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Présentation de la commune de Chançay

Dossier IA37004736 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Aspects géographiques

Située à 19 km au nord-est de Tours et 9 km de Vouvray, chef-lieu de canton, la commune de Chançay compte 1 012 habitants (données INSEE de 2010), et couvre une superficie de 15,04 km², soit une densité de 67 hab/km².

Elle est traversée du nord au sud par la Brenne.

Vue depuis le pont de Chançay.Vue depuis le pont de Chançay.

Le cours d'eau a creusé le plateau sur une largeur importante (750 m à Valmer, 1 km à Vaumorin). Les coteaux, hauts d'une quarantaine de mètres, sont entaillés dans du tuffeau de craie blanche minacée, creusé de nombreuses cavités, et surmonté d'une épaisseur de tuffeau jaune du Turonien supérieur. La vallée de la Brenne communique avec plusieurs vallées secondaires : vallée du Vau, vallée de Vaux et vallée de Raye. Le plateau est recouvert de limons bruns argilo-sableux, de cailloutis siliceux et de perrons. Des terrasses alluviales sont également présentes à La Massoterie et Vaumorin.

L'altitude est comprise entre 56 m (Le Moulin neuf) et 116 m (La Colinière).

Les zones boisées sont importantes et occupent un quart du territoire communal : forêt de Chançay, bois de La Copinière, bois de Valmer, bois de La Galinière. Les prairies du val de Brenne sont utilisées comme herbages (La Grande Prairie) et les céréales cultivées sur les plateaux au nord (Plaine de La Colinière) et au sud de la commune (Plaine du Hallier). Le vin blanc (A.O.C. Vouvray) est produit sur les pentes du coteau, au nord et à l'ouest du bourg (La Colinière, Vaux) et sur les hauteurs des vallées de Raye et du Vau.

Plateau surplombant la vallée du Vau recouvert de vignes.Plateau surplombant la vallée du Vau recouvert de vignes.

L'axe routier principal est la route départementale 46 reliant Vouvray à Château-Renault. Le bourg, village rue, s'étire sur 1 500 mètres, le long de cette route située entre la Brenne et le coteau.La Brenne, le bourg et le coteau, depuis l'ancienne voie ferrée.La Brenne, le bourg et le coteau, depuis l'ancienne voie ferrée.

L'accroissement de population à partir des années 1970-1980 s'est accompagné de la création de lotissements sur les pentes du coteau au sud-ouest du bourg, et de la densification des habitations le long du coteau au nord du bourg, créant désormais une continuité de bâti entre le bourg et des lieux-dits autrefois à l'écart (Les Maisons Rouges, La Massoterie). Hors du bourg, les autres concentrations d'habitats se retrouvent le long des axes routiers des vallées secondaires. Actuellement, les constructions se développent dans le bourg, sur des parcelles situées à l'est de la route longeant le coteau et dans les vallées secondaires. La commune est également traversée par la ligne TGV Tours-Vendôme-Paris Montparnasse.

Aspects historiques

Plusieurs sites archéologiques ont été découverts sur la commune indiquant une occupation humaine très ancienne : silex taillés à La gravière de Launay et bifaces acheuléens (de 500 000 à 300 000 avant J.-C.) à La Briquetterie. Les fouilles menées à l'occasion des travaux de construction de la ligne TGV ont permis de mettre au jour des vestiges gallo-romains à l'ouest de Vaumorin, datés du 1er siècle, occupant un site plus ancien remontant à l'âge du Bronze final. Des fragments de céramiques et d'enduits peints, dont certains portaient des motifs végétaux, ont été collectés. Une voie vraisemblablement d'origine romaine reliant Tours à Vendôme passait par Chançay entre la Brenne (rive gauche) et le coteau.

Le village est mentionné au 10e siècle dans une charte de l'abbaye de Marmoutier sous le nom de Cansiacum. Ce toponyme proviendrait du nom Cansius et du suffixe de propriété acum. Au 12e siècle, le nom devient Chanceaium puis Chancaium et à partir du 14e siècle, Chansay ou Chançay.

La paroisse est fondée au début du 13e siècle. Chançay était une châtellenie relevant du château d'Amboise et de la baronnie de Vernou. Le château, situé à flanc de coteau dans le bourg, aurait été démoli en 1711 dans le but d'être réédifié par le seigneur de Nazelles l'ayant acheté au seigneur de Vaux. Ce projet de reconstruction n'a pas abouti. Cette démolition n'a cependant été que partielle puisque l'ensemble du château est décrit en 1758 comme étant composé d'un bâtiment ruiné, un bâtiment servant d'église en raison de la destruction de celle-ci, un bâtiment abritant la grange aux dîmes et de caves abritant une prison et une salle d'audience de la justice seigneuriale. Une maladrerie également présente dans le bourg mais à un emplacement non identifié est supprimée en 1698.

Par ordonnance royale du 3 septembre 1817, Vernou cède à Chançay environ 4 ha sans habitation près de La Galinière et Reugny cède à Chançay environ 6 ha contenant la métairie de Bréviande.

La population communale croît rapidement dans le premier quart du 19e siècle, passant de 662 habitants en l'an II, à 819 en 1831. A partir de cette date la population baisse lentement pour atteindre 739 habitants en 1851, avant de repartir à la hausse. Entre 1886 et 1891, la commune perd 86 habitants passant de 839 à 753 soit plus de 10% de la population en 5 ans. De la fin du 19e siècle aux années 1930 la population reste stable, avant de recommencer à diminuer pour atteindre son niveau le plus bas à la fin des années 1960 (579 habitants en 1968). La population augmente de nouveau à partir des années 1970 et dépasse les 1 000 habitants à partir de 2006.

Aires d'études Vallée de la Brenne
Adresse Commune : Chançay

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 12 J 25. Fonds de la Côte Valmer. Éventillement et estimation des terres. 1666-1765.

Documents figurés
  • Carte postale. (Collection privée).

  • Carte postale. (Mairie de Chançay).

  • Cartes postales de Touraine : Chançay. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 10 Fi 052).

  • Plan cadastral dit cadastre napoléonien, 1816. (Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2 052).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

  • COUDERC, Jean-Mary, AUDIN, Pierre, HUBERT, Martine. Dictionnaire des communes de Touraine. Chambray-les-Tours : C.L.D., 1987.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France, Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, Indre-et-Loire. Paris : CNRS, 1985.

Périodiques
  • BOURASSE, Jean-Jacques. Promenade à Chançay, Reugny, Noizay et Vernou. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, 1843-1844, tome II, p. 195-209.

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