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Place Louis-XII

Dossier IA41000723 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Á rapprocher de

Une place récente dans l'histoire de la ville : les aménagements du XIXe siècle

La place Louis-XII vue depuis l'est en 1907. Un îlot d'immeubles la sépare des remparts du Château et le marché et le théâtre lui confèrent un caractère monumental. (Collection particulière, B. Guignard).La place Louis-XII vue depuis l'est en 1907. Un îlot d'immeubles la sépare des remparts du Château et le marché et le théâtre lui confèrent un caractère monumental. (Collection particulière, B. Guignard).

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle qu'une place fut créée à l'emplacement de l'actuelle place Louis-XII. Son site était jusqu'alors occupé par l'abbaye de Bourgmoyen qui fut détruite en 1806. L'architecte Alexandre Pinault établit en 1820 un projet de place appelée "place des fontaines". Son plan projetait de dégager un espace un peu plus étendu par la destruction des maisons situées entre le théâtre et la rue des Orfèvres, et de construire une halle aux légumes, une façade de style néo-classique pour le théâtre et une fontaine circulaire centrale, remplaçant la fontaine Louis-XII. Ce projet ne fut que partiellement suivi, seuls ses deux premiers objectifs étant réalisés. A partir de 1822, la place prit donc le nom de place Louis-XII. Le projet fut poursuivi lorsqu'en 1869, l'architecte Jules de la Morandière, également chargé de l'aménagement de la place Victor-Hugo, reconstruisit la façade principale du théâtre sur la place Louis-XII. Enfin, la fonction commerciale de la place fut confirmée par la reconstruction de la halle selon les principes de l'architecture métallique par l'architecte Albert Renou en 1890.

La place Louis-XII, exiguë et monumentale, disparaît sous les bombes de 1940

A la veille de la guerre, la place résultant de tous ces aménagements était, dans un site très encaissé, d'une grande exiguïté. Cette étroitesse était renforcée par l'échelle monumentale du théâtre et du marché comme en témoignent les cartes postales de l'époque. Cette place fut ravagée par les bombes et le feu en juin 1940. A l'exception de la halle métallique, du théâtre et de la fontaine Louis-XII qui ne furent qu'endommagés, rien ne subsista entre les contreforts du Château et la Loire.

Ruines place Louis-XII, vue prise de la fontaine en direction du pont, été 1940. (Collection particulière, B. Guignard).Ruines place Louis-XII, vue prise de la fontaine en direction du pont, été 1940. (Collection particulière, B. Guignard).

Dès l'été 1940, l'agrandissement de la place fait consensus

Dès l'été 1940, les projets proposés par les Blésois annoncèrent une des principales dispositions du plan de Reconstruction et d'Aménagement de Charles Nicod : l'agrandissement de la place. Cependant, si cette volonté était partagée, ses modalités et l'ampleur à donner à cet espace variaient d'un projet à l'autre. Ainsi, Hubert-Fillay proposa d'ouvrir la place Louis-XII jusqu'au fleuve en l'étendant à l'emplacement de l'ancien collège Augustin-Thierry. D'une autre manière, Paul Robert-Houdin, dans son projet validé en octobre 1940, proposa une place d'une surface quatre fois supérieure à l'ancienne, qui s'étendrait d'ouest en est, de la rue des Jacobins au marché. Dans sa proposition, elle était bordée au nord par des immeubles construits au pied des remparts, la rue des Violettes étant supprimée, à l'ouest par une nouvelle salle des fêtes, au sud par une halle agrandie et réorientée rassemblant marché et poissonnerie, par le théâtre (en partie détruit, sauf les caves considérées comme seuls éléments intéressants de cet édifice) et à l'est par un îlot d'habitations. Le groupement des sinistrés enfin émit dès septembre 1940 le souhait que la place reste fermée, intérieure, s'opposant à une place donnant sur la Loire

Discussion et modification du projet de Charles Nicod, 1941-1942

Le plan proposé par Charles Nicod en 1941 entérina la volonté commune d'agrandir la place Louis-XII. Pour cela l'urbaniste proposa de supprimer la rue des Violettes en contrebas des remparts, en ne reconstruisant pas d'îlot entre elle et la place Louis-XII. Il suggéra en outre de détruire une partie du théâtre, dont les hautes toitures constituaient, selon lui, un obstacle à la bonne visibilité du château. Parallèlement, le marché était maintenu sur son emplacement d'origine, sur le bord sud de la place, réaffirmant la vocation commerciale de cette dernière.

Cependant, Charles Nicod dut revoir sa copie. Alors que la destruction du théâtre - à l'exception de ses caves - n'était pas regrettée, il apparut qu'il fallait en restituer la fonction dans un nouvel équipement. Charles Nicod inclut donc dans son plan de 1942 sur l'actuelle place Valin-de-la-Vaissière face au fleuve, une salle des fêtes qui devait regrouper un théâtre et des salles de réception. Le sud de la place Louis-XII ne pouvait plus dès lors être bordé par le marché. Ce dernier était déplacé vers l'ouest, le long de la rue des Jacobins, sur des terrains de compensation situés derrière le théâtre et l'école Louis-XII. Quant au bord sud de la place, des immeubles d'habitation avec commerce en rez-de-chaussée y étaient projetés afin de multiplier les boutiques, conformément à l'avis émis par le Conseil Municipal à la suite de la mise à l'enquête du premier projet de plan.

L'étude architecturale d'André Aubert, 1942-1943

A partir de mai 1942, André Aubert effectua à la demande de l'architecte Charles Nicod une étude spéciale d'architecture pour concevoir la future place Louis-XII "y compris les abords du mur de soutènement dans sa partie inférieure". Ce projet, intégrant les dernières modifications portées au plan de Charles Nicod, fut rendu public au printemps 1943.

Etude spéciale d'architecture par André Aubert : vue cavalière, 1943. (Archives municipales de Blois, 13 Z 10).Etude spéciale d'architecture par André Aubert : vue cavalière, 1943. (Archives municipales de Blois, 13 Z 10).

André Aubert faisait de cette place agrandie une respiration dans la ville. Au centre de la place, il prévoyait un espace planté de nombreux arbres. Aux pieds des remparts, à l'emplacement des immeubles de la rue des Violettes, il imaginait un jardin d'enfants, orienté au sud, accessible par des escaliers. Il proposait également de souligner la proximité du Château : la place ne devait plus être bordée au nord par des immeubles mais par les remparts restaurés. Il projeta également de déplacer la fontaine Louis-XII au pied des grands degrés, pour les mettre en valeur. Les immeubles à reconstruire sur la place étaient de fait contraints par une servitude de hauteur devant permettre de préserver toutes les vues sur et depuis le château. Ils ne devaient comprendre qu'un étage carré et un étage de comble. André Aubert compléta cette injonction en proposant l'usage d'une architecture sobre et traditionnelle : utilisant la pierre de taille avec moellon en remplissage masqué sous enduit, des rez-de-chaussée en arcade, des encadrements de baies en pierre avec clé, des jambes harpées, des lucarnes à frontons ou à croupe. Cependant, il ne créa pas de véritable ordonnance d'architecture comme cela fut fait pour le rond-point de la Résistance et prôna plutôt une certaine variété. Le but recherché était probablement d'obtenir un effet pittoresque pour cette place située en plein cœur du Blois ancien, et de ne pas provoquer de trop grande rupture avec les trois maisons conservées en contrebas des remparts.

Comme le reste de la ville de Blois, la reconstruction de la place Louis-XII ne commença pas avant la Libération. Le lieu garda cependant une fonction commerciale sous l'Occupation avec l'implantation des baraques de commerce de la "Cité Louis-XII".

Une réalisation longue, 1947-1966

Restauration des remparts par l'entreprise Lefèvre et Cie, 12 mai 1948. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44).Restauration des remparts par l'entreprise Lefèvre et Cie, 12 mai 1948. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44).La restauration des remparts fut la première étape de la reconstruction de la place. Les travaux à mener étaient de deux ordres - technique et architectural - et furent donc répartis entre le service des Ponts et Chaussées, et André Aubert. L'étude, commencée dès 1943, suggéra le parti suivant : conserver tout ce qui pouvait l'être du mur ancien en le renforçant par derrière et reconstruire uniquement sa partie supérieure et ses parties trop endommagées. Les travaux de restauration furent menés en 1947 et 1948 par l'entreprise Lefevre et Cie de L'Isle-Adam. La construction des îlots alentours commença ensuite par l'îlot F en 1949, puis se poursuivit par l'îlot A en 1950 et l'îlot D en 1951. Celle de l'îlot E ne commença qu'en 1954.

Des changements importants intervinrent par rapport au projet d'André Aubert. A l'exception de quelques-uns principalement situés dans l'îlot A, les immeubles ne furent pas construits avec un seul étage carré mais deux, comme cela avait été finalement amendé à la demande de la ville. Par ailleurs, un élément important de la proposition d'André Aubert fut annulé en 1952 : le déplacement de la fontaine Louis-XII. Le secrétaire d’État à l’Éducation nationale arguant que le déplacement de la fontaine la situerait au-devant de la vaste surface très claire et très neuve des remparts restaurés et en haut de quelques emmarchements qui dissimuleraient toute sa partie inférieure dans l'axe de la rue Saint-Martin, se prononça en faveur de son maintien à son emplacement, ce qui la situait dans le nouvel axe de la rue des Orfèvres. Son avis fut suivi par le Conseil Municipal grâce à quoi la fontaine constitue un repère spatial dans une place par ailleurs entièrement bouleversée par rapport à son état d'avant-guerre.

Coté ouest de la place Louis-XII en 1954. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14).Coté ouest de la place Louis-XII en 1954. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14).L'aménagement de la place et la construction des îlots furent fortement contraints par la destruction du théâtre et du marché et le déplacement des baraques. Le théâtre fut détruit en 1955, caves comprises, permettant l'achèvement de la construction de l'îlot A. L'ancienne halle Louis-XII, quant à elle, ne fut démolie qu'à la fin de l'année 1961, une fois le marché inauguré sur son nouvel emplacement en août 1961. Cinq derniers immeubles restaient alors à construire au sud de la place Louis-XII. Ces derniers donnèrent lieu à une révision du plan dans le cadre d'une négociation entre le directeur départemental de la Construction, l'architecte conseil Favraud et André Aubert, alors ancien architecte en chef de la reconstruction de Blois. On ne construisit plus un îlot à la place du marché détruit mais on prolongea l'îlot D dans son segment séparant la place Louis-XII de la place Valin-de-la-Vaissière. Ces immeubles furent implantés de manière à laisser la possibilité de planter des lignes et des massifs d'arbres pour masquer les dépendances des immeubles jugés disgracieux, l'îlot étant de fait ouvert sur la place. De plus on décida alors de construire les rez-de-chaussée de ces cinq immeubles en arcades, renouant ainsi avec les premiers projets d'André Aubert. En 1965, les constructions du pourtour de la place furent achevées mais le centre de la place était toujours occupé par cinq baraques. Ce n'est qu'en octobre 1966 que les travaux d'aménagement de la place Louis-XII furent lancés. Cet aménagement, entre parking et square, sur la base d'un projet établi par les services des Ponts et Chaussées, consista essentiellement en des travaux de voirie et d'éclairage et fut mené par l'entreprise Gaétan Brun. Il constitua l'épilogue de la reconstruction à Blois.

Un projet inabouti

La reconstruction de la place Louis-XII illustre un grand nombre des problèmes qui ralentirent la reconstruction de Blois. En particulier, avec la problématique du déplacement du théâtre et du marché, elle témoigne des lenteurs imposés par un programme "à tiroirs". Ce que le cas de la place Louis-XII éclaire également très bien, c'est l'effet du temps long des travaux sur les programmes de reconstruction. Entre sa conception en 1942 et la fin de son aménagement en 1966, le projet de place Louis-XII évolua, certaines parties de son programme étant abandonnées ou simplifiées en cours de route. Le déplacement de la fontaine fut abandonné, l'articulation des places Louis-XII et Valin-de-la-Vaissière fut entièrement revue, de même par conséquent que le dessin de l'îlot D. Les plantations d'arbres furent beaucoup moins nombreuses que prévu au centre de la place et sur les terrasses en contrebas des remparts. Le temps long de la reconstruction eut aussi pour conséquence l'hétérogénéité assez grande du traitement architectural des immeubles, ceux de l'îlot D en particulier. On remarque que ce qui pâtit le plus de cette inflexion du programme dans le temps fut l'aménagement des espaces publics. Cela s'explique sans doute parce que ce furent très logiquement les derniers éléments mis en place, mais aussi et surtout, parce que la priorité et l'urgence de la reconstruction restèrent toujours la résolution du problème du logement.

Des modifications depuis

Dans la seconde moitié des années 1970, André Aubert et son fils Marc avec qui il était alors associé, travaillèrent au réaménagement de la place Valin-de-la-Vaissière voisine. Au cours de recherches menées pour l'implantation de surfaces commerciales sur cette place, André Aubert souligna l'opportunité d'aménager ces surfaces place Louis-XII sous le jardin d'enfants, point de vue que la ville et la chambre de commerce adoptèrent dès 1979. L'équipe Aubert proposa un avant-projet pour cet aménagement en 1979. Craignant de grever fortement une opération restreinte par un coût excessif de travaux notamment de terrassements, ils suggérèrent d'augmenter la surface construite en conservant la zone commerciale au niveau de la place Louis-XII, et en édifiant au-dessus un ensemble de niveaux variables destinés à l'habitation par exemple, dans l'esprit de celles qui existaient autrefois. Aubert adoptait alors un parti pris radicalement différent de celui qu'il avait proposé au moment de l'étude spéciale d'architecture de la place. Finalement, on se limita au programme de commerces en rez-de-chaussée. Dans les années 1980 et sur la base du projet de l'équipe Aubert, on aménagea, au niveau de la voirie une galerie piétonne de circulation, couverte et ouverte sur la place donnant sur six emplacements de magasins de vente avec dépendances. La surélévation de la terrasse qui en résulta la déconnecta un peu plus de la place elle-même. Aujourd'hui cet espace n'est plus occupé par un jardin comme prévu mais par un parking et un restaurant. Récemment, la place a été de nouveau réaménagée agrandissant notamment les espaces piétons au dépens de la voirie.

Appellations place Louis-XII
Dénominations place
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : place Louis-XII
Cadastre : 2011 DN non cadastré ; domaine public ;

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle qu'une place fut créée à l'emplacement de l'actuelle place Louis-XII, son site étant auparavant occupé par l'abbaye de Bourgmoyen, jusqu'à sa démolition en 1806, et par deux pâtés de maisons détruits entre 1819 et 1823. A la veille de la guerre, après des aménagements successifs, la place était très exiguë mais néanmoins monumentalisée par le grand marché métallique et le théâtre, paré d'une nouvelle façade néo-classique. Cette place fut ravagée par les bombes et le feu en juin 1940. A l'exception de la halle métallique, du théâtre et de la fontaine Louis-XII qui ne furent qu'endommagés, rien ne subsista entre les contreforts du Château et la Loire. Les projets proposés par les Blésois à l'été 1940 concordaient tous sur un point : l'agrandissement de la place. Le plan proposé par Charles Nicod en 1941 entérina cette volonté. Pour cela l'urbaniste proposa de détruire une partie du théâtre et de supprimer la rue des Violettes en contrebas des remparts, en ne reconstruisant pas d'îlot entre elle et la place Louis-XII. Cependant, Charles Nicod dut revoir sa copie afin d'intégrer, à la demande de la ville, une salle des fêtes en remplacement du théâtre. Dans son plan de 1942, il inclut donc un équipement, regroupant un théâtre et des salles de réception, sur l'actuelle place Valin-de-la-Vaissière. Ce changement eut pour conséquence le déplacement du marché vers l'ouest, le long de la rue des Jacobins, et son remplacement par des projets d'immeubles d'habitation. En 1942-43, André Aubert effectua une étude spéciale d'architecture pour concevoir la future place Louis-XII. Il conçut une place plantée de nombreux arbres, bordée au pied des remparts par un jardin d'enfants orienté au sud. Il fixa des contraintes de hauteur et de matériaux pour les immeubles à reconstruire sur la place mais ne définit pas de véritable ordonnance d'architecture prônant une variété, plus propice à des effets pittoresques. Les travaux de la place Louis-XII, fortement contraints par la destruction du théâtre et du marché et le déplacement des baraques, durèrent de 1947 à 1966, de la restauration des remparts à l'aménagement de la place. Entre sa conception en 1942 et la fin de son aménagement en 1966, le projet de place Louis-XII évolua, certaines parties de son programme étant abandonnées ou simplifiées. Il illustre un grand nombre des problèmes qui ralentirent la reconstruction de Blois : les lenteurs imposées par un programme "à tiroirs", l'effet du temps long des travaux sur les programmes de reconstruction. Dans les années quatre-vingt et sur la base d'un projet élaboré par André Aubert et son fils Marc, on aménagea six boutiques au nord de la place, sous la partie en terrasse qui fut alors surélevée. Aujourd'hui cet espace n'est plus occupé par un jardin mais par un parking et un restaurant. Au début des années 2010, la place avait été de nouveau réaménagée agrandissant notamment les espaces piétons au dépens de la voirie.

Période(s) Principale : milieu 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1947, daté par source
Auteur(s) Auteur : Nicod Charles, architecte, attribution par source
Auteur : Aubert André, architecte, attribution par source

La place Louis-XII se situe, en ville basse, entre fleuve et château. Aux pieds des remparts et des grands degrés, elle communique avec la place Valin-de-la-Vaissière. Point de convergence de nombreuses rues (rues des Orfèvres, Emile-Laurens, Anne-de-Bretagne, Saint-Lubin et Saint-Martin), elle est délimitée par les îlots A, F, E et D de la reconstruction. La fontaine Louis-XII qui lui donne son nom est toujours à son emplacement d'origine et fait face à la rue des Orfèvres. Le bâti qui l'entoure est caractérisé par une assez grande variété dans les gabarits et les matériaux de construction. Tous les rez-de-chaussée sont consacrés au commerce, en grande partie de restauration. Trois immeubles n'ont plus du tout de fonction de logement. La place est ombragée par de grands arbres et en grande partie "piétonnisée". Elle constitue un vaste espace public au milieu d'un centre urbain dense et contraste en cela avec le réseau exiguë de rues anciennes situé à l'ouest à proximité immédiate.

La place est intégrée au secteur sauvegardé. Elle bénéficie en outre du périmètre lié à la protection de la fontaine Louis-XII (classement par liste de 1840).

Statut de la propriété propriété de la commune
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • André Aubert (1905-1987)

    Né à Montrouge en 1905, André Aubert étudia à l'école des beaux-arts dans les ateliers d'André puis de Pontremoli. Il fut diplômé et obtint le Second prix de Rome en 1932.

    Dès 1934, il remporta avec Viard, Dondel et Dastugue le concours pour le palais du Musée d'Art moderne de la ville de Paris construit dans le contexte de l'exposition internationale des arts et techniques de 1937.

    Lauréat en 1935 du concours des Bâtiments civils et Palais nationaux, il travailla par la suite à ce titre pour les ministères de l'éducation nationale d'une part et des postes et télécommunications d'autre part. Il construisit notamment le groupe scolaire de Blagis à Sceaux-Bagneux en collaboration avec Paul Herbé et Jean Le Couteur pour lequel ils reçurent l'équerre d'argent en 1962.

    Il construisit également des bâtiments très variés pour des maîtres d'ouvrages privés. Il garda tout au long de sa carrière une activité de construction d'immeubles à Paris : on retient par exemple dans l'ordre : l'immeuble aux lignes classiques et épurées du 7, boulevard Emile-Augier, dans le 16e arrondissement (1950-1953), Le Panoramique, situé au 102-118 quai Louis-Blériot, (1952-1955), l'immeuble HLM du 11, rue des roses, dans le 18e arrondissement construit pour l'Habitat Communautaire (1960), ou encore l'immeuble 29-35, rue du Docteur-Blanche, dans le 16e arrondissement (1967). Il travailla par ailleurs pour des entreprises. La critique a particulièrement salué les sièges sociaux de Saint-Gobain à Neuilly (1962) et de la SOPAD à Courbevoie (1965).

    Sa carrière est entrecoupée d'interventions à Blois, avant, pendant et après sa reconstruction. En 1937, il remporta le concours pour la construction de l'hôtel de ville de Blois, en association avec MM. Pronier et Saubot, mais leur projet ne put finalement être réalisé avant que la guerre n'éclate. Dès septembre 1940, il proposa à la ville de Blois un projet de "restauration des quartiers sinistrés" auquel la ville ne donna pas suite. Cependant, il fut chargé en 1942 d'établir une étude spéciale d'architecture pour l'aménagement futur de la place Louis-XII. A la Libération, il fut nommé architecte en chef de la reconstruction de Blois et de Vendôme par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Il prit la suite de Charles Nicod, qui y avait été nommé par le Commissariat à la Reconstruction Immobilière en mars 1941, et qui fut chargé à cette date des plans d'urbanisme de Toulouse et de Bayonne. Dans ce contexte, il conçut en outre l'école primaire Victor-Hugo de la rue d'Angleterre et l'école maternelle voisine de la rue des Remparts. Après la Reconstruction, son activité constructive se poursuivit à Blois avec la conception de la piscine du quai Saint-Jean, en collaboration avec Lucien Joubert vers 1960, et celle du lycée Augustin-Thierry, entre les années cinquante et soixante-dix. De plus, il y demeura présent du fait de sa nouvelle responsabilité, à partir de 1962, d'architecte conseil du Loir-et-Cher pour le Ministère de la Construction. Il travailla à l'élaboration du plan du secteur sauvegardé de la ville dès la fin des années soixante. Il proposa en 1971 un projet pour un Centre d'action culturelle, qui ne fut finalement pas construit. Il fut également de nouveau sollicité pour l'aménagement de la place Valin-de-la-Vaissière dans les années soixante-dix.

    En fin de carrière il s'associa avec son fils Marc Aubert avec lequel il construisit notamment le palais des congrès d'Antibes, détruit en 2011.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Blois. Série Fi : 12 Fi 1. Plans et études pour la reconstruction de Blois et de Vendôme par Charles Nicod, Louis Arretche, André Aubert, Charles Dorian. 31 planches. 1942-1944.

  • AC Blois. Série Z : 13 Z, fonds André Aubert : 13 Z 10. Blois, restauration de la place Louis XII, 1942-43.

  • AC Blois. Série Z : 13 Z, fonds André Aubert : 13 Z 11. Blois, place Louis XII, et place Valin-de-la-Vaissière 1964 - 1979.

  • AD Loir-et-Cher. Série J : 127 J, fonds Paul Robert-Houdin : 127 J 70. Le plan de reconstruction. Les études architecturales qui s'y rapportent. La place Louis-XII, les remparts, le déplacement du marché couvert et la construction d'une salle des fêtes appelée à remplacer le théâtre. La dépêche. 30 avril 1943.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 44. Blois, Reconstruction, travaux : correspondance, photographies et plans. 1946-59.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 45. Blois, remembrement, dossier technique et administratif. 1941-56.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/27. Reconstruction. Commission départementale d'urbanisme. 1943-56.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/28. Reconstruction. Retards dans Reconstruction.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/30. Reconstruction. Plan d'Aménagement et de Reconstruction, Blois. 1941-54.

  • AD Loir-et-Cher. Série RV : RV 3193. Blois, murs de soutènement de la place du château. 1943-47.

  • Archives d'Architecture du XXe siècle. Fonds Aubert, 72 IFA : boîte n°77. Place Louis-XII. 1960-66.

  • Archives d'Architecture du XXe siècle. Fonds Aubert, 72 IFA : boîte n°84. Aménagement de la place Valin-de-la-Vaissière et de la place Louis-XII. 1976-81.

  • Cinq immeubles restent à construire pour que les abords de la place Louis-XII prennent leur aspect définitif. La Nouvelle République, 15-01-1962.

  • Avec l'aménagement de la Place Louis-XII -compromis entre parking et square- c'est l'épilogue de la reconstruction de Blois, qui se joue enfin. La Nouvelle République, 20-10-1966.

Documents figurés
  • photog. n. et b., 22 x 29 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100956NUC2).

  • plan sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100305NUC2A).

  • plan sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100303NUC2A).

  • Plan sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100299NUC2A).

  • croquis sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100301NUC2A).

  • Détail de carte postale, cliché ERVU. Auteur inconnu. (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100234NUC2AB).

  • photog. n. et b., 11 x 6,8 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44 ; 3 Fi 6462). (cf. illustration n° IVR24_20104100964NUC2).

  • photog. n. et b., 17,5 x 23,5 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100959NUC2).

  • dessin au crayon sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100304NUC2A).

  • photog. n. et b., 22 x 29 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100957NUC2).

  • croquis sur calque. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 10). (cf. illustration n° IVR24_20114100300NUC2A).

  • photog. n. et b., 22 x 29 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100955NUC2).

  • photog. n. et b., 24 x 30 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100954NUC2).

  • photog. n. et b., 24 x 30 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100953NUC2).

  • photog n. et b. Par Millet, René (photographe). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 10 Fi 56). (cf. illustration n° IVR24_20104100866NUC2).

  • étude spéciale d'architecture, sur papier, 1943. Par Aubert, André (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 44). (cf. illustration n° IVR24_20104100993NUC2A).

  • Photog., n. et b. Par Lecomte, Charles (photographe). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101008NUC2A).

  • Plan de reconstruction et d'aménagement, sur papier, détail, 1942. Par Nicod, Charles (architecte). (Ville de Blois, service du cadastre, Blois). (cf. illustration n° IVR24_20104100574NUC2A).

  • photog. n. et b., 17,5 x 23,5 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100958NUC2).

  • carte postale Louis Lenormand à Orléans, années 1930. Par Lenormand, Louis (photographe). (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100262NUC2AB).

  • photog n. et b. Par Lecomte, Charles (photographe). (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100215NUC2AB).

  • photog. n. et b., 17,5 x 23,5 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195W44). (cf. illustration n° IVR24_20104100960NUC2).

  • photog n. et b. Par Lecomte, Charles (photographe). (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100205NUC2AB).

  • étude spéciale d'architecture, sur papier, 1943. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 11). (cf. illustration n° IVR24_20114100316NUC2A).

  • carte postale, éditeur Etoile, 1907. Auteur inconnu. (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100263NUC2AB).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Archives communales, Blois, 13 Z 21). (cf. illustration n° IVR24_20114100333NUC2AB).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Archives communales, Blois, 2 Fi 22). (cf. illustration n° IVR24_20114100391NUC2AB).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Archives communales, Blois, 2 Fi 22). (cf. illustration n° IVR24_20114100388NUC2AB).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Archives communales, Blois, 2 Fi 22). (cf. illustration n° IVR24_20114100387NUC2AB).

  • étude spéciale d'architecture, sur papier, 1943. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 11). (cf. illustration n° IVR24_20114100317NUC2A).

  • photog n. et b. Par Lecomte, Charles (photographe). (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100214NUC2AB).

  • plan de reconstruction (détail), sur papier, octobre 1940. Par Robert-Houdin, Paul (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 176 FiV 65). (cf. illustration n° IVR24_20114100150NUC2A).

  • projet d'aménagement, sur papier, 1979. Par Aubert, André (architecte) ; Aubert, Marc (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 11). (cf. illustration n° IVR24_20114100318NUC2A).

  • projet d'aménagement, sur papier, 1979. Par Aubert, André (architecte) ; Aubert, Marc (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 11). (cf. illustration n° IVR24_20114100319NUC2A).

  • projet d'aménagement, sur papier, 1979. Par Aubert, André (architecte) ; Aubert, Marc (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 11). (cf. illustration n° IVR24_20114100320NUC2A).

  • étude spéciale d'architecture, 1943. Par Aubert, André (architecte). (Archives municipales de Blois, 13 Z 21). (cf. illustration n° IVR24_20114100337NUC2A).

  • plan sur papier, échelle 1/200. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, RV 3193). (cf. illustration n° IVR24_20114100182NUC2A).

  • plan sur papier, échelle 1/200. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, RV 3193). (cf. illustration n° IVR24_20114100183NUC2A).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14). (cf. illustration n° IVR24_20114100137NUC2A).

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