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Port dit port de Candes

Dossier IA37005150 réalisé en 2010
Précision dénomination port de pied de coteau
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Chinon
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Candes-Saint-Martin

Le port de Candes est mentionné sur les listes des ports de Loire de 1857 et 1862 mais il est difficile de savoir précisément à quelle partie de la rive ces documents font références. La lecture du règlement de police rédigé le 12 septembre 1843 pour le port de Candes pourrait nous éclairer. Il n'a malheureusement pas été retrouvé. Les plans anciens (le cadastre napoléonien de 1837 et le plan de 1844 notamment) et la situation des ouvrages actuels permettent de localiser vis à vis du bourg trois sites d'abordage : à proximité de la rue du Bac, vis à vis de la place de l'Ormeau et au niveau de la rue de la Vienne (anciennement "la Douve" puis la rue de la Tourelle). Le projet de port à Candes daté de 1844 concerne toute la rive située vis à vis du bourg (depuis la rue du Bac jusqu'au delà de l'actuelle rue de la Vienne) et nous considèrerons par conséquent que le port de Candes couvre toute cette étendue. En 1844, la rive gauche de la Loire vis à vis de Candes est bordée de murs de soutènement qui forment, au nord, la clôture des cours et jardins des maisons du bourg : ces cours et jardins interrompent, sur une longueur d'environ 600 mètres, le chemin de halage de cette rive gauche. Suite à la réclamation du conseil municipal, l'ingénieur Cormier propose d'abattre les murs de clôture qui gênent la circulation et de créer un quai rectifiant les irrégularités de la berge (plan d'alignement). Le projet comprend l'établissement de deux grandes cales abreuvoirs simples. Le projet est approuvé par le ministre des Travaux publics mais la commune ne souhaite pas participer financièrement et les travaux sont ajournés. En 1861, on réclame la construction d'une cale destinée à faciliter l'abordage et l'accès à la rivière. Les bateaux ont en effet tendance à rester dans la commune voisine de Montsoreau tant la dégradation de la rive à Candes est considérable (à telle point qu'on ne puise de l'eau qu'avec grand peine). En 1864, les sieurs Muray et Cottereau, carriers et marchands de pierres, se plaignent d'être dans l'impossibilité de charger leur marchandise en bateaux par suite de l'ensablement du port de Montsoreau. Ils demandent l'autorisation de former un quai provisoire avec des déchets de carrières entre la rue de la Tourelle (actuelle rue de la Vienne) et la limite de commune Candes/Montsoreau. Un projet est dressé puis accepté par décision préfectorale en 1866 pour être finalement abandonné. Il semble néanmoins que, durant plusieurs années, les carriers déposent régulièrement des débris de carrières au droit de la rue de la Tourelle. Le projet est repris en 1869 par le conseil municipal. Il s'agit à nouveau de rectifier la rive et de faciliter l'accès à l'eau mais sur une étendue réduite à environ 400 mètres. Le projet ambitieux dressé par l'ingénieur Béard comprend la réalisation, de l'amont vers l'aval, d'une cale double à tablier haut, d'une gare refuge (et de radoub) et de trois grandes cales simples. L'ensemble n'est pas réalisé mais les ouvrages actuels situés au droit de la rue de la Vienne correspondent peut-être à un début d'exécution. Finalement, le port de Candes n'a pas été unifié conformément aux souhaits des ingénieurs du XIXe siècle. Les ouvrages qui le composent actuellement sont difficiles à dater en raison de leur mauvais état et du manque d'archives.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle

Situé rive gauche, vis à vis du bourg, le port de Candes s'étend sur environ 600 mètres de long. Il est constitué de trois lieux d'abordages indépendants : à proximité de la rue du Bac (une cale abreuvoir en long simple et une cale abreuvoir simple), vis à vis de la place de l'Ormeau (une cale abreuvoir simple et une cale en tablier à quai incliné) et au niveau de la rue de la Vienne (deux cales abreuvoirs simples et une cale en tablier à quai incliné).

Typologies port de pied de coteau : port aménagé côté val sur la pente du pied de coteau
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Encre et aquarelle sur calque, Ech. 0,001 m pm, 55 x 30 cm, 1869. (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2046). (cf. illustration n° IVR24_20113702828NUCA).

  • Encre et aquarelle sur calque, Ech. 0,01 m pm (plan) et 0,005 m pm (profils), 38,5 x 29 cm, 1869. (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2046). (cf. illustration n° IVR24_20113702824NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 1864. Par Béard (ingénieur). (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2043). (cf. illustration n° IVR24_20113702817NUCA).

  • Encre sur papier, Ech. 6 lignes par décamètre, 36 x 22 cm, 1839. (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2036). (cf. illustration n° IVR24_20113702810NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier tissé, 81 x 35 cm, Ech. 0,001 m pm, détail, 1844. (archives nationales, F 14 6614). (cf. illustration n° IVR24_20073700455NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier tissé, 81 x 35 cm, Ech. 0,001 m pm, détail, 1844. Par Cormier (ingénieur). (archives nationales, F 14 6614). (cf. illustration n° IVR24_20073700454NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, détail, 1864. Par Béard (ingénieur). (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2043). (cf. illustration n° IVR24_20113702983NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, section B, Ech. 1/2500e, détail, 1837. (archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P 2/042/4). (cf. illustration n° IVR24_20113702978NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, section B2, Ech. 1/625e, détail, 1837. (archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P 2/042/2). (cf. illustration n° IVR24_20113702780NUCA).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie