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Manoir dit Le Clos Lucé (2 rue du Clos-Lucé)

Dossier IA37005742 inclus dans Amboise : rue du Clos-Lucé réalisé en 2006

Fiche

Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 2 rue du Clos-Lucé

L'histoire du Clos-Lucé est assez bien connue. Les principales campagnes de construction eurent lieu entre le 15e et le début du 16e siècles. Des réaménagements très importants ont été entrepris aux 19e et 20e siècles tant pour la distribution que pour remettre en état façades, maçonneries et ornements. La bibliographie est pauvre et si l'on fait abstraction des études de l'abbé Bosseboeuf ou de celle de Marguerite Coleman - très poétique -, le Clos-Lucé n'a jamais fait l'objet d'une étude d'histoire de l'art. Ces deux auteurs se réfèrent toutefois aux archives privées pour établir l'histoire du lieu. Les ouvrages parus sont principalement consacrés à la vie de Léonard de Vinci qui y passa les trois dernières années de sa vie avant de s'y éteindre le 2 mai 1519. Le Clos-Lucé fut cédé à Estienne Leloup, maître d'hôtel et premier huissier d'armes du roi Louis XI, par le roi lui-même, le 26 mai 1471. L'acte de vente ferait mention du Clos-Lucé « (...) avec ses maisons, caves, vignes, terres, jardins, et toutes dépendances (...) ». Les travaux de reconstruction débutèrent rapidement, les premières mentions d'archives datant de 1476. Une enceinte clôt le parc, mais nous ne savons pas si elle fut restaurée ou créée en cette seconde moitié du XVe siècle. Il ne reste de l'enceinte qu'une tour carrée, située à gauche de l'entrée principale. Sur un plan en «L » avec une tourelle d'escalier à la rencontre des deux ailes, le logis fut reconstruit avec les matériaux à la mode sous Louis XI, à savoir la brique et la pierre de taille de tuffeau pour les chaînages et les encadrements de baies. Dès 1473, Estienne Leloup reçut la charge de garde de la forêt d'Amboise. Ses gages devaient lui être versés par la ville qui n'en avait pas les moyens. Elle tenta de négocier avec le roi longuement, si bien qu'en 1480, la ville devait deux ans de gages à Estienne Leloup, soit 600 livres. Pour se faire payer il menaça de faire tirer l'artillerie du Clos sur la ville. En 1486, l'artillerie du Clos-Lucé fut vérifiée par des canonniers. Les relations du château et du Clos-Lucé furent toujours étroites, même avant le rachat du lieu par Charles VIII. Aussi, un chemin longé d'un garde-fou conduisait-il du château au Clos. À la mort d'Estienne Leloup, ses biens auraient été saisis et adjugés en 1490 à Pierre Morin, qui devint trésorier de France et fit construire en ville l'hôtel Morin, actuellement situé au 10-11 quai Charles Guinot. Les archives privées du Clos-Lucé conserveraient l'acte de vente au roi Charles VIII, passé devant Maître Mazenot à Lyon, le 2 juillet 1490. Le domaine aurait compris à ce moment : « 22 arpents d'enclos, 183 arpents de terres labourables, 220 arpents de bois, 11 arpents de près et 8 arpents de vigne ». La description se poursuit : « L'ostel du Clou auquel a plusieurs corps d'ostel contenant tant en édifices que jardins et viviers deux arpents et demy de terre ou environ ». Ainsi pour la somme de 3 500 écus d'or, le "Clou" devint domaine royal. Charles VIII aurait fait construire la chapelle entre les deux ailes du bâtiment. À la mort de Charles VIII, le Clos-Lucé revint à son cousin, le capitaine Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol. Après Louis de Luxembourg, ce fut le duc d'Alençon, époux de Marguerite de Navarre et soeur du futur François Ier qui devint propriétaire du Clos. En 1516, le duc d'Alençon vendit le Clos à Louise de Savoie ; l'acte de propriété serait également conservé dans les archives privées du Clos-Lucé. En 1516, Léonard de Vinci s'installa au Clos-Lucé et il est possible que des travaux soient menés pour son confort. On dispose finalement de peu de détails sur la vie du grand homme à Amboise, et souvent les écrits à ce sujet relèvent davantage du mythe que de la réalité. Léonard a toutefois dessiné le château vu depuis le Clos-Lucé, soit ses façades méridionales. On dit ce dessin réalisé à la demande de François Ier. Le testament de Léonard fut rédigé le 23 avril 1519, soit quelques jours avant sa mort le 2 mai. L'original a disparu mais il aurait été conservé à Amboise, rue Joyeuse, par l'étude de Maître Bourreau chez qui le testament aurait été enregistré. En 1937, l'étude appartenait à Maître Gourdon. Léonard de Vinci fut inhumé, conformément à son souhait dans « ladicte église Saint-Florentin, par le collège de ladicte église ». Il s'agit bien de la collégiale du château dans laquelle, en 1874, après la destruction de l'église, Arsène Houssaye mit au jour une pierre tombale avec une inscription à demi-effacée où il put déchiffrer « LEONARDUS VINCIUS ». Les restes présumés furent alors transférés dans la chapelle Saint-Hubert du château. En 1523, Louise de Savoie aurait cédé sa terre du Clos à Philibert Babou, argentier du roi François Ier. En 1583, le Clos serait revenu par héritage à Michel de Gast, gouverneur d'Amboise. Au début du XVIIe siècle, les archives donneraient Jean-Gabriel Polastron de La Hillière, comme dixième possesseur du Clos. Puis, autour de 1636, la terre serait revenue entre les mains de la famille d'Amboise par l'intermédiaire du mariage d'Antoine d'Amboise avec mademoiselle de La Frillière. À la fin du XVIIIe siècle, monsieur d'Amboise vendit tous les fiefs relevant du Clos au duc de Choiseul pour 16 000 livres. Au début du XIXe siècle, il ne restait plus autour du logis que les communs, le parc et les jardins. Enfin, Madame Jameron des Fontenelles céda le Clos-Lucé à la famille Saint-Bris qui depuis l'entretient. C'est à la fin du XIXe siècle que les travaux de restauration commencèrent.

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : Epoque contemporaine

Il s'agit d'une demeure noble avec une fonction agricole, donc d'un manoir. Les bâtiments du Clos-Lucé présentent un plan en « L », si l'on fait abstraction des quelques dépendances adossées à la muraille longeant la rue Victor Hugo qui, comme les autres bâtiments, n'ont pas été épargnées par de multiples restaurations et dont le caractère original a disparu. Le manoir est enclos dans un parc vallonné, au fond duquel coule la Masse. En bas, du côté de la rue Léonard de Vinci, le pigeonnier a été conservé. Il est construit dans les mêmes matériaux de construction que le logis, à savoir en brique, la pierre de taille de tuffeau étant réservée aux chaînages et encadrements de baies. Sa couverture en pavillon à quatre pans repose sur une charpente à chevrons-formant-fermes avec une enrayure centrale (sans doute 15e-16e siècles). Les bois, comme la disposition, semblent authentiques. On pénètre dans la cour du Clos-Lucé par une porte cochère en anse de panier surmontée d'une accolade à fleurons et choux. La façade orientale du logis fait alors face au visiteur. L'aile principale est construite perpendiculairement à la rue et deux ailes plus petites viennent en retour d'équerre à l'ouest et à l'est. Cette dernière est une création du 19e siècle. Le bâtiment d'origine se limite donc à un logis en « L » desservi par une tourelle d'escalier octogonale placée à la rencontre des deux ailes. Cette tourelle constitue l'élément le moins remanié de l'édifice. Au-dessus de la porte, on aperçoit un dais surmontant un heaume à couronne et feuillages, un blason aux armes de France présenté par deux anges, et en dessous, deux autres blasons aux armes de France et de Savoie. Ces armoiries sont bien celles de Louis XI qu'Estienne Leloup apposa en signe d'allégeance. La tourelle est couronnée d'un toit à huit pans. La distribution originelle a été très modifiée, on peut toutefois penser que l'aile secondaire en retour abritait les cuisines et dépendances, tandis que l'aile principale recevait la grande salle au rez-de-chaussée et les appartements au premier étage. Le rez-de-chaussée a été réinventé au XIXe siècle, mais à l'étage on remarque, dans une chambre appelée « la chambre de Léonard de Vinci », une cheminée à hotte datant certainement de la première campagne de construction, autour des années 1470. Le manteau repose sur des piédroits composés d'une colonnette reposant elle-même sur une base octogonale particulièrement haute (sa hauteur est égale à la moitié de celle de la colonnette). Le chapiteau de la colonnette, simplement épannelé, est séparé du fût par un cordon torique. Entre le manteau et le chapiteau, un petit entablement prend place. Enfin, une corniche sépare le manteau de la hotte. La chapelle fut construite devant la tourelle d'escalier. La balustrade ajourée, d'après les clichés photographiques anciens, aurait été ajoutée au 19e siècle pour cacher la base du toit en terrasse. À une époque méconnue, la chapelle a servi de cuisines. Aujourd'hui, les maçonneries sont neuves, mais quelques vestiges de peintures ornant une partie des murs et la voûte d'ogives étoilée, présentent les scènes de la vie de la Vierge, notamment la Visitation et l'Assomption. Enfin, la galerie, sous laquelle on passe pour accéder à la cour du Clos-Lucé a été jugée authentique lors des travaux de restauration de Bernard Vitry, mais contenant des bois remplacés à une époque « moderne », ce qui pourrait désigner les 17e ou 18e siècles. Cette galerie rejoint la tour d'enceinte carrée construite en moellon et pierre de taille de tuffeau couverte d'un toit en pavillon en ardoise. En ce qui concerne les ouvertures de cette tour, tous les encadrements sont neufs et nous n'avons pas trouvé de documentations à ce sujet. Il est cependant probable que leurs dispositions aient été autres, en particulier pour les archères à visée du dernier étage. Si cette galerie existait en effet au Moyen Âge, elle ne pouvait être reliée au logis comme aujourd'hui puisque l'aile orientale est un ajout tardif. Elle devait constituer une sorte de chemin de ronde et aboutir aux dépendances situées derrière le logis en « L ». On notera par ailleurs que la galerie de l'hôtel Joyeuse est assez proche de celle-ci, par sa mise en oeuvre et les moulurations gothiques de ses poteaux.

Murs brique
pierre de taille
moellon
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan régulier en L, plan régulier en U
Étages sous-sol, 1 vaisseau, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures terrasse
toit à deux pans
pignon
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis
Techniques peinture
Précision représentations

La visitation ; L'assomption.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre maison d'homme célèbre
Protections classé MH, 1862

Annexes

  • Le Clos-Lucé dans les comptabilités amboisiennes

    Les comptes de la ville citent à plusieurs reprises le Clos-Lucé, encore appelé le "Clou", notamment lors des travaux d'Estienne Le loup en 1476 :

    - Archives communales d'Amboise, CC 99, f°16v° : le 12 juillet 1476, les comptes de la ville rapportent des réparations à la porte Heurtault pour acheminer une pierre au Clos-Lucé : « (...) Pour avoir en la fin du moys de juing dernier passé, estayé les pont leveys de la porte Heurtault et pour y passer par dessus une grosse pierre que Estienne Le loup, escuyer maistre d'hotel du roy notre Sire, fesoient mener a force de charroy au Cloux (...) ».

    Le Clos-Lucé était équipé d'une artillerie dont on évalue mal la qualité mais qui est mentionnée dès 1486 :

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f°25 : dans un mandement signé de Françoys Bertin et Jehan Duruau, il est question des dépenses faites par Pierre Goussard, receveur de la ville pour l'année 1486, pour la vérification de l'artillerie du Clos-Lucé. Ainsi, 36 s. 3 d. furent baillées « (...) aux canoniers qui ont veue et visitter l'artillerie du Clou le dixieme jour de may 1486 (...) ».

    Les livraisons de bois et autres matériaux permettant l'entretien des abords du Clos-Lucé montrent les liens étroits de cette demeure avec le château.

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f°26 : le 2 décembre 1482, dans les comptes de François Bertin, Jehan le Vieil, sergent verdier de la forêt d'Amboise fut payé « (...) pour 6 charestes de grosses et longues perches livrees par le comandement de monseigneur le cappitaine pour les avoir faict coupper et ademener jusques au Chastellier et emploiees a faire lices et tiensmains au long du chemin qui a esté faict depuis la poterne du chastel jusques au Clou (...) ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f°45v° : de même, en janvier 1482, on commanda « (...) 300 toizes de boys carré et de planches livrees par eulx et prinzes es boys du Deffoiz apartenant a la prieuré de Monee et admenez au chastel d'Amboise, emploié au pont de la poterne dudit chastel et a faire les lisses qui sont depuis ledit ponts jusques au Clou au long du chemin qui est au dessus des caves des faulxbourgs de la porte Heurtault (...) ».

    Le mot « nesti/y » signifie nettoyer. On trouve le même type de commandes aux f°24 et 37 du même compte.

    Enfin, en vue du mariage de la jeune Marguerite d'Autriche et du futur Charles VIII, on nettoya ce-même chemin liant le Clos-Lucé à la porte des Lions du château en 1482.

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f°45v° : sont rémunérés, le dernier jour de janvier 1482, « (...) par le commandement d'Estienne Leloup, bailly d'Amboise (...) », à la venue de l'ambassade de Flandres, Jehan Laurens, Jehan Loquineau, Jehan Bouchart, Jehan Lavaugier « (...) pour avoir nesty le chemin qui est a aler de la poterne du chastel en la maison du Clou et pour avoir nesty la rue du faubourg de la porte Heurtault depuis la porte de la ville jusques au Clou (...) ».

  • Les campagnes de restauration du Manoir du Clos-Lucé à Amboise

    Les campagnes de restauration du service des Monuments historiques ont été multiples ; nous les résumons comme suit.

    En septembre 1991, dans son étude préalable, en vue de la restauration des façades du Clos Lucé, Arnaud de Saint-Jouan, architecte en chef des Monuments historiques, avance les conclusions suivantes : à la fin du XIXe siècle, une aile en retour d'équerre fut construite à l'est, l'aile nord fut doublée sur la cour et toutes les fenêtres furent refaites dans le style flamboyant.

    D'après les photographies prises entre 1900 et 1923, d'importantes modifications ont été réalisées depuis cette époque, notamment sur les toitures. Sur l'aile est, la croupe fut remplacée par un pignon à rampants découverts et une lucarne fut ajoutée sur la cour. Sur l'aile ouest, le même remaniement fut mené pour respecter la symétrie. L'aile nord, côté cour reçut deux lucarnes en bois. Le toit de la chapelle fut dissimulé par un garde-corps ajouré et le remplage de la baie fut remplacé par un autre remplage à trilobes. Arnaud de Saint-Jouan en conclut que l'édifice a perdu son aspect médiéval, et que seuls la chapelle et le décor sculpté de la tour d'escalier demeurent authentiques.

    L'état de conservation est alors jugé assez mauvais : les briques sont pulvérulentes, les infiltrations d'humidité sont nombreuses, le tuffeau est très abîmé. Les restaurations envisagées devaient consister à changer le tuffeau en appui de fenêtres et à le remplacer par de la pierre de Richemart ; à refaire les soubassements en pierre dure locale ; à procéder au rejointoiement des briques au mortier de chaux ; à restaurer des sculptures ; et à vérifier de la couverture.

    En 2003, en vue de nouveaux travaux sur la chapelle, les travaux des années 1980 sont également résumés, on apprend ainsi que l'encadrement de la porte de la chapelle et le pinacle d'angle avait reçu un traitement hydrofuge et que de nombreuses restitutions ont été faites en plâtre pour les éléments disparus. Les parties restituées furent modelées sur des clous de cuivre. Les sculptures de plus grande taille furent réalisées en mortier de ragréages dur (type parex ou similaire sur un dégrossi au ciment). Enfin, le programme des travaux de restaurations de 2003 se déroula en trois campagnes.

    Première campagne : maçonnerie et pierre de taille :

    • purge et brossage des façades Est et Sud de la chapelle, du contrefort à l'angle Sud-Est de la chapelle, des façades de la tourelle, ainsi que de la façade et lucarne au-dessus de la chapelle en recherche.
    • reprise en pierre de tuffeau (pierre de Villentrois en partie haute ; pierre d'Usseau en partie basse) ;
    • rejointoiement ;
    • ragréages.

    Deuxième campagne : traitement biocide de la pierre, avec élimination des résidus, préconsolidation, dessalement, consolidation et microsablage ponctuel ; et ce notamment pour :

    • l'encadrement de la porte en façade est de la chapelle, le contrefort à l'angle Sud-Est de la chapelle et le gâble de la tourelle ;
    • les armoiries de la tourelle pour lesquelles on procéda également au refixage des parties de polychromies soulevées, à l'élimination des collages et des touchages modernes ;
    • le contrefort à l'angle Sud-Est de la chapelle avec ses sculptures de crochets et fleurons ;
    • les armoiries de la tourelle avec, en partie haute, sa sculpture de frise d'encadrement à l'angle gauche ;
    • la statue de saint Sébastien (non prise en charge par le service des Monuments Historiques).

    Troisième campagne : couverture :

    • vérification de l'ensemble ;
    • habillage en plomb sur la corniche de la base de la balustrade de la chapelle sur les appuis des baies, sur la base de l'emplacement de la statue de Saint-Sébastien.

    Dans un encart de notes importantes, est également mentionné qu'en haut du fronton de la lucarne est, au-dessus de la chapelle, il a été trouvé une inscription : « Alexir 1874 ». La date correspond sans doute à une campagne de restauration. Le nettoyage de la frise au-dessus des armoiries révéla une polychromie avec des feuilles vertes et un fond rouge. La statue du saint Sébastien, située au-dessus de la chapelle est analysée. Malgré des traces de restaurations multiples, l'architecte conclut qu'elle date peut être, à l'origine, du XVIe siècle. Enfin, le décor de la tourelle est décrit mais ne semble pas pour autant concerné par les restaurations. Le dais avec son heaume à couronne et feuillages et ses blasons aux armes de France et de Savoie sont bien d'origine ce qui prouve que la tourelle date de la première campagne d’Étienne Leloup, sous Louis XI (1461-1483).

    Nous avons fait le choix de détailler ces deux campagnes de restauration récentes, qui prennent le soin de tenir compte de l'historique du bâtiment, de détailler les travaux et les techniques employées. Selon le dossier 1991/025/007 de la Médiathèque du Patrimoine, les autres campagnes se sont déroulées sous la direction de l'architecte Trouvelot : en décembre 1950, il procéda à la réparation de la corniche ; le 3 novembre 1954, il répara la galerie ; le 8 mars 1954, il remit en état, nettoya et clôtura les sous-sols, les anciennes cuisines et il dégagea les sous-sols à l'ouest, en vue d'accueillir des maquettes de Léonard de Vinci ; le 4 mars 1963, il remit en état la salle à manger (maçonneries, charpenterie, menuiserie, vitraux et peinture). Puis, l'architecte Vitry procéda le 1er décembre 1964, à la restauration de l'ancienne salle à manger du XIXe siècle (maçonnerie et sol en terre cuite) et le 18 mars 1971, à la remise en état une grande salle du premier étage (menuiserie, vitraux, maçonnerie et plâtrerie).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 26115, pièces 143, 144 et 158. Deux quittances datées du 20 juillet et du 17 octobre 1516. Elles concernent le « payement des ediffices et reparacions de chastel du Clou ». Dans la première, Germain Badeau et Pierre Rousseau, maçons sont ainsi payés pour onze journées. La seconde quittance est très effacée : nom et métier demeurent illisibles.

  • Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 26115, pièces 143, 144, 157 et 158. Quictances des travaux du Clos-Lucé. 1516.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 4° étu 1148-1462.156. Restaurations du Clos-Lucé, étude préalable. Septembre 1991.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 2003/006/0017. Restaurations au Clos-Lucé : la chapelle, la tourelle d'escalier, les façades et lucarnes au-dessus de la chapelle. Avril 2003.

Documents figurés
  • Amboise, plan d'alignement 1835, rue du Clos-Lucé, rue du Moulin. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 22 J : Fonds Laurence Berluchon : 22 J 6 : f°22-30. Vue du Clos-Lucé et du château Gaillard. XXe siècle.

  • Château du Clos-Lucé où est mort Léonard de Vinci. Lithographie, n.s., n.d. (Bibliothèque municipale de Tours : L.B. Amboise : Clos-Lucé ; est. 1, Ic. Auv. 396).

  • Le Clos Lucé, photographie noir et blanc, n.s., juin 1890. (Bibliothèque municipale de Tours : L. A. Amboise : Clos-Lucé ; R. 3, Ic. 815).

  • Peintures murales de la chapelle du Clos-Lucé, n.s., photographies noir et blanc (école italienne XVIe siècle), XXe siècle. (Bibliothèque municipale de Tours : L. A. Amboise : Clos-Lucé ; R. 1 et R. 2, Ic. 580 et 581).

  • Le Clos-Lucé. Lithographie, n.s., n.d. (Bibliothèque municipale de Tours : L.C. Amboise : Clos-Lucé ; est. 1, Ic. Auv. 453).

  • Château d'Amboise, détail, maison de Léonard de Vinci, photographie, n.d. (École nationale supérieure des Beaux-Arts : NUM Ph 7937, Fonds photographique Séraphin Médéric Mieusement (1840-1905)).

  • Le château d'Amboise/attribué à Francesco Melzi. Sanguine, 1517-1519. (Royal Collection Trust, Bibliothèque royale de Windsor).

Bibliographie
  • COLEMAN, Marguerite. Histoire du Clos-Lucé près d'Amboise, où Léonard de Vinci séjourna pendant 3 ans et mourut le 2 mai 1519. Tours, 1937.

  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, ville royale : maisons et hôtels des XVe et XVIe siècles, Indre-et-Loire. photogr. Hubert Bouvet, Thierry Cantalupo, Mariusz Hermanowicz ; llus. Anne-Marie Bonnard, Myriam Guérid. Lyon : Lieux-Dits, 2010. (Parcours du patrimoine, n°355).

  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, un château dans la ville. [Publication de Thèse]. Rennes : presses universitaires de Rennes ; Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2014.

  • REILLE, Karl. Deux cents châteaux et gentilhommières d'Indre-et-Loire. Tours : Imprimerie tourangelle, 1934.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie