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Port dit port refuge ou gare d'eau de Langeais

Dossier IA37005099 réalisé en 2010
Précision dénomination port refuge
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Langeais
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Langeais

A Langeais, la rivière de la Roumer se jetait autrefois dans la Loire au moyen de deux bras, le premier en amont du port, le second en aval de ce même port. En 1819, l'ingénieur en chef Cormier rapporte que l'embouchure de la Roumer (le bras aval semble-t-il) présente une surface de huit mètres de large sur 150 mètres de long et qu'il faudrait l'élargir et l'approfondir pour qu'elle puisse abriter dix à douze bateaux. La même année, les maîtres mariniers estiment que la rivière pourrait proposer 50 emplacements. Un courrier du directeur général des Ponts-et-Chaussées adressé au préfet d'Indre-et-Loire en 1821 évalue quant à lui un espace disponible pour quinze bateaux. On ne sait pas si les travaux d'amélioration du lit sont réalisés. L'idée d'établir un refuge à l'embouchure de la Roumer n'est, en tout cas, pas écartée puisqu'en 1835 un projet de créer une gare à l'emplacement du bras amont est proposé. Il s'agit cette fois de creuser un bassin dans l'intérieur des terres. La gare doit être mise à l'abri des glaces et des crues de la Loire au moyen d'une levée insubmersible. Les travaux sont adjugés le 26 février 1836. Il semble qu'ils soient encadrés par l'ingénieur en chef Maurice. On trouve mention en 1843 de la "gare artificielle" de Langeais, la seule de ce type avec celle de Tours (canal de jonction Cher/Loire) dans le département d'Indre-et-Loire. La gare de chemin de fer de Langeais (ligne Tours / Nantes) est établie en 1848 tout près de la gare d'eau, probablement avec l'idée de faciliter les transbordements entre voie d'eau et voie ferrée. Après la réalisation de la gare, le bras aval de la Roumer est encore utilisé comme refuge. L'ingénieur ordinaire Cormier écrit en effet en 1844 que la section de la rivière située entre le fleuve et la levée septentrionale offrait autrefois une gare de cent mètres de long dans laquelle cinq ou six bateaux trouvaient un abri sûr pendant la saison des glaces. Les empiètements successifs des propriétés riveraines ayant réduit à trois mètres la largeur naturelle de ce confluent on ne peut dorénavant garer que des petites barques. Il propose de rendre à la rivière sa largeur initiale de cinq mètres. Ces travaux permettraient selon lui de pallier l'insuffisance de la gare de Langeais qui, tous les ans à l'époque des débâcles, est encombrée de bateaux. Un bon nombre d'embarcations est alors exposé aux chocs des glaces faute d'espace pour les loger dans le bassin réservé. Des travaux destinés à améliorer le lit de la Roumer sont prévus pour 1845. En 1875, la gare "artificielle" est encombrée de vases et de végétations malsaines au moment des basses eaux et nécessite un curage qui n'est effectué que deux ans plus tard. En 1913, le conseil municipal demande l'autorisation de combler la gare qui n'a plus aucune utilité. A cette date, elle mesure 200 mètres de long sur 40 mètres de large et les bateaux y accèdent par le goulet fourni par l'embouchure de la Roumer. Les ingénieurs ne donnent pas leur accord pour le comblement, estimant que la gare servira peut-être de nouveau, notamment dans le cadre des projets en cours de la Loire navigable et du canal latéral à la Loire. Ces projets n'ayant pas abouti, la gare est finalement comblée quelques années plus tard (avant 1922).

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle

La gare d'eau était située sur la rive droite, en amont du pont, entre la levée et la gare SNCF, à l'embouchure de l'un des bras de la rivière de la Roumer.

Typologies port refuge : port situé à l'embouchure d'un affluent ou sur un bras secondaire, à l'abri du chenal d'écoulement du fleuve et utilisé comme refuge pour les bateaux lors des crues et des glaces. Au XIXe siècle, les ingénieurs désignent ces structures sous le terme de gare d'eau

Non repertorié par la Diren.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Document imprimé, 1848-1858, détail. Par Coumes (ingénieur) ; Collin (ingénieur). (archives départementales du Loiret, Liasse 30936). (cf. illustration n° IVR24_20113702041NUCA).

  • Document imprimé, Ech. 1/2000e, 1922. Par Jarre (ingénieur topographe). (direction départementale de l'équipement, Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113702047NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 1847. (archives départementales d'Indre-et-Loire, S 2038). (cf. illustration n° IVR24_20113702050NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/2500e, 83 x 51 cm, détail, 1901. Par Mille (ingénieur) ; Tartrat (ingénieur). (archives départementales du Loiret, Liasse 30934). (cf. illustration n° IVR24_20093700002NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/1000e, planche 59, 103 x 64 cm, détail, milieu XIXe siècle. (archives départementales du Loiret, 12 Fi 7-28). (cf. illustration n° IVR24_20073700157NUCA).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie