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Port dit port de Jargeau

Dossier IA45002821 réalisé en 2009
Précision dénomination port de levée
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Jargeau
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Jargeau

En juin 1835, à la demande du conseil municipal, l'Etat soumet un avant projet de port d'embarquement (100 mètres de long) à Jargeau en amont du pont suspendu. L'ingénieur Lefort propose en outre la mise en place d'un épi attaché à la rive droite et destiné à diriger les eaux vers Jargeau. Ce premier projet n'est pas réalisé et en 1837 on déplore que dans cette ville il n'y a qu'un quai très étroit dépourvu de cale et de tout moyen d'accession pour les bateaux et où les voitures ne circulent pas. Les projets se succèdent mais restent sans suite : en mai 1837 par l'ingénieur Léon, en 1839-1840 par l'ingénieur Mutrécy-Maréchal (port en aval du pont suspendu et duit dans le lit du fleuve). En 1840, le Conseil général des Ponts-et-Chaussées considère que Jargeau n'a pas suffisamment d'importance pour justifier la dépense qu'exigerait la construction d'un port. En août 1847, le conseil municipal demande à nouveau qu'un port soit établi dans sa ville. L'ingénieur Coumes, chargé du dossier, propose un port implanté de part et d'autre du pont suspendu. C'est ce projet qui est semble-t-il réalisé par l'Etat entre 1848 et 1855. Il répond aux normes en vigueur : tablier placé à trois mètres au-dessus de l'étiage, perré présentant une pente de 3 mètres de base pour un mètre de hauteur. Ce port n'a pas été établi pour servir de dépôt de marchandises mais seulement pour permettre de les embarquer et les débarquer plus commodément, c'est pourquoi il a été mis au même niveau que les parties inférieures des ports d'Orléans, Blois et Tours. Cette disposition ne semble pas convenir localement puisque dès 1849, la municipalité de Jargeau réclame, en vain, l'exhaussement du port pour mettre les marchandises à l'abri des crues ordinaires. En 1852 le port, considéré comme inachevé, est la propriété de l'Etat et présente une étendue de 25 ares. Les marchandises embarquées consistent en vins (petite quantité), celles débarquées comprennent du vin blanc du Pays-Bas, des charniers, des lattes, des merrains, des carreaux, des tuiles et du plâtre. Aucun droit de dépôt n'est perçu. Un abreuvoir est réalisé en 1855 en amont du pont suspendu (un premier projet le situait en aval avec agrandissement du port). On considère à cette date que le port est terminé. Une taxe est perçue à partir de 1854 sur les marchandises déposées plus de 48 heures (0,10 F par mètre carré). En 1876, lorsque les murs de quais de la ville sont exhaussés, il semble qu'une cale abreuvoir simple située "rue de l'ancien pont" (débouché du pont actuel) ait été supprimée (cette cale figure sur un plan daté de 1864 et est absente du plan de 1889). En outre, une autre cale est mentionnée (1846, 1855) en aval de l'ancien pont suspendu : il n'a pas été possible de la localiser précisément ni de savoir si elle existe encore.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Dates 1848, daté par source
Auteur(s) Auteur : Coumes, ingénieur,

Implanté de part et d'autre de l'ancien pont suspendu, rive gauche, le port de Jargeau mesure environ 400 mètres de long. Sa largeur maximum est de 20 mètres. Il est constitué d'une grande cale à tablier à quai incliné, et de trois cales abreuvoirs. L'abreuvoir, situé en amont de l'ancien pont suspendu et déjà quasiment comblé vers 1920, n'est plus visible aujourd'hui mais existe encore probablement.

Typologies port de levée : port situé au pied du perré de la levée
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 0,002 m pm, 63 x 21, 1855. Par Boeckh (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 85). (cf. illustration n° IVR24_20074500270NUCA).

  • Encre et aquarelle sur pelure collée sur papier, Ech. 1 mm pm, 89 x 30, détail, 1840. Par Mutrécy-Maréchal (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 85). (cf. illustration n° IVR24_20074500269NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/5000e, 96 x 59, détail, 1847. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 85). (cf. illustration n° IVR24_20074500268NUCA).

  • Carte postale ancienne. (archives départementales du Loiret, Coll. Petit 301). (cf. illustration n° IVR24_20074500050NUCB).

  • Photographie aérienne. (cf. illustration n° IVR24_19924500236N).

  • Carte postale ancienne. (archives départementales du Loiret, Coll. G Pouillot 1197). (cf. illustration n° IVR24_20074500014NUCB).

  • Encre et aquarelle sur papier collé, Ech. 1/1000e, 60 x 31, 1889. Par Guillon (ingénieur). (archives départementales du Loiret, Liasse 30872). (cf. illustration n° IVR24_20064500256NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 0,001 m pm, détail, 1900. (archives municipales de Jargeau, 11 O 4). (cf. illustration n° IVR24_20094500274NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 0,001 m pm, 1900. (archives municipales de Jargeau, 11 O 4). (cf. illustration n° IVR24_20094500272NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 63 x 30,5, 1864. Par Sainjon (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 87). (cf. illustration n° IVR24_20064500249NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 57 x 48, 1837. (archives départementales du Loiret, 2 S 85). (cf. illustration n° IVR24_20064500046NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 31 x 380, Ech. 0,001 m pm, détail, 1875. Par Biard (ingénieur). (archives départementales du Loiret, Liasse 30922). (cf. illustration n° IVR24_20094500046NUCA).

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