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Manoir dit La maison Blanche (18 rue de l'Épinetterie)

Dossier IA37005709 inclus dans La ville d'Amboise réalisé en 2006

Fiche

Appellations La maison blanche
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 18 rue de l'Épinetterie

Le parc dans lequel prend place La maison Blanche est planté de nombreux arbres anciens, mais il est probablement postérieur à la fonction agricole du lieu. De part son emplacement, assez éloigné de la ville médiévale et même des faubourgs, et certaines particularités architecturales, cet édifice requiert bien le statut de manoir. L'histoire du manoir est mal connue. Il date probablement du XVIe siècle, mais a été remanié à plusieurs reprises. Le logis manorial est largement restauré et sa distribution primitive a disparu. D'autres bâtiments d'habitation lui ont été accolés à une époque indéterminée. Les bâtiments d'exploitation, très transformés, n'ont pas fait l'objet d'une étude.

Période(s) Principale : 16e siècle
Secondaire : 17e siècle

Les bâtiments d'habitation et d'exploitation prennent place de part et d'autre d'une cour : à l'est le logis, et à l'ouest, les communs. Le portail d'entrée bâti entre les bâtiments d'habitation et ceux d'exploitation marque l'emplacement de l'accès primitif qui se faisait donc par la cour. Malgré son très mauvais état de conservation, il présente encore une entrée charretière et une entrée piétonne. Des vestiges de bossages encore lisibles par endroit orientent sa datation vers le XVIIe siècle. Le logis manorial est édifié en moellon de tuffeau crépi et couvert d'ardoises. La pierre de taille a été réservée aux encadrements des baies et aux lucarnes. Côté cour, quatre baies et deux lucarnes parfaitement superposées sur deux travées ouvrent la façade de la demeure au rez-de-chaussée, au premier étage et dans le comble aménagé. Les allèges ornées de panneaux accentuent encore davantage l'ordonnance de la façade. Les baies présentent un décor renaissant constitué de pilastres couronnés par des chapiteaux à rinceaux et volutes aux angles. L'encadrement de la baie est sobrement mouluré de quart-de-rond, baguettes, liserés et gorges. Une agrafe marque le centre du linteau de la baie. Les lucarnes semblent prendre pour modèle celles de la surélévation par François Ier du nouveau logis de Charles VIII sur les jardins au château. Ainsi les gables en trapèze curvilignes sommés de petits frontons cantonnés de pinacles s'appuient ici directement sur la corniche du toit. La partie inférieure des gables est percée par la baie. Le tympan est d'ailleurs orné d'un F. Côté parc, la façade est plus sobre et seules les deux demi-croisées de l'étage sont d'origine. Le pignon est bordé d'une cape à la française. Une tourelle d'escalier d'origine, en pan de bois, renfermant une vis dont le noyau tors inclut une main courante (d=16 cm), dessert l'ensemble de l'édifice, du rez-de-chaussée au comble. L'ensemble de l'édifice est très restauré mais il est toutefois possible que les marches soient celles d'origine. Dans les étages, des vestiges du XVIe siècle demeurent ça et là : des volets intérieurs à panneaux, ou les targettes de ces volets. Ces targettes (h=6 cm) ferment des volets intérieurs : malgré les vis qui les fixent, il y a tout lieu de croire qu'elles ont été remises en place mais qu'elles n'ont pas été rapportées. Elles présentent un profil ovale, avec une découpe en demi-lune semblable aux targettes du logis des Pages.

Un fragment de colonne (d=40 cm), pouvant constituer une base ou un chapiteau d'ordre dorique, a été retrouvé dans les décombres d'une cave. Taillé dans un calcaire coquillier assez dur, il ne présente pas d'élément de datation. Il pourrait aussi bien dater de l'époque antique que de la seconde moitié du XVIe siècle, comme le reste de la demeure. La charpente à chevrons formant fermes est en partie masquée par l'isolation. Les bois de quartier semblent de bonne qualité, leur section mesurant autour de 13 cm. Il s'agit d'une charpente à fermes maîtresses et fermes secondaires disposant d'un faîtage et d'un sous-faîtage dont la cohérence est assurée par des croix de saint-André. Le sous-faîtage repose sur les faux-entraits auxquels il est lié par des doubles queues d'aronde. Seules les fermes maîtresses disposent d'un poinçon enfourchant le faux-entrait, lui-même enfourché par la poutre faîtière. Dans le prolongement du logis manorial, se tiennent d'autres bâtiments d'habitation ajoutés postérieurement. En face, à l'ouest, les bâtiments d'exploitation ont quant à eux été construits sur des caves voûtées, qui pourraient dater de l'époque médiévale. Ils sont construits en pan-de-bois, brique et tuffeau. Leur couverture est en tuile plate. Les charpentes à fermes et à pannes manifestent de nombreuses reprises.

Murs brique
enduit
crépi
moellon
pierre de taille
pan de bois
Toit ardoise, tuile plate
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation à travées, élévation ordonnancée
Couvertures toit à deux pans
toit en pavillon
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis
Techniques maçonnerie
sculpture
Représentations volute monogramme agrafe pilastre
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie