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Présentation de la commune de Vernou-sur-Brenne

Dossier IA37004688 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aspects géographiques

Située à 15 km à l'est de Tours, et à 4 km de Vouvray, chef-lieu de canton, la commune de Vernou-sur-Brenne compte 2 781 habitants (données INSEE de 2007) et couvre une superficie de 25,91 km², soit une densité de 107 hab/km².

La commune de Vernou occupe les derniers kilomètres de la vallée de la Brenne à l'orientation générale nord-est/sud-ouest. Elle est bornée au sud par la Loire, et également traversée par la Brenne, qui coule du nord vers le sud, et la Cisse, de l'est vers l'ouest, qui se rejoignent au sud-ouest du bourg.

L'altitude est comprise entre 47 et 130 mètres. La partie sud du territoire communal est occupée par les varennes de la Loire et de la Cisse, qui s'étendent sur environ 2 km de largeur et se prolongent à l'intérieur de la vallée de la Brenne, sur un espace large de 500 mètres, d'un coteau à l'autre.

Les coteaux, situés à une centaine de mètres d'altitude, sont taillés dans du tuffeau jaune du Turonien supérieur. Au pied de ces coteaux, de la craie blanche micacée du Turonien moyen est présente. La majeure partie de la commune est constituée de plateaux supérieurs, à 100 mètres d'altitude. La viticulture (A.O.C. Vouvray) s'y est développée sur des sols caillouteux et occupe aujourd'hui 20% de la superficie communale.

Paysage viticole de la vallée de Cousse.Paysage viticole de la vallée de Cousse.

Les axes routiers principaux sont la route départementale 952, longeant la Loire sur sa rive Nord, et la départementale 46, qui relie Vouvray à Château-Renault. La commune est également traversée par la ligne SNCF Tours-Orléans-Paris Austerlitz et la ligne TGV Tours-Vendôme-Paris Montparnasse.

Aspects historiques

La présence de nombreux sites archéologiques indique une occupation humaine très ancienne du territoire communal : vestiges du Néolithique, fossé-dépotoir de la Tène finale à La Butte-du-Trésor, site gallo-romain de L'Écomard, vestiges gallo-romains dits Palais de Pépin le Bref dans le bourg de Vernou, et habitat du haut Moyen Âge à Foujouin.

Le toponyme Vernou, d'origine gauloise, désignait à l'origine un terrain marécageux, puis par extension aulne ou verne, arbre que l'on retrouve dans les espaces humides et au bord des cours d'eau. Nommée Vernadum, puis Vernaus vicus au 6e siècle, la paroisse est désignée ensuite successivement sous les noms de Vernoto ou Verno du 13e au 15e siècle.

Église paroissiale Sainte-Trinité.Église paroissiale Sainte-Trinité.

En 837, Louis le Débonnaire donne le domaine de Vernou, érigé en baronnie, à l'archevêque de Tours, Landran Ier. Ses successeurs à la tête de l'archevêché resteront barons de Vernou jusqu'à la Révolution, et la commune est appelée Vernou-l'Archevêque au début du 16e siècle.

En 1817, Montlouis cède à Vernou presque la totalité de ses possessions situées au nord de la Loire notamment le port de Montlouis et l'île du Gros Ormeau, et Vernou cède à Reugny une vingtaine d'hectares dont le lieu-dit Le Chalentier.

La commune prend le nom de Vernou-sur-Brenne en 1959.

La population communale croît rapidement dans la première moitié du 19e siècle, passant de 1 500 habitants en 1793 à 1 953 en 1846. Le nombre d'habitants se stabilise dans la seconde moitié du 19e siècle (1 974 en 1891) avant de connaître une baisse importante (1 571 habitants en 1931). L'accroissement de population repart au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et la commune dépasse le seuil des 2 000 habitants à la fin des années 1960. En 2007, 2 781 habitants ont été recensés.

Physionomie du bourg

Le bourg de Vernou possède une physionomie particulière.

Vue du bourg, depuis le coteau à l'ouest.Vue du bourg, depuis le coteau à l'ouest.

Dans la vallée, à l'est de la Brenne, un foyer de peuplement s'est développé à l'emplacement du centre bourg actuel. La présence de vestiges archéologiques gallo-romains (5 rue Aristide Briand) datés de la fin du 3e siècle indique en effet une occupation humaine ancienne. Fouillé à la fin des années 1980, l'édifice, connu sous le nom de Palais de Pépin le Bref, constituait vraisemblablement les thermes du vicus de Vernou. A la fin du 5e siècle, une église fut fondée par saint Perpet mais son emplacement n'est pas connu avec certitude. La découverte de sépultures mérovingiennes au niveau de la place du Centenaire laisse cependant penser que son emplacement devait être proche de celui de l'église actuelle.

Les coteaux situés de part et d'autre de la vallée sont également des foyers de peuplement anciens, où l'on voit encore aujourd'hui les vestiges d'habitats troglodytiques. L'Aître des Gauthiers, la rue Baffert et la route de Château-Renault, à l'ouest, et le coteau de La Poultière, la rue de la Bourdinerie et la rue Neuve, à l'est, conservent plusieurs habitations du 16e et 17e siècles. Ces trois espaces sont restés séparés par des champs et des prés jusqu'au 19e siècle, comme le montre le cadastre napoléonien de 1817.

Au 19e siècle, l'expansion du bourg se fait vers le nord et le sud. Au nord, après le percement de la rue Pasteur en 1833, débute l'aménagement des terrains qui dépendaient anciennement du château des archevêques. Les rues de la République et de l'Officialité sont créées mais le développement est limité par la Brenne. Au sud, l'urbanisation se poursuit le long de la rue Anatole France. La construction de la digue, achevée en 1877, permet le développement du bourg à l'abri des crues de la Brenne.

Depuis les années 1960-1970, des lotissements sont construits au sud du bourg, tout d'abord dans l'enceinte formée par la digue (Cosson, Perce-Neige, Tourne-Bride) puis au-delà (Le Mousquet, rue du Professeur Debré). Depuis le dernier quart du 20e siècle, de nouveaux logements sont également construits à l'écart du bourg, notamment dans les vallées secondaires (Cousse, Vaugondy).

Logement collectif, rue Neuve.Logement collectif, rue Neuve.

Aires d'études Vallée de la Brenne
Adresse Commune : Vernou-sur-Brenne

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2 270. Plan cadastral dit cadastre napoléonien de 1817.

Documents figurés
  • Vernou-sur-Brenne, tableau d'assemblage du plan cadastral napoléonien, 1817. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 270).

Bibliographie
  • COUDERC, Jean-Mary, AUDIN, Pierre, HUBERT, Martine. Dictionnaire des communes de Touraine. Chambray-les-Tours : C.L.D., 1987.

  • COYAUD, Louis-Marie (dir.). Compte-rendu sur Vernou-sur-Brenne. Tours : DESS dynamique des paysages et organisation des espaces ruraux, stage d'étudiants, 2000.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France, Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, Indre-et-Loire. Paris : CNRS, 1985.

  • PROVOST, Michel. Carte Archéologique de la Gaule, l'Indre-et-Loire. Paris : Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1988.

  • VAGNINI, Hélène. Naissance d'un bourg ligérien au coeur de la Touraine, Vernou-sur-Brenne. Monts, 2005.

Périodiques
  • HIRN, Vincent, GAULTIER Matthieu, AUNAY Céline et alii. Un habitat du haut Moyen Age à Foujouin (Vernou-sur-Brenne, Indre-et-Loire). Revue archéologique du Centre de la France, tome 56, 2017.

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