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Présentation de la commune de Courçay

Dossier IA37005293 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Aspects géographiques :

Promenade des rochers de Courçay : chemin et ruisseau près du moulin.Promenade des rochers de Courçay : chemin et ruisseau près du moulin.Courçay est située à 15 km au sud-ouest de Bléré, et à 23 km au sud-est de Tours et couvre une superficie de 24,77 km2. La commune est traversée dans sa partie sud par l’Indre. Au plan géographique, le territoire communal se présente essentiellement sous la forme d’un plateau constitué d’un empilement de calcaires lacustres durs à l’intérieur desquels l’eau s’infiltre en profondeur. L’altitude varie de 93 à 98 mètres sur le plateau. Au niveau de La Doué, la vallée se resserre en formant des escarpements ; leur aspect pittoresque vaut à cette zone le nom de "petite Suisse tourangelle". (Le même phénomène s’observe sur l’autre rive à Cormery au lieu-dit "Rocher de la Pinone"). Les sources carbonatées de La Doué forment, en retombant dans l’Indre, de curieux champignons de tuf.

La culture des céréales et celle des semences de maïs sont prédominantes. La commune est desservie par la gare de Courçay-Tauxigny sur la ligne de Tours à Loches et Châteauroux. La commune possède deux sites inscrits : le sentier de la Doué, en 1942, et la partie du bourg comprenant l’église, la place, les rives de l’Indre avec le pont et le moulin en 1946. Malgré ces protections, les espaces naturels ont été investis par des constructions.

Aspects historiques :

Le chevet de l'église Saint-Urbain.Le chevet de l'église Saint-Urbain.

De très nombreuses traces d’occupation sont attestées sur la commune, depuis le Paléolithique inférieur jusqu’à l’époque mérovingienne (sépultures, atelier monétaire). Plusieurs villae gallo-romaines ont été repérées ainsi que des traces d’une voie antique au niveau du Grand Geai (La Chaussée). Courçay est citée pour la première fois dans une charte en 774 sous la forme Curtiacus ; la première mention d’un établissement religieux remonte à 862 : Curtiacus cum capellea. La forme Curtiacus se maintient aux Xe et XIe siècles, alors que Scoriacus et Corceium apparaissent au XIIe siècle. Le nom actuel dérive de Courcayum (parochia de Corcayo) mentionné au cours du XIIIe siècle. L’orthographe Couesay prévaut du XVe au XVIIIe siècle.

Dès le VIIIe siècle, l’église et le bourg appartenaient à la collégiale Saint-Martin de Tours. Au XIIe siècle, le Chapitre de Saint-Martin de Tours éleva Courçay en prévôté et désigna cinq mairies chargées de rendre la justice : Courçay, la Grande-Couture, la Petite-Couture, Sublaines et Saint-Quentin. Par ailleurs, outre la cure, il y avait également un prieuré qui constituait un fief relevant du château d’Amboise. Au XVe siècle, le prévôt de Courçay résidait dans un château situé sur bords de l’Indre. L’édifice avait été fortifié en 1443. Il est dit en ruine en 1750 et il n’en reste rien. Les premiers registres paroissiaux datent de 1583. Le sentier des rochers, les bords de l’Indre et l’agrément du village ont contribué à faire de Courçay un lieu de tourisme, dès avant 1914.

Au plan démographique, Courçay comptait 141 feux en 1687, 150 en 1720 et 200 en 1789, soit environ 800 habitants. Ce nombre s’est plus ou moins maintenu jusqu’en 1841, date à partir de laquelle on note une baisse régulière qui atteint 700 habitants en 1896. En 1911, on dénombre 669 habitants, 617 en 1946, 540 en 1968 et seulement 489 en 1982. Depuis, la courbe démographique s’est rapidement inversée, puisqu’on comptait 694 habitants en 1999, 771 en 2007 et 847 en 2012. Le phénomène peut s’expliquer du fait de la relative proximité de l’agglomération tourangelle, accessible en train.

Aires d'études Canton de Bléré
Adresse Commune : Courçay

Références documentaires

Documents figurés
  • Extrait du plan cadastral de 1827 /par M. Thoniel, géomètre. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1883. (3 vol.).

  • COUDERC, Jean-Mary (dir.). Dictionnaire des communes de Touraine. C.L.D., 1987.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire. Paris : CNRS, 1985.

  • SCHWEITZ, Daniel. Un regard sur la vie rurale traditionnelle dans la vallée de l'Indre : l'excursion de la Société photographique de Touraine à Courçay (1899). Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LIII, 2007, p. 225-233.

Périodiques
  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1990, 1991 et 1992 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LXIII, année 1993, p. 825-845.

  • SCHWEITZ, Daniel. De la "ruine naturelle" à la Petite Suisse tourangelle : l'invention du site des Rochers de Courçay (XIXe-XXe siècles). Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LIII, 2007, p. 241-270.

  • SOURDEVAL, Charles de. Promenade archéologique. Le Castellum de Larçay, l'acqueduc d'Athée, la tour des Brandons, Courçay et Cormery. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, XI, 1859. p. 221-231.

    p. 229
  • VIERA, Ludovic. Le style anglo-normand en Val de l'Indre (de Courçay à Artannes). Le Val de l'Indre, n° 8, 1996, p. 31-40.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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