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Port dit port de Pouilly

Dossier IA58001123 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénomination port de rive
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Pouilly-sur-Loire
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Pouilly-sur-Loire
Lieu-dit : le Bourg

La présence d'un port sur la Loire à Pouilly remonte au moins au début du XIVe siècle puisqu'en 1318, Agnès de Mauriac vend ses droits sur le port de Pouilly à Jean comte de Sancerre. Il n'y a pas de trace d'ouvrage maçonné sur le port avant le début du XIXe siècle. En janvier 1811, des affiches informent le public qu'une adjudication va être prochainement proposée pour l'exécution d'un quai au port de Pouilly. Cette adjudication a lieu le 26 février 1811 et c'est l'entrepreneur Pierre Sallé qui l'emporte. Un quai de 685 mètres de long est réalisé de 1811 à 1813. Les documents d'archives ne sont pas très précis et il y a pas de cartes ni de plans figurant les bords de Loire à Pouilly entre 1770 et 1834. Il est de ce fait difficile de savoir si les deux grandes cales abreuvoirs doubles à tablier haut situées en aval du port ont été, ou pas, réalisées durant la campagne de 1811-1813. Ces deux ouvrages figurent sur la carte de 1834 et sur le plan d'alignement dressé en 1845 pour fixer les alignements du quai de Pouilly. La troisième cale double (en amont) est construite plus tard, après 1859. Il semble que le port de Pouilly a souffert de manque d'eau. Le ministre des Travaux public adresse le 3 août 1848 une lettre au préfet de la Nièvre dans lequel il rejette le projet de construire deux épis pour diriger les basses eaux vers le port de Pouilly. Il propose de construire, en échage et à titre d'essai, une digue basse reliée à la levée Napoléon (rive gauche). On ne sait pas quels ont été les travaux finalement réalisés. Les vestiges d'un duit (?) dans le lit de la Loire vis à vis de la cale double amont du port correspondent probablement à un ouvrage destiné à rabattre les eaux du fleuve vers la rive droite. Ces vestiges pourraient dater du milieu du XIXe siècle, à moins qu'ils n'aient été réalisés dans les années 1790, période durant laquelle une adjudication en cours a pour objet la construction d'un "ensemble en duits noyés dont l'objet est de rejeter la rivière sur Pouilly". Le port de Pouilly est le sujet, au tout début du XIXe siècle, de tensions entre l'administration et les habitants de la localité. Le problème concerne la classification de Pouilly comme port d'arrivage (entrée des marchandises), port d'assise (lieu de dépôt prolongé des marchandises) ou port d'embarquement (lieu d'expédition sans entrepôt de longue durée). Depuis le 24 février 1807, les deux premières catégories de ports doivent en effet être surveillées par un garde-port rémunéré par les mariniers suivant les marchandises déposées sur ces ports. Dès 1807, l'administration reconnaît que les ports de Nevers, La Charité, Pouilly et Cosne ne sont pas des ports d'assises et doivent bénéficier d'un tarif particulier. Cependant, la présence attestée d'un garde-port à Pouilly en 1812 (Jean Bonin) prouve que l'administration n'a pas renoncé à placer un agent dans cette localité. En 1839, des commissionnaires de vins pour Paris demeurant à Pouilly signent une pétition dans laquelle ils s'opposent à la présence d'un garde-port pour la surveillance des ports de Pouilly, Tracy, Saint-Thibault, les Vallées et les Barreaux (Herry). Le commissaire général de la navigation précise que le port de Pouilly est en effet classé dans la catégorie des ports d'arrivage mais il remarque que des vins (blancs essentiellement) séjournent souvent sur le port et qu'il y arrive des marchandises tels que merrains, charniers, bois de moule, bois en somme et autres qui demandent des empilages, une surveillance et des soins particuliers. Il estime par conséquent qu'un garde-port est utile et nécessaire sur le port de Pouilly. Dans un rapport rédigé le 3 avril 1868, l'ingénieur ordinaire rapporte que le commerce a une assez grande importance à Pouilly et que les marchandises y séjournent parfois assez longtemps. Lorsque ces dernières sont placées près des murs des enclos longeant le port, les enfants s'introduisent dans les vergers pour y prendre des fruits et, pour pallier cet inconvénient, le maire a pris un arrêté le 10 juillet 1867 réclamant une distance d'un mètre entre les marchandises et les dits murs. Selon l'ingénieur, 50 centimètres suffiraient à régler le problème et gêneraient moins le commerce sur un port relativement exigu (341 m de long sur 5,69 m de largeur en moyenne). Il demande qu'un nouvel arrêté soit pris dans ce sens.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Dates 1811, daté par source

Situé rive droite, de part et d'autre du pont, le port de Pouilly-sur-Loire se compose d'une cale abreuvoir en long à tablier haut encastré et de trois cales abreuvoirs doubles à tablier haut (deux en aval du pont et une en amont).

Typologies port de rive : port aménagé et appareillé directement sur la rive du fleuve. Il n'y a pas de levée et le chemin d'accès est au même niveau que les terres du val et les habitations
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Encre et aquarelle sur papier, tableau d'assemblage, Ech. 1/10 000e, détail, 1839. (service des impôts de Nevers). (cf. illustration n° IVR24_20125800267NUCA).

  • Plan aquarellé, vers 1770, détail. (collection particulière à Saint-Bouize). (cf. illustration n° IVR24_20125800289NUCA).

  • Document imprimé, ajouts à l'encre rouge, Ech. 1/20 000e, 41,5 x 124 cm, feuille 3, détail, 1859. Par Biard (ingénieur). (centre d'exploitation de Saint-Satur, subdivision de la direction départementale des territoires de la Nièvre). (cf. illustration n° IVR24_20125800191NUCA).

  • Document imprimé, ajouts à l'encre rouge, Ech. 1/20 000e, 74 x 54 cm, détail, 1852. Par Coumes (ingénieur). (centre d'exploitation de Saint-Satur, subdivision de la direction départementale des territoires de la Nièvre). (cf. illustration n° IVR24_20125800193NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, détail, 1898. (centre d'exploitation de Saint-Satur, subdivision de la direction départementale des territoires de la Nièvre). (cf. illustration n° IVR24_20121800708NUCA).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie