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Maladrerie Saint-Lazare dite maison des lépreux, actuellement grange

Dossier IA28000318 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

Historique

La maison des lépreux

François Pitard1 fixe la fondation de la maison des lépreux à l’année 1091 sous l’initiative de Geoffroy IV (?-1100), seigneur de Nogent de 1079 à 1100. Il n’existe aucun document susceptible de recouper cette information. La première mention de la léproserie remonte à 11792. La filiation de la communauté des lépreux avec la famille Rotrou est manifeste. Geoffroy V, comte du perche et seigneur de Nogent, effectue une aumône numéraire à la communauté en 11913. Elle est alors qualifiée de "notre maison des lépreux"4, preuve que les Rotrou sont bien les fondateurs de la communauté.

Si comme les moines de Saint-Denis, la maison des lépreux a à charge de prier pour l’âme de ses bienfaiteurs, la dédicace de la communauté à Saint-Lazare, patron des lépreux, laisse peu de doute quant à sa fonction. La maison est destinée à recueillir les lépreux originaires et/ou vivants à Nogent-le-Rotrou5. Déclarés morts aux yeux de la société, les malades vivent reclus. Ils partagent leur temps entre prières et tâches agricoles. L’assistance de la maison de Saint-Lazare s’assortit de l’obligation pour les lépreux de céder une partie de leurs biens mobiliers et de leur héritage à la léproserie. Toutefois, les malades reçoivent une rente permettant de subvenir à leurs besoins6.

Une grande partie des revenus de la léproserie est issue des dons et des aumônes. Selon Séverine Sureau7, près de 80% des donateurs connus proviennent de l’aristocratie percheronne. Les aumônes faites à la communauté sont assorties de contreparties d’ordre spirituel. A l’instar de Geoffroy V, dont l’aumône est effectuée pour le salut de son âme et celui de sa famille, ou encore des moines de Saint-Denis pour la rémission de leurs péchés8. Au début du 13e siècle, la communauté peut compter à la fois sur des rentes numéraires (rentes, cens) et des biens en nature (dîmes, terres et vignes9) en plus des dons laissés par les voyageurs, malades et pèlerins.

Après la disparition de la maison de Rotrou en 1226, les aumônes bien que toujours nombreuses au long du 13e siècle, sont moins importantes et les donateurs moins prestigieux. Néanmoins les seigneurs percherons et anciens vassaux des Rotrou poursuivent leurs dons et aumônes. La maison de Saint-Lazare dispose ainsi d’une assise financière suffisante pour augmenter le nombre de ses rentes, tant numéraires qu’en nature10.

L’absence de données concernant les 14e et 15e siècles ne permet pas de percevoir l’évolution historique et topographique de la maladrerie durant cette période.

La maladrerie Saint-Lazare

A partir du 15e siècle, les aspects liés aux biens temporels de la maladrerie sont placés sous l’autorité d’un « maître-administrateur », tandis que les questions religieuses sont laissées aux mains d’un chapelain. Comme c’est le cas à l’Hôtel-Dieu de Nogent, une seule et même personne occupe les deux fonctions. Le droit de nomination de l’administrateur-chapelain dépend à la fois du Seigneur de Nogent et de l’Évêque de Chartres11. Le nombre de lépreux, comme le nombre de serviteurs dédiés à la maladrerie, est inconnu pour la période étudiée.

En 1485, la maladrerie12 est organisée en deux ensembles13 : la « grande maison » et la maison de la chambre des Carreaux, toutes deux accolées et protégées derrière un clos d'une part, et la maison et le jardin des malades d'autre part.

La communauté dispose de deux chapelles jointives et d’un cimetière. Ils sont tous trois attestés à partir de 146814. La chapelle Saint-Lazare est située à proximité de la maladrerie15, elle est protégée par un mur de clôture. La chapelle Saint-Robert est accolée au cimetière de la maladrerie. Elle est dédiée à l’usage des lépreux, certains d’entre eux sont enterrés en son sein16.

La ruine de la maladrerie

Le tournant du 16e siècle annonce, le début d’une période de mauvaise gestion des établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou17. Les commendataires de la maison des lépreux cumulent les bénéfices et ne résident pas dans la maladrerie.

En 1553 la maladrerie est ainsi déclarée en « grande ruine » par son administrateur18. A la situation financière critique de la maison s’ajoute un contexte de tensions religieuses. Les Nogentais défendent leur ville par deux fois contre les troupes huguenotes, en 1569 et 1589. Séverine Sureau a mis en avant la corrélation entre les démissions successives des commandataires de la maladrerie, les difficultés d’administration et peut-être des troubles liés aux guerres de religion. Ainsi quatre commandataires démissionnent de leurs charges entre 1570 et 157519.

Durant la seconde partie du 16e siècle, la communauté se compose d’un administrateur-chapelain, d’un vicaire, d’un serviteur et de deux à trois lépreux. Le vicaire a la charge des trois messes journalières destinées aux malades, tandis que des serviteurs assument à la fois le gardiennage et la fourniture du vin. Le gardien dispose quant à lui d’une rente annuelle de 50 sous20.

Si le nombre de lépreux correspond à la moyenne des maladreries en France à la même époque, la maison de Saint-Lazare ne demeure pas moins un établissement modeste. Il n’est fait aucune mention des serviteurs prenant en charge des lépreux, ce qui peut sous-entendre une auto-gestion de leur part21.

A plusieurs reprises elle est décrite comme ruinée au cours du 16e siècle. En 1553, l'administrateur Jean Péan fait effectuer des travaux sur "la chapelle et ses appartenances". Le prix de la tâche prend en compte les réparations «sans celles qui y sont encore à faire », signe que des travaux restent à effectuer22. En 1569, la chapelle est « en grande ruine et désolation ». Jean Péan est alors contraint de financer lui-même les travaux pour réparer cette dernière ainsi que les maisons qui en dépendent23. Aux deux chapelles précédemment mentionnées dans les sources textuelles, succède une unique chapelle mentionnée en ruine dans les textes du 16e siècle.

La réunion avec l’Hôtel-Dieu

Au début du 17e siècle, la maison Saint-Lazare n’accueille plus de malades, elle est réduite à une coquille vide et à quelques baux et terres. En 1642, la léproserie est finalement réunie à l’ordre Saint-Lazare du Mont Carmel24 puis, en 169525 à l’hôtel-Dieu de Nogent-le-Rotrou. Ceci entraîne sa désaffection progressive.

Une "reconversion" agricole

Cadastre ancien vectorisé (1811).Cadastre ancien vectorisé (1811).La chapelle Saint-Robert et l'ancienne maladrerie de Nogent-Le-Rotrou (1877).La chapelle Saint-Robert et l'ancienne maladrerie de Nogent-Le-Rotrou (1877).

La communauté est supprimée avant 1811, provoquant ainsi la vente des bâtiments constitutifs de la maladrerie. Plusieurs constructions apparaissent encore en élévation sur le cadastre ancien26. La chapelle Saint-Robert est figurée à proximité d’un bâtiment en L à l’ouest, et d’un bâtiment rectangulaire à l’est, tous deux situés dans des parcelles distinctes de celle de la chapelle. Celle-ci se trouve à environ 6 m en retrait du tracé actuel de la rue. Elle est orientée perpendiculairement à la voirie. Elle est composée d’un vaisseau unique aboutissant sur une abside semi-circulaire.

Un dessin consacré à la chapelle est publié dans l’« Album percheron »27. Elle est éclairée par de minces jours en plein-cintre séparés par des contreforts rectangulaires. L’élévation est couronnée d’une toiture à deux versants et d'une croupe semi-circulaire. Le portail de la chapelle comporte plusieurs rouleaux dont les claveaux sont décorés en damier28.

En 1865, le domaine et l’ancienne maison des lépreux sont respectivement convertis en terres et bâtiments agricoles29. Les destructions s’enchaînent : la chapelle Saint-Lazare est détruite avant 1874, la chapelle Saint-Robert en 1874 et la maison d’habitation des administrateurs au tournant du 19e et du 20e siècle30.

Description

Plan de Situation.Plan de Situation.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, vue du sud-est.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, vue du sud-est.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, vue du nord-ouest.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, vue du nord-ouest.

Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, détail d'une baie de la face sud-est.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, détail d'une baie de la face sud-est.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, détail d'un corbeau de cheminée.Bâtiment au 71 rue Saint-Lazare, détail d'un corbeau de cheminée.

Situation

L’ancienne léproserie Saint-Lazare prend place à la limite de la ville de Nogent-le-Rotrou, le long de la rue du même nom, à proximité du cours d’eau la Jambette. La rue Saint-Lazare fait partie de l’axe central traversant la ville de Nogent selon un axe nord-sud reliant les villes du Mans et d’Orléans.

Plan

Le seul édifice encore en élévation et relevant potentiellement de la maladrerie Saint-Lazare est situé au 71 de la rue Saint-Lazare. Le rapprochement entre l’édifice et la léproserie tient d’une part à son existence sur le cadastre 1811 et d’autre part, à sa proximité avec la chapelle Saint-Robert. L’édifice possède un plan rectangulaire allongé et parallèle à la rue. Les dimensions de l’édifice n’excèdent pas 6,5 m sur 11,5 m.

Élévation

L’élévation se compose d’un seul niveau sous comble, ouvert au sud par quatre petites baies chanfreinées. L’espace interne unique est chauffé par une cheminée placée sur le pignon ouest de l’édifice. Le manteau aujourd’hui détruit, repose sur des consoles d’un seul bloc dont les formes cubiques et pyramidales sont liées grâce à un mince tore. L’ensemble est surmonté d’un toit à deux versants dont les lucarnes permettent de charger le grenier. Le bâtiment est construit en moellons (calcaire et silex) à l’exception de ses ouvertures dont les encadrements sont en moyen appareil de calcaire blanc.

Conclusion

Une fondation en deux temps ?

Jusqu’en 1191, la communauté est désignée dans les aumônes sous le nom de « pauperes Sancti-Lazari » ou de « leprosi de Nogento »31. Les dons sont dirigés vers une catégorie de personnes et non vers une institution ; ici « les pauvres de Saint-Lazare » ou plus simplement les « lépreux ». A l’inverse, à partir de l’aumône de Geoffroy V en 1191, les termes de maison des lépreux « domus leprosorum » ou de maison de Saint-Lazare « domini beati Lazari » sont employés32. Il est possible de rapprocher ce changement d'appellation à la régularisation de la communauté désormais désignée sous le terme de maison et pourvue d’une rente numéraire. Le changement de terminologie équivaudrait alors à une refondation. Or Geoffroy V effectue sa dotation en 1191, précisément un siècle après que le supposé fondateur Geoffroy IV ne crée la maladrerie en 1091. Il est fort probable que Geoffroy IV, le fondateur évoqué par les érudits locaux en 1091 soit en réalité le Geoffroy V cité par les sources textuelles en 1191. Les donations antérieures à 1191 seraient, soit à considérer comme une dotation préalable, comme c’est le cas pour l’Hôtel-Dieu de Nogent fondé à la même période, soit la preuve de l’existence d’une communauté antérieure réformée en 1191.

La maison des lépreux est implantée au sud de la rue Saint-Lazare en bordure du bourg de Nogent-le-Rotrou. Cet emplacement est conditionné par la crainte de la contagion, les lépreux ont l’obligation de résider en dehors de la ville et de ne pas se trouver sous les vents dominants33. La rue Saint-Lazare fait partie de l’axe principal de Nogent-le-Rotrou reliant les villes du Mans et de Chartres, axe également emprunté par les pèlerins se rendant à Compostelle. La léproserie tire néanmoins habilement parti des contraintes d’implantation imposées. Aux portes de la ville, la communauté bénéficie à la fois de l’afflux des voyageurs et des pèlerins se rendant à Compostelle. Les lépreux peuvent ainsi quêter aisément tout en incitant les passants à effectuer des aumônes. La maison de Saint-Lazare est fondée sur un parcellaire aéré facilitant ainsi l’expansion de la communauté. Elle est bordée à 130 m à l’est par la Jambette. L’affluent de l’Huisne fournissant aux lépreux l’eau nécessaire à leurs cultures et à leurs besoins domestiques.

Néanmoins la situation périphérique de la léproserie comporte deux défauts majeurs, d’une part la communauté ainsi placée est trop loin du château pour bénéficier de sa protection. D’autre part, à l’inverse du prieuré Saint-Denis, la maison Saint-Lazare ne peut pas se retrancher derrière son réseau hydrographique. Les lépreux sont donc particulièrement vulnérables en cas de conflit.

Les bâtiments de la léproserie

Il ne reste aucun vestige permettant de restituer la maison des lépreux au 12e ou au 13e siècle. On peut tout au plus supposer que la communauté dispose d’une chapelle, d’un cimetière et de maisons accueillant d'une part les malades et de l'autre, les administrateurs. La domus leprosorum est vraisemblablement retranchée derrière un clos entouré de terres agricoles.

La chapelle Saint-Robert et l'ancienne maladrerie de Nogent-Le-Rotrou (1877).La chapelle Saint-Robert et l'ancienne maladrerie de Nogent-Le-Rotrou (1877).

Malgré la destruction de la chapelle Saint-Robert en 1875, l’étude de ses représentations permet de penser que la chapelle aurait pu dater du 11e ou du 12e siècle. La typologie et les marqueurs stylistiques utilisés concordent avec les dates évoquées plus haut. Néanmoins la dédicace de la chapelle à Saint-Robert, canonisé en 1220, associée à l’absence de mention dans les sources textuelles avant 1468, invite à rester prudent sur la datation admise.

Les bâtiments de la maladrerie

Hypothèse de restitution des bâtiments de la maladrerie.Hypothèse de restitution des bâtiments de la maladrerie.

A la fin du 15e siècle, les textes mentionnent d’une part, la « grande maison » et la maison de la chambre des Carreaux, toutes deux accolées et protégées derrière un clos, et la maison et le jardin des malades d'autre part. Les administrateurs et leurs serviteurs résidant certainement dans le premier ensemble tandis que les lépreux auraient été cantonnés au second. Le cadastre ancien représente un bâtiment se développant selon un plan en L, à proximité directe de la chapelle Saint-Robert. Il pourrait s’agir de la grande maison évoquée par les textes.

Le seul vestige conservé est le bâtiment situé au 71 rue Saint-Lazare, à une cinquantaine de mètres de l’emplacement restitué de la chapelle Saint-Robert. La présence d’une cheminée et de nombreuses fenêtres attestent de sa fonction résidentielle. Les marqueurs stylistiques (console cheminée, petite baie chanfreinée) indiquent une datation fin du 15e début du 16e siècle. Compte tenu de la proximité avec la chapelle de la maladrerie, il pourrait s’agir d'un des bâtiments composant la maison des lépreux.

1PITARD, Jean-François. Fragments historiques sur le Perche, statistiques par commune et par ordre alphabétique. Paris. 1993. Première parution en 1877. p. 340.2DE SOUANCÉ. Hector. Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou : 1031-1789, Vannes, 1895. Charte 122 (1179).3SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C.112.4 « nosotrum domus leprosorum ».5SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p. 67.6SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p. 67.7SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire, sous la dir. de Madame Michaud-Fréjaville, Université d’Orléans, 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C102, 106, 104.8pro remedio anime notre et predecessorum » ; « in peccatorum suorum remissionem » SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C102 et C 122.9La viticulture est au centre des préoccupations des malades de Saint-Lazare dont la soif pour le vin est décrite par les moines de Saint-Denis comme presque inextinguible (Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C102). L’usage thérapeutique du vin est certainement le premier argument à mettre en avant pour justifier la forte consommation des malades. DE SOUANCÉ. Hector. Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou : 1031-1789, Vannes, 1895. Charte 122 (1179).10SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p.29.11SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p. 33.12PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu A3.13SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, B1467.14SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C276.15PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu A3.16SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, C276.17SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p. 53.18SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C188.19PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, A320SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C255.21SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p. 75.22SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C188.23SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. Source originale : Archives municipale de Nogent-le-Rotrou, C74.24FRET, Joseph. Antiquités et chroniques Percheronnes. Tome III. Mortagne. 1840. p 222.25PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives. Municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu. p. 29.26Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Casastre Ancien : feuille A3 (1811).27JUBAULT, A. Album Percheron. Nogent-le-Rotrou : G. Fauquet, 1926, planche 35.28GUILLON J. « Un coin du vieux Nogent », dans Le Nogentais, tome 17, Nogent-le-Rotrou. p.1.29FRET, Joseph. Antiquités et chroniques Percheronnes. Tome III. Mortagne. 1840. p 22230GUILLON J. un coin du vieux Nogent, Le Nogentais. tome 17. Nogent-le-Rotrou. p. 1.31SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Tome 2. Université d’Orléans. 2003. p.23. Source originale Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. C102, 104,106.32SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Tome 2. Université d’Orléans. 2003. p.23. Source originale Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. C112, 135, 124.33SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Tome 1. Université d’Orléans. 2003. p.67.
Vocables Saint-Lazare
Appellations maison des lépreux, léproserie Saint-Lazare
Destinations grange
Dénominations maladrerie
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 63-73 rue Saint-Lazare
Cadastre : 1990 BN 1-6,8-10, 225, 234.

Les textes attestent de l’existence de la léproserie à 1179 (terminus ante quem). En 1191, la communauté est de nouveau mentionnée comme "notre maison des lépreux" par Geoffroy V du Perche, son fondateur supposé. En 1485, la léproserie, devenue maladrerie, est organisée en deux ensembles: la "grande maison" et la maison "de la chambre des Carreaux" d'une part, et la maison et le jardin des malades d'autre part. La communauté dispose de deux chapelles, l'une dédiée à saint Lazare, l'autre à saint Robert, et d’un cimetière, tous trois attestés à partir de 1468. En 1695, la léproserie est réunie à l’Hôtel-Dieu de Nogent-le-Rotrou, fait qui entraîne sa désaffection progressive. La communauté est supprimée avant 1811. La chapelle Saint-Robert est détruite avant 1874, la chapelle Saint-Lazare en 1874 et la maison d’habitation des administrateurs au tournant du 19e et du 20e siècle.

Période(s) Principale : 12e siècle , daté par source , (?) , (détruit)
Principale : 15e siècle , daté par source , (?) , (détruit)
Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Geoffroy V du Perche,
Geoffroy V du Perche ( - 1202)

Geoffroy V est le fils de Rotrou IV, il fut comte du Perche et seigneur de Nogent-Le-Rotrou de 1191 à 1202.


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donateur, attribution par source

Le seul édifice encore en élévation et relevant potentiellement de la maladrerie Saint-Lazare est situé au 71 de la rue Saint-Lazare. Il se développe selon un plan rectangulaire allongé et parallèle à la rue. Les dimensions de l’édifice n’excèdent pas 6,5 m sur 11,5 m. Ce dernier est construit en moellons de calcaire, la pierre de taille est limitée aux ouvertures. La couverture est en tuiles plates. L’élévation se compose d’un seul niveau sous comble, ouvert au sud par quatre petites baies chanfreinées. L’espace interne unique est chauffé par une cheminée placée sur le pignon ouest de l’édifice. Le manteau aujourd’hui détruit, repose sur des consoles d’un seul bloc dont les formes cubiques et pyramidales sont liées grâce à un mince tore. L’ensemble est surmonté d’un toit à deux versants dont les lucarnes permettent de charger le grenier.

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate
Plans plan rectangulaire régulier, plan allongé
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
Énergies
États conservations mauvais état, détruit
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Nogent-le-Rotrou. Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou. Série A Fondation, chartes, lettres patentes émanées des seigneurs, Évêques, etc : article A3.

  • AC Nogent-le-Rotrou. Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou. Série B section B : 1467. 1485.

  • AC Nogent-le-Rotrou. Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou. Série C ; Matières ecclésiastiques : article C102. Transaction. 1179.

  • AC Nogent-le-Rotrou. Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou. Série C ; Matières ecclésiastiques : article C112. Donation. 1191.

  • AC Nogent-le-Rotrou. Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou. Série C ; Matières ecclésiastiques : article C276. 1468.

Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

    Feuille A3
Bibliographie
  • FRET, Louis-Joseph. Antiquités et chroniques percheronnes. Volume III. Paris : Le Livre d'histoire, 2001. (fac-similé de l'édition de 1838).

    p. 220.
  • JUBAULT, A. Album Percheron. Nogent-le-Rotrou : G. Fauquet, 1926.

    planche 35.
  • PITARD, J.-F. Fragments historiques sur le Perche, statistique par commune et par ordre alphabétique. Paris : Res Universis, 1993 (fac-similé de l´édition de Mortagne : Dampeley frères, 1866).

    p. 340.
  • PROUST, Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou : Impr. A. Gouverneur, 1869.

    p. 145-150.
  • SUREAU, Séverine. Les établissement hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l'hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Orléans, Mémoire de maîtrise : cycle d'Histoire médiévale, 2003.

  • MALCOR, Bernard. Le protestantisme à Nogent-le-Rotrou. In : LECUYER-CHAMPAGNE, Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la veille de la Révolution. Nogent-le-Rotrou : éd. Musée-Château Saint-Jean, 2011.

    p. 33.
Périodiques
  • Bibliothèque municipale de Nogent-le-Rotrou. Le Nogentais. [journal périodique, hebdomadaire, 1841-1944]

  • GUILLON, J. Un coin du vieux Nogent. Le Nogentais, tome 17. Nogent-le-Rotrou.

    p. 1.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien