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Port refuge dit gare d'eau d'Orléans (projet)

Dossier IA45002879 réalisé en 2009
Précision dénomination port refuge
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Orléans
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Orléans
Adresse : quai de Prague

A Orléans, on ne dénombre pas moins de quatre projets de gares d'eau entre la fin du XVIIIe et le milieu du XIXe siècle. Le premier projet propose en 1790-1791 de créer une gare dans les vastes bassins existants vis à vis l'hôpital Saint-Charles (rive gauche en amont du pont) dans lesquels les bateaux seraient entrés au moyen d'une écluse. Les bassins sont finalement jugés trop petits puis comblés. Vers 1800, l'ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées Bouchet et l'architecte Lebrun expriment à leur tour l'idée d'une gare à Orléans. Il s'agit cette fois de faire circuler la Loire autour de la ville en faisant pénétrer ses eaux par les fossés près de la porte Bourgogne, via les portes Saint-Vincent, Bannier, Saint-Jean et jusqu'au sud de la Porte Madeleine où le fleuve aurait regagné son lit. Des plans sont levés, des devis estimatifs sont rédigés mais la part financière de l'Etat n'arrive jamais et rien ne se fait. En 1831 un mémoire pour l'établissement d'une autre gare, adressé à la municipalité d'Orléans, propose de créer un refuge au bas de Saint-Loup, dans le ruisseau de l'Egoutier (commune de Saint-Jean-de-Braye). Les eaux abondantes en hiver à cet endroit auraient permis d'y réaliser une gare de 300 m de long sur 100 m de large, peut-être même un autre bassin au-delà du pont qui passe sous la grande route de Bourgogne. On envisage même de percevoir un droit sur chaque bateau entré dans la gare pour se rembourser des capitaux avancés. Ce projet, comme les deux premiers, n'aboutit pas. La dernière proposition de gare à Orléans date des années 1851-1852, au moment de la construction du quai Tudelle sur la rive gauche de la Loire. L'ingénieur Coumes observe alors que le quai en question a atteint une longueur suffisante pour détacher du lit du fleuve une étendue de deux hectares et demi environ et qu'il paraît évident qu'il ne faut pas combler cet espace comme on en avait d'abord eu l'intention. Il propose d'y créer une gare au profit du commerce et de la marine pour servir de refuge aux bateaux surpris par les glaces et les grandes crues, pour mettre à l'abri les bateaux vides, pour dépecer ceux hors service et pour créer des chantiers de construction et de réparation. La gare, qui pourrait contenir 210 bateaux, éviterait le trajet de 12 km jusqu'à l'embouchure du Loiret utilisée comme gare refuge. En 1851, les principaux mariniers et commerçants de la Loire réclament dans une pétition remise au préfet sa réalisation à l'emplacement proposé. Le Conseil d'arrondissement et le Conseil général du Loiret donnent également leur approbation mais en 1852, l'inspecteur divisionnaire soulève le problème d'ensablement que la gare risque de connaître en raison de sa situation éloignée du volume principal du fleuve qui est fixé sur la rive droite. Selon lui, son utilité n'est qu'à moitié démontrée et sa réalisation ne présente pas de caractère urgent. Le 14 Juillet 1852, l'administration supérieure décide l'ajournement de l'exécution des travaux jusqu'à ce qu'on ait pu « satisfaire aux besoins plus impérieux du perfectionnement de la navigation » proprement dite. On décide de créer à cet endroit une pépinière et d'y faire 27 000 plants (ormes, platanes, sycomores, peupliers suisses et d'Italie) destinés aux plantations des levées de la Loire.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Coumes, ingénieur, attribution par source

La gare d'eau d'Orléans devait être établie sur la rive gauche, en aval du pont Royal. Elle aurait mesuré de 30 à 75 mètres de large sur 520 mètres de long environ. La gare d'Orléans ne devait pas, comme c'est habituellement le cas, être installée à l'embouchure d'un affluent de la Loire mais la configuration particulière du site aurait également permis de créer un lieu abrité pour les bateaux.

Typologies port refuge : port situé à l'embouchure d'un affluent ou sur un bras secondaire, à l'abri du chenal d'écoulement du fleuve et utilisé comme refuge pour les bateaux lors des crues et des glaces. Au XIXe siècle, les ingénieurs désignent ces structures sous le terme de gare d'eau

Ouvrage non réalisé et ne figurant pas dans la base DIREN.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte gravée par Gratia et Schwaerzlé à Paris, feuille n° 37 (Orléans), 69 x 89, Ech. 1/20 000e, 1848, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, F 14 6640). (cf. illustration n° IVR24_20094501204NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 169 x 31 cm, détail, 1850. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 112). (cf. illustration n° IVR24_20074500289NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 169 x 31 cm, 1850, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 112). (cf. illustration n° IVR24_20074501067NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 169 x 31 cm, 1850, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 112). (cf. illustration n° IVR24_20074500287NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 169 x 31 cm, 1850, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 112). (cf. illustration n° IVR24_20074500288NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 169 x 31 cm, 1850, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 112). (cf. illustration n° IVR24_20074500290NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 0,002 m pm, 120 x 31 cm, 1886. (archives départementales du Loiret, 2 S 90). (cf. illustration n° IVR24_20074500274NUCA).

  • Encre et aquarelle sur pelure collée dur papier, Ech. 1/500e, 50 x 31 cm, 1855. (archives départementales du Loiret, 2 S 90). (cf. illustration n° IVR24_20074500271NUCA).

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