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Présentation de la commune de Lureuil

Dossier IA36010551 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Géographie, géologie et paysages

La commune s’étend sur 2204 hectares, son extrémité nord-ouest est au contact du département de l’Indre-et-Loire (commune de Bossay-sur-Claise). Les altitudes sont comprises entre 90 et 152 m N.G.F.

Lureuil s’intègre traditionnellement à l’ensemble paysager appelé "Grande Brenne" dont elle forme la limite occidentale. Son paysage est, pour partie, indubitablement brennou : de nombreuses prairies, des bois, des étangs, des landes et quelques cultures sur les sols oligotrophes. Mais c’est également une zone de transition avec les plateaux calcaires du pays blancois (au sud) et de la Touraine voisine (au nord-ouest). Son paysage est plus exactement marqué par trois ensembles morphologiques : un plateau "cabossé", la vallée du Mortalane et le massif de buttons1 du bois de Lureuil.

Le plateau cabossé couvre le nord, le nord-est et le centre de la commune. Les reliefs sont peu marqués, les sols, pauvres, desséchés l’été et prompts à retenir l’eau l’hiver. Des étangs de pisciculture y ont été préférentiellement implantés au milieu de prairies. Ces contraintes sont induites par un sous-sol original, largement dominant à Lureuil, composé d’un remplissage d’argiles, de sables et de grès daté de l’ère Tertiaire : la "formation géologique de Brenne". Si le grès est bien présent, les buttons restent rares hormis dans le "bois de Lureuil", dans l’est de la commune, où s’interrompt la chaîne des buttons qui traverse, par un axe nord-ouest-ouest/sud-est-est, la Grande Brenne. C’est un point haut du territoire (152 m, la Bordonnerie). Les pentes y sont parfois fortes. A l’extrême sud au sud de la commune, le plateau "cabossé" disparaît progressivement : dans le secteur de la Chauvelière-Bigoureau, débute le plateau dit blancois au sous-sol calcaire (Jurassique).

La vallée du Mortalane, tournée vers le sud-ouest, débute au nord-ouest du bourg. Ce petit cours d’eau, appelé également ruisseau de Lureuil, prend sa source entre la Ribellerie et la Mailleterie. Long de près de 7 kilomètres, il traverse la commune de Tournon-Saint-Martin pour se jeter à l’est du hameau du Coudray dans le Suin. Ce ruisseau a assez fortement entaillé les couches géologiques du Tertiaire, minces dans ce secteur, pour faire apparaître, sur une surface très limitée, dans le centre-ouest de la commune, les niveaux calcaires et marneux du Crétacé. Cette géomorphologie de petite vallée légèrement encaissée se lit progressivement dans le paysage à partir du hameau de l’Étang Plaut. Bien qu’on connaisse un certain nombre de sources (notamment celle des Rües), le chevelu hydrographique ne marque, hormis le Mortalane, quasiment pas le paysage lureuillois.

Au début du 21e siècle, la ressource géologique exploitée à Lureuil est le kaolin, argile du Secondaire située jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur sous les dépôts détritiques du Tertiaire. Il est exploité en carrières à ciel ouvert dans l’ouest de la commune, à la Bordellerie, à Fontmaur, aux Renardières et à Pazereux.

Archéologie

Cette commune n’avait jamais fait, jusqu'à la mise en œuvre d’un inventaire croisé en 2010, l’objet de prospection archéologique au sol (Benarrous 2010-2012). Depuis, plus d’une trentaine de sites a été inventoriée.

Dès les temps préhistoriques, Lureuil a été fréquenté par l’homme comme en témoigne la présence d’outils en silex taillés datés du Paléolithique et du Néolithique. Cependant aucun véritable site d’occupation n’a été, à ce jour, découvert. La Protohistoire est également mal connue dans la commune.

Vue d'un ferrier (atelier de réduction du minerai de fer) antique aux environs de la Fertauderie.Vue d'un ferrier (atelier de réduction du minerai de fer) antique aux environs de la Fertauderie.Les indices d’occupation se rapportant à la période gallo-romaine existent mais ces traces (autres que celles liées au travail du fer) restent pour l’instant relativement discrètes (Fertauderie, Bigoureau, Ribellerie, etc).

Les vestiges archéologiques de loin les plus nombreux sont ceux de la sidérurgie ancienne. Ces ferriers se présentent sous la forme de dépôts de scories parfois associés aux vestiges rubéfiés des fours de combustion et assimilables à des ateliers de réduction du minerai de fer pré-modernes. Les recherches ont montré que le minerai de fer est accessible en surface de Lureuil sous forme de billes : les pisolithes. Aussi la densité constatée en ferriers laisse supposer l’existence à Lureuil d’anciennes forêts où les charbonniers œuvraient en concertation avec les ferrons et peut-être les mineurs.

Le lieu-dit de la Fertauderie, "Fertanderie" sur la carte de Cassini, puis "Fretauderie" sur le cadastre ancien. (Archives départementales de l'Indre)Le lieu-dit de la Fertauderie, "Fertanderie" sur la carte de Cassini, puis "Fretauderie" sur le cadastre ancien. (Archives départementales de l'Indre)Ces ferriers recensés à Lureuil ne sont pas toujours datés. La pratique sidérurgique est toutefois confirmée dès l’Antiquité dans le nord de Lureuil (Fertauderie). Il se pourrait qu’elle se soit poursuivie jusqu’au Moyen Age central, comme pourraient en attester quelques petits sites et indices de fréquentation découverts aux environs du lieu-dit Brenne (Benarrous 2010-2012 ; Benarrous et al. 2011). En outre, un texte du milieu du 12e siècle mentionne un lieu appelé "forêt de Brenne" (foreste nostre Brenie) où les moines de l’abbaye de la Merci-Dieu (La Roche-Posay, Vienne) avaient été autorisés, par les seigneurs du Blanc, à faire paître leur bétail et à ramasser le bois mort (Clouzeau 1905). Cet espace forestier a disparu suite aux déboisements agricoles, au surpâturage ou peut-être à un charbonnage excessif lié à la pratique sidérurgique.

Quelques sites et indices de sites médiévaux (haut Moyen Age et Moyen Age central) ont été inventoriés à la Ribellerie, aux Renardières, à Brenne et vers Fondebert.

Une fouille préventive, en 2010, réalisée sur le parvis de l’église de Lureuil, à l’emplacement de l’ancien cimetière paroissial, a permis la mise au jour de plusieurs sépultures par inhumation datées de l’Époque moderne (Benarrous 2010).

Histoire

Vue générale du colombier de l'ancienne commanderie de Malte.Vue générale du colombier de l'ancienne commanderie de Malte.L’histoire médiévale et moderne de Lureuil est intimement liée à celle de sa commanderie hospitalière. Cet établissement militaire est mentionné pour la première fois en 1246 (Domus hospitalis de Lorelio). Il est vraisemblablement évoqué, sans être nommé, en 1218 au sujet d’une terre de Baudrussais (Lingé) dite de l’hôpital (terra de Baudru… de Hospitali). La "maison" de Lureuil est affiliée, dès sa création, à l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. A l’Époque moderne, au sein de l’ordre de Malte, elle dépendra du Grand Prieuré d’Auvergne. La date de sa fondation est inconnue mais peut être raisonnablement située au milieu ou dans la seconde moitié du 12e siècle. Peut-être cette implantation ecclésiastique a-t-elle participé à la formation du "glacis monastique" séparant la Touraine du Poitou. Si tel est le cas, elle a pu être orchestrée par des seigneurs poitevins (Benarrous 2009 ; Benarrous et al. 2011).

Le siège de cette châtellenie était situé dans le bourg actuel. Celui-ci est évoqué pour la première fois vers 1150-1160 (villa que dicitur Lorul) tandis que la paroisse est attestée au plus tard au 13e siècle (Clouzot 1905 ; Péricard 2005).

Depuis la fin du Moyen Age jusqu’à la Révolution, la mouvance seigneuriale de la commanderie s’étendait sur l’actuel territoire communal de Lureuil et l’ouest de celui de Lingé. Le seigneur-commandeur avait droit de haute, moyenne et basse justice dans le ressort de sa châtellenie située en "pays" de Poitou. De cet établissement, dépendaient huit maisons membres dont les commanderies des Vigneaux (le Blanc), de l’Hopital-sous-Mazerolles (Cléré-du-Bois), de Selles-sur-Nahon, de Saint-Nazaire (Oulches), de Nuret-le-Ferron, de la Salle (Mézières-en-Brenne) et de Launay-sur-Creuse (Tournon-Saint-Pierre, Indre-et-Loire) (Aude et al. 2014). L’établissement est supprimé à la Révolution, le "château" de la commanderie et ses dépendances détruits dans la première moitié du 19e siècle. Seuls le colombier et des viviers ont survécu.

On connaît d’autres fiefs de moindre importance et dont certains ont peut-être relevé directement de la châtellenie de Lureuil tel celui de Brosse, connu dès le 16e siècle, ou celui de Fontmaur (Plaux 2013 ; Aude et al. 2014). Citons à l’extrême sud de Lureuil, le fief de la Chauvelière qui dépendait, au 18e siècle, des seigneuries blancoises du Donjon et de Chateau-Naillac (La Véronne 1962 ; Plaux s.d.).

Ancienne église de Lureuil. Photographie, avant 1898. (Collection privée).Ancienne église de Lureuil. Photographie, avant 1898. (Collection privée).

La paroisse de Lureuil, implantée dans l’ancien diocèse de Bourges, est incluse dans le pays coutumier poitevin jusqu’à la Révolution. Elle n’a intégré la généralité de Bourges qu’en 1650 (élection du Blanc). Elle a dépendu par ailleurs du bailliage de Montmorillon (Poitou 1997). En 1790, la paroisse de Lureuil (diocèse de Bourges) devient commune du département du Bas-Berry. Un décret du 22 mars 1813 fixe de nouvelles limites entre Tournon-Saint-Martin et Lureuil qui gagne les hameaux de Pazereux, de Girauderie et de la Chauvelière (Poitou 1997 ; Plaux 2013).

Lureuil atteint son pic démographique en 1851 (527 habitants). C’est également au milieu du 19e siècle que, suite à l’achèvement de la construction de la route dite de Blois (actuelle D975, de la Trimouille à Châtillon-sur-Indre), le bourg de Lureuil connait un accroissement de son bâti, tout particulièrement le long de cet axe routier (actuelle rue de la Mairie).

La baisse de la population lurelloise s’amorce dès la fin du 19e siècle (Poitou 1997). Lureuil comptait 265 habitants en 2016.

Le patrimoine bâti

Vue du vivier situé rue du Pigeonnier, à l'ouest du colombier.Vue du vivier situé rue du Pigeonnier, à l'ouest du colombier.121 dossiers individuels d’œuvres architecturales ont été enregistrés parmi lesquels 49 portent sur des maisons (simple habitations, maisons de notable, manoir, demeures) et 46 sur des fermes. Les 26 autres dossiers touchent aux édifices religieux et publics (église, mairie, écoles, cimetière), au commerce, à l’artisanat (forge), aux édicules divers (colombier, croix, puits, monuments, etc.) voire aux aménagements hydrauliques (viviers).

Bien que la majorité des oeuvres inventoriées soit attribuée à l’Époque contemporaine2, on compte quelques édifices datant ou pouvant dater de la fin du Moyen Age et de l’Époque moderne.

Le bâti lurellois se compose de fermes, la majorité, isolées ou regroupées au sein de petits écarts, et de maisons, localisées essentiellement dans le bourg. Il se répartit de manière relativement homogène dans la surface communale en évitant toutefois le quart sud-est du territoire, principalement occupé par des bois et des étangs. Le plateau “cabossé” a été préférentiellement choisi même si le maillage de l’implantation reste lâche ; la commune étant peu peuplée compte tenu de sa superficie (12 habitant/km²).

La ferme de La Maloterie.La ferme de La Maloterie.

Les types dominants sont la ferme isolée (la Fertauderie, la Bordellerie, la Verrerie, la Maloterie, Fondebert, la Grande Métairie, etc.) et le petit écart à 2-3 fermes (la Chaumélerie, Fontparent, Brenne). Seuls les "grands" écarts de la Mailleterie et des Rues font exception à cette règle. Dans le sud de Lureuil, où débute le plateau calcaire dit de Pouligny (également appelé pays blancois), ces hameaux sont plus développés comme aux Chaumes et à le/la Bigoureau-la Chauvelière.

Le bourg de Lureuil, traversé par la route départementale D 975, a, comme ailleurs, concentré l’habitat simple et les bâtiments à vocations commerciale et artisanale (boutiques, ateliers, cafés, hôtel).

1Eminences topographiques constituées de sédiments argilo-sableux, le plus souvent de grès2Période historique qui débute à la Révolution
Aires d'études Parc naturel régional de la Brenne
Adresse Commune : Lureuil

Annexes

  • Plaquette de présentation de la commune de Lureuil
  • Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant du logement de ferme dit maison du Dauphin, 36 place de l'Eglise à Lureuil (36220). Archéolabs réf. ARC 16/R4177D

    Présentation générale :

    Cette maison avec étage, sur poteaux engravés, est orientée est /ouest. La charpente, à chevrons-portant-fermes, comprend 18 fermes numérotées arbitrairement depuis l’ouest. Les fermes 1, 10 et 16 sont des fermes- maîtresses avec poinçons montant des faux-entraits. Les solives de l’étage sont les entraits de la charpente. Ceux des fermes-maîtresses reposent sur des poteaux engravés.

    Le plafond de la pièce ouest est composé de 11 solives numérotées arbitrairement depuis le nord.

    Les éléments architecturaux en place ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), le 27 janvier 2016.

    Datations :

    éch. 1 : charpente, faux-entrait de la ferme 10 : se rattache à 1465-1470

    éch. 2 : charpente, chevron de la ferme 16 : se rattache à 1465-1470

    éch. 3 : poteau de l’étage en liaison avec la ferme 16 : se rattache à 1465-1470

    éch. 4 : étage, entrait de la ferme 12 : se rattache à 1465-1470

    éch. 5 : rez-de-chaussée, pièce ouest, solive 5 : entre 1465 et 1470

    éch. 6 : rez-de-chaussée, pièce ouest, solive 4 : se rattache à 1465-1470

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus, cette maison a été construite entre 1465 et 1470, ou dans une année postérieure très proche.

  • Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant du manoir de la Chauvelière (n°5) à Lureuil (36220). Archéolabs réf. ARC 17/R4232D

    Présentation générale :

    L’objet de l’expertise est composé d’éléments en place de la pièce ouest des étages et du comble. Le plafond du rez-de-chaussée est composé de solives sur poutres (2). Le plafond de l’étage comprend 11 solives numérotées arbitrairement à partir de l’ouest. La charpente du comble comprend 4 fermes numérotées arbitrairement à partir de l’est. Les fermes 3 et 4 correspondent aux pièces ouest. Les éléments architecturaux ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), par Christian Dormoy, le 25 novembre 2016.

    Datations :

    éch. 1 : Pièce ouest, poutre est

    éch. 2 : Pièce ouest, poutre ouest : se rattache à 1648

    éch. 3 : Étage ouest, solive 3 : se rattache à 1648

    éch. 4 : Étage ouest, solive 5 : se rattache à 1648

    éch. 5 : Ferme 4, arbalétrier sud : 1647/1648 (automne/hiver)

    éch. 6 : Ferme 4, poinçon : se rattache à 1648

    éch. 7 : Ferme 3, arbalétrier nord : se rattache à 1648

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus, les deux poutres du rez-de-chaussée, deux solives de l’étage, deux arbalétriers et un poinçon de la charpente du manoir forment un ensemble écologiquement hétérogène et chronologiquement homogène. La mise en place se situe en 1648 ou dans une année postérieure très proche.

  • Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant de la grange de la Chauvelière (n°7) à Lureuil (36220). Archéolabs réf. ARC 17/R4230D

    Présentation générale :

    L’objet de l’expertise est composé d’éléments en place des poteaux et des entraits de la grange, orientée est-ouest. Les portiques (poteaux + entrait) sont au nombre de 5, numérotées arbitrairement à partir de l’est. Le portique 2 n’a plus d’entrait et a été remplacé par un mur de refend. Les éléments architecturaux ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), par Christian Dormoy, le 25 novembre 2016.

    Datations :

    éch. 1 : Portique 1, entrait : 1539/1540 (automne/hiver)

    éch. 2 : Portique 4, entrait : se rattache à 1540

    éch. 3 : Portique 4, poteau sud : se rattache à 1540

    éch. 4 : Sablière : se rattache à 1540

    éch. 5 : Portique 5, poteau nord : se rattache à 1540

    éch. 6 : Sablière : 1539/1540 (automne/hiver)

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus, Les deux entraits, les deux poteaux et les deux sablières prélevées forment un ensemble homogène, dont la mise en place se situe en 1540 ou dans une année postérieure très proche.

  • Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant du logis-étable de la Chauvelière (n°5) à Lureuil (36220). Archéolabs réf. ARC 17/R4227D

    Présentation générale :

    L’objet de l’expertise est composé d’éléments en place de la charpente du logement ouvrier-fournil et de la charpente de la bergerie en retour. 2 poinçons (marqués I et III) ont été retenus dans la charpente du logement ouvrier-fournil. Dans la charpente de la bergerie en retour ont été retenu le poinçon sectionné de la ferme sud et l’arbalétrier est de la ferme nord. Les éléments architecturaux ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), par Christian Dormoy, le 25 novembre 2016.

    Datations :

    éch. 1 : Logement-fournil, poinçon I : 1728/1729 (automne/hiver)

    éch. 2 : Logement-fournil, poinçon II : 1728/1729 (automne/hiver)

    éch. 3 : Fenil, ferme sud, poinçon : entre 1738 et 1740

    éch. 1 : Fenil, ferme nord, arbalétrier est : entre 1710 et 1715

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus, les deux poinçons du logement ouvrier-fournil sont issus d’arbres abattus en automne/hiver 1728/1729 ; l’arbalétrier de l'étable ("bergerie") a été abattu entre 1710 et 1715 ; le poinçon de l'étable a été abattu entre 1738 et 1740.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection privée. Histoire de Tournon-St-Martin et ses environs.

  • Archives municipales de Lureuil, 1 O. Voirie.

  • Archives municipales de Lureuil ; 4 M. Écoles.

  • Archives municipales de Lureuil. 2 M. Église, Presbytère.

  • Archives municipales de Lureuil ; 1 G 3 ; 1 G 4. Matrices cadastrales, tableaux d'augmentation et de diminution.

  • Archives départementales de l'Indre. 2 O / 105 / 8. Lureuil, administration communale, bâtiments communaux : église et cimetière. Plan du 10 septembre 1885 de la translation du cimetière de Lureuil. 1885.

  • Archives départementales de l'Indre. Série H : 618. "Liève" des recettes de la commanderie hospitalière de Lureuil. 1498-1500.

  • Archives départementales de l'Indre. Série H : 607. Terrier de la commanderie de Lureuil. 1511-1512.

  • Archives départementales de l'Indre. Série H : 608. Terrier de la commanderie de Lureuil. 1626-1628.

  • Archives départementales de l'Indre. Série H : 616. Terrier de la commanderie de Lureuil. 1735-1737.

  • Archives départementales de l'Indre. 2 O / 105 / 6. Lureuil, administration communale, bâtiments communaux : église. Plan du projet de transformation de l'église de Lureuil. 1899.

Documents figurés
  • Plan cadastral parcellaire de la commune de Lureuil, terminé en 1812/par M. Démontureux, géomètre de première classe et M. Boistard, géomètre des Eaux et Forêts. (Archives départementales de l'Indre, 3 P 105).

  • Carte de la France dite Carte de Cassini, feuille 31 [Le Blanc]/par César-François Cassini de Thury. Levée vers 1754-1766.

  • Mission photographique C1926-0071_1951_CDP763_0001. Prise de vue le 06/06/1951, échelle 1/12597. Extraite de "Consulter les données historiques : les prises de vues aériennes". Géoportail [base de données en ligne]. SAINT-MANDÉ : Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), 2015

  • Château de la Brosse. Lureuil : E. Billard éditeur, [s.d.]. – 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6067).

  • Château de la Brosse. [S.l] : Éditions Bonichon. [s.d.]. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6066).

  • Château de Lureuil. [S.l] : Éditions Bonichon, [s.d.]. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6072).

  • Tour de l'ancienne commanderie de Lureuil. Lureuil : E. Billard éditeur [s.d.]. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6079).

  • Château de Lureuil. [S.l] : [S.n], [ca 1912]. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6075).

  • Bourg de Lureuil. [ca 1950]. Carte postale. (Collection privée).

  • Ancienne église de Lureuil. [ca 1900]. Photographie. (Collection privée).

  • Intérieur de l'église de Lureuil. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Église de Lureuil. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Église de Lureuil. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Château de Lureuil. [S.l] : Éditions Bonichon, [s.d.]. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6071).

  • Pazereux. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • La Mairie et l’École. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • L’École des filles. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Route de Martizay (rue de la Mairie vue depuis le sud). [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Centre du bourg. Le débit de tabac et la Poste. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Carrefour et entrée du bourg. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Communs du château. [c. 1960]. Photographie. (Collection privée).

  • Ruines du château de Lureuil. [c.1960]. Photographie. (Collection privée).

  • Le puits de Fontité/ Jean-Louis Soubrier, photographie noir et blanc, c.1970. (Musée archéologique de Martizay).

  • Maison du bourg de Lureuil. /Jean-Louis Soubrier, photographie n. et bl., c.1970. (Musée archéologique de Martizay)

Bibliographie
  • BENARROUS, Renaud. Rapport d'activité (2010). Etude archéologique et historique du canton de Tournon-St-Martin (Communes de Fontgombault, Lureuil, Martizay) . Orléans : SRA Centre, 2010.

  • BENARROUS, Renaud. Rapport d'activité (2011). Étude archéologique et historique du canton de Tournon-St-Martin (Communes de Fontgombault, Lureuil, Martizay, Preuilly-la-Ville, Sauzelles, et Tournon-St-Martin) . Orléans : Service régional d'Archéologie (SRA) Centre, 2011.

  • GROSJEAN, Patrick (dir.). Les monuments aux morts de l'arrondissement du Blanc (Indre). Le Blanc : InterBrenne (fédération des sociétés patrimoniales de l'arrondissement du Blanc), 2014.

  • AUDE, André-Félix, DURANDEAU Jean-Claude, GROSJEAN, Patrick, VOISIN, Pierre. Lureuil, commanderie de Malte en Berry (1453-1940). Lureuil : Association des Amis du Colombier, 2015.

  • BENARROUS, Renaud, DURANDEAU, Jean-Claude, GAUTHIER, Damien, GUILLEMOT, Hélène. [Exposition. Lureuil, colombier de Lureuil. mai-septembre 2011]. Lureuil, terre hospitalière. Lureuil, 2011.

  • DE MONTIGNY, Arnaud (dir.). A la découverte des Églises de l'Indre. Chauray : Éd. Patrimoines et Médias, 2006.

  • DU POUGET, Marc, PECHERAT, René, MONTIGNY, Arnaud de (dir.) / TREZIN, Christian. collab. Châteaux, manoirs et logis : l´Indre. Chauray : Ed. Patrimoines et Médias, 1999.

  • DE LA TREMBLAIS, M., DE LA VILLEGILLE, M., DE VORYS, J. Esquisses pittoresques sur le département de l'Indre. Châteauroux : Aupetit, 1854 ; rééd. 1882, 428 p.

  • BAUDRY-BRULET, Eliane. Inventaire des archives communales de Lureuil. Le Blanc : Ecomusée de la Brenne, 1998.

  • PLAUX, Michel. Histoire du Pays tournonnais (1789-1815). Néons-sur-Creuse : Parc naturel régional de la Brenne, Association touristique de Néons-sur-Creuse, 2013.

    p.17
  • PERICARD, Jacques. Le diocèse de Bourges au haut Moyen Age de Saint Ursin à Audebert (IVe siècle-1097). Essai sur le gouvernement épiscopal et les structures ecclésiastiques en Berry. Lyon : Université Jean Moulin-Lyon III, 2004, 1 vol. Th. doct. : Histoire du Droit : Lyon III : 2004.

  • POITOU, Christian. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre. Paris : CNRS, 1997.

    p.379
  • BENARROUS, Renaud. La Grande Brenne aux périodes préindustrielles (Indre). Contribution à l'histoire des paysages, des étangs et des relations sociétés/milieux dans une zone humide continentale. Approches historique, archéologique et paléo-environnementale. Paris : Université Panthéon Sorbonne-Paris I, 2009, 2 vol. Th. doct. : Archéologie : Paris I : 2009.

  • LA VERONNE, Chantal. Histoire du Blanc, des origines à la Révolution de 1789. Poitou : Société des Antiquaires de l'Ouest, 1962. (Mémoires, 4eme série, tome VI).

  • BOUTIN, Christelle. Inventaire du petit patrimoine, communes de Douadic, Lignac, Lureuil, Martizay, Obterre, Oulches, Paulnay, Pouligny-Saint-Pierre, Sacierges-Saint-Martin, Saint-Michel-en-Brenne. Rapport de stage au Parc naturel régional de la Brenne, Maîtrise des Sciences et Techniques en Aménagement du Territoire. Tours : Centre d’Études Supérieures d'Aménagement, 1997.

  • GROSJEAN, Patrick. Où est la chapelle de la commanderie de Lureuil ? In : AUDE, André-Félix, GROSJEAN, Patrick, DURANDEAU, Jean-Claude, VOISIN, Pierre. Lureuil, commanderie de Malte en Berry (1453-1940). Lureuil : Association des Amis du Colombier, 2015.

    p.129-133
  • LA VERONNE, Chantal. Histoire du Blanc, des origines à la Révolution de 1789. Poitou : Société des Antiquaires de l'Ouest, 1962. (Mémoires, 4eme série, tome VI).

  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (Ferme du Dauphin, Lureuil). Archéolabs. 2016. ARC 16/R4177D.

  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (grange du n°7 la Chauvelière, Lureuil). Archéolabs. 2017. ARC 17/R4230D.

  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (Manoir de la Chauvelière -n°5-, Lureuil). Archéolabs. 2017. ARC 17/R4232D.

  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (logis-étable de la Chauvelière -n°5-, Lureuil). Archéolabs. 2017. ARC 17/R4227D.

  • DURANDEAU, Jean-Claude. Que reste-t-il de la commanderie de Lureuil ? In : AUDE, André-Félix, GROSJEAN, Patrick, DURANDEAU, Jean-Claude, VOISIN, Pierre. Lureuil, commanderie de Malte en Berry (1453-1940). Lureuil : Association des Amis du Colombier, 2015.

Périodiques
  • CLOUZOT, Étienne (éd.). Cartulaire de l’abbaye de Notre-Dame de la Merci-Dieu autrement dite de Bécheron au diocèse de Poitiers. Archives historiques du Poitou, tome 34, 1905.

  • LAMY, Eustache. Archiprêtré du Blanc. Bulletin de la société académique du Centre. 1901.

    p.113
  • GROSJEAN, Patrick (dir.) La seconde Guerre Mondiale en Pays blancois (Indre). Revue des Amis du Blanc et de sa région. Numéro hors-série n°1, 2009.

(c) Parc naturel régional de la Brenne ; (c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Benarrous Renaud