et le prieuré vendu à titre de bien national comme « maison manable » (d'habitation) en 179223.

L’ensemble de l’ancien prieuré de Nazareth subit une campagne de rénovation en 1991 sous la direction de l’entreprise de maçonnerie Chaboche. Les travaux ont profondément modifié l’ancien prieuré, rendant toute analyse stylistique hasardeuse.

Description

Situation

Plans de situation.Plans de situation.

L’ancien prieuré de Nazareth est implanté le long des pentes du plateau Saint-Jean. Il est situé hors zone inondable, la différence entre le lit de la rivière et les pentes du plateau atteignant à cet endroit une vingtaine de mètres.

L’établissement prend place entre les numéros 24 et 28 de la rue Sully. Cette dernière mène d’une part au château Saint-Jean et d’autre part à la commune de Champrond-en-Perchet. La communauté est située à proximité de la place Saint-Pol, celle-ci marquant le nœud des communications entre les villes du Mans, de Chartres et d’Alençon. Les sœurs ont pour voisins les frères de l’Hôtel-Dieu dont les bâtiments se trouvent de l’autre côté de la rue Sully.

Composition

Les bâtiments se développent selon quatre ailes articulées autour d’une cour rectangulaire et appartiennent aujourd'hui à sept parcelles cadastrales. La cour est accessible d’une part, par un portail situé au numéro 28 de la rue Sully et d’autre part, grâce à une entrée secondaire au nord (aujourd’hui obstruée), accessible par la ruelle de Nazareth.

Élévations

Aile sud

Aile sud, vue du sud-est.Aile sud, vue du sud-est. Aile sud, vue du nord.Aile sud, vue du nord.Aile sud, vue du nord (avant et après restauration).Aile sud, vue du nord (avant et après restauration).

L’aile sud (sur rue) est comprise entre les numéros 26 et 28 de la rue de Sully. L’élévation se développe sur sept travées irrégulières pour deux niveaux d’élévation dans un parti assez simple. Celle-ci sont éclairées par des plates-bandes à l'exception d’une des fenêtres s’ouvrant sous un arc chanfreiné en plein-cintre. Le décor est composé d'une corniche moulurée d'un filet. Le portail du prieuré de Nazareth est constitué d’un arc en plein-cintre, encadré de deux pilastres doriques supportant un entablement laissé nu. Cet entablement est surmonté d’une niche ménagée sous un cul-de-four et couronnée par un fronton semi-circulaire, lui-même supporté par des consoles feuillagées. Deux fenêtres sont disposées de part et d’autre de la baie.

L’examen de la façade révèle le négatif d’un second accès charretier (accolé à l'ouest du premier) permettant d’accéder au numéro 26, celui-ci n’étant pas desservi par le portail du prieuré dans les limites du parcellaire actuel. Le passage est visible sur une photo de la façade de l'aile sud avant restauration. Au regard de la porte conservée sur cour, l’aile sud devait également disposer d’un accès piéton permettant l'accès de la rue à la cour par un couloir traversant. Le couloir étant situé à l’interface, entre l’aile sud et ouest au contact d’une tour carrée en œuvre, il est fort probable qu’il ait également été en contact d'un escalier.

Aile ouest

Aile ouest, vue de l'est.Aile ouest, vue de l'est.Aile ouest, vue de l'est (avant et après restauration).Aile ouest, vue de l'est (avant et après restauration).

Aile ouest, vue de l'ouest (avant et après restauration).Aile ouest, vue de l'ouest (avant et après restauration).

L’aile ouest se développe à la perpendiculaire des ailes nord et sud. Elle est composée de deux niveaux d’élévations, fondées sur un niveau de caves. Elle est couverte d’une toiture en appentis. L’aile est accessible de la rue par un couloir en connexion avec une tour d’escalier en œuvre située au contact des ailes sud et ouest. La présence d’une porte et d’un couloir traversant, indique également l'existence d’une communication entre la cour du prieuré et la parcelle adjacente à l’ouest de celle-ci.

Malgré d’importantes restaurations, l’élévation sud comporte encore des vestiges de croisées dont les moulures sont traitées en quarts-de-rond, une corniche sculptée en doucine, une porte en plein-cintre à clef saillante et passante moulurée en quart-de-rond et de deux fenêtres dont les angles des piédroits sont abattus. Le mur ouest comporte un bel exemple de réinterprétation d’un édifice ancien.

Aile nord

Aile nord, vue du nord (avant et après restauration).Aile nord, vue du nord (avant et après restauration).

L’aile nord barre le fond de la cour de l’ancien prieuré, elle se développe perpendiculairement à l’aile ouest. Elle est composée de deux bâtiments distincts dotés de deux niveaux d’élévations. L’édifice ouest comporte deux portes menant de la cour du prieuré vers l’extérieur de l’enclos, l’une piétonne, l’autre charretière. Les deux ouvertures sont bouchées sur le côté nord. Portes et fenêtres sont ouvertes sous des arcs surbaissés moulurés en quart-de-rond. Les deux croisées qui éclairent actuellement le second niveau d’élévation ont été complètement refaites en 1991. Il n’a pas été possible de démontrer leur authenticité. Les façades de l’édifice sont couronnées par une corniche en doucine et une toiture à deux versants dont le pignon sculpté forme des crossettes.

Aucune visite de l'aile est n’a pu être réalisée, en conséquence elle est exclue de cette étude.

Conclusion

Localisation

Plans de situation.Plans de situation.Portail de Nazareth, vue de l'ouest (1905).Portail de Nazareth, vue de l'ouest (1905).

La localisation du prieuré est assurée par la présence de l’ancienne porte du prieuré conservée au n°28 de la rue de Sully, ainsi que par les données figurées sur le cadastre de 181124. Les maisons sont à la fois structurées autour d’une cour et protégées derrière un enclos, confirmant ainsi les informations mentionnées dans l’aveu de 164825.

Hôtel des trois Maillets, n°20 rue de Sully, vue du sud-est.Hôtel des trois Maillets, n°20 rue de Sully, vue du sud-est.Maisons situées du n°22 au n°24, rue de Sully, vues du sud-est.Maisons situées du n°22 au n°24, rue de Sully, vues du sud-est.Maisons situées du 30 au 34 rue de Sully, vues du nord.Maisons situées du 30 au 34 rue de Sully, vues du nord.

Le fort développement du nombre de maisons acquises par le prieuré entre la seconde moitié du 17e siècle et la première moitié du 18e siècle n’a pas permis une restitution précise de ses limites. A l’est, la communauté semble s’étendre jusqu’à l’hôtel des trois Maillets, soit des n°20 à 24 de la rue de Sully. A l’ouest le cadastre ancien montre un second espace situé entre les numéros 30 et 34. Il est organisé autour d’une cour et doté d’un clos. L’édifice pourrait à la fois correspondre à un espace annexe au prieuré ou plus simplement à une exploitation agricole. En l’absence de transcription des textes, il n’a pas été possible de connaitre l’affectation de ces nouvelles acquisitions. Etaient-elles destinées à loger les sœurs, ou bien dédiées à la location, la question reste posée.

Si l’emplacement des jardins mentionnés en 1648 est inconnu26, l’étude du parcellaire figuré sur le cadastre de 181127, invite à penser qu’il doit se situer au revers des bâtiments de la rue de Sully en direction de la rue Marie-Folle. La description de 1717, dépeignant le prieuré comme doté d’un cimetière et de deux champs s’étendant jusqu’à la rue Marie-Folle, vient alimenter positivement cette hypothèse.

Les bâtiments du prieuré

L’étude du site n’a pas permis de localiser la chapelle mentionnée en 166028. Le vicomte de Souancé29, se basant sur les vestiges d’un édifice roman30, restitue la chapelle à l’extrémité ouest de la ruelle des Champs, à l’angle avec la rue Villette Gâté. Si l’analyse architecturale permet de démontrer l'antériorité de l’édifice sur la fondation du prieuré, rien ne permet d’affirmer l'hypothèse d'une réutilisation du bâtiment comme chapelle. Sa localisation, (en dehors de l’enclos) et la distance qui le sépare du prieuré (plus de 100 m) invite à conserver certaines réserves, d’autant que parmi les vestiges conservés, rien n’indique une fonction religieuse.

Malgré la trace manifeste de plusieurs états antérieurs, les marqueurs stylistiques observés ne permettent pas de dater les élévations de l’aile sud avant le 19e siècle. Seul le portail fait exception. L'édicule encadré de pilastres dont les consoles en S supportent un fronton curviligne et sa niche au fond coquillé renvoie au 17e siècle. Selon le vicomte de Souancé31, l’ancien prieuré a été réaménagé en auberge à la suite de sa vente en bien national. Ce fait pourrait expliquer les reprises de l'aile sur rue, dont le style tranche avec les ailes sur cour.

Nonobstant d’importantes restaurations effectuées durant les années 1990, l’élévation de l’aile ouest comporte encore des marqueurs stylistiques, notamment des croisées et des demi-croisées. Malgré une restauration maladroite, ces dernières conservent des moulures en quart-de-rond qui, associées à une corniche sculptée en doucine, renvoient au 16e siècle, à l’image de ce que l’on peut observer au 92 de la rue Gouverneur, tandis que la porte, sa clef pendante et les deux fenêtres qui la jouxtent évoquent plutôt le 17e siècle.

L’aile nord est datée grâce au pignon à crossettes et aux ouvertures conservées sur le premier niveau d’élévation. La datation admise est comprise entre la fin du 15e siècle et le début du 16e siècle. Le second bâtiment, construit à l’est du premier, a tellement été modifié en 1991 (création d’un pan de bois et d’une tour d’escalier) qu’il n'a pas été possible de le dater.

L’hétérogénéité des bâtiments et de leurs datations stylistiques témoignent d’une part du développement progressif du prieuré, se faisant comme le mentionne les textes, au gré des acquisitions et d’autre part, de l’absence d’une campagne de construction majeure en lien avec la création de la communauté. Le portail et l’organisation spatiale des bâtiments demeurent les deux seuls éléments symboliques témoignant de la destination du site.

1Les Nogentais assortissent néanmoins leur accord d’une condition, « que les religieuses ne pourraient jamais accepter ni recevoir aucune donation de meubles et immeubles des habitants dudit Nogent, en quelque manière que ce pût être » MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28. H5060.2MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28. H 5056.3MERLET, René. Inventaire départemental antérieure à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28. H.5056-5060.4MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28. H.5056. Lors de sa fondation, le prieuré est doté d’une rente de 500 livres (rachetable à hauteur de 9 000 livres) par ses bienfaiteurs Jehan de Loubes et Barbes de Bellay : source originale : AD.28.H 5063.5En tant que fondatrice, Barbe du Bellay se réserve « le droit d’entrer dans le monastère avec demoiselles, les jours de fêtes solennelles, pour y faire des dévotions, excepté le jour de Pâques » (DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934.p. 2)6DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934.p. 2.7MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28.H5065.8MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28.H5065.9 MERLET, René. Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III. Chartres. 1968. Source originale : AD.28.H5063.10MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28.Serie H.5056-5060.11DUVAL, Louis. État de la généralité d’Alençon. Alençon. 1890. p. 198.12LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. L’organisation urbaine et l’Aveu de 1648. Dans : LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la Révolution. Nogent-le-Rotrou, 2004. p. 51. Source originale : AN. P.898.13MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5060. 14MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5065. 15En 1725, ce dernier est déplacé sans que l’auteur ne précise sa localisation (DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934.p.4.).16MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5097.17Ce dernier se rend également acquéreur de biens à vocation agricole tels les fiefs de la Vallée (Coudray-au-Perche) et de la Fuye (Margon) en 1659 auxquels s’ajoute le fief de L’Aspasiére (Dancé) en 1685. D’après MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5075-5101).18DUVAL, Louis. État de la généralité d’Alençon. Alençon. 1890. p. 198.19MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5098. Dans le même temps, les sœurs augmentent leur patrimoine agricole avec l’acquisition des bordages de la Hautondière (Berd’Huis), et du château (Souancé) auxquels s’ajoute la ferme du petit Radray (Saint-Hilaire de Nogent-le-Rotrou) d’après MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5075-5095. La communauté possède également le bois de Montireau d’après MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5093).20AN. P.938. fol 37.21MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5103.22MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. 5119.23DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934.p.4.24Cadastre ancien (1811). plan cadastral. AM Nogent-Le-Rotrou : feuille A2.25AN. série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). 26LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. L’organisation urbaine et l’Aveu de 1648. Dans : LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la Révolution. Nogent-le-Rotrou, 2004. p. 51. Source originale : AN. P.898.27Cadastre ancien (1811). plan cadastral. AM Nogent-Le-Rotrou. Feuille 2.28MERLET, René, Inventaire départemental antérieur à 1790, Série H, T.III, Chartres 1968.- AD.28. H5065. 29 DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934. p. 4.30Maison dite chapelle de Nazareth31DE SOUANCÉ, Hector, « Monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent le Rotrou ». Dans Bulletin Percheron Soc. Histoire et Archéologie T29, n°86, 1934. p .2.
Genre de bénédictines
Vocables Notre-Dame de Nazareth
Appellations maison de la Croix d'or, auberge de Nazareth
Dénominations prieuré, auberge, maison
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 22, 24, 26, 28, 30, 32, 34 rue Sully

Le prieuré est fondé par Jehan de Loubes, Baron de Saulce et par sa femme, Barbe du Bellay entre 1635 et 1639. Les bénédictines sont installées dans la maison de la « croix d’or » située rue Gloriette (actuellement rue de Sully). En 1648, la propriété est décrite comme disposant d’une cour et de jardins. La chapelle est attestée à partir de 1660, son emplacement est inconnu. La communauté se développe durant la première partie du 17e siècle, elle accueille alors 30 sœurs. En 1717, le prieuré est décrit comme doté d’un enclos de maisons, d’une chapelle, d’un cimetière, de deux champs et de jardins s’étendant jusqu’à la ruelle Marie-Folle (actuellement rue des Champs). La communauté est supprimée en 1790, les sept sœurs et les quatre converses sont expulsées. Les bâtiments sont vendus à titre de bien national comme maisons manables en 1792. Ils sont occupés par une auberge et son écurie au cours du 19e siècle avant d'être de nouveau reconvertis en maisons. Le site a entièrement été rénové en 1991.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 17e siècle , daté par travaux historiques, daté par source
Principale : 19e siècle , daté par tradition orale
Auteur(s) Auteur : , maître d'oeuvre inconnu

L’ancien prieuré de Nazareth est situé entre les numéros 26 et 28 de la rue de Sully. Les bâtiments se développent selon quatre ailes articulées autour d’une cour rectangulaire. L’ancienne communauté est aujourd’hui partagée en sept parcelles cadastrales. La cour est accessible d’une part, par un portail situé au numéro 28 de la rue de Sully et d’autre part, grâce à une entrée secondaire au nord (aujourd'hui bouchée), accessible par la ruelle de Nazareth.

Murs
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648).

    AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 10 r°.

    [...] Item troys deniers de cens et vingt deux sols six deniers de rente au jour sainct denys pour raison de la maison court et jardin appellez la croix dor de present posseddez par les religieuses benedictines scituez et joignant par devant a ladicte rue gloriette ayant sur icelle trente troys piedz de longueur et dautre par le derriere au champ du noyer et a la tenue de la teste noyre et aux tenues du dauphin, le porc espy, de sainct jacques et autres, d’un costé a la susdicte tenue de lormarin et ausdictes tenues sainct jacques, porcespy et autres et dautre costé a la tenue cy suyvamment declaree [...]

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Eure-et-Loir. Série H : 5055-5119. Prieuré de Nazareth de Nogent-le-Rotrou.

  • AD Eure-et-Loir. Série H : article 5056. Donation. 1635.

  • AD Eure-et-Loir. Série H : article 5058. Consentement. 1632.

  • AD Eure-et-Loir. Série H : article 5098. Titres d'acquisition. 1654-1710.

  • AD Eure-et-Loir. Série H : article 5115. Suppression. 1790.

  • Archives nationales. Série P : article P898, numéro 38. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou. 1648.

    Fol 10 r°
Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

    Feuille A2.
  • Porte de l'ancien couvent [...] de Nazareth. Impr. photoméc. (carte postale). (Musée-Château Saint-Jean, Nogent-le-Rotrou).

  • Couvent de Nazareth, auteur inconnu, avant 1991, collection privée.

Bibliographie
  • DE SOUANCE, Hector Guillier. Nogent-le-Rotrou. Nogent-le-Rotrou : [s.n.], 1916.

    p. 162.
  • DUVAL, Louis. État de la généralité d'Alençon sous Louis XIV. Alençon : Librairie Loyer-Fontaine, 1890.

    p. 198.
  • LECUYER-CHAMPAGNE, Françoise. L’organisation urbaine et l’Aveu de 1648. In : LECUYER-CHAMPAGNE, Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la veille de la Révolution. Nogent-le-Rotrou : éd. Musée-Château Saint-Jean, 2011.

    p. 51.
  • MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, archives ecclésiastiques, Série H. Chartres : Impr. Garnier, 1897 (réédition de 1978).

    p. 73-81.
Périodiques
  • DE SOUANCE, Hector Guillier. Le monastère de Notre-Dame de Nazareth à Nogent-le-Rotrou. Bulletin Percheron, Société d'Histoire et d'Archéologie, 1934, tome 29, n°86.

    p. 2-4.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien