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Port refuge dit gare de la Ronce

Dossier IA45002769 réalisé en 2008
Précision dénomination port refuge
Dénominations port
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Sully-sur-Loire
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Lion-en-Sullias
Lieu-dit : la Ronce

A partir de 1834, l'ingénieur en chef du département du Loiret, Navarre, évoque la nécessité de créer un refuge pour les bateaux au lieudit la Ronce à l'embouchure de la rivière de la Quiaulne. Cet endroit est probablement déjà utilisé ponctuellement pour abriter les bateaux lors des crues et des glaces sans qu'aucun aménagement n'ait été réalisé. En 1842, on envisage d'améliorer l'espace disponible en lui donnant une surface de 30 000 m² pour une contenance de 120 à 140 bateaux. L'ingénieur Floucaud déplore en effet que l'endroit ne procure que peu de service à la marine en raison de l'envasement de la rivière, des rétrécissements de son lit en certains points et de l'ensablement de ses abords qui rendent par moments l'entrée et la sortie des bateaux impossible, même aux bateaux vides. Il propose, pour remédier à ces problèmes, de construire un perré en maçonnerie pour fixer l'entrée de la gare et défendre les berges contre l'action du courant et des glaces. Une cinquantaine de pieux d'amarre doit également être posée sur les rives de la Quiaulne. La même année, le Conseil général du Loiret et la commune de Sully-sur-Loire reprochent à la gare de la Ronce d'être trop éloignée de toute agglomération. Ils estiment que les mariniers ont des difficultés à se procurer des vivres à cet endroit et proposent, en vain, de créer plutôt une gare à Sully, à l'embouchure des rivières de Sange et du ru d'Oison. Cet espace aurait pu contenir 130 à 140 bateaux mais les dépenses nécessaires à sa création sont estimées trop élevées. L'adjudication des travaux du port de la Ronce est finalement approuvée le 8 juin 1843. En 1847, le conseil municipal propose un tarif des droits à percevoir sur les marchandises déposées à la Ronce : bois à brûler, bois de charbon, cotrets, billettes, écorces, perches, bois de charpente, planches, voliges, lattes, tuiles, briques, plâtre, cailloux, moellons (il y a des carrières produisant des moellons à Lion-en-Sullias). En 1852, le port de la Ronce, dit le Parterre ou port de Lion, est la propriété de la commune et le terrain qui constitue le port présente une surface d'environ 50 ares. En 1854, le garde-port François Jahan, en résidence à Gien, surveille les ports de la Chevrette (Saint-Firmin-sur-Loire), de Saint-Brisson, de Coliombier (Saint-Martin-sur-Ocre), de Gien, de l'Ormet (Saint-Gondon) et de la Ronce.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Dates 1843, daté par source

Le port refuge de la Ronce, appelé plus communement gare d'eau, est situé rive gauche à l'embouchure de la rivière de la Quiaulne. Les bateaux pouvaient s'y abriter aux moments des crues, des embâcles et des débâcles. Utilisé tout d'abord sans aucun aménagement, le lit de la rivière a été ensuite amélioré au moyen de perrés maçonnés. La longueur utile de la gare était d'environ 50 mètres.

Typologies port refuge : port situé à l'embouchure d'un affluent ou sur un bras secondaire, à l'abri du chenal d'écoulement du fleuve et utilisé comme refuge pour les bateaux lors des crues et des glaces. Au XIXe siècle, les ingénieurs désignent ces structures sous le terme de gare d'eau

Non repéré par la DIREN.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Encre et aquarelle sur papier, section E, Ech. 1/2500e, non daté. (archives départementales du Loiret, 3 P 184). (cf. illustration n° IVR24_20084501051NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, section F, Ech. 1/2500e, non daté. (archives départementales du Loiret, 3 P 184). (cf. illustration n° IVR24_20084501050NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, section E, Ech. 1/2500e, 1848. (archives départementales du Loiret, 3 P 184). (cf. illustration n° IVR24_20084501049NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1400 toises, 1727-1730. Par Matthieu (ingénieur et architecte du roi). (école nationale des Ponts-et-Chaussées, Folio 4969). (cf. illustration n° IVR24_20084501045NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/5000e, 101 x 64, planche 9, 1834. Par Navarre (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/1, pièce 1). (cf. illustration n° IVR24_20074500552NUCA).

  • Encre sur papier, 105 x 40, Ech. 0,001 m pm, 1842. Par Floucaud (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 83). (cf. illustration n° IVR24_20064500244NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 500 toises. (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/, pièce 21). (cf. illustration n° IVR24_20084501044NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 300 toises, 52 x 191, planche 2. (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/4, dossier 4, pièce 1). (cf. illustration n° IVR24_20074500590NUCA).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie