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Quartier Saint-Euverte

Dossier IA45002712 réalisé en 1989

Œuvres contenues

Situé au nord-est de la ville d’Orléans, le quartier Saint-Euverte est encadré par les rues des Bouteilles, du Bourdon-Blanc et de Bourgogne et par les boulevards Saint-Euverte et Aristide Briand. Bien qu’inclus dans la deuxième accrue de l’enceinte à la fin du 15e siècle (1466-1480), il a toujours conservé, tant dans ses formes que dans ses activités, un caractère faubourien. A l’exception de l’ancienne abbaye Saint-Euverte, ce secteur urbain ne compte pas d’élément architectural remarquable. Toutefois, ayant été épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, il témoigne à travers son tissu urbain peu altéré et son architecture d'une histoire qui lui est propre.

A. Le quartier Saint-Euverte au fil des siècles

1 - Le quartier Saint-Euverte hors les murs : des origines à 1466

Les secteurs nord-est et est de la ville, qui correspondent à une partie du quartier Saint-Euverte et à sa zone périphérique, ont fait l’objet de nombreuses campagnes de fouilles au cours des 19e et 20e siècles. Celles réalisées en 1989 et 1996 dans l’enceinte de l’actuel lycée d'enseignement général et technologique Sainte-Croix-Saint-Euverte, ont été conduites par le service régional de l’archéologie du Centre (Direction des affaires culturelles du Centre).

Le rapport de 1996 fournit un plan de localisation des fouilles exécutées depuis le 19e siècle dans le secteur nord-est de la ville. L’ensemble des interventions atteste qu’une occupation urbaine ou péri-urbaine existe dès la période gallo-romaine dans le secteur de l’ancienne abbaye. Les fouilles de 1989, quant à elles, indiquent qu’au 1er siècle un habitat en dur se met en place. Elles mentionnent, en outre, une nécropole présente dès le 2e siècle qui aurait perduré jusqu’au Haut Moyen Age. Des sépultures probablement médiévales sont signalées, hors des limites du quartier : sur le site de l’ancienne manufacture des tabacs, dans la rue du faubourg Bourgogne, dans le carrefour de Bourgogne ; et, dans ses limites : au sein du terrain du lycée Sainte-Croix Saint-Euverte.

Carte de la Ville d'Orléans pendant le Haut-Empire romain.Carte de la Ville d'Orléans pendant le Haut-Empire romain.La zone se caractérise également par la présence d’un théâtre gallo-romain identifié en 1821 à proximité du quai du Roi. L’aménagement du chemin de fer de Vierzon en 1847, dont la ligne longe le quartier Saint-Euverte à l’est, en aurait endommagé une partie. Enfin, les vestiges d’une voie romaine, orientée nord-sud et traversant le transept de l’église Saint-Euverte, ont été découverts en 1864.

Les campagnes de fouilles des 19e et 20e siècles témoignent que la ville du Haut-Empire était beaucoup plus étendue que celle enclose dans l’enceinte du Bas-Empire édifiée au 4e siècle. Le quartier Saint-Euverte se situe à la périphérie orientale de cette dernière. Dans sa synthèse rédigée en 1990, Pascale Pouvreau précise que le quartier "est limité à l’est et à l’ouest par deux thalwegs approximativement situés dans l’axe de la voie de chemin de fer d’une part et des rues du Bourdon-Blanc et de la Tour-Neuve d’autre part, et longé du côté sud par la voie romaine d’Orléans à Sens et Autun"1.

La période médiévale se caractérise par la mise en place de fondations religieuses. Il s’agit de l’abbaye Saint-Euverte, des églises Saint-Victor, Saint-Magloire, Notre-Dame-des-Forges, de la chapelle Saint-Michel et du couvent Saint-Armel. Au centre du quartier, un cimetière juif est attesté de 1263 à 1326, date à laquelle il est supprimé. Au moment de l’installation de la plupart des communautés religieuses, la zone est peu urbanisée. Pascale Pouvreau souligne le fait que ces communautés ont participé au lotissement du quartier : "En 1240, l’abbaye de la Cour-Dieu donne à cens et à rentes aux chanoines de Saint-Aignan à condition qu’ils y bâtissent des maisons un terrain compris entre l’église Saint-Magloire et l’enclos de Saint-Euverte. Deux ans plus tard, la propriété des quatorze maisons bâties demeure aux religieux de la Cour-Dieu, mais relève de la justice de Saint-Euverte"2. Progressivement, le quartier se construit, en particulier le long de la rue de Bourgogne.

Carte de la ville d'Orléans au Haut Moyen Age, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte de la ville d'Orléans au Haut Moyen Age, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 14e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 14e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.

Cette période médiévale est également synonyme de destructions pour le quartier Saint-Euverte. Dans le contexte de la guerre de Cent Ans (1337-1453), les sièges de 1359 et 1428, notamment, conduisent les habitants à détruire les constructions édifiées dans les faubourgs3. Cette mesure préventive a pour but d'empêcher les troupes anglaises de se servir des bâtiments comme abris alors qu'ils assiègent Orléans. L'abbaye Saint-Euverte, les autres édifices religieux, mais aussi les habitations sont alors fortement endommagés.

2 - L’intégration du quartier dans la ville : l’inclusion dans l'enceinte urbaine : 1466-1850

Après une première accrue de l’enceinte édifiée au 14e siècle à l’ouest de la ville et les destructions de la guerre de Cent Ans, le 15e siècle est marqué par la construction de la troisième enceinte (1466-1480), par décision de Louis XI. Celle-ci englobe les églises de Saint-Aignan et Saint-Euverte situées à l’est des limites de la première enceinte. Charles-François Vergnaud-Romagnési indique que le "terrain qu’elles enfermèrent fut rapidement bâti et peuplé, car en 1485 le nombre de maisons d’Orléans est évalué de 2000 à 2500 et celui des habitants de 25000 à 28000"4.

Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 15e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 15e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Le quartier Saint-Euverte intègre donc désormais les murs de la ville. Il est desservi à l’est par la nouvelle Porte Bourgogne et au nord-est par la Porte de la Forêt. La première sera au 16e ou au 17e siècle renforcée par un bastion en forme de pique entouré d’un fossé et accessible par une porte au sud-est. Ce bastion est visible sur les différentes cartes de la ville dès le 17e siècle, notamment sur le plan établi par Jean Fleury en 1640. Cet élément de fortification sera démantelé au 18e siècle.

Par ailleurs, le rapport d’opération des fouilles archéologiques publié en 2012 sous la direction de Grégory Vacassy, avance une hypothèse nouvelle d’un possible premier tracé de la seconde accrue. A la lecture des comptes du chapitre de Saint-Aignan du 15e siècle, l’auteur estime "qu’il a peut-être existé un premier tracé de l’enceinte du côté nord"5. Il aurait été situé plus au sud, formant un L, partant de la Porte de la Forêt et rejoignant la Tour du Champ Egron au sud-est de la cathédrale. Ce tracé hypothétique, passant légèrement au sud de la rue Desfriches, aurait ainsi exclu presque un quart nord-ouest de l’actuel quartier Saint-Euverte. Seules des fouilles et d’autres investigations pourraient ou non confirmer cette hypothèse. En outre, la ville est à nouveau élargie par une troisième accrue exécutée au 16e siècle repoussant ses frontières au nord, nord-ouest et ouest.

Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 16e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 16e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Le quartier Saint-Euverte représenté à droite sur ce plan dessiné par Fleury en 1640.Le quartier Saint-Euverte représenté à droite sur ce plan dessiné par Fleury en 1640.

Le 17e siècle se caractérise par la sclérose d’une partie du réseau viaire du quartier Saint-Euverte. Avant 1646, la porte de la Forêt est bouchée. Puis, l’extrémité nord des actuelles rues du Petit-Saint-Loup (1690) et des Pensées (1693) est fermée. Ces mesures sont mises en place afin de renforcer la surveillance des fortifications en diminuant le nombre de passages. Les rues Saint-Euverte et du Bourdon-Blanc sont signalées comme étant des axes de circulation dominants dans le quartier. C’est ce parcours qu’emprunte en 1622 la procession pour le transfert du cœur du Duc de Fronsac6.

Pascal Pouvreau met en avant le caractère lâche du tissu urbain aux 17e et 18e siècles. Cette impression est renforcée par la présence de jeux de paume dans le quartier et de cimetières à proximité des églises Saint-Euverte et Saint-Victor. Toujours selon elle, aucun marché n’est signalé à la Porte Bourgogne tel qu’il en existe aux autres portes de la ville. En ce sens, on peut distinguer la zone orientale de la ville correspondant au quartier Saint-Euverte et décrite comme essentiellement religieuse et funéraire, et la zone occidentale, artisanale et commerciale.

3 - Naissance de nouveaux réseaux : de 1850 à nos jours

Au cours du 19e siècle, d’importantes modifications urbaines ont lieu. En 1811, des barrières d’octroi sont aménagées au niveau de la Porte Bourgogne. Néanmoins, à partir de cette première moitié du 19e siècle, la ville s’ouvre vers l’extérieur. Dans les parties nord et est du quartier, les murs d’enceinte sont démolis, les fossés remblayés (vers 1810-1821) et des boulevards extérieurs aménagés (vers 1817-1826). Certains espaces publics qui avaient été fermés au 17e siècle sont à nouveau accessibles avec la réouverture des extrémités nord des rues des Pensées, en 1832, et du Petit-Saint-Loup, en 1862. A contrario, deux places publiques disparaissent, celle de Saint-Euverte en 1839 et celle du Champ-Saint-Euverte en 1869. La ville concède ces terrains aux riverains.

La rue de Bourgogne qui était un axe de circulation jusqu’alors important est progressivement supplantée par de nouvelles artères extérieures. En effet, la réalisation du quai du Roi, de la voie qui relie la Loire à la Porte Bourgogne en 1821 et des boulevards extérieurs concentrent le flux de la circulation. Par ailleurs, la voie de chemin de fer de Vierzon est construite en 1847, elle longe à l’est le quartier Saint-Euverte. Ces aménagements participent à la désaffectation de la rue de Bourgogne et au renforcement du caractère faubourien d’un quartier qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Pascale Pouvreau signale qu’au 20e siècle, plusieurs projets urbains restés en l’état avaient pour objectif de créer de nouvelles connexions entre le quartier et le centre de la ville. Un premier projet en 1949 prévoyait de relier le boulevard Saint-Euverte au chevet de la cathédrale en passant par les rues du Champ-Saint-Euverte, des Juifs et Desfriches. Il incluait également l’élargissement de la rue des Bouteilles. Le contexte de la Reconstruction ne permit pas la réalisation du projet. Un autre projet a sommeillé jusque dans les années 1980, avant d'être abandonné. Il consistait à raccorder la théâtre et la bibliothèque municipale (alors situé dans l'ancien palais épiscopal) par une voie qui aurait prolongé la rue Dupanloup en étant parallèle à la rue des Bouteilles.

Depuis 2002, la ville d’Orléans conduit une importante campagne de ravalement obligatoire. Le quartier Saint-Euverte est concerné notamment avec la portion de la rue de Bourgogne qui le traverse et qui correspond à la section BN. En 2013 et 2014, lors de l'enquête, des façades étaient d’ailleurs en cours de ravalement. Ces travaux ont été l’occasion d’affiner la datation de certains édifices et de restituer un état historique des façades. Notons que des ravalements non obligatoires ont également eu lieu dans le quartier au cours de ces dernières années sous le couvert du Service territorial de l'architecture et du patrimoine. Par ailleurs, la rue Saint-Euverte a fait l'objet de travaux en 2016, visant notamment à rétablir une place devant l'abbaye. Le service archéologique municipal de la Ville d'Orléans a exercé une surveillance archéologique durant le chantier.

4 - Quatre types d’établissements emblématiques du quartier : religieux, industriels, scolaires et les jeux de paume

Dès la période médiévale jusqu’au 18e siècle, et plus ponctuellement au 19e siècle, les fondations religieuses sont fortement ancrées dans le quartier Saint-Euverte. Les regroupements de paroisses et les troubles révolutionnaires de la fin du 18e siècle entrainent la désaffectation, la vente ou la destruction de plusieurs sites religieux. Au cours du 19e siècle, il est intéressant de noter que d’anciennes propriétés religieuses sont aménagées en sites industriels ou en établissements scolaires. Parfois, un même site a pu recevoir plusieurs affectations successives. C’est le cas de l’ancienne abbaye Saint-Euverte qui, au début du 19e siècle, est transformée en salpêtrière, puis en filature de coton et qui devient un lycée à partir de 1850.

L’histoire du quartier Saint-Euverte a donc été dominée par trois grands types d’établissements : religieux, industriels et scolaires, auxquels il faut adjoindre les jeux de paume, qui occupaient également une place importante dans le quartier jusqu’au 19e siècle.

a - Les établissements religieux

L’histoire du quartier Saint-Euverte s’est construite à travers celle des établissements religieux. La plupart ont disparu, seuls l’ancienne abbaye Saint-Euverte et un établissement religieux d'inspiration chrétienne, sont encore en place lors de l'étude menée en 2013-2014.

Carte recensant l'emplacement (supposé et attesté) des établissements et sites religieux du quartier Saint-Euverte depuis l'époque médiévale.Carte recensant l'emplacement (supposé et attesté) des établissements et sites religieux du quartier Saint-Euverte depuis l'époque médiévale.

Un établissement religieux non détruit : l'Abbaye Saint-Euverte (édifice étudié)

L’ancienne abbaye est aujourd’hui transformée en établissement scolaire : le lycée d'enseignement général et technologique Sainte-Croix-Saint-Euverte. Cet édifice fait l'objet d'un dossier individuel.

Les établissements religieux disparus

Église paroissiale Saint-Victor7

Un premier édifice existait sans être précisément localisé près de la rue de Bourgogne. Il est déjà mentionné dans les documents datant de l'époque de Robert le Pieux (972-1031). Démolie aux 14 et 15e siècles, elle est reconstruite dans le même secteur en 1524 au sud de la rue des Pensées près de la rue de Bourgogne. Les sources rapportent qu’en 1524, l’évêque d’Orléans, Jean de Longueville, consacre une église sous le double vocable de Saint-Victor et de Notre-Dame. Le premier a prévalu.

La date où elle devient une église paroissiale demeure inconnue. Toutefois, elle apparait déjà sur le plan Fleury de 1640 où les paroisses sont clairement délimitées. Elle était assortie d’un cimetière dans lequel se situait un puits toujours en place en 1845. Nommé puits Saint-Léger, on raconte que ses eaux avaient pour vertu de guérir la fièvre et l’hydropisie.

L’église a été touchée lors des guerres de religion durant lesquelles elle a perdu ses verrières qui étaient considérées parmi les plus belles de la ville. En 1791, l’église est supprimée et transformée en fabrique de poterie. Le tabernacle est vendu aux marguilliers de Beaune-la-Rolande (Loiret). Vers 1800, l’église est détruite. Une source de 1901 rapporte que l’important établissement de poterie de Monsieur Labrut, qui doit correspondre à la faïencerie Labrut, était en partie installé sur les restes de l’ancienne église Saint-Victor. Les vestiges, dont un piédroit, sont encore visibles aujourd’hui sur la façade latérale occidentale de l’édifice situé au 106 rue de Bourgogne (édifice étudié).

Chapelle Saint-Michel8

Elle était située à l’angle des rues de Bourgogne et Saint-Michel. Mentionnée dès 1190, une croix dite de Saint-Michel y était élevée et servait de station aux évêques lors de leur entrée dans la ville. A la demande de Jean de Montmorency au 14e siècle, une chapelle est construite à son emplacement, correspondant à l’actuel n°96 de la rue de Bourgogne. Celle-ci a été transmise à la confrérie des maçons et couvreurs qui l’ont agrandie et lui ont donné le nom de Petit-Saint-Michel, afin de la distinguer de l’église Saint-Michel, située place de l’Etape.

Une source de 1901 précise qu’aux alentours de la chapelle étaient logés tous les maçons étrangers qui venaient travailler de manière saisonnière à Orléans. La chapelle du Petit-Saint-Michel a été supprimée en 1787, vendue en 1792 puis transformée en magasin de sel. Elle a appartenu à différents propriétaires. Elle est détruite en 1842 et une maison liée à un commerce de tissus y est construite en 1901.

Petit Saint-Loup9

Des couvents situés aux environs d’Orléans disposaient de maisons de refuge installées intra-muros. L’abbaye de Saint-Loup en possédait une assortie d’une chapelle, le Petit Saint-Loup, qui était aussi un hospice et un noviciat. Le Petit Saint-Loup fut acquis en 1655. En 1657, les religieuses s’y installèrent jusqu’en 1685. Il apparait sur différents plans de la ville des 17e et 18e siècles.

Il semble qu’il était localisé à l’emplacement des maisons actuellement situées aux n°7, 9 et 11 de la rue Saint-Euverte (édifices étudiés). Sur le cadastre de 1823, on observe, en effet, qu'une grande bâtisse, dont l'emprise au sol semble correspondre aux trois maisons, occupait cette partie de la rue. Les sources précisent que les religieuses quittèrent leur maison et qu’elles la louèrent à des particuliers. En 1792, vendu comme bien national, il devint une salle de bal et de réunion et une brasserie y fut également aménagée. Il abrita une fonderie jusqu’en 1845.

Église Notre-Dame-des-Forges10

Localisée dans le secteur de la rue de Bourgogne et de la rue de l’Ételon, elle est mentionnée en 931 et 990 comme appartenant au chapitre de la cathédrale Sainte-Croix. Elle aurait été reconstruite sous Robert le Pieux (972-1031). La date de sa disparition demeure inconnue.

Couvent et chapelle Saint-Armel11

Localisés dans une rue anciennement nommée rue du Puits-Saint-Armel, correspondant probablement à la rue des Ormes-Saint-Victor, le couvent et la chapelle ont déjà disparu en 1646.

Chapelle et prieuré Saint-Magloire12

Une rue Saint-Magloire était mentionnée sur le plan Fleury en 1640 et apparaissait également sur le cadastre de 1823. Elle était située à l’est de l’actuelle rue Desfriches. Les sources rapportent qu’une chapelle et un prieuré Saint-Magloire y étaient édifiés. Elles indiquent également que la Justice y était rendue. Certaines sources la mentionnent jusqu’en 1774.

Cimetière juif13

Il était situé sur le bord de la rue des Noyers (actuellement rue Desfriches), vraisemblablement à l'emplacement de l'îlot localisé aujourd'hui entre cette dernière et la rue des Raquettes. En activité entre 1263 et 1326, il est ensuite converti en verger.

Les communautés religieuses après la Révolution

Frères des Écoles chrétiennes

Ils sont arrivés à Orléans dès 1740 aux 18 et 20 rue Saint-Euverte (édifice étudié). Après avoir été expulsés, ils s’y installent à nouveau de 1801 à 1837. La même année, ils déménagent au 36 rue du Bourdon-Blanc (édifice étudié) où ils restent jusqu’en 1880. Ils s'installent ensuite dans l’ancienne abbaye Saint-Euverte (édifice étudié). Ils y ouvrent un pensionnat d’enseignement primaire et primaire-supérieur, puis en 1893 d’enseignement secondaire. Ils quitteront l’établissement en 1938.

Les Sœurs Auxiliatrices

Arrivées à Orléans en 1875, elles s’installent au 14 rue du Dévidet. En 1888, elles s’établissent boulevard Aristide-Briand.

La Visitation

Ces religieuses se sont installées rue Saint-Euverte. On ne connaît pas leur adresse exacte, celle-ci variant selon les sources. Il est parfois fait mention du 19 rue Saint-Euverte (édifice étudié), mais également des 25, 27 et 29 rue Saint-Euverte (l'édifice situé à cette dernière adresse est étudié), pour la même période allant de 1804 à 1838.

Ursulines

Elles sont installées au 11 rue Saint-Euverte (à l’emplacement de l’ancien Petit-Saint-Loup) de 1906 à 1924 (édifice étudié).

Frères et Pères Montfortains

Le numéro hors-série de 1987 du "Bulletin archéologique et historique de l'Orléanais"14 mentionne leur présence au 1 bis rue Saint-Euverte de 1920 à 1960 environ (édifice étudié). Toutefois les fiches auxiliaires cadastrales conservées par les Archives municipales d'Orléans ne font pas référence à cette occupation, mais mentionnent la présence de différents locataires.

Les Sœurs ou filles de la Sagesse

La congrégation des Sœurs de la Sagesse, fondée en 1703, est présente à Orléans au début du 19e siècle. Un article du "Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais"15 évoque une école tenue par ces religieuses au n°20 de la rue de Bourgogne (édifice étudié) à la fin du 18e siècle. Une plaque, toujours en place à l'arrière de l'immeuble situé à cette adresse, mentionne cet établissement. Rédigée en latin, elle relate la consécration d'une institution de jeunes filles par Mlle de Menou en 1779. Cette école était vraisemblablement liée à l'église Notre-Dame-du-Chemin située à proximité, de l'autre côté de la rue de Bourgogne. La date du départ de la congrégation n'est pas connue exactement.

Autre culte toujours en activité

Antoinistes

L'édifice accueillant le culte antoiniste est construit en 1957 au 7 rue des Juifs (édifice étudié).

b - Les établissements scolaires

Carte recensant l'emplacement (supposé et attesté) des établissements et sites religieux du quartier Saint-Euverte depuis l'époque médiévale.Carte recensant l'emplacement (supposé et attesté) des établissements et sites religieux du quartier Saint-Euverte depuis l'époque médiévale.Outre ces diverses institutions religieuses et édifices de culte, plusieurs établissements scolaires ont été recensés dans l’histoire du quartier Saint-Euverte dès le 18e siècle. L’histoire de ces derniers croise celle des établissements religieux, puisqu’il est fréquent que des congrégations religieuses fondent également des écoles.

Ainsi, les Frères des écoles chrétiennes, déjà évoqués, disposaient d’une école aux 18 et 20 rue Saint-Euverte, transférée ensuite au 36 rue du Bourdon-Blanc, puis au 28 rue de l’Etelon dans l’ancienne abbaye Saint-Euverte.

Dès 1770, les Dames des écoles dirigent également un établissement pour jeunes filles au 29 rue Saint-Euverte. Au 19e siècle, les archives témoignent de la présence de deux écoles communales protestantes16 (une pour garçons, une autre pour filles) réunies sur un même site au 12 rue des Ormes-Saint-Victor. Le terrain et la maison qui l'occupait, ont été acquis par la Ville d'Orléans en 1868. Dès 1881, un projet d'agrandissement est envisagé. Celui-ci prévoit l'acquisition par la commune de deux maisons donnant sur la rue des Raquettes. Il n'est toutefois pas mené à bien. Des plans de 1911, liés à la construction d'un asile de nuit et d'un commissariat, montrent que la parcelle concernée a le même périmètre que celle de 1868 lors de l'acquisition du terrain pour la mise en place de l'école. Un immeuble d'habitation a été construit à cet emplacement en 1998.

Lors de notre enquête, trois établissements scolaires sont présents au sein de ce secteur urbain.

Il s’agit :

- de l’École Saint-Paul Bourdon-Blanc, 20-22 rue du Bourdon-Blanc (édifice étudié),

- de l’École Charles-Pensée, 36 rue du Bourdon-Blanc (édifice étudié),

- du Lycée d'enseignement général et technologique Sainte-Croix Saint-Euverte, 28 rue de l’Ételon (édifice étudié).

c - Les établissements industriels

Pascale Pouvreau met en avant dans son étude de 1989 le caractère populaire et ouvrier du quartier au 19e siècle. Elle s’appuie notamment sur un recensement de la population effectué sur une partie du quartier Saint-Euverte en 1841 qu'elle a étudié en procédant par sondages17. Les ouvriers journaliers dominent chez les hommes (61%). Viennent ensuite les artisans commerçants (20%). Chez les femmes, la majorité est inactive ou sans état (63%), toutefois 30% sont également ouvrières journalières. Plusieurs sources rapportent la présence importante, dès la fin du 18e siècle, d’ouvriers saisonniers de passage. D’après Pascale Pouvreau, le quartier se caractérise par une activité artisanale et industrielle dès la fin de l’Ancien Régime "et l’on pouvait dénombrer : 5 marchands de bois, 1 bonneterie, 2 amidonniers, 4 entrepreneurs, 2 charpentiers-entrepreneurs, 1 faïencier…". Elle ajoute que le "caractère industriel s’affirme au début du 19e siècle avec l’installation de deux fonderies, deux raffineries de sucre, une vinaigrerie, une filature de coton, etc."18. Les activités artisanales et commerciales sont également très représentées, y compris jusque dans la deuxième moitié du 20e siècle. Celles-ci se concentrent principalement dans la moitié sud du quartier, le long de la rue de Bourgogne et au début de la rue du Bourdon-Blanc (comme le prouve la plaque émaillée créée par Jeanne Champillou pour l'ancien atelier de relieur du 12 rue du Bourdon-Blanc).

Vue de l'enseigne du n°12 de la rue du Bourdon Blanc (oeuvre de Jeanne Champillou).Vue de l'enseigne du n°12 de la rue du Bourdon Blanc (oeuvre de Jeanne Champillou).

L’état des établissements industriels (des années 1810 à 1860 environ) conservé aux archives municipales d’Orléans (2762 a) qu’a restitué Pascale Pouvreau permet de mesurer l’occupation des activités artisanales et industrielles dans le quartier Saint-Euverte. Certaines d’entre elles ont perduré, d’autres ont périclité, puis d’autres encore sont apparues (comme la Faïencerie Labrut).

Toutefois à partir de 1850, "les établissements jugés insalubres quittent le quartier pour les faubourgs"19. C’est alors que le quartier devient progressivement résidentiel. De nombreux ateliers ou sites industriels ont été très souvent réaménagés, certains en logements (3 rue des Francs-Bourgeois, 9 rue du Champ-Saint-Euverte) et d’autres en établissements scolaires (36 rue du Bourdon-Blanc).

L’impact de ces établissements nous renseigne sur la population présente dans le quartier Saint-Euverte. Toutefois, au début du 19e siècle, le secteur sud du quartier est réputé pour être mal famé. La "rue de la Chasse, entourée de cabarets, est le théâtre de luttes fréquentes". Par ailleurs, jusqu’en 1946, la rue des Juifs est connue pour ses maisons closes. L'immeuble du 6 de la rue des Juifs a conservé sa porte d'origine, dans laquelle une ouverture est ménagée pour permettre l'échange entre clients et propriétaires de l'établissement.

Parmi les bâtiments industriels qui étaient installés dans le quartier Saint-Euverte, certains sont clairement localisés et font l’objet de notices individuelles.

Il s’agit de :

  • la raffineries de sucre Bussière située rue des Pensées (alors rue de la Treille, correspondant aujourd'hui au 36 rue du Bourdon-Blanc). D’après Georges Hardy, Orléans comptait, à la fin du 18e siècle, 14 raffineries de sucre20. Selon Vergnaud-Romagnési21, il en demeurait, en 1830, 10 à 12 dont seules 5 à 6 étaient encore en activité. Au 19e siècle, le quartier Saint-Euverte en comptait deux : la raffinerie de sucre Bussière en fonctionnement de 1804 aux années 1820, et la raffinerie de sucre Chavanes située au 3 rue des Francs-Bourgeois qui est active entre 1846 et 1867.
  • la chocolaterie Saintoin, 2 rue du Bourdon-Blanc ; 108 rue de Bourgogne.
  • l'édifice commercial du 9 rue du Champ-Saint-Euverte.

d - Les jeux de paume

Carte recensant l'emplacement supposé des jeux de paume du quartier Saint-Euverte.Carte recensant l'emplacement supposé des jeux de paume du quartier Saint-Euverte.L’étude de Pascale Pouvreau de 1989, complétée par l’ouvrage de Théophile Cochard sur le jeu de paume à Orléans22, indique que le quartier Saint-Euverte disposaient de cinq jeux de paume. Leur localisation demeure toutefois plus ou moins précise :

  • Jeu de paume de la Croix, vers le 20 rue du Bourdon-Blanc. Edifié en 1535, il aurait reçu plusieurs désignations : Jeu de la croix (sans doute en raison de la croix de fer qui se trouvait à proximité), Jeu des Pensées, Jeu de Paumes de Durin, Jeu de Durin, Le Durin ou encore le Grand Durin.
  • Jeu de la Couronne, rue des Francs-Bourgeois.
  • Jeu de paume (?), rue de la Chasse.
  • Jeu de paume du Sabot d’Argent, rue des Bouteilles.
  • Jeu de paume du Roule, près de l’ancienne abbaye Saint-Euverte.

Le jeu de paume était pratiqué dès les 14e et 15e siècles. L’auteur, Théophile Cochard, indique que le public qui fréquentait ces lieux étaient des "docteurs-régents et écoliers, seigneurs et bourgeois" et ce, dès le 16e siècle. Il y rapporte que "le jeu de paume était pour le corps un gymnase, pour l’âme une école de morale, et pour l’individu une académie d’urbanité et de bonnes manières". Ceci n’est pas sans rappeler certaines activités réservées à l’aristocratie à la fin du Moyen Age et au cours des Temps modernes qui mêlaient le corps, l’esprit et la bienséance. La pratique du Calcio florentin en Italie, sport collectif datant de la Renaissance à la croisée entre jeu de balle et lutte romaine, en est un exemple.

La paume se jouait soit en plein champ, il s’agissait de la longue paume, soit "dans un enclos muré et couvert", il s’agissait alors de la courte paume. Les deux jeux devaient être pratiqués à Orléans, mais le premier comporte peu de descriptions. D'après Théophile Cochard23, Orléans disposait de deux types de jeux de paume pour la courte paume : ceux dits "à bricolle, qui n’avaient qu’un toit "du costé du service"" et ceux dits "à blouses, qui sont "faicts en halles" avec "toits et galleries de costé et d’autre"". Il y précise que "l’intérieur des jeux de paume devait être peint en noir afin qu’on pût mieux y distinguer la balle, qui était blanche".

Le jeu de paume a connu différentes évolutions. Il se pratiquait initialement avec la paume nue, puis avec des gants fourrés, puis avec des battoirs ou palettes et, enfin, avec des raquettes. La pratique a marqué le quartier Saint-Euverte dont une voie porte encore le nom de rue des Raquettes. Très souvent, le jeu de paume était assorti d’une taverne et d’une chambre chaude afin d’éviter aux joueurs "de se rafraichir trop subitement". L’auteur précise qu’au 17e siècle, Orléans en comptait 22 et en 1776, plus que 14. Les jeux de paume ont progressivement fermé au cours du 18e siècle, ce qui s’explique entre autre par la baisse du nombre d’écoliers qui en étaient très férus et du contexte révolutionnaire approchant. Une fois fermés, de nombreux jeux de paume servirent de salles de spectacle et de représentation. Au 19e siècle, des salles de jeux de paume ont été ré-ouvertes, c'est le cas en 1814 rue d’Escures. Cette dernière change toutefois d'affectation quelques années après.

Le quartier Saint-Euverte a donc longtemps été dominé par une forte présence religieuse. Inclus dans l’enceinte du 15e siècle, il a toutefois toujours conservé un esprit de faubourg, intégrant des activités industrielles, artisanales et scolaires en fonction des périodes. Bien que devenu essentiellement résidentiel, le quartier garde encore quelques traces de ce passé dans son architecture.

B. Aménagements urbains et architecture du quartier Saint-Euverte

1 - Avant l'insertion dans l'enceinte urbaine

Les archives et la bibliographie nous permettent d’obtenir quelques informations sur cette période dont l’architecture du quartier Saint-Euverte ne porte quasiment pas de traces. Ainsi, la bibliothèque municipale d’Orléans possède un "Mémoire sur les abbayes du diocèse d’Orléans"24 qui précise qu’en 1240, les chanoines de Saint-Aignan ont reçu "à cens et à rentes" des terrains situés entre l’église Saint-Magloire et l’enclos Saint-Euverte. Ils sont alors chargés d’y construire des habitations. Le même document nous apprend que, deux ans plus tard, on décompte 14 maisons sur ce terrain qui se situait probablement au nord-est du quartier, dans la mesure où les travaux historiques situent Saint-Magloire au niveau de la partie est de l’actuelle rue Desfriches. Avant la construction de la troisième accrue qui a inclus cet espace de faubourg entre 1466 et 1480, celui-ci subit d’importantes destructions, notamment lors des sièges de 1359 et 1428 liés à la guerre de Cent Ans. En effet, afin de protéger la ville et de faciliter sa défense, les constructions à proximité immédiate des murs de fortification sont abattues.

Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 14e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 14e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.

L’abbaye Saint-Euverte illustre cette histoire spécifique, ne conservant que très peu d’éléments du bâtiment original datant du 12e siècle. Ceux qui ont subsisté sont visibles au niveau du chœur de l’actuelle église, majoritairement reconstruite à la fin du 16e siècle et au début du 17e siècle suite aux destructions liées aux guerres de religion25. Aucune des habitations du quartier ne semble par ailleurs pouvoir être datée avec certitude de siècles antérieurs au 15e siècle. Même si certaines d’entre elles comprennent des caractéristiques architecturales (portes, fenêtres, tours d'escalier...) permettant d’avancer l’hypothèse d’une construction médiévale (31 rue Desfriches, 4 rue du Petit-Saint-Loup, 15 rue de l’Ételon, 21 rue du Dévidet, 22-22bis rue des Ormes-Saint-Victor), elles ont souvent été très remaniées. En outre, l’absence de documentation historique ne permet pas d'avancer de datations fines pour ces maisons qui ont pu aussi être édifiées au début de l’époque moderne.

La datation la plus ancienne pour le quartier Saint-Euverte a été obtenue par analyse dendrochronologique du pan de bois de la façade de la maison située au 94 rue de Bourgogne. Les résultats indiquent que l’édifice a été construit vers 1445, avant même la construction de la troisième accrue et très rapidement après les destructions dues au second siège tenu en 1428-29 par les troupes anglaises. Clément Alix indique, dans son article26, que cette réédification rapide a été rendue possible par la technique spécifique de construction en pan de bois à larges croix de Saint-André. Une autre maison, située au 14 rue de Bourgogne a, quant à elle, été datée par dendrochronologie de la fin du 15e-début du 16e siècle. Les éléments à notre disposition ne permettent donc pas d’attribuer avec certitude des datations antérieures au 15e siècle aux édifices d’habitation du quartier Saint-Euverte. La lettre patente de Marie de Clève de 1473 indique d’ailleurs que celui-ci comptait peu d’habitations à cette époque27.

Vue d'ensemble de la façade antérieure du 52 rue Saint-Euverte, dont la cave voûtée d'ogives pourrait dater du 13e ou du 14e siècle.Vue d'ensemble de la façade antérieure du 52 rue Saint-Euverte, dont la cave voûtée d'ogives pourrait dater du 13e ou du 14e siècle.Néanmoins, il subsiste encore quelques traces attestant de la présence d’édifices avant cette époque. En effet, deux caves localisées au 20 rue de Bourgogne et au 52 rue Saint-Euverte28 pourraient dater respectivement du 14e siècle et du 13e ou du 14e siècle d’après Clément Alix, archéologue municipal spécialiste de l’habitat ancien orléanais. Comme d’autres caves à Orléans, elles possèdent deux niveaux de sous-sol. Les espaces qui nous intéressent sont situés au niveau le plus profond. La première possède deux arcs chanfreinés qui se joignent en tête pour dégager l’embrasure d’un soupirail ce qui correspond à un motif visible dans une autre cave de la rue de Bourgogne datée du 14e siècle. La seconde est organisée selon le plan des caves-carrières avec loges latérales et voûtes d’ogives ce qui permet d'avancer la datation donnée ci-dessus. Celui-ci signale, en outre, que la cave devait initialement être plus grande que son périmètre actuel dans la mesure où des arcades apparaissent murées côtés est, ouest et nord. La parcelle du bâti d’origine devait donc être plus large que celle d’aujourd’hui.

Si on connaît donc peu de choses sur l’architecture du quartier Saint-Euverte avant son inclusion dans la troisième enceinte à partir de la fin du 15e siècle, on dispose toutefois de quelques éléments relatifs à son réseau viaire. Il est en effet déjà en partie constitué à cette période du bas Moyen Age. Ainsi, les entrées épiscopales utilisent, dès le 12e siècle, deux itinéraires passant par des rues du quartier : l’un par les actuelles rues de l’Ételon et de Bourgogne29 ; l’autre par les actuelles rues des Ormes-Saint-Victor et des Juifs30. Enfin, le cartulaire de Saint-Euverte mentionne l’existence de la rue du même nom dès le 13e siècle31. Concernant les autres voies, les sources ne permettent pas d’attester avec certitude leur présence avant l’inclusion du quartier Saint-Euverte dans les murs de la ville.

2 - Le quartier Saint-Euverte entre la fin du 15e siècle et le 18e siècle

Le quartier Saint-Euverte représenté à droite sur ce plan dessiné par Fleury en 1640.Le quartier Saint-Euverte représenté à droite sur ce plan dessiné par Fleury en 1640.Si nous avons peu d’archives décrivant le réseau viaire avant la fin du 15e siècle, nous ne disposons pas non plus, avant 1640, de représentations graphiques ou de relevés suffisamment précis. C’est à cette date que le plan Fleury, premier document topographiquement fiable, est produit. En outre, les sources plus nombreuses nous en apprennent davantage sur les voies du quartier. Ainsi, les rues Saint-Euverte, du Bourdon-Blanc et de Bourgogne apparaissent comme des axes stratégiques et de circulation importants qui se sont beaucoup développés après leur inclusion au sein des fortifications.

Celles-ci comportent à l’origine deux portes permettant d’accéder au quartier : celle de Bourgogne située au début de l’actuelle rue de Bourgogne et celle de la Forêt localisée à l’extrémité nord de l’actuelle rue de l’Ételon. La littérature historique orléanaise fait traditionnellement passer ces murs par l’actuel boulevard Saint-Euverte à l'est, le boulevard Aristide-Briand et juste un peu au sud de la rue des Bouteilles au nord. Toutefois, des études récentes suggèrent qu’un autre tracé a peut-être prévalu pendant quelques années avant la construction de la quatrième accrue d’Orléans à partir de 1486. Celui-ci aurait laissé une large partie nord-ouest du quartier hors des murs puisque ces derniers n’auraient pas suivi le dessin de l’actuel boulevard Aristide-Briand sur toute sa longueur. Ils auraient juste inclus l’enclos de l’abbaye Saint-Euverte avant de bifurquer vers le sud le long de l’actuelle rue de l’Ételon et de passer juste au sud de la rue Desfriches pour rejoindre les fortifications préexistantes juste à l’ouest de la rue du Bourdon-Blanc32. Seules des recherches archéologiques pourront désormais confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 16e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.Carte montrant le tracé de l'enceinte fortifiée d'Orléans au 16e siècle, avec le quartier Saint-Euverte à droite.La mise en place des troisième et quatrième accrues contribuent rapidement à figer le réseau viaire dans la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Néanmoins, quelques aménagements sont réalisés sur les fortifications. En effet, après la fin des guerres de religion, celles-ci perdent de leur utilité. Catherine de Médicis fait d’ailleurs planter des ormes dès 1566 sur la portion intérieure située entre la Porte de Bourgogne et Saint-Euverte afin qu’elle serve de promenade. Sans que l’on connaisse exactement la date, on sait aussi que la Porte de la Forêt est bouchée avant 1646 afin de mieux contrôler les entrées et sorties de la ville. Enfin, pour la même raison, les extrémités septentrionales des rues du Petit-Saint-Loup et des Pensées sont bouchées respectivement en 1690 et 169333. De ces fortifications, il ne reste aujourd’hui aucune trace visible.

Si le nombre d’habitations sur le périmètre du quartier Saint-Euverte était donc peu important avant son insertion dans la troisième accrue, celles-ci se multiplient dans les années qui suivent. Ainsi, en 1646, F. Lemaire dénombre 265 maisons pour la paroisse Saint-Victor et 143 pour celle de Saint-Euverte, soit 308 édifices ce qui correspond au chiffre actuel de 302 édifices34. Néanmoins, le quartier devait apparaître moins dense qu’il ne l’est aujourd’hui. En effet, des congrégations religieuses s’y sont établies (voir ci-dessus), certains édifices religieux étaient encore entourés de leur cimetière comme Saint-Victor qui se situait à l’angle des rues de Bourgogne et des Pensée. De même, comme nous l'avons déjà évoqué, la littérature indique la présence de plusieurs jeux de paume, installations qui occupent de larges espaces. Enfin, des établissements artisanaux et industriels sont également implantés dans le quartier.

Comme pour la période précédant l’insertion de ce secteur dans les murs de la ville, il reste peu d’éléments architecturaux vraiment représentatifs du début de l’époque moderne. Comme souligné plus haut, l’absence de documentation historique empêche en outre d’apporter des hypothèses de datation fines. Les ouvertures, portes ou fenêtres, en arc en plein cintre ou aux piédroits à congé peuvent être consistantes avec une datation médiévale, comme avec une datation un peu plus tardive. Nous sommes en effet confrontés ici à un corpus d’architectures de faubourg pour lesquelles des motifs un peu anciens ont pu perdurer plus longtemps que pour les édifices nobles et bourgeois du centre d’Orléans. En outre, les réemplois sont une réalité qu’on ne peut pas ignorer et qui peuvent conduire à des erreurs de datation, notamment quand l’édifice a été très remanié et que sa distribution intérieure n’a pas pu être étudiée. Ainsi, la maison du 4 rue Desfriches présente à l’étage une fenêtre de style Renaissance, alors que la maison, construite en parpaings enduits, date de 1989.

Néanmoins, d’autres indices nous permettent de relier certains édifices du quartier à cette époque des Temps modernes. Ainsi, des maisons, comme le 48 rue Saint-Euverte, le 16 rue du Dévidet ou le 2bis rue Saint-Michel présentent des toitures à fortes pentes et d’ampleur importante qui indiquent que les charpentes peuvent remonter à cette période, même si des indices de reprise sont par ailleurs visibles sur l’édifice. Celle du 2bis rue Saint-Michel a d’ailleurs été étudiée par Clément Alix qui a pu y observer un dispositif à entrait retroussé moisé spécifique de la construction orléanaise et qui pourrait remonter au 16e siècle35. Quelques façades à pan de bois à grille sont aussi représentatives de la construction du 18e siècle (29 rue Saint-Euverte, 28 rue des Ormes-Saint-Victor). Enfin, quelques édifices, comme les maisons des 8 et 10 rue des Pensées, sont également assez représentatifs des constructions de la fin de l’époque moderne avec leurs travées ordonnancées à arcs segmentaires et leurs bandeaux séparant les étages et rythmant des façades géométriques et sobres.

A partir du milieu du 18e siècle, des changements se profilent pour le quartier Saint-Euverte. Des projets d’alignement sont conçus, notamment en 1766, pour faciliter la circulation en coupant les angles des rues36. Toutefois, il est difficile d’affirmer que ceux-ci ont été mis à exécution. La période révolutionnaire a, quant à elle, amené des modifications qui sont mentionnées dans la bibliographie : différents édifices ou établissements religieux encore présents sont transformés. Ainsi, l’église Saint-Euverte devient une manufacture de salpêtre, l’église Saint-Victor une fabrique de poterie, la chapelle Saint-Michel un magasin de sel, le Petit-Saint-Loup une salle de bal. Au cours du 19e siècle, le quartier subit encore de nombreuses modifications.

3 - L’architecture de l'époque contemporaine

Carte représentant les différents travaux d'alignement réalisés au 19e siècle dans le quartier Saint-Euverte établie par comparaison entre le cadastre napoléonien de 1823 et le cadastre de 1981.Carte représentant les différents travaux d'alignement réalisés au 19e siècle dans le quartier Saint-Euverte établie par comparaison entre le cadastre napoléonien de 1823 et le cadastre de 1981.Parmi les nombreux changements subis par le secteur urbain de Saint-Euverte au cours des 19e et 20e siècles, il faut en premier lieu évoquer ceux liés aux travaux d’urbanisme que la ville entreprend afin de donner un profil plus moderne à ses rues. Celle-ci vote ainsi plusieurs projets d’alignements tout au long du 19e siècle, principalement en 1813, 1853 ou encore 1863. Les dossiers des Archives municipales relatifs à cette question (série O) ne permettent toutefois pas toujours de savoir ce qui a été précisément réalisé.

Néanmoins, certains sont relativement riches. C’est le cas de ceux concernant la suppression de deux places du quartier : celle dite Saint-Euverte devant l’abbaye et celle du Champ-Saint-Euverte d’après la rue du même nom. Ainsi, on y apprend que la ville a vendu à M. Brossard de Nogent le terrain situé devant les deux maisons dont il est propriétaire, situées au 1bis et au 3 rue Saint-Euverte, le 8 février 183937. Concernant le projet de la rue du Champ-Saint-Euverte, les plans conservés datent de 1869 et détaillent les noms des propriétaires dont les terrains vont être agrandis par les concessions de la ville38. En outre, une délibération du Conseil municipal du 23 octobre 1869 justifie la modification du tracé de la rue en expliquant que cette place avait été créée à une époque où les murs de la ville étaient encore présents et où ce type de promenade manquait cruellement39. Or, avec la destruction des fortifications et l’installation de nouvelles allées à leur place, celle du Champ-Saint-Euverte tombait peu à peu en désuétude, d’où la décision de la supprimer.

L’observation sur le terrain peut également permettre de formuler des hypothèses sur la réalisation de travaux d’alignements. Ainsi, le côté nord de la rue de Bourgogne permet d’observer des traces probables de campagnes successives non abouties : au niveau des numéros 52, 54 ou encore des numéros 80, 82, 84, 86 dont les façades sont reculées par rapport aux édifices voisins. La comparaison entre le cadastre de 1823, dit napoléonien, et le cadastre actuel permet également de mesurer, dans les grandes lignes, les travaux effectivement réalisés. Ainsi, dans le cas du quartier Saint-Euverte, on observe des modifications dans le dessin de la rue des Raquettes par exemple. Du côté impair de cette rue, les parcelles ont été agrandies et sont venues prendre sur l’espace urbain, tandis que le côté pair a vu le recul de quelques façades. On observe le même phénomène au niveau des numéros 56 et suivants de la rue Saint-Euverte. Enfin, les changements de périmètre des îlots du quartier est surtout manifeste dans sa partie nord et est en lien avec la disparition des fortifications.

Vue du boulevard Aristide-briand prise depuis les abords du théâtre et orientée vers l'est.Vue du boulevard Aristide-briand prise depuis les abords du théâtre et orientée vers l'est.En effet, l’une des modifications essentielles du 19e siècle pour le secteur urbain Saint-Euverte vient de la disparition des fortifications qui sont aménagées en promenades, comme évoqué plus haut, et en boulevards. Dès 1811, la porte de Bourgogne est remplacée par des barrières d’octroi. Celle de la Forêt est détruite vers 1840. Les terrains récupérés par la ville après destruction des murs sont rétrocédés aux habitants des parcelles qui les longeaient au niveau des boulevards Saint-Euverte et Aristide-Briand, appelé Saint-Vincent à l’époque. Pour ce dernier, nous disposons d’une lettre du ministère de l’Intérieur datée du 13 juillet 1865 qui indique que les terrains donnés aux riverains suite à la destruction des fortifications devront être clos "soit par des bâtiments, soit par des murs d’appuis avec pilastres et grilles"40. C’est ce qui explique la physionomie actuelle des îlots du nord du quartier dont les constructions tournent le dos aux axes de contournement du centre-ville et sont constitués essentiellement de parcelles traversantes et très vertes.

La disparition des fortifications conduit en outre à la réouverture des extrémités septentrionales des rues des Pensées et du Petit-Saint-Loup, respectivement en 1832 et 1862. On trouve aujourd'hui à l'angle de la maison située au n°22 rue Saint-Euverte un bas-relief présentant un canidé, qui pourrait être un loup, attrapant un oiseau. On ne connait pas son origine, mais les habitants lie cette sculpture au nom de leur rue. De nouvelles constructions sont réalisées en lien avec ces nouveaux aménagements urbanistiques. C'est notamment le cas de deux immeubles construits en 1897 aux numéros 1 et 3 de la rue des Bouteilles et d'un petit bâtiment en rez-de-chaussée actuellement situé au 42 rue des Pensées (construit vers 1900). Seule sa façade est aujourd'hui conservée. Lors de l'étude, on pouvait encore y lire l'inscription faite à la peinture sur l'entablement de la porte indiquant qu'il s'agissait du bureau de perception du secteur d'Orléans est.Vue de détail du bas-relief fixé sur l'angle sud-est de la maison située à l'angle de la rue Saint-Euverte (n°22) et de la rue du Petit-Saint-Loup (n°9) représentant un canidé attrapant un oiseau.Vue de détail du bas-relief fixé sur l'angle sud-est de la maison située à l'angle de la rue Saint-Euverte (n°22) et de la rue du Petit-Saint-Loup (n°9) représentant un canidé attrapant un oiseau.

L’architecture du quartier Saint-Euverte est donc très marquée par tous ces réaménagements urbains. Des façades sont reprises et de nouveaux édifices construits partout dans le quartier. C’est le cas, par exemple, pour les 20 et 86 rue de Bourgogne ou encore les 7, 9, 11 rue Saint-Euverte. L’installation de nouvelles industries modifie également le profil de ce secteur. Une grande usine est construite à l’angle des rues de Bourgogne et du Bourdon-Blanc, au cours du deuxième ou du troisième quart du 19e siècle. Ayant abrité une savonnerie, une vinaigrerie ou encore une chocolaterie, c’est aujourd’hui une maison de quartier qui marque l’entrée de Saint-Euverte lorsque l'on arrive du centre-ville. Des raffineries de sucre, une fabrique de poterie, des ateliers d’artisans s’installent aussi dans ce secteur urbain tout au long du 19e siècle et du début du 20e siècle. Transformés en école ou en habitation, des traces de ces établissements sont toujours visibles dans le parcellaire ou la dimension des bâtiments ayant subsisté (3 rue des Francs-Bourgeois, 102 rue de Bourgogne, 36 rue de Bourgogne…).

A partir du milieu du 20e siècle, la pression immobilière s’accentue sur le centre d’Orléans : dix nouveaux immeubles et quelques maisons particulières sont construits, sans compter les multiples travaux d’agrandissements et de surélévation qu’on note sur les édifices du quartier Saint-Euverte. Des bâtiments de fond de parcelle disparaissent également afin de permettre la création de cours ou de jardins en lien avec le développement du caractère résidentiel du quartier.

Si ces transformations viennent modifier à la marge le parcellaire hérité de la période moderne, on s’aperçoit que celui-ci est resté relativement proche dans sa morphologie de celui de 1823. On conserve ainsi aujourd’hui des traces héritées de la fin de l’époque médiévale avec de longues parcelles en lanière au sud de la rue du Bourdon-Blanc ou encore le long de la rue de Bourgogne. La grande majorité des autres parcelles est de forme régulière, plutôt rectangulaire. Quelques exceptions existent et possèdent un dessin enveloppant pour permettre une ouverture de la propriété sur deux rues perpendiculaires. Des parcelles traversantes sont également situées dans les îlots peu larges du nord et du sud du quartier principalement, mais aussi sur celui situé à l’ouest de la rue des Raquettes. Enfin, les cœurs des îlots situés entre les rues Saint-Euverte et Desfriches restent largement occupés par des jardins et des cours comme on pouvait l’observer sur le cadastre napoléonien.

L’architecture du quartier Saint-Euverte a donc subi de nombreuses évolutions au fil des époques. Toutefois, malgré des changements de destination des édifices ou encore des travaux d’urbanisme, ce secteur urbain n’a pas connu de grandes révolutions de forme. Le réseau viaire s’est rapidement figé et n’a plus évolué, les projets de percement envisagés dans la deuxième moitié du 20e siècle n’ayant pas été menés à bien. Initié en 2002 par la commune et facilité par l’inclusion de ce quartier dans la Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) d’Orléans en 2006, des travaux de mise en valeur et de préservation du patrimoine de ce secteur sont régulièrement menés. Ils ont notamment permis la redécouverte de façades à pan de bois sur la rue de Bourgogne.

Liste des architectes ou maîtres d’œuvre intervenus sur des édifices du quartier Saint-Euverte

Les édifices en gras font l’objet de dossiers individuels.

Dénomination de l'édifice

Adresse

Date

Architecte ou maître d'oeuvre

Source

Référence du dossier individuel

Raffinerie de sucre ; école

36 rue du Bourdon-Blanc ; 23bis, 25 rue des Pensées

1er quart du 19e siècle

Pagot (architecte)

AM d'Orléans, 11 M 251

IA45003211

Maison

46 rue de Bourgogne

2e moitié 18e siècle ; 1912

Thizeau (maître d’œuvre)

Maison

14 rue Desfriches

1933

Templier

Maison

18 rue de l'Etelon

1941

Barbier (maître d'oeuvre)

Maison

2 rue des Pensées

1911

Stable (maîtres d'oeuvre)

Maison

2bis rue des Pensées

1911

Stable (maître d'oeuvre)

Maison

60 rue Saint-Euverte

1936

Ballu (architecte)

Ensemble de deux immeubles

2-4 rue du Dévidet

1913

Stable (architecte de l'entreprise)

AM d'Orléans, J 177

IA45003221

Architectes ou maîtres d’œuvre intervenus sur des édifices du quartier Saint-Euverte

Liste des dates portées sur les édifices du quartier Saint-Euverte

Les édifices en gras font l’objet de dossiers individuels.

Dénomination de l'édifice

Adresse

Date portée

Référence du dossier individuel

Maison

86 rue de Bourgogne

1860

IA45003232

Immeuble

3 rue des Bouteilles

1897

IA45003207

Maison

10 rue des Ormes-Saint-Victor

1737 (sur le linteau du portail piéton)

Dates portées sur les édifices du quartier

1FRANCE. Conservation régionale des Monuments historiques. Orléans : Quartier Saint-Euverte. Réd. Pascale Pouvreau. Orléans : Conservation régionale des Monuments historiques, Association régionale pour l'Etude du Patrimoine, 1990, p.10-11. 2Ibid., p.12. 3BUZONNIERE, Louis-Augustin-Léon de. Histoire architecturale de la ville d'Orléans. Paris : Res comédit, 1994, p.80-81. Edition originale : Paris : Librairie archéologique de Victor Didron, 1849. 4VERGNAUD-ROMAGNESI, Charles-François. Histoire de la ville d’Orléans. Orléans : Rouzeau-Montaut, 1830, p.14. 5FRANCE. Institut National de Recherches archéologiques préventives. Fortifier la ville à la fin du Moyen Âge : l’accrue St Aignan. Réd. Grégory Vacassy (dir.). Pantin : INRAP Centre-Île-de-France, 2012, p.174. 6Mémoire pour les Doyens, chanoines et Chapitres de l'Eglise d'Orléans. Paris : P.G. Simon, 1781. 7EMMANUEL, D.T. Quatre Jours dans Orléans ou description simple, historique et archéologique de la ville et de ses environs ; des établissements civils et religieux, des monuments anciens et modernes, et des maisons remarquables, etc., etc. Orléans : Gatineau, 1845, p.178-179 ; LEPAGE. E. Les Rues d’Orléans. Recherches historiques sur les rues, places et monuments publics depuis leur origine jusqu’à nos jours. Orléans : Imprimerie orléanaise, 1901, p.356. 8EMMANUEL, D.T. Op. Cit. p.180 ; LEPAGE. E. Op. Cit. p.104-105. 9EMMANUEL, D.T. Op. Cit. p.167 ; GAILLARD, Louis (dir.). Les Lieux de culte à Orléans de l'Antiquité au 20e siècle. Bulletin de la société archéologique et historique de l'Orléanais, 1987, numéro hors-série, p.59 ; LEPAGE. E. Op. Cit. p.104-105. 10GAILLARD, Louis (dir.)., Op. Cit. p.16. 11EMMANUEL, D.T. Op. Cit. p.179 ; GAILLARD, Louis (dir.)., Op. Cit. p.64. 12GAILLARD, Louis (dir.)., Ibid. p.65. 13EMMANUEL, D.T. Op. Cit. p.169 ; COCHARD, Théophile. La Juiverie d'Orléans du VIe au XVe siècle. Orléans : H. Herluison, 1895. Réimpression de l'édition originale à Marseille : Laffitte Reprints, 1979, p.117. 14GAILLARD, Louis. Les Lieux de culte à Orléans de l'Antiquité au XXe siècle. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, 1987, numéro hors série, 72 p.15POMMIER, A. Note sur une inscription relevée à Orléans dans une maison de la rue de Bourgogne. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, troisième et quatrième trimestre 1914, tome XVII, n°207, p.96-100. 16Archives municipales d'Orléans. Série M : 10M4. 12 rue des Ormes-Saint-Victor (asile de nuit, 1903-1989) ; Archives municipales d'Orléans. Série M : 11M297. Ecoles primaires protestantes 12 rue des Ormes-Saint-Victor (anciennement 26 rue des Juifs - 1868, 1881). 17Archives municipales d'Orléans. Série F : 1F8. Recensement de 1841, liste nominative des quartiers est. 18FRANCE. Conservation régionale des Monuments historiques. Op. Cit., p.23. 19Ibid., p.23. 20HARDY, Georges. La Localisation des industries dans la généralité d’Orléans au 18e siècle. Revue internationale du commerce. 1912. 21VERGNAUD-ROMAGNESI, Charles-François, Op. Cit. 22COCHARD, Théophile. Le Jeu de paume à Orléans. Orléans : H. Herluizon, 1888, 46 p. 23COCHARD, Théophile. Le Jeu de paume à Orléans. Orléans : H. Herluizon, 1888, 46 p. 24Bibliothèque municipale d’Orléans. Mémoire sur les abbayes du diocèse d’Orléans. Ms 487, folio 40, 18e siècle. 25CHENESSEAU, Georges. L'église saint-Euverte d'Orléans. In : Congrès archéologique de France, XCIIIe session tenue à Orléans en 1930 par la société française d'archéologie. Paris : A. Picard/Société générale d'imprimerie et d'éditions, 1931. p. 78-11126ALIX, Clément. Les Maisons en pan de bois d’Orléans du 14e au début du 17e siècle : bilan de treize années de recherche. In ALIX, C., EPAUD, F. La Construction en pan de bois au Moyen Âge et à la Renaissance. Rennes : Presses universitaires de Rennes, Tours : Presses universitaires François-Rabelais de Tours, 2013, p. 221-270.27Archives départementales du Loiret. Série C : C116, retranscrite dans : SOYER, Jacques. Cession de la porte de Bourgogne par Marie de Clèves. Bulletin de la société archéologique et historique de l’Orléanais. 1905-1907, tome XIV, p.617. 28Alix, Clément (dir.). SICAVOR : Système d’Information Contextuel sur les Caves d’Orléans (2015-2017), rapport de prospection thématique pluriannuelle. Orléans : SAMO/SRA Centre, décembre 2017. Volume 1. p.13. Consultable en ligne : http://archeologie.orleans-metropole.fr/arkotheque/client/amorleans/_depot_arko/articles/5160/rapport-de-prospection-thematique-sicavor-2015-2017-pole-d-archeologie-2017-_doc.pdf 29DU PLESSY, Toussaint. POLLUCHE, Daniel. Description de la ville et des environs d’Orléans. Avec des remarques historiques. Orléans : François Rouzeau, 1736, p.16. 30Bibliothèque municipale d’Orléans. Recherche historique sur Orléans ; relevés des principaux comptes de commune, forteresse, chaussées, turcies et levées de la ville d’Orléans, de 1256 à 1789. Ms 587, p.129, copie du 19e siècle. 31Bibliothèque municipale d’Orléans. Inventaire analytique des chartes de l’abbaye de Saint-Euverte d’Orléans, d’après Verninac, 1900. Ms 1526. 32FRANCE. Institut National de Recherches archéologiques préventives. Fortifier la ville à la fin du Moyen Âge : l’accrue Saint-Aignan. Réd. Grégory Vacassy (dir.). Pantin : INRAP Centre-Île-de-France, 2012, p. 175. 33FRANCE. Conservation régionale des Monuments historiques. Orléans : Quartier Saint-Euverte. Réd. Pascale Pouvreau. Orléans : Conservation régionale des Monuments historiques, Association Régionale pour l’Etude du Patrimoine. Centre, 1990, p.14-15. 34LEMAIRE, F. Histoire et Antiquités de la ville et duché d’Orléans. Orléans, 1646, p.27. 35ALIX, Clément. Les Charpentes à entrait retroussé moisé : exemples orléanais des 15e et 16e siècles. Revue archéologique du Centre de la France. [en ligne]. 2009, tome 48, p.189-220 [17.09.2014]. Accès Internet : http://racf.revues.org/1337. 36Archives départementales du Loiret. Série Fi : 14 Fi 6. Plans d’alignement du 18e siècle. 37Archives municipales d’Orléans. Série O : dossier 114. Alignement et autres travaux. Rue Saint-Euverte (1805-1959). 38Archives municipales d’Orléans. Série O : dossier 24. Alignement et autres travaux. Rue du Champ-Saint-Euverte (1805-1959). 39Archives municipales d’Orléans. Dossier 5797. Délibération du Conseil municipal. Séance du 23 octobre 1869. 40Archives municipales d’Orléans. Série O : dossier 9. Alignement et autres travaux. Boulevard Aristide-Briand (1805-1959).
Vocables Saint-Euverte
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans
Adresse Commune : Orléans

Des fouilles ont montré que l’occupation humaine remonte dans le quartier Saint-Euverte à l’époque gallo-romaine. Au Moyen Age, il s’agit d’un faubourg situé à l’est de la ville fortifiée. On sait que la rue de Bourgogne, ancien decumanus, est déjà développée, comme d’autres axes historiques du quartier : la rue Saint-Euverte en lien avec le développement de l’abbaye du même nom (édifice étudié) et la rue de l’Ételon. La guerre de Cent Ans a d’importantes conséquences puisqu’en préparation des sièges, les édifices sont détruits afin qu’ils ne puissent pas servir d’abris aux troupes ennemies. La troisième accrue, décidée par Louis XI, vient entourer ce secteur urbain à la fin du 15e siècle. La rue du Bourdon-Blanc se développe alors et le réseau viaire se fige prenant la forme qu’on lui connait aujourd’hui. Aux 18e et 19e siècles, ce quartier au caractère faubourien bien conservé accueille de multiples activités commerciales, artisanales ou industrielles. Celles-ci disparaissent pour la plupart entre le début et le milieu du 20e siècle et sont remplacées par des maisons ou immeubles d’habitation qui constituent en 2014 l’essentiel des édifices du quartier.

Période(s) Principale : 2e quart 15e siècle, limite 15e siècle 16e siècle, Temps modernes, Epoque contemporaine , daté par travaux historiques, datation par dendrochronologie, porte la date, daté par source

Le quartier Saint-Euverte correspond à la section BN du cadastre. Il est localisé entre les rues de Bourgogne, du Bourdon-Blanc et des Bouteilles et les boulevards Aristide-Briand et Saint-Euverte. Les deux premières rues sont des axes historiques de ce secteur urbain. En effet, après l’insertion de celui-ci dans les murs de la ville à la fin du 15e siècle, elles se développent, pour l’une (rue du Bourdon-Blanc), à la faveur de la destruction des anciens murs et, pour l’autre, dans le contexte de sécurité apporté par l’insertion dans les fortifications. Les boulevards apparaissent, quant à eux, après la disparition des remparts au 19e siècle et en lien avec le développement de nouvelles voies en marge du centre historique pour faciliter la circulation. Dans la partie nord-est du quartier, le lycée d’enseignement général et technologique Sainte-Croix-Saint-Euverte comprend le seul monument emblématique de ce secteur urbain : l’église Saint-Euverte et les anciens bâtiments de l’abbaye (édifice étudié). De manière générale, le quartier est très marqué aux époques médiévale et moderne par la présence d’édifices ou établissements religieux, mais aussi de jeux de paume. En 2014, il est majoritairement résidentiel.

Sites de protection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 487, folio 40. Mémoire sur les abbayes du diocèse d'Orléans. 18e siècle.

  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 587. Recherche historique sur Orléans ; relevés des principaux comptes de commune, forteresse, chaussées, turcies et levées de la ville d'Orléans, de 1256 à 1789. Copie du 19e siècle.

  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 1526. Inventaire analytique des chartes de l'abbaye de Saint-Euverte d'Orléans, d'après Verninac, 1900.

  • Archives municipales d'Orléans. Série F : 1 F 8. Population. Recensement de 1841, liste nominative des quartiers est 1841.

  • Archives municipales d'Orléans. Série J : dossier VJ 330 à 335. Établissements insalubres. an III-1965.

  • Archives municipales d'Orléans. Série M : 8 M 1. Bâtiments municipaux. Murs d'enceinte, comblement des fossés et entretien des murs. an V-1834.

  • Archives municipales d'Orléans. Série M : 10M4. 12 rue des Ormes-Saint-Victor (asile de nuit). 1903-1989.

  • Archives municipales d'Orléans. Série M : 11 M 251. Bâtiments municipaux. École des Frères de la doctrine chrétienne de Saint-Aignan, rue Saint-Euverte et 36 rue du Bourdon-Blanc. 1821-1823.

  • Archives municipales d'Orléans. Série M : 11 M 252. Bâtiments municipaux. École primaire Charles Pensée, 36 rue du Bourdon-Blanc. 1921-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série M : 11 M 297. Bâtiments municipaux. École, n°12 rue des Ormes-Saint-Victor. 1881.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 9. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Boulevard Aristide-Briand. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 24. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue du Champ-Saint-Euverte. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 41. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue Desfriches et du Dévidet. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 45. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue de l'Ételon. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 56. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue des Francs-Bourgeois. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 72. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue des Juifs. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 75. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue aux Loups. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 87. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue des Ormes-Saint-Victor. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 90. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue des Pensées. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 92. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue du Petit-Saint-Loup. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 114. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Boulevard et rue Saint-Euverte. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 116. Voirie. Alignements et autres travaux, dossiers par rue. Rue de Bourgogne. 1805-1959.

  • Archives municipales d'Orléans. Dossier 5797. Délibération du Conseil municipal. Séance du 23 octobre 1869.

  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 587. Recherche historique sur Orléans ; relevés des principaux comptes de commune, forteresse, chaussées, turcies et levées de la ville d'Orléans, de 1256 à 1789. Copie du 19e siècle.

  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 487, folio 40. Mémoire sur les abbayes du diocèse d'Orléans. 18e siècle.

  • Bibliothèque municipale d'Orléans, Ms 1526. Inventaire analytique des chartes de l'abbaye de Saint-Euverte d'Orléans, d'après Verninac, 1900.

Documents figurés
  • Plans d'alignement du 18e siècle. (Archives départementales du Loiret. Série Fi : 14 Fi 6).

  • Ville d'Orléans - partie du plan d'alignement. Papier calque contrecollé sur papier, encre de chine et aquarelle ; 74 cm X 27,5 cm. (Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 82).

  • Extrait du plan cadastral napoléonien (1823), extrait de la section B, partie orientale. (Archives départementales du Loiret).

  • Ancien boulevard près la Porte Saint Vincent en 1823 d'après un croquis de Charles Pensée. 9,6 x 14,2 cm. Tiré de : MERLIN, Eugène. Le vieil Orléans : 30 eaux-fortes gravées d'après des documents inédits. 1878-1879.

Bibliographie
  • ALIX, Clément. Les Maisons en pan de bois d'Orléans du 14e au début du 17e siècle : bilan de treize années de recherche. In ALIX, C., ÉPAUD, F. La Construction en pan de bois au Moyen Age et à la Renaissance. Rennes : Presses universitaires de Rennes, Tours : Presses universitaires François-Rabelais de Tours, 2013.

  • ALIX, Clément (dir.). SICAVOR : Système d’Information Contextuel sur les Caves d’Orléans (2015-2017), rapport de prospection thématique pluriannuelle. Orléans : SAMO/SRA Centre, décembre 2017.

    p. 13
  • NOUEL DE LA BUZONNIERE, Louis-Augustin-Léon. Histoire architecturale de la ville d'Orléans, illustrée par 60 lithographies de Charles Pensée. Paris : Victor Didron, 1849. (Réédition dans la collection dirigée par M.G. MICBERTH, Monographies des villes et villages de France, Paris : Res Comédit, 1994).

  • COCHARD, Théophile. Le Jeu de Paume à Orléans. Orléans : H. Herluizon, 1888.

  • COCHARD, Théophile. La Juiverie d'Orléans du VIe au XVe siècle. Orléans : Herluizon, 1895. Réimpression Marseille : Laffite Reprints, 1979.

  • DU PLESSY, Toussaint, POLLUCHE, Daniel. Description de la ville et des environs d'Orléans, avec des remarques historiques. Orléans : François Rouzeau, 1736.

  • EMMANUEL, D. T. Quatre jours dans Orléans. Orléans : A. Gatineau, 1845.

  • FRANCE. Conservation régionale des Monuments historiques. Orléans : Quartier Saint-Euverte. Réd. Pascale Pouvreau. Orléans : Conservation régionale des Monuments historiques, Association régionale pour l'étude du patrimoine, Centre, 1990.

  • FRANCE. Institut National de Recherches archéologiques préventives. Fortifier la ville à la fin du Moyen Age : l'accrue de Saint-Aignan. Réd. Grégory Vacassy (dir.). Pantin : INRAP Centre-Ile-de-France, 2012.

  • JOSSET, David, JOYEUX, Pascal, RUFFIER, Olivier. Dans la cour du lycée. archéologie urbaine à Orléans : le lycée Saint-Euverte. Orléans : DRAC Centre, AREP-Centre, 1997.

  • LEMAIRE, F. Histoire et antiquités de la ville et duché d'Orléans. Orléans : par M. Paris, 1646.

  • LEPAGE, Eugène. Les rues d'Orléans. Recherches historiques sur les rues, places et monuments publics depuis leur origine jusqu'à nos jours. Orléans : Impr. orléanaise, 1901. Marseille : Laffitte, 1977 (réimpression).

  • VERGNAUD-ROMAGNESI, Charles François. Histoire de la ville d'Orléans, de ses édifices, monumens, établissemens publics etc., avec plans et lithographies. Orléans : imprimerie de Rouzeau-Montant, 1830 (deuxième édition de l'Indicateur orléanais, augmentée d'un précis sur l'histoire de l'Orléanais). Orléans : Les Éditions de la Tour Gile, 1996. 693 p. ISBN 2-87802-282-3.

  • Mémoires pour les Doyens, chanoines et Chapitres de l'Église d'Orléans. Paris : P.G. Simon, 1781.

Périodiques
  • CHENESSEAU, Georges. L'église Saint-Euverte d'Orléans. Congrès archéologique de France, XCIIIe session tenue à Orléans en 1930 par la société française d'archéologie. Paris : A. Picard/Société générale d'imprimerie et d'éditions, 1931, p. 78-111.

    p. 78-111
  • ALIX, Clément, NOBLET, Julien. Les charpentes à entrait retroussé moisé : exemples orléanais des XVe et XVIe siècles. La revue archéologique du Centre de la France, 2009, tome 48, p. 189-220.

  • BAILLET, J. Histoire d'un jeu de paume ; le jeu de paume des Pensées. Bulletin de la société archéologique et historique du Loiret, 1944-48, p.22-25.

  • HARDY, Georges. La Localisation des industries dans la généralité d'Orléans au 18e siècle. Revue internationale du commerce. 1912.

  • POMMIER, A. Note sur une inscription relevée à Orléans dans une maison de la rue de Bourgogne. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, troisième et quatrième trimestre 1914, tome XVII, n°207, p. 96-100.

  • SOYER, Jacques. Cession de la porte de Bourgogne par Marie de Clèves. Bulletin de la société archéologique et historique de l'Orléanais. 1905-1907, tome XIV, p.617.

  • GAILLARD, Louis (abbé), DEBAL, Jacques. Les lieux de culte à Orléans de l´antiquité au XXe siècle. Bulletin de la Société archéologique et historique de l´Orléanais, 1987, n° hors-série. 72 p.

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