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Présentation de la commune de Francueil

Dossier IA37005212 réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aspects géographiques :

Le Cher en aval du château de Chenonceau.Le Cher en aval du château de Chenonceau.Située à 31 km à l'est de Tours et à 20 km au sud d’Amboise, la commune de Francueil couvre 1291 hectares dont plus de la moitié sont cultivés en céréales et en vignes (appellation Touraine). Au plan géologique, Francueil occupe un plateau d'argiles à silex qui atteint son altitude maximale au Temple à 144 mètres ; le point le plus bas de commune se situe à 54 mètres. Le Cher constitue la limite nord de la commune sur 3,5 km. Le ruisseau de l'étang de Brosse qui vient de Luzillé coule du sud vers le nord et se dédouble au niveau du bourg pour former le ruisseau de Francueil qui se jette au nord dans le Cher près du pont de Chisseaux. La craie à silex était autrefois exploitée au nord-est du bourg. Ce dernier, situé à environ un kilomètre au sud du Cher, est bâti autour de son église le long de cinq rues principales disposées en étoile. Au nord de la commune, entre le Cher et la route départementale 976 de Tours à Vierzon, s’étend la partie sud du parc du château de Chenonceau, parc classé Monument historique par arrêté du 7 novembre 1962 et intégré en juillet 2017 au périmètre du Val de Loire inscrit Patrimoine mondial de l’humanité au titre des paysages culturels (voir le dossier du Château de Chenonceau).

Aspects historiques :

L'ancien prieuré du bourg.L'ancien prieuré du bourg.Si la première mention de Francueil n’apparaît qu'en 1105 sous la forme Parochia de Francolio, l'occupation du territoire est beaucoup plus ancienne, puisqu' un trésor de monnaies gauloises (entre - 50 et -30) a été découvert vers 1900 au lieu-dit Les Ouldes. Les traces d'une villa gallo-romaine ont été repérées aux Sables de Coulommiers, à 150 mètres au sud du Cher, et des fours à chaux de la même époque ont été vus en 1864 près de Port-Olivier. Francolium était un fief qui appartenait au 13e siècle à la famille Marques, seigneurs de Chenonceaux, où ils firent bâtir un premier château, et des Houldes à Francueil. En 1468 Pierre Marques vend les Houldes à Adam de Hodon. Son fils Jehan le cède en 1496 à Jacques de Beaune Semblançay, qui agit pour le compte de Thomas Bohier. La même année, celui-ci vient s'installer aux Houldes et rachète la seigneurie de Chenonceau à Pierre Marques en 1513. En 1535, Antoine Bohier, fils de Thomas Bohier, cède à François Ier la châtellenie de Chenonceau. A cette date le fief des Houldes est intégré à la châtellenie de Chenonceau et y demeure jusqu'à la Révolution. Une commanderie rurale de Templiers était installée au lieu-dit Le Temple ; après la disparition de l'ordre en 1311 le lieu continua à être occupé ; on trouve mention, en 1602, de la seigneurie du Temple de Francueil. Il existait plusieurs fiefs outre celui des Houdes ; le fief du Deffaix relevant de Montrésor appartenait en 1298 à Raoul de Mosnes, écuyer. Les fiefs de Juchepie, Coulommiers, Vrigny et Thoré sont cités au 15e siècle et ont été incorporés à la châtellenie de Chenonceau par Thomas Bohier.

La culture de la vigne était prédominante jusqu'à l'arrivée du phylloxéra dans les années 1880 ; à cette date on comptait jusqu'à 900 hectares de vignes, soit les trois-quarts de la surface communale. A la fin des années 1970, 560 ha de vignes sont encore cultivés et la coopérative viticole, créée en 1925, rassemble environ 400 adhérents en 1980. Les volumes produits ayant considérablement diminué dans les années 2000, la cave cesse son activité sous forme coopérative en 2017 mais poursuit la vente au public.

Évolution démographique : on dénombrait 157 feux en 1687 et 164 en 1787, 1207 habitants en 1876. Jusqu'en 1920, la population se maintient autour de 1000 habitants, puis décline régulièrement jusqu'en 1975, où l'on ne comptait plus que 704 habitants. Cependant, depuis les années 2000, une forte reprise démographique s'est opérée, la commune comptant 945 habitants en 1999, 1275 en 2008 et 1357 en 2017. Cette augmentation de la population est due à la relative proximité des villes d’Amboise, Tours et Montrichard et a pour conséquence la multiplication des zones de constructions pavillonnaires (notamment Le Haut-Coulommiers et Les Perrières), ainsi que la transformation du bâti ancien.

Aires d'études Canton de Bléré
Adresse Commune : Francueil

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1824./exécuté par M. Trotignon, géomètre, sous la direction de M. Paulmier, directeur des contributions et de M. Fanost, géomètre en chef. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1883. (3 vol.).

  • COUDERC, Jean-Mary (dir.). Dictionnaire des communes de Touraine. C.L.D., 1987.

  • DAZUT, Mireille. Histoire de Francueil, village de Touraine. Maulévrier : Hérault-Editions, 1989.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire. Paris : CNRS, 1985.

Périodiques
  • HERVE, Christèle et CHIMIER, Jean-Philippe. Civray-de-Touraine/Francueil. In : CRIBELLIER, Christian (dir). Agglomérations secondaires antiques en région Centre-Val de Loire. 106 notices archéologiques de synthèse. 63e supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 2016.

    p.267-268
  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1993, 1994 et 1995 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LXIV, année 1996.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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