Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Plessis : demeure

Dossier IA36010203 réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées maison, communs, pigeonnier, écurie, château d'eau, lavoir, portail, cour, remise, logement, souterrain
Dénominations demeure, maison
Aire d'étude et canton Parc naturel régional de la Brenne - Tournon-Saint-Martin
Adresse Commune : Néons-sur-Creuse
Lieu-dit : Le Plessis
Adresse :
Cadastre : 2015 D 290 ; 1812 D 1439 à 1448

La demeure remonte, pour sa partie la plus ancienne, aux 17e-18e siècles (avec des réemplois d’éléments provenant d'un édifice antérieur : linteau à accolade de l’entrée principale, encadrements chanfreinés de l’intérieur, corbeaux d'une cheminée). L’aile orientale porte la date de 1779.

Un bâtiment aux dimensions des communs figure sur le plan cadastral de 1812. Il a pu être tout ou partie reconstruit à la fin du 19e siècle, (peut-être en 1884 selon les matrices cadastrales). Le château d’eau et le lavoir semblent dater du début du 20e siècle.

Le portail, provenant de la ferme de la Chauvellerie (cf. dossier IA36010636), a été remonté au Plessis dans la seconde moitié du 20e siècle.

Selon la tradition locale, il existait un château médiéval au Plessis dont il ne resterait que le souterrain vouté (non datable). Le fief du Plessis de Néons, qui relevait de la châtellenie d’Angles en Poitou, serait cité dès le 13e siècle. De la famille du Plessis, est issu Armand Jean du Plessis (1585-1642), futur cardinal de Richelieu (Dupouget et al. 1999, Sécheresse 2019, Plaux s.d.).

Période(s) Principale : 17e siècle, 18e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Secondaire : Moyen Age , (?) , (détruit)
Dates 1779, porte la date
Auteur(s) Personnalité : du Plessis Armand Jean, dit(e) Richelieu,
Armand Jean du Plessis , dit(e) Richelieu (1585 - 1642)

Cardinal de Richelieu

Famille propriétaire du Plessis (Néons-sur-Creuse) au 16e siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
personnage célèbre, attribution par tradition orale

La demeure compte trois bâtiments principaux : une maison, un bâtiment abritant les communs et un logement de domestiques. Toutes les toitures, à longs pans, sont en tuile plate, à l’exception de celle du lavoir, en tuile mécanique.

La maison, en rez-de-chaussée, est partiellement enduite. Son corps principal de bâtiment est orienté est-ouest. Son aile orientale est implantée en retour d’équerre à l’extrémité du mur gouttereau sud. Une seconde aile, formant également un retour au milieu du mur gouttereau nord, abritait l’ancien four. La toiture du corps principal de bâtiment est, à pignons couverts, celle de l’aile orientale est à croupes, celle de l’aile nord est à pignon couvert et en appentis à l’emplacement de l’ancienne chambre du four. Huit lucarnes à fronton éclairent les combles de la maison : quatre dans la toiture du corps principal de bâtiment, et quatre dans celle de l’aile orientale. L’élévation sud du corps principal présente trois baies à linteaux délardés et deux baies cintrées. L’accès principal porte un linteau à décor en accolade (réemploi supposé). Les ouvertures de l’aile orientale ont quant à elles des linteaux cintrées et feuillurées. L’un d’eux porte la date de 1779.

Dans la maison, trois portes présentent des encadrements complets ou partiels à chanfreins. La maison compte trois cheminées : dans le corps principal, une cheminée adossée à l’ancien mur-pignon est. Son cadre en bois et sa hotte sont soutenus par des corbeaux chanfreinés et des jambages. Dans l’aile orientale (pièce nord) se trouve une cheminée en pierre, avec linteau et hotte reposant sur des jambages (la hotte a été remontée dans les années 1960-1970). Dans une autre pièce de l’aile orientale, se trouve une cheminée de style Louis XV qui était, avant le 20e siècle, encastrée dans la cheminée en pierre de la pièce voisine.

A l’ouest de la maison, le logement de domestiques aurait également servi un temps de chai. Il est partiellement enduit et en rez-de-chaussée. Sa toiture, à longs pans et à pignons couverts, est dotée de deux lucarnes à la capucine. Les accès principaux sont en mur gouttereau. Des corbeaux chanfreinés, en réemploi, soutiennent une solive (ou entrait) de la charpente.

Au sud de la maison se dresse un bâtiment, orienté est-ouest, appelé communs. Il abrite des écuries et des remises. Ses accès sont en gouttereaux. Le mur-pignon oriental est percé de trois ouvertures, possiblement les trous de boulin d’un pigeonnier. Un écusson figure sur la clé d’une plate-bande d’entrée des écuries. Au sud des communs se trouve un château d’eau connecté à un lavoir couvert.

La propriété possède un souterrain vouté dont l’accès est abrité sous une petite construction isolée.

Un portail avec porte piétonne ferme la propriété à l’ouest. Il provient de la ferme de la Chauvellerie à Lureuil (cf. dossier IA36010636). Il est en pierre calcaire. La plate-bande de la grande entrée est en arc en anse de panier. Une petite niche ouverte au dessus de la porte piétonne, également cintrée, accueillait autrefois une cloche.

Murs enduit
calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile plate, tuile mécanique
Étages rez-de-chaussée
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe
appentis
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales de Néons-sur-Creuse ; 1 G 4. Matrices cadastrales, tableaux d'augmentation et de diminution.

Documents figurés
  • Carte de la France dite Carte de Cassini, feuille 31 [Le Blanc]/par César-François Cassini de Thury. Levée vers 1754-1766.

  • Plan cadastral parcellaire de la commune de Néons-sur-Creuse/par M. Alisard, géomètre du cadastre, sous la direction de M. Lepeintre, directeur des contributions, M. Dauvergne, ingénieur vérificateur. Terminé en 1812. (Archives départementales de l'Indre, 3 P 137).

Bibliographie
  • PLAUX, Michel. Histoire du Pays tournonnais (1789-1815). Néons-sur-Creuse : Parc naturel régional de la Brenne, Association touristique de Néons-sur-Creuse, 2013.

  • DU POUGET, Marc, PECHERAT, René, MONTIGNY, Arnaud de (dir.) / TREZIN, Christian. collab. Châteaux, manoirs et logis : l´Indre. Chauray : Ed. Patrimoines et Médias, 1999.

    p.253
  • SECHERESSE, Jean (dir.). Chroniques historiques de Saint-Vincent de Néons. Néons-sur-Creuse : Comité Municipal d'Animation de Néons-sur-Creuse, 1994 (seconde édition augmentée en 2019 par l'Association touristique de Néons-sur-Creuse).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Benarrous Renaud