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Présentation de la commune de Cigogné

Dossier IA37005224 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Aspects géographiques

Située à 10 km au sud de Bléré, la commune couvre une superficie de 2186 ha. La plus grande partie du territoire se situe entre 90 et 100 m d'altitude. Cigogné appartient à la Champeigne tourangelle, vaste plateau où prédomine la culture des céréales. La plaine qui s'étend entre le bourg et celui de Sublaines constitue un vaste espace découvert voué à l'agriculture, interrompu ça et là par quelques petits bois de chênes. L'agriculture constitue la ressource essentielle de la commune malgré l'absence de cours d'eau, à l'exception du ruiseau des Tabardières au sud-est, en limite de Chédigny. En effet, l'eau de pluie, absorbée par les fissures de la roche, est présente partout, comme en attestent les nombreux puits encore visibles aux abords des habitations. Le bourg est traversé d'est en ouest par la route départementale 58 de Bléré à Courçay. La route départementale 83 d'Athée-sur-Cher à Reignac constitue le principal axe nord-sud. Le chemin du Coudray à Fontenay forme le second axe nord-sud. Ces trois voies principales traversent le bourg. Une des particularités de la commune est de comporter de nombreuses fermes isolées et quelques écarts, qui, au total, comptent autant sinon davantage d'habitants que le bourg.

Le château depuis le bourg.Le château depuis le bourg.

Aspects historiques

Plusieurs haches polies datant du Néolithique ont été découvertes sur le territoire communal, dont une d'importation. Des repérages aériens ont permis de mettre en évidence une enceinte circulaire double à fossés interrompus de type Michelsberg, datant du Néolithique moyen, aux Terrages des Tabardières. Au même endroit, des enclos carrés signalant une nécropole de l'âge du fer ont été vus également. Cigogné est située sur l'ancienne voie romaine Amboise-Bléré-Reignac, qui n'est plus de nos jours un axe de circulation majeur mais le long de laquelle plusieurs habitations gallo-romaines sont visibles sur les photos aériennes. La fondadtion d'une chapelle au bourg de Cigogné est attestée en 942. La première forme du nom, villa ciconiacum, est donnée en 943 et 945 dans les actes de Louis IV d'Outremer sans que l'on sache exactement d'où vient le nom. Au 12e siècle, des chartes de l'abbaye Saint-Julien de Tours mentionnent : ecclesia de ciconiaco (1144 et 1156.) La forme Ciggoniaco apparaît en 1231 et la mention parochia de Cygognio en 1469. Au 18e siècle, Cigogné figure sur la carte de Cassini. Le plan cadastral a été levé en 1823. Le premier registre paroissial date de 1687 et relève 76 feux. On dénombrait 91 feux en 1720 et 89 en 1787, soit environ 360 habitants. On en comptait 390 en 1820, 392 en 1911, 355 en 1946. La population, relativement stable durant plus de deux siècles, décroît régulièrement après la Seconde Guerre mondiale et n'atteint plus que 213 habitants en 1982. Depuis, la commune connaît un renouveau démographique avec 307 habitants comptabilisés en 1999 et 320 en 2007. L'histoire du bourg de Cigogné est complexe car il s'y trouvait, au Moyen Age, deux fiefs : celui dit de la Tour de Cigogné était tenu par un seigneur laïc mais relevait de l'archevêché de Tours ; l'autre, dit fief du prieuré, appartenait à l'abbaye Saint-Julien de Tours et relevait du château de Loches.

Aires d'études Canton de Bléré
Adresse Commune : Cigogné

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1823/ exécuté par M. Masson, géomètre arpenteur, sous la direction de M. Paulmier, directeur des contributions et de M. Fanost, géomètre en chef. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1880.

  • COUDERC, Jean-Marie (dir.). Dictionnaire des communes de Touraine. Tours : CLD, 1982.

  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1999 à 2003 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome L, 2044, p. 75-89.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire. Paris : éditions du CNRS, 1985.

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique. Guide du touriste en Indre-et-Loire. Mayenne : Joseph Floch éditeur. 1971, 5e édition. (1ère édition Tours, 1930).

Périodiques
  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1990, 1991 et 1992 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LXIII, année 1993, p. 825-845.

  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1993, 1994 et 1995 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LXIV, année 1996.

  • BRABANT, Hyacinthe, CORDIER, Gérard, POULAIN, Thérèse, RIQUET, Raymond. Le Site archéologique du dolmen de Villaine à Sublaines, Indre-et-Loire (période néolithique et âge du bronze ; avec une deuxième partie sur le cimetière mérovingien). Gallia,1972 et 1974.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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