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Restigné : atelier de charron

Dossier IA37001736 réalisé en 2005

Fiche

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  • Présentation du patrimoine mobilier de l'atelier de charron de Restigné
    Restigné, hameau de Fougerolles, 41 route de Tours
  • Machine à tourner (tour à bois)
  • Machine à refouler (les embattures)
  • Machine à tourner (tour à bois)
  • Machine à forger libre (enclume de forgeron)
  • Machine à dégauchir (dégauchisseuse)
  • Ensemble des machines
  • Machine à percer (mortaiseuse à mèche)
  • Moteur électrique (avec rhéostat)
  • Machine à percer (perceuse verticale)
  • Machine à découper par scie (scie à ruban)
  • Machine à meuler (meule à eau)
  • Machine à percer ; machine à fraiser (foreuse à main)
  • Machine à forger libre (enclume de serrurier)
  • Machine à forger libre (forge à double foyer)
Précision dénomination de charron
Parties constituantes non étudiées forge, remise, usine de menuiserie, logement patronal
Dénominations atelier
Aire d'étude et canton Département de l'Indre-et-Loire
Adresse Commune : Restigné
Lieu-dit : hameau de Fougerolles
Adresse : 41 route de Bourgueil
Cadastre : 1990 C 1509, 1510

D'après le témoignage de M. Jacky Girard, actuel propriétaire de l'ensemble, l'origine de l'activité et de la construction est inconnue, mais nous pouvons la situer dans le 4e quart du XIXè siècle. Xavier Girard (né vers 1870) aurait racheté l'atelier à un de ses frères en 1903. Il logea à la fin de sa vie dans la maison la plus ancienne avec sa femme Henriette. A son décès dans l'atelier à 76 ans, son fils Marcel Girard (1902-1992) reprend l'affaire en 1946 et jusqu'à sa retraite. Il continua d'entretenir les ateliers, ce qui explique le bon état de conservation actuel.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Girard, auteur commanditaire, attribution par tradition orale
Personnalité : Girard Jacky, propriétaire, attribution par tradition orale

L'ensemble a vraisemblablement été construit pour cet atelier de charron, l'accueil de la famille et des ouvriers à l'exception de la maison où logeaient les grands-parents. Il est composé de quatre bâtiments : l'atelier de charron proprement dit attenant au logement patronal avec un comble pour l'hébergement des ouvriers, la remise et la maison des grands-parents. Une enseigne était peinte sur la façade de l'atelier. Le logement patronal avait des volets en bois ajourés d'un motif en forme de trèfle. L'entrée des patrons était sur cour en façade sud et celle des ouvriers au mur pignon par un escalier en métal donnant au premier étage. D'après le témoignage de Jacky Girard, deux girouettes avaient été fabriquées par le charron et installées sur les épis de faîtage de la maison. Les accès des ateliers de menuiserie et de la forge se faisaient côté rue par des portes coulissantes car c'étaient deux ateliers distincts séparés à l'intérieur par un mur épais. La présence de ce mur peut s'expliquer probablement pour des raisons de sécurité : un foyer de forge ne pouvait être situé à proximité immédiate d'un atelier bois. L'atelier bois a une surface de 40 m2 et celui de la forge 100 m2 environ. Sur la cour, la remise servait au stockage et au séchage sur taquets des madriers de chêne et d'acacia. La maison des grands-parents avait été agrandie en largeur vers la route par Xavier Girard et le mur pignon fut ouvert pour stockage du bois équarri (rais des roues) dans le comble à surcroît. Un garage est aménagé pour la voiture sur la rue à l'extrémité est de la maison. L'atelier est lui aussi surmonté d'un comble à surcroît qui servait également au stockage des bois équarris. On entrait par deux portes en bois au dessus de l'atelier de menuiserie sur rue et cour. Le mur pignon a été renforcé par des fers plats afin de consolider le mur fragilisé par les vibrations causées par l'arbre de transmission. La façade sud donnant sur la cour a un appenti en planches de bois qui a permis d'agrandir l'atelier bois trop exigu. Une porte simple, encadrée de deux fenêtres à deux vantaux, donne un accès à la forge. Un emplacement dans la cour avait été réservé à la mise en forme des roues appelée chatrage ou embattage sur un support nommé chantier. L'atelier bois était destiné à confectionner les roues en bois avec des machines actionnées par un moteur électrique mis en route par un rhéostat. Ce moteur est relié par une courroie à un arbre de transmission maintenu au plafond par des chaises et à un arbre au sol qui permettrait de faire fonctionner la dégauchisseuse. Une perceuse verticale adaptée à la courroie servait à percer le métal qui entourait la roue par un foret conique pour le trous à embatture (deux trous entre chaque rai). C'est pour cela qu'il y a une fosse aménagée dans le sol pour maintenir le cercle. A proximité, une scie à ruban servait principalement au débit puis un tour horizontal fixé sur l'établi permettait de fabriquer les moyeux. Ensuite, derrière la scie à ruban, est installée une mortaiseuse à mèches et contre le mur un autre tour pour la fabrication des rais et autres profils composant une charrette. C'est dans le fond de l'atelier et sous l'appenti que ce trouve la dégauchisseuse, certainement la machine la plus récente de l'ensemble et qui servait à équarrir le bois et le raboter. La forge est à double foyer. Un rhéostat actionne les ventilateurs électriques à gauche et à droite de la forge. Une machine dite "machine à refouler les embattures" est utilisée à réduire la circonférence du fer cintré. En effet, le cercle est maintenu dans le feu pendant un quart d'heure à une heure pour un chauffage à blanc. Maintenu ensuite à deux personnes, il est soudé en "gueule de loup" avec une "plaque Lafitte" par le forgeron qui soude sur l'enclume.

Murs tufeau
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau, rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
Typologies Un des rares ateliers de charron avec logis patronal et ouvrier construit pour cet usage avec tout le matériel à l'intérieur.
États conservations détruit après inventaire
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables atelier, logement patronal
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Barray Caroline