Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Nevers (Nièvre) : cathédrale Saint-Cyr et Sainte-Julitte, 13 verrières de Gottfried Honegger et Jean Mauret

Dossier IM58002401 réalisé en 2016
Dénominations verrière
Aire d'étude et canton France - Nièvre
Adresse Commune : Nevers
Adresse : rue du Cloître Saint-Cyr , rue Abbé Boutillier , rue de la Cathédrale , rue de la Basilique

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1944, des bombardements atteignent gravement la cathédrale Saint-Cyr Sainte-Julitte de Nevers. Ils détruisent les parties hautes de l’abside gothique et les travées orientales de la nef ainsi que toutes les verrières de l’édifice.

La restitution des éléments architecturaux étant achevée en 1960, l’administration envisage la réfection des vitraux. Lors de la délégation permanente de la commission des Monuments historiques du mois d’octobre, l’architecte en chef des Monuments historiques qui a suivi les travaux de Nevers, Pierre Lablaude, propose un concours entre maîtres-verriers sur un programme iconographique arrêté par le clergé. Cependant, devant l’ampleur du projet, il est décidé dans un premier temps de poser une vitrerie blanche provisoire.

A partir de cette période débute un long débat autour de la création des vitraux de la cathédrale de Nevers. L’administration propose, dès le début des années 1960, de confier la réalisation des vitraux à un ou plusieurs artistes, mais le choix de ces derniers suscite de nombreuses discussions et hésitations.

Les travaux se déroulent suivant la chronologie suivante (nous avons orienté celle-ci sur les verrières réalisées par Gottfried Honegger et Jean Mauret, objets de notre propos) :

- En 1962, Jacques Dupont, inspecteur général des Monuments historiques, propose de confier les vitraux à Jean Bazaine et Alfred Manessier qui rendent un avant-projet à la commission des Monuments historiques en 1964. Durant les années suivantes, les deux artistes se découragent devant une administration qui n’arrive pas à prendre de décision ferme. Leur projet est définitivement abandonné vers 1971.

- A la même époque, un groupe de peintres-verriers (Mireille et Jacques Juteau, Claude Baillon, Louis-René Petit) proposent de réaliser les vitraux, mais leur offre n’est pas retenue.

- En 1973, la question du remplacement des vitraux est abordée de façon plus précise et Raoul Ubac est pressenti pour la partie romane de l’édifice. Les quatre baies du chœur roman sont réalisées par Ubac et le verrier Charles Marq (atelier Simon) au début des années 1980. La mort de Raoul Ubac en 1985 fait abandonner l’idée d’une éventuelle poursuite du programme dans le transept.

- En octobre 1980, Bernard Collette, architecte en chef des Monuments historique chargé des travaux, explique que « compte-tenu de l’ampleur du projet et de son étalement dans le temps une programmation générale et un parti décoratif d’ensemble doivent assurément être arrêtés avant tout début d’intervention. Plusieurs zones peuvent être définies : chœur roman, nef haute, nef basse, chœur haut, chœur bas. (…) Il me paraît possible de recruter, par sélection ou concours, un certain nombre d’artistes qui auraient à fournir des œuvres indépendantes et originales mais à travailler en commun pour la mise en harmonie de toutes ces œuvres ».

- En 1981, un groupe de travail sous la présidence de Michel Parent, inspecteur général des Monuments historiques, est constitué. Il a notamment pour mission de "préserver la cohérence du projet sans limiter la capacité de création et sans exclusive de génération ni de tendance". Un zonage est défini (répartition des verrières en lots séparés). Une première liste de 34 artistes pressentis est établie en 1982. Cette liste comprend notamment les noms des verriers Emmanuel Chauche, Sylvie Gaudin, Guy Meliava, Charles Marcq, Jean Mauret, Jean-Luc Perrot et des artistes Jean Bazaine, René Dürrbach, Maurice Estève, Sam Francis, Simon Hantaï, Gottfried Honegger, Alfred Manessier, Joan Mitchell, Aurélie Nemours, Pierre Soulages, Claude Viallat…

- Lors de la séance du 8 juillet 1982 de la Commission du Vitrail consacrée à la création de vitraux à Nevers : le président de la Commission (Michel Parent) souligne les circonstances administratives et financières favorables au projet : "résorption des dommages de guerre, progression de la commande publique, impulsion à la création et encouragement aux métiers d'art"

- Vers 1983 : devant l’indécision de l’administration, le groupe Hyalos (8 verriers dont Jean Mauret) envoie une candidature spontanée pour réaliser les vitraux de Nevers. Cette demande n’aboutit pas.

- En 1983, devant la « craintes de voir l’unité d’ensemble de la cathédrale compromise par la juxtaposition d’œuvres qui n’auraient pas eu la complémentarité nécessaire », le choix de l’administration se porte sur une équipe de seulement trois artistes : Simon Hantaï, Sam Francis et Pierre Soulages. Cependant, des contraintes techniques (verres collés en particulier) contraignent à l’abandon du projet en 1984.

- En 1988, un programme iconographique est établi par la Commission Diocésaine d’Art Sacré et l’association Regards sur la cathédrale de Nevers. Ce programme est remis aux artistes "à titre indicatif et non comme une contrainte à respecter".

- La même année, une équipe de neuf artistes est sélectionnée : Joan Mitchell, Brice Marden, Franck Stella, Ellsworth Kelly, François Rouan, Claude Viallat, Jean-Michel Alberola, Gottfried Honegger et Markus Lüpertz. Les premières maquettes sont présentées.

- En 1989, les 4 artistes américains se retirent du projet et la réalisation des vitraux est répartie entre Rouan (nef basse), Honegger (nef haute), Alberola (massif occidental), Lüpertz (déambulatoire) et Viallat (chœur haut).

- Une grande maquette de la cathédrale de Nevers (on peut pénétrer à l’intérieur) est réalisée dans les ateliers des Gobelins pour mieux visualiser les esquisses des artistes. Cette maquette est aujourd’hui détruite.

- Lors de la séance de la Commission Supérieure des Monuments historiques du 10 juillet 1989, les projets de Viallat, Rouan, Alberolla et Honegger sont examinés. Ceux de Gottfried Honegger sont rejetés à l’unanimité par les membres de la Commission qui reprochent à l’artiste de "faire cavalier seul", de proposer des vitraux "totalement inadaptés à l’emplacement proposé" et d’être dans le "refus systématique de la soumission à la forme architecturale". Malgré l’avis défavorable de la Commission Supérieure concernant les maquettes d’Honegger, celui-ci est tout de même intégré au projet de réalisation des vitraux de la cathédrale de Nevers (sans doute sa candidature a-t-elle été soutenue par Jack Lang, ministre de la Culture).

- Lors de la Commission Supérieure de juillet 1989, il est proposé de confier à Jean-Pierre Raynaud le traitement des fenêtres de la crypte. Cette idée n'aura pas de suite.

- Probablement courant 1989, les artistes choisissent les maîtres-verriers pour la réalisation de leurs projets : l’atelier Simon-Marq pour François Rouan, l’atelier Bernard Dhonneur pour Claude Viallat, l’atelier Jean Mauret pour Gottfried Honegger et l’atelier Pierre Defert (puis l’atelier Duchemin après le décès de M. Defert en 1991) pour Jean-Michel Alberola.

- La première rencontre entre Honegger et Jean Mauret a lieu à l’atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières en 1989. D’autres réunions de travail se dérouleront par la suite, soit à l’atelier (le 2 février 1991 notamment), soit à Nevers, soit encore aux domiciles de l’artiste (à Paris et à Cannes).

- La réalisation des vitraux de Nevers débute fin 1989 par les fenêtres hautes du chœur et celles de la partie romane (ouest), sur des projets de Claude Viallat et de Jean-Michel Alberola.

- Un devis, adressé à Bernard Collette (architecte en chef des Monuments historiques), est rédigé par Jean Mauret en décembre 1989 pour les 10 baies de la nef haute : il prévoit de la peinture à ce stade (finalement il n’y en aura pas).

- En juillet 1990, lors d’une réunion de chantier, Jean Mauret présente un panneau d’essai proposant des verres de grandes dimensions, "au module des barlotières sans recoupe de plomb". Cette disposition nécessitant un collage des deux épaisseurs de verre est rejetée et il lui est demandé de rechercher une réalisation plus traditionnelle présentant moins de danger de chute de verres. Finalement, le verre choisi pour les fonds clairs sera un verre opalescent plaqué acheté en Allemagne.

- Lors de la séance de la Commission Supérieure de janvier 1991, il est décidé que, "suite aux désistements de certains artistes (les américains), des extensions de zones d’intervention sont proposées aux artistes déjà investis". Gottfried Honegger se voit ainsi attribuer les trois baies de la crypte, Claude Viallat cinq baies supplémentaires du chœur gothique, François Rouan trois baies du transept et Lüpertz trois baies des chapelles nord et sud.

- En décembre 1991, outre les vitraux d’Ubac dans le chœur roman, réalisés depuis de nombreuses années, sont déjà en place : 7 fenêtres d’Alberola, 2 fenêtres de Rouan, 2 fenêtres de Honegger, 5 fenêtres de Viallat.

- De 1990 à 1993, Jean Mauret réalise la baie 113 (tranche expérimentale) puis les baies 115, 117, 119 et 121 de la nef haute côté nord.

- De 1993 à 1996, Jean Mauret réalise les vitraux des baies 114, 116, 118, 120 et 122 de la nef haute côté sud.

- En avril 1993, les maquettes de Honegger pour la crypte sont présentées lors d’une réunion par Jean-Michel Pheline (inspecteur principal de la création artistique).

- en 1995, les objections importantes de la part de l’Évêque de Nevers suscitées par le projet de Lüpertz provoquent le désistement de ce dernier. Suite au retrait de Lüpertz, les vitraux du déambulatoire sont octroyés à Albérola.

- malgré la présentation en 1993 par Honegger de nombreuses maquettes pour la crypte, aucun choix n’est formulé par la Direction de l’Architecture et du Patrimoine avant 1996. Ce choix semble avoir été fixé suite à une réunion de février 1996.

- En décembre 1998, Jean Mauret adresse un devis à M. Barnoud (architecte en chef des Monuments historiques) pour les trois vitraux de la crypte (6,50 m² au total).

- En juillet 2000, les travaux des vitraux de la crypte sont réceptionnés. La même année, du verre feuilleté est posé pour protéger ces trois vitraux.

- 2009 : réception du chantier des vitraux. Les derniers vitraux posés sont ceux de Rouan dans le transept.

- Le 29 avril 2011, les vitraux de la cathédrale de Nevers sont inaugurés.

Le programme de vitraux de la cathédrale de Nevers constitue la plus grande commande d’Europe de vitraux contemporains dans un monument historique : 130 baies couvrant 1052 m² au total. L’opération a fait l’objet d’une commande publique et a été conduite conjointement par la Direction des Arts plastiques et la Direction du patrimoine, en concertation étroite avec les autorités religieuses. Les travaux ont été dirigés par l’architecte en chef des Monuments historiques Bernard Collette puis par son successeur Paul Barnoud.

Malgré une volonté initiale d’éviter une juxtaposition d’œuvres disparates et un désir de donner une cohérence à l’édifice, il est souvent reproché un manque d’unité à l’ensemble de vitraux présentés dans la cathédrale de Nevers, chacun des artistes ayant offert sa propre réflexion face à ce projet démesuré. Cette expérience a conduit l’administration, pour les commandes publiques postérieures, à choisir de préférence un seul artiste par édifice. C’est le cas notamment pour Blois avec Jan Dibbets (2000), pour Varennes-Jarcy avec Carole Benzaken (2002), pour Villeneuve-lès-Maguelone avec Robert Morris (2002), pour Villenauxe-la-Grande avec David Tremlett (2005) ou encore pour Saint-Gildas-des-Bois avec Pascal Convert (2008).

Période(s) Principale : 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1989, daté par source
1996, daté par source
Stade de création pièce originale de vitrail
Lieu d'exécution Commune : Saint-Hilaire-en-Lignières
Édifice ou site : Atelier de Jean Mauret
Auteur(s) Auteur : Mauret Jean,
Jean Mauret (1944 - )

Artiste verrier.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
peintre-verrier
Auteur : Honegger Gottfried, peintre, attribution par source

Les vitraux réalisés à la cathédrale de Nevers par l’artiste suisse Gottfried Honegger (1917-2015) et le verrier Jean Mauret ferment les dix baies hautes de la nef (113 à 122) et les trois baies de la crypte (1 à 3), couvrant au total une surface d’environ 200 m².

De 1989 à 1995, Honegger a présenté de nombreuses esquisses pour les vitraux de Nevers (voir les 54 maquettes déposées au Centre national des arts plastiques). Ces recherches témoignent à la fois d’une grande rigueur et d’une simplicité remarquable, propres à l’artiste.

Honegger a aussi réalisé des vitraux dans la tour de la Lanterne de La Rochelle (1986), dans l’église Saint-André de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes, 2005) et dans la cathédrale Saint-Paul de Liège (2013).

Vitraux de la nef

A Nevers, les baies de la nef haute de la cathédrale sont constituées de deux lancettes. Elles ne présentent aucune qualité architecturale exceptionnelle mais constituent une part essentielle de l’éclairage de l’édifice. Pour préserver la luminosité, l’administration recommande à l’artiste de laisser pénétrer beaucoup de lumière dans l’édifice, ce qu’il respecte dans toutes ses études en plaçant ses figures sur des fonds blancs.

Après le rejet de son projet initial (deux courbes se croisant avec une intersection de couleur différente) par la Commission Supérieure de 1989, Honegger retravaille ses esquisses et simplifie la trame de fond et le dessin des courbes. Les vitraux finalement réalisés figurent chacun un large ruban coloré, bleu au nord et rouge/rose au sud. Ces arcs de cercles se détachent sur un fond de verre blanc, et se poursuivent d’une baie à l’autre, créant une dynamique, un effet de progression. Cette idée de cheminement est confortée par la variation de couleur, de plus en plus soutenue vers la partie gothique (est) de la cathédrale. Il y a cinq bleus et cinq rouges/roses différents, du plus foncé vers le plus clair.

Le cahier des charges rédigé en 1988 en collaboration avec le clergé proposait de traiter dans les baies hautes de la nef le thème de l’assemblée du peuple et de l’Église en marche. Cette thématique est, semble-t-il, restituée par Honegger par l’impression de progression apportée par les arcs de cercle et par l’évolution des tons d’ouest en est.

On observe que l’artiste a de nouveau choisi le motif de l’arc de cercle pour certains de ses vitraux de la cathédrale Saint-Paul de Liège posés en 2014.

Concernant la fabrication des vitraux de la nef haute, on observe que dès 1989 Jean Mauret et Gottfried Honegger font modifier le dessin de l’armature métallique destinée à supporter les panneaux pour que celle-ci corresponde aux maquettes de l’artiste. Après ces modifications, la serrurerie forme une trame régulière pouvant accueillir des petits panneaux de 38 x 40,5 cm composés de deux rectangles verticaux de verre séparés d’un plomb.

Les verres employés dans les dix verrières hautes de la nef sont tous des verres plaqués : blancs plus ou moins opalescents pour les fonds (jeu sur les matières et les transparences pour obtenir un fonds non uniforme), bleu de tonalités variables ou roses à l’or plus ou moins foncés (plaqués sur blanc pour les plus clairs, ou sur bleu pour les effets violacés ou encore sur jaune pâle pour les effets orangés). Jean Mauret a fait fabriquer spécialement tous ces verres, à Saint-Just (Loire) pour les bleus et dans deux verreries en Allemagne (Lamberts pour les roses à l’or et Fischer pour les opalescents blancs).

La variation des tonalités est obtenue en choisissant soigneusement les morceaux dans les feuilles de verre, en fonction des pièces voisines, pour leur octroyer une progression harmonieuse. La très grande simplicité du dessin ne doit pas faire oublier le travail important apporté sur les dégradés de rouge et de bleu, à l’échelle du vitrail comme de l’ensemble des dix verrières.

Finalement le projet de Honegger, fortement critiqué en 1989 par les membres de la Commission Supérieure, parvient à convaincre par sa réalisation certains de ses détracteurs. C’est le cas de l’inspecteur général des Monuments historiques Christian Prévost-Marcilhacy qui, après avoir vu la première verrière placée in situ, rapporte en 1991 : "pour Gottfried Honegger, on ressent très fortement que l’artiste a voulu garder le langage de notre temps et je dois reconnaitre qu’autant mon avis était réservé à la vue des maquettes, autant la présentation en situation est intéressante, surtout si l’on prend en compte la difficulté rencontrée par l’artiste d’intégrer son œuvre dans un remplage au dessin médiocre. Sa dynamique parvient à faire passer au second plan une mauvaise architecture. Le choix d’Honegger (…) nous parait finalement heureux".

Vitraux de la crypte

Pour les trois vitraux de la crypte, Gottfried Honegger procède également à de nombreuses recherches. Toutes proposent des motifs géométriques simples.

Lors de la réunion d’avril 1993 durant laquelle des maquettes de l’artiste sont présentées, il est demandé que "le choix des couleurs soit limité (choix d’une dominante froide à une dominante chaude pour aller du nord vers le sud avec au centre une couleur médiane)". Ce souhait relatif aux couleurs est satisfait puisque seules les trois couleurs primaires sont employées dans le projet définitif et que celles-ci se répartissent dans chacune des trois baies, bleu au nord, rouge/rose au sud et jaune dans l’axe (ouest). Cette répartition des couleurs fait écho aux tons bleus et rouges/roses de la nef.

Concernant le dessin, le projet définitif est redessiné par Honegger après la réunion de 1993. Il propose "une composition d'un demi-cercle, d'un demi carré et d'un demi-triangle qui sont les trois formes de base du monde virtuel" (citation de l’artiste).

Les verres utilisés sont des verres plaqués gris et blancs opalescents, des roses à l’or plaqués, des bleus plaqués sur blanc (verres aux tons dégradés), des jaunes séléniums ainsi que des verres industriels instaurant un contraste de matière avec les verres lisses colorés. Les provenances des verres bleus, roses et opalescents sont les mêmes que pour la nef. Le jaune sélénium et les verres industriels ont été fournis par la verrerie de Saint-Just.

On observe que la forme de certaines pièces de verre a dû occasionner une complexité de coupe (présence d’angles droits rentrés notamment) et que les plombs utilisés pour le montage sont particulièrement fins.

Enfin, à l’atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières, il existe des maquettes pour les baies de la crypte réalisées par Jean Mauret. Elles ne sont pas datées mais pourraient avoir été dessinées à la fin des années 1980 (rapprochements avec les vitraux de l’église Saint-Martin de Corquoy dans le Cher en 1989 et avec le projet non réalisé pour l’église de Solignac en Haute-Vienne en 1985). On y discerne la rigueur et la symétrie caractéristiques des œuvres de Jean Mauret à cette période.

Catégories vitrail
Structures baie libre
Matériaux verre
plomb
Précision dimensions

h=650. la=360 (10 baies hautes de la nef). h=170. la=108 (3 baies de la crypte). Dimensions approximatives.

États conservations bon état

La cathédrale de Nevers est classée au titre des Monuments historiques depuis 1862.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Protections protection MH

Références documentaires

Documents d'archives
  • Atelier de Jean Mauret, Saint-Hilaire-en-Lignières. Archives.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 81/58/230 carton n° 35. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 1981.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 1993/17/3. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 1993.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine : 1993/17/3. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 1993.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 1997/20/13. Vitraux de la cathédrale de Nevers . 1997.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 1997/24/53. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 1997.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 1998/03/07. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 1998.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 2000/16/43. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 2000.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 2000/61/4. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 2000.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 2001/03/26. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 2001.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; 2002/05/17. Vitraux de la cathédrale de Nevers. 2002.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; DOE 177. Vitraux de la cathédrale de Nevers.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; DOE 216. Vitraux de la cathédrale de Nevers.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; PAT 78. Vitraux de la cathédrale de Nevers.

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine ; PAT 109. Vitraux de la cathédrale de Nevers.

Bibliographie
  • BLANCHET-VAQUE, Christine. Nevers, cathédrale Saint-Cyr-Sainte-Julitte. In : Les couleurs du ciel vitraux de création au XXe siècle dans les cathédrales de France. Chartres : Centre International du Vitrail, 2002.

    p. 82-96
  • GREFF, Jean-Pierre. Le vitrail au XXe siècle : éclats et éclipses. In : CHARBONNEAUX, Anne-Marie, HILLAIRE, Norbert (dir.). Architectures de lumière - vitraux d'artistes 1975-2000. Paris : Éditions Marval, 2000.

    p. 49-56
  • LOISY, Jean de (dir.). L'affaire des 1052 m², les vitraux de la cathédrale de Nevers. 2010.

  • RAWLINSON-MAZERI, Emily. Nevers, 1052 m² de vitraux. in : DAVID, Véronique et DE FINANCE, Laurence (dir.), Chagall, Soulages, Benzaken ... le vitrail contemporain. Catalogue de l'exposition présentée à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris du 20 mai au 21 septembre 2015, 2015.

    p. 110-131
Périodiques
  • ANDREANI, Carole. Vogue le vaisseau, les vitraux de la cathédrale de Nevers. Revue de la céramique et du verre, n° 110, janvier-février 2000, p. 32-36.

  • KAGAN, Judith. L'exemple des vitraux de la cathédrale de Nevers, genèse d'une commande. Monumental, semestre 1, 2012, p. 29-33.

  • VANDEN BEMDEN, Yvette. Gottfried Honegger à la cathédrale Saint-Paul de Liège, nouvelle lumière dans les quatorze vitraux de la haute nef. Koregos (revue en ligne), janvier 2016.

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie