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Noue : château dit château de La Noue

Dossier IA37004851 réalisé en 2013

Fiche

Dénominations château
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Villedômer
Lieu-dit : La Noue
Cadastre : 1835 D4 1094 ; 2012 D 1634 ; 2012 D 1635

Le plus ancien propriétaire connu est René Bouault, sieur de La Noue, maire d'Amboise entre 1596 et 1599. En 1672, le château est acquis par Archambault, président du grenier à sel de Neuvy-le-Roi. A partir de 1736, il appartient à Étienne Cassin, écuyer, président trésorier de France au bureau des finances de Tours, puis à son fils Étienne Marie de La Noue, trésorier de France, maire de Tours en 1800. L'édifice est acheté en 1826 par le baron Amédée de Cools, chef d'état-major de la garde royale, décédé en 1861. Il appartient ensuite à sa veuve (jusqu'en 1874), puis à leur fils Emmanuel Jacques, baron de Cools, chef d'escadron des dragons puis lieutenant-colonel de réserve, (jusqu'en 1890), puis sa veuve Marguerite Sophie de La Faulotte. Le château, resté dans la même famille, accueille aujourd'hui une activité de gîte et de location de salle de réception.

Un corps de bâtiment abritant un logis et un ancien bâtiment à vocation agricole (ancienne écurie ?) pourraient remonter au 17e siècle et les tours au 16e siècle. Les ailes prolongeant le corps de bâtiment vers le sud et le nord et reliant ce dernier à deux tours ont été édifiées entre 1784 et 1835. Le château fait l'objet d'une démolition partielle (au nord-ouest) en 1854 et d'augmentations en 1854 et 1867. Une photographie, datée entre 1859 et 1866, permet d'avoir une vue du château avant les modifications de 1867. Les bâtiments de servitudes (serre, maison du jardinier, écuries, grange) ont été édifiés entre 1870 et 1881.

En 1755, l'archevêque de Tours demande que la chapelle, située dans la tour nord, "soit pourvue d'un devant d'autel de toutes couleurs, que le tableau soit nettoyé, les nudités voilées et le Christ réparé". La messe y fut chantée pour la première fois depuis la Révolution le 1er octobre 1845. En 1896, Marguerite Sophie de La Faulotte fait restaurer la chapelle placée sous le vocable de Notre-Dame-des-Victoires, et fait réaliser deux verrières par Joseph-Prosper Florence et un nouvel autel.

D'après André Montoux, un pigeonnier était situé dans la tour sud en 1736, mais d'après les propriétaires, il se trouvait dans un petit bâtiment rectangulaire à l'ouest du château mentionné sur le cadastre napoléonien et détruit dans la seconde moitié du 20e siècle.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Dates 1854, daté par source
1867, daté par source
1870, daté par source
1878, daté par source
1881, daté par source
Auteur(s) Auteur : Florence Joseph-Prosper,
Joseph-Prosper Florence (1849 - 1917 (vers))

Successeur de Lucien-Léopold Lobin.


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verrier, attribution par source

Château en forme de L dont les angles sud-est et nord-est sont occupés par des tours circulaires. Le corps de bâtiment principal, rectangulaire, en rez-de-chaussée surélevé et étage de comble, est construit en moellon enduit et pierre de taille (chaînes d'angles, encadrements des baies, corniches) et couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoise. Le rez-de-chaussée est éclairé par cinq baies (façade ouest) et quatre baies (façade est). L'accès depuis l'extérieur se fait grâce à deux portes précédées de trois marches (façade ouest) et trois portes précédées par un perron. L'étage de comble est éclairé par huit grandes lucarnes à fronton triangulaire en pierre de taille (quatre de chaque côté) et deux petites à oculus en pierre de taille (côté est). Ce corps de bâtiment est relié à la tour sud, par une aile en rez-de-chaussée et étage de comble, en moellon enduit et pierre de taille (encadrements des baies, corniches) couverte d'un toit à longs pans en ardoise. La tour sud cylindrique, à étage carré et étage de comble, est construite en moellon enduit et pierre de taille (encadrement des baies, corniche) et couverte de toit en poivrière en ardoise surmonté d'un lanternon octogonal. Deux baies en arc brisé éclairent l'étage. Une lucarne à oculus, en pierre de taille, permet d'éclairer l'étage de comble. La tour nord cylindrique en rez-de-chaussée, abritant la chapelle, est construite en moellon enduit et pierre de taille (encadrement des baies, corniche) et couverte d'un toit en poivrière en ardoise surmonté d'un lanternon octogonal. Le rez-de-chaussée est éclairé par deux baies en plein cintre. L'aile en retour d'équerre vers l'ouest, située entre la tour nord et le corps de bâtiment, à étage carré et étage de comble est construite en moellon enduit et couverte d'un toit à longs pans et à croupes en ardoise. La pierre de taille est utilisée pour les chaînes d'angles, l'encadrement des baies, le cordon et la corniche. L'étage de comble est éclairé par une lucarne à fronton triangulaire en pierre de taille (côté sud) et une lucarne à oculus (côté est).

Le corps de logis en rez-de-chaussée, abritant un logis et une ancienne écurie (?), est construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans et à une croupe en tuile plate. Le comble est utilisé comme grenier dont l'accès se fait depuis l'extérieur grâce à une lucarne interrompant l'avant-toit.

La grange et l'écurie, en rez-de-chaussée et étage de comble, sont construites en moellon et brique recouverts d'enduit. L'écurie est couverte d'un toit à longs pans en ardoise et la grange d'un toit à croupes en tuile mécanique. La brique est également utilisée pour l'encadrement des baies et deux cordons.

Murs brique
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, tuile plate, tuile mécanique
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit conique
croupe
demi-croupe
Représentations pilastre
Précision représentations

Portes en plein cintre de la façade ouest encadrées de pilastres doriques et sommées de tympans reposant sur la corniche.

Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1948/06/01

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P3 2938. Registre des augmentations et diminutions survenues dans les contenances et revenus portés sur les matrices cadastrales. 1838-1914.

  • Archives communales de Villedômer. Registre des délibérations.

  • Archives paroissiales de Villedômer. Ordonnance de 1755.

Documents figurés
  • Plan de la route de Tours à Paris par Château-Renault et Vendôme, dans l'étendue de la généralité de Tours. 1784. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, C 206/1).

  • Plan cadastral napoléonien de 1835. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 276).

  • Carte postale. (Collection privée).

  • (Collection particulière).

Bibliographie
  • CARRE de BUSSEROLLE, J-X. Dictionnaire géographique historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : J. Floch, 1966.

  • MONTOUX, André. Vieux logis de Touraine, septième série. Chambray-lès-Tours : CLD, 1987.

    p. 202-204

Liens web

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