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Puits d'Arcé : ferme

Dossier IA37005363 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Adresse Commune : Azay-sur-Cher
Lieu-dit : Le Puits d'Arcé

Le Puits d'Arcé, parfois orthographié Darcé ou d'Ercé, est mentionné dès le 12e siècle. Au 13e siècle, c'est un fief qui relève de l’archevêché de Tours. En 1225, il est réputé appartenir à une dame Pétronille qui en donna la dîme aux religieux du prieuré Saint-Jean-du-Grais. Il ne reste actuellement plus de construction de cette époque. Entre 1506 et 1528, le fief appartenait à Gabriel Miron qui occupait la charge de premier médecin du roi ; c'est lui qui fit construire la grange entre 1507 et 1512, comme l'indique la datation dendrochronologique de sa charpente. François Miron son père avait été lui aussi médecin du roi et propriétaire de la terre Beauvais qu'il lui transmit. La grange de Puits d'Arcé était ainsi rattachée à la terre de Beauvais. Le logis situé en face de la grange, dans la cour, a été très remanié et présente quelques éléments datant du 18e siècle.

Période(s) Principale : 1er quart 16e siècle , datation par dendrochronologie
Secondaire : 18e siècle
Dates 1507, datation par dendrochronologie
1512, datation par dendrochronologie

C'est une vaste grange, couverte d'un toit à longs pans en tuile plate, qui possède des murs gouttereaux de faible hauteur en moellons. L’auvent qui ouvre sur trois travées de la façade antérieure est une modification non datée, sans doute destinée à faciliter la circulation des charrettes et qui apporte également plus de lumière, compte-tenu de la quasi absence d’ouvertures à l’ouest.

L’édifice est remarquable par sa charpente à chevrons-arbalétriers et pannes sur l’arête. Elle est portée par des poteaux déterminant trois vaisseaux longitudinaux de cinq travées. Chacune des cinq fermes maîtresses est constituée de : deux poteaux sur lesquels repose une panne sablière et un entrait d’où monte le poinçon qui porte le faîtage ; deux chevrons-arbalétriers montent de l’entrait à la tête du poinçon. Les poutres longitudinales faisant office de pannes, posées sur l’arête, sont reçues par deux demi faux-entraits avec encoche en "V". Les vaisseaux latéraux comprennent chacun un demi entrait, un chevron-arbalétrier et un demi faux-entrait. Le contreventement longitudinal est assuré par des aisseliers entre poteau et panne sablière, et entre poinçon et faîtage. Les assemblages sont à tenons et mortaises, chevillés.

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans

Une aide à la restauration de la couverture serait utile.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables charpente

Références documentaires

Documents figurés
  • Azay-sur-Cher, Puits d'Arcé : extrait du plan cadastral ancien, 1826. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours, 3 P).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1878.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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