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Secteurs urbains de la Reconstruction de Tours

Dossier IA37004977 réalisé en 2010

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Œuvres contenues

1 - Tours avant-guerre

La ville de Tours1 se présente avant-guerre comme une cité prospère, soucieuse de son développement urbain, économique et touristique. Forte de son passé de capitale du royaume de France, elle dispose à cette époque d'un riche patrimoine architectural, concentré dans le centre ancien et constitué de demeures médiévales, d'hôtels de style Renaissance et d'édifices classiques. Accueillant les visiteurs venus du Nord, l'entrée de ville monumentale et l'artère principale qui la prolonge sont considérées comme l'une des réussites architecturales du 18e siècle. L'arrivée du chemin de fer au milieu du 19e siècle, suivie de la réalisation de monuments majeurs tels que l'hôtel de ville et la nouvelle gare (œuvres de Victor Laloux) au tournant du 20e siècle, ont par ailleurs donné à Tours les atouts d'une capitale provinciale. Au début des années 1930, la Ville se lance dans la confection d'un Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension (PAEE). Dressé par les urbanistes Agache et Saunier en 1933, ce premier PAEE propose quelques transformations urbaines d'envergure, déplaçant notamment plus au sud la gare en cul-de-sac afin de libérer plusieurs hectares de terrains constructibles. Jugé trop ambitieux, ce plan est révisé par les services municipaux en 1938 et porté à l'approbation des instances ministérielles l'année suivante.

Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension : distribution des zones, Agache et Saunier arch., 1933. (archives municipales de Tours, 3 D 1).Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension : distribution des zones, Agache et Saunier arch., 1933. (archives municipales de Tours, 3 D 1).

C'est dans ce contexte local que les premières destructions de la Seconde Guerre mondiale surviennent en juin 1940. Entrée sur le territoire français le mois précédent, l'armée allemande atteint le 16 juin la rive nord de la cité tourangelle. Quelques jours auparavant, face à la progression rapide de l'ennemi, le gouvernement de Paul Reynaud a quitté Paris pour se réfugier à Tours avant un repli forcé sur Bordeaux. La barrière naturelle que forme la Loire cède brusquement le 19 juin lorsque de violents combats s'engagent de part et d'autre du fleuve. Des tirs d'obus incendiaires frappent l'entrée monumentale et déclenchent un immense brasier dans le quartier de la rue Nationale. La rupture des canalisations logées dans le tablier du pont Wilson empêche l'extinction de l'incendie, qui s'étend alors sur une douzaine d'hectares. Pour épargner à Tours des destructions plus importantes, le maire Ferdinand Morin négocie le lendemain l'arrêt des combats et les Allemands occupent la ville dès le 22 juin.

Vue aérienne du quartier nord, 1946, par Robert Arsicaud. (archives municipales de Tours, Fonds Arsicaud 5 Fi P127).Vue aérienne du quartier nord, 1946, par Robert Arsicaud. (archives municipales de Tours, Fonds Arsicaud 5 Fi P127).

2 - 1940-1943 : déblaiements et premiers projets de reconstruction et d'aménagement

Le début de la période d'occupation est marqué par le déblaiement des ruines. Les travaux se déroulent de juillet 1940 à avril 1941. Le volume des débris, proche de 250 000 mètres cubes, est utilisé pour combler le canal du Berry à l'est, en vue de réaliser une grande voie de contournement de l'agglomération. Parallèlement, des baraquements commerciaux provisoires sont édifiés le longs des boulevards du centre-ville : sur l'avenue de Grammont et les boulevards Béranger et Heurteloup.

Plan de reconstruction dressé par le Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire, 23 août 1940. (archives municipales de Tours).Plan de reconstruction dressé par le Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire, 23 août 1940. (archives municipales de Tours).Plan de reconstruction dressé par les Jeunes régionalistes, 8 septembre 1940. (archives municipales de Tours).Plan de reconstruction dressé par les Jeunes régionalistes, 8 septembre 1940. (archives municipales de Tours).

Déclarée partiellement sinistrée par un arrêté préfectoral le 29 août 1940, la ville est dans l'obligation de se doter d'un Plan de reconstruction et d'aménagement (PRA). La perte de l'ensemble monumental de l'entrée nord et des deux tiers de la rue Nationale inspire quelques plans de reconstruction non officiels dès le mois d'août 1940. Publiés par le quotidien local La Dépêche, ces différents plans s'entendent sur le principe d'un quartier plus aéré, passant notamment par une rue Nationale élargie et la création d'une place nouvelle au centre du quartier sinistré. La question de l'esthétique de la reconstruction de l'entrée nord se pose également, partagée entre la reproduction de l'aspect architectural d'antan et le choix d'un style plus moderne. La redécouverte, au milieu des ruines, de vestiges d'époque Renaissance éveille dès 1940 une véritable conscience patrimoniale. Ces morceaux anciens d'architecture sont dès lors pris en charge par le service des Monuments historiques.

L'architecte tourangeau Camille Lefèvre est finalement désigné officiellement en janvier 1941 pour diriger la reconstruction du quartier de l'entrée nord. Son plan est déclaré d'utilité publique en juillet 1942 mais l'épineuse question de l'élargissement de la rue Nationale retarde sa mise en œuvre. Ce premier plan de Camille Lefèvre et des six architectes tourangeaux qu'il réunit autour de lui, cherche à faciliter l'épanouissement de la circulation automobile au sortir du pont Wilson. Conservant la perspective nord-sud initiale, il prévoit l'élargissement de la rue Nationale tout en y adjoignant deux rues nouvelles, partant en diagonale de la place Anatole-France vers les rues Marceau et Voltaire. Lefèvre propose par ailleurs d'établir un front bâti ordonnancé de style néoclassique sur le pourtour de la place, qui reprend pour beaucoup les anciens alignement et gabarits des édifices détruits. Le reste du quartier se compose de grands îlots de forme polygonale, délimités par un maillage de rues proche de l'ancien réseau viaire. Une nouvelle place rectangulaire s'ouvre à l'ouest de la rue Nationale sur le tracé de l'ancienne rue Richelieu. Après quelques modifications, ce plan est soumis aux visas municipaux et ministériels en juillet 1943.

Plan d'aménagement et de reconstruction : distribution des zones, C. Lefèvre arch., 1942. (archives municipales de Tours, 149 W 1).Plan d'aménagement et de reconstruction : distribution des zones, C. Lefèvre arch., 1942. (archives municipales de Tours, 149 W 1).

3 - 1944-1946 : premier modificatif au plan Lefèvre (projet Dorian)

Une vague de bombardements alliés touchent de nouveau la ville de Tours entre février 1943 et août 1944. A la Libération, le bilan matériel de la guerre est très lourd : près de 8 000 édifices présentent une destruction totale ou partielle. La concentration des bombardements sur les installations ferroviaires et militaires impose une réévaluation du plan de reconstruction. Issu de l'équipe Lefèvre, l'architecte Jean Dorian se voit confier la charge d'urbaniste en chef et se lance dans la confection d'un plan d'aménagement plus ambitieux, concernant toute l'agglomération tourangelle. Deux zones d'opération sont établies, le quartier de l'entrée nord (Tours-Nord) et le quartier sud (Tours-Sud), respectivement dirigées par les architectes Pierre Patout et Jean Dorian, lui-même. Ce dernier présente en 1946 un premier modificatif du plan Lefèvre au ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU).

Plan des zones sinistrées, septembre 1944. (archives municipales de Tours, 2 Fi 41).Plan des zones sinistrées, septembre 1944. (archives municipales de Tours, 2 Fi 41).

Ce nouveau projet s'attache dès lors à l'aménagement des deux quartiers sinistrés en reprenant des éléments du PAEE de 1933. Pour la partie nord, Jean Dorian accentue l'aménagement en "patte d'oie" au débouché du pont Wilson par le prolongement des deux axes biais en direction de la cathédrale et de la tour Charlemagne. Suivant un plan compact et des tracés rectilignes, une vingtaine d'îlots et une nouvelle place située entre les rues Nationale et Marceau constituent le futur quartier. Dorian envisage par ailleurs, suivant les principes du zonage, la réaffectation des terrains militaires en terrains de compensation ; à l'est, il réserve celui de l'ancienne Manutention à l'édification d'un groupe scolaire, et à l'ouest celui de la caserne Lasalle à la reconstruction de l'imprimerie Mame. Pour la partie sud, le déplacement de la gare est remis au goût du jour, assorti d'un ambitieux programme d'ensemble de logements.

Premier modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction : état futur, J. Dorian arch., 1946. (archives municipales de Tours, 149 W 5).Premier modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction : état futur, J. Dorian arch., 1946. (archives municipales de Tours, 149 W 5).

4 - 1947-1962 : l'esthétique de la nouvelle entrée de ville dessinée par Pierre Patout et le second modificatif du plan Lefèvre

Afin de traduire en élévation le plan Dorian et d'offrir à l'entrée de ville une nouvelle esthétique, Pierre Patout est officiellement nommé architecte en chef du quartier nord en juillet 1947. Chargé de définir la nouvelle ordonnance architecturale de la place Anatole-France et de la rue Nationale, il a sous ses ordres plusieurs confrères tourangeaux désignés comme architectes chefs de groupe sur les chantiers d'îlots. La même année se constitue l'Association syndicale de remembrement de Tours-Nord qui regroupe l'ensemble des propriétaires sinistrés du quartier nord. Cette structure est dotée d'un architecte, André Le Roy, affecté à l'établissement du plan de remembrement sur la base de 22 îlots, chacun repéré par une lettre de l'alphabet. Le Roy assure la mise en œœuvre des quatre îlots situés autour de la place de la Résistance. Les cinq premiers immeubles reconstruits sous sa direction à partir de 1947 sont édifiés grâce à un reliquat de crédits d’État. Formant la première unité de chantier de l'îlot D, ils constituent le tout premier essai de reconstruction sur remembrement réalisé à Tours.

Plan des îlots publié dans La Nouvelle République [octobre 1948 à janvier 1952]. (archives municipales de Tours).Plan des îlots publié dans La Nouvelle République [octobre 1948 à janvier 1952]. (archives municipales de Tours).

Pour hâter la reconstruction de la ville, un second modificatif est lancé en 1950 sous l'impulsion des instances ministérielles. Approuvé en 1955, il tempère fortement les propositions du plan Dorian concernant l'entrée monumentale et le quartier de la gare. Pour la première, la disparition des deux voies biaises partant de la place Anatole-France réorganise la zone en deux grands îlots ABC et V de forme sensiblement rectangulaire. L'entrée effective de la rue Nationale est reléguée plus au sud, au-delà de l'axe est-ouest formé par les rues Colbert et du Commerce. En 1953, un nouveau plan de remembrement donne lieu à des évolutions significatives pour certains îlots, qui adoptent un plan ouvert par une large interruption du bâti. Bénéficiant de nouveaux crédits, la Reconstruction est relancée activement entre 1954 et 1959. Les derniers ensembles du quartier Tours-Nord sont achevés en 1962.

Second modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction (partie centrale), 1955. (archives municipales de Tours, 149 W 7).Second modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction (partie centrale), 1955. (archives municipales de Tours, 149 W 7). En ce qui concerne le secteur de Tours-Sud, le second modificatif abandonne l'idée d'une gare unique. Le nouveau quartier initialement prévu à l'emplacement des emprises ferroviaires voit son périmètre restreint et est cantonné immédiatement à l'ouest des voies ferrées. Par ailleurs, bien qu'édifié sur des terrains déblayés suite aux bombardements de 1943-44, le futur Sanitas n'appartient pas à la catégorie des secteurs urbains de la Reconstruction de Tours. Il n'est en effet pas bâti selon les mêmes règles administratives et financières. Il dépend d'un autre type de programmes du MRU : le secteur industrialisé (SI), qui s'inscrit dans la politique des grands ensembles promus par l’État à partir de 1951 pour tenter de résoudre la crise du logement en France.

5 - Les caractéristiques architecturales des îlots de la Reconstruction de Tours-Nord (centre-ville)

Éléments de chronologie

Après la destruction du quartier nord en juin 1940, se pose rapidement la question de la reconstruction de l'entrée de ville monumentale et des ensembles édifiés de part et d'autre de la rue Nationale. Le plan établi par l'architecte Camille Lefèvre en 1941 propose de découper la zone sinistrée en une vingtaine d'îlots de formes et de tailles variées. Ces îlots sont façonnés par des constructions continues, établies en bordure de rues existantes ou nouvellement créées. Approuvé par les instances ministérielles et les pouvoirs locaux, le PRA de Lefèvre est toutefois bouleversé par une seconde vague de destructions survenues en 1943 et 1944.

L'étendue du sinistre impose une réévaluation du projet à la Libération, conduite par l'urbaniste Jean Dorian. Le premier modificatif qu'il dresse en 1946 privilégie nettement l'urbanisme d'îlots suivant un tramage très orthogonal. Un premier remembrement du quartier nord est réalisé à la fin de l'année 1948 sur la base de 22 îlots, chacun repéré par une lettre de l'alphabet. La reconstruction débute en 1947 par la réalisation d'une première unité de cinq immeubles d’État au sein de l'îlot D. Elle se poursuit autour d'une nouvelle place centrale par l'édification des îlots D, L, M et E de 1948 à 1952.Datation des chantiers des îlots du centre-ville de Tours.Datation des chantiers des îlots du centre-ville de Tours.

Le lancement du second modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction en 1950 affecte peu ces ensembles d'immeubles, mais entraîne d'importants changements pour ceux qui bordent l'entrée de ville monumentale. Les îlots A, B, C et F, X, V sont ainsi regroupés en deux grands ensembles respectivement nommés ABC et V composés de plusieurs unités de chantier. Le nombre des îlots reconstruits du centre-ville de Tours est donc réduit à dix-huit. Le démarrage des îlots V1 et V2 en 1951 et 1952 marque le début de la reconstruction de l'entrée nord. Parallèlement sont édifiés, dans la partie sud-ouest du quartier sinistré, les îlots S, T, et U. Entamé en 1952, le chantier de l'îlot I lance, quant à lui, la reconstruction du côté est de la rue Nationale, suivi en 1953 de celui de l'îlot H et de sa chaufferie. Les travaux des magasins-terrasses du haut de la rue Nationale (unités ABC1 et V4) sont entamés cette même année.

Un nouveau plan de remembrement établi en 1953 donne lieu à des évolutions significatives pour certains des ensembles restants. Les îlots N, O, R et Q adoptent dès lors un plan ouvert, formant un second type d'îlots. Après une mise en route quelque peu difficile, entachée par de nombreux retards et une insuffisance de crédits, la reconstruction du quartier nord bénéficie d'un second souffle. Les chantiers des îlots ABC2-3-4, V3, G, N, O, Q, K et P se succèdent entre 1954 et 1959. Les îlots V5 et R, achevés au début des années 1960, constituent les derniers ensembles d'immeubles reconstruits dans le quartier nord.

L’étude des îlots du centre-ville de Tours

Dans le cadre de l'étude menée sur le patrimoine architectural de la Reconstruction de Tours entre 2010 et 2011, une analyse formelle a été conduite sur les dix-huit îlots créés sur des terrains déblayés du centre-ville de part et d'autre de la rue Nationale. Des édifices bâtis sur des terrains de compensation (imprimerie Mame, agence du Crédit lyonnais, groupe scolaire Anatole France) ou rebâtis hors du périmètre du centre-ville à la place de bâtiments bombardés (cité H.L.M. Les Amandiers et ancien commissariat) ont, quant à eux, fait l'objet d'études individuelles plus succinctes. Les zones dites de compensation répondent à une définition précise. Il s'agit de terrains appartenant généralement à l’État et cédés par celui-ci aux associations syndicales de remembrement et de reconstruction, chargées de représenter les intérêts des sinistrés au cours des opérations de reconstruction. Les terrains de compensation servent différents objectifs : "dédensifier" les zones centrales des villes détruites en construisant de nouveaux logements ou équipements publics en périphérie ou encore permettre la mise en place d'un zonage urbain. Les industries qui s'étaient fixées dans les centres-villes anciens au fil des époques sont alors regroupées dans des quartiers plus excentrés.

Contexte d'implantation, formes et emprise des îlots reconstruits

Plan de situation des îlots du centre-ville de Tours.Plan de situation des îlots du centre-ville de Tours.

Parmi les dix-huit îlots reconstruits du centre-ville de Tours, six comprennent ou jouxtent des immeubles conservés en totalité ou en partie suite aux bombardements de 1940 et à l'incendie qui a suivi. Les îlots U et I, en bordure de la zone détruite, sont ainsi mitoyens d'édifices plus anciens. Les îlots ABC, V, G et S intègrent, quant à eux, des vestiges patrimoniaux : Hôtel Goüin pour le premier, église Saint-Julien pour le deuxième, façade de l'Hôtel de Beaune-Semblançay pour le troisième et enfin vestiges de fortifications pour le dernier. Compte-tenu de leur intérêt, le service des Monuments historiques avait alors demandé leur conservation au sein du PRA et leur restauration.

Carte de localisation des édifices remarquables détruits et des vestiges conservés.Carte de localisation des édifices remarquables détruits et des vestiges conservés.

En ce qui concerne la transition entre îlots reconstruits et non détruits aux franges ouest et est du PRA, une attention particulière a été portée à la hauteur des immeubles. Ainsi, dans les îlots concernés (notamment ABC, K, Q, S, U, I, H et V), les édifices faisant face au centre ancien ayant subsisté, sont limités à deux étages au-dessus du rez-de-chaussée (R+2), plus un éventuel étage de combles. Une transition douce est ainsi assurée entre les immeubles plus hauts, situés au milieu du périmètre de reconstruction qui comprennent trois niveaux, voire quatre (avec les entresols de la rue Nationale, notamment), et les plus anciens situés en dehors (généralement en R+2).

De même, on constate une adaptation de la hauteur des îlots en fonction des orientations concernées et de la largeur des rues. Ainsi, les édifices situés sur les côtés nord des îlots dépassent rarement plus de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, notamment le long des axes peu larges (rue des Halles, par exemple). De cette manière, les immeubles qui leur font face et dont les façades sont exposées au sud, peuvent profiter d'un ensoleillement suffisant. A l'inverse la largeur de la rue Nationale (entre 23 et 25 mètres) permet d'y concentrer de hauts bâtiments, sans porter préjudice à ceux qui leur font face. Cette attention portée à l'organisation de la ville dans l'espace est caractéristique des préceptes de l'urbanisme, science du développement et de l'aménagement de la ville développée à partir des années 1910 en France. La prise en compte de celle-ci, timide jusque-là, a considérablement évolué avec les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Celles-ci lui ont permis d'être prise en compte et mise en œuvre de manière effective dans l'élaboration des PRA.

Les îlots du centre-ville de Tours présentent également différentes formes : ouverte lorsqu'un côté n'est pas entièrement bâti (huit îlots : G, H, K, N, O, R, S, Q), fermée lorsque les façades ne sont interrompues sur aucune face (huit îlots : D, E, I, L, M, P, T, U) ou mixte pour les deux grands îlots de l'entrée de ville (ABC et V). Ces derniers présentent, en effet, des fronts entièrement bâtis, au nord par exemple, et discontinus sur d'autres côtés. Leur surface, particulièrement importante, nous conduit à les qualifier de méta-îlots.

Typologie formelle des îlots.Typologie formelle des îlots.

En termes de périmètre enfin, à l'exception de trois îlots (I, K et Q) dont l'emprise au sol évolue peu, le nouveau dessin des quinze autres modifie sensiblement l'organisation parcellaire et viaire du centre-ville. Si la rue Nationale, qu'il était question d'élargir, conserve finalement sa largeur d'origine, de nouvelles rues et places sont créées (rue des Déportés ou place de la Résistance par exemple), tandis que d'autres disparaissent (rue Banchereau au sein de l'îlot ABC). Les premières viennent créer des aires de respiration dans une zone préalablement très dense, tout en permettant la construction d'îlots aux surfaces conséquentes. Ainsi, si l'on excepte les deux îlots de l'entrée de ville (ABC et V) qui font chacun un peu plus de 17 000 m², les quinze autres ont des surfaces comprises entre environ 2 000 m² et 7 000 m², soit environ 3 500 m² en moyenne. Les immeubles étant disposés à l'alignement sur la rue, ces surfaces conséquentes permettent d'aménager l'ensemble des cœurs d'îlot.

Caractéristiques des cœurs d'îlot

Ces derniers font la part belle à l'automobile, puisqu'ils abritent garages et places de parking. Tous ces cœurs d'îlot sont donc accessibles aux voitures depuis la rue, soit par une ou plusieurs interruptions du bâti (dix îlots : ABC, G, H, K, N, O, Q, R, S, V), soit par un ou plusieurs passages couverts (huit îlots : D, E, I, L, M, P, T, U). Dans le cas des deux grands îlots formant l'entrée de ville monumentale, les différentes formes d'accès cohabitent. L'îlot ABC compte ainsi un passage couvert carrossable, deux interruptions du bâti et trois passages couverts strictement piétonniers. Deux d'entre eux sont situés entre les magasins-terrasses disposés du côté est. Le dernier, sur le côté nord, existe au même niveau dans l'îlot V. La différence entre ces deux accès tient à la présence d'une volée droite d'escalier dans ce dernier, liée à l'encaissement important du cœur d'îlot. L'îlot V comprend, outre ce passage couvert, trois interruptions du bâti pour accéder au cœur d'îlot. Enfin, il faut signaler que l'îlot G dispose, en plus de son passage carrossable (interruption du bâti côté est), de deux passages couverts piétonniers qui permettent d'accéder depuis la rue Nationale au jardin public de Beaune-Semblançay.

En termes de mise en œuvre architecturale, quelques-uns des accès aux cœurs d'îlot font l'objet de dessins soignés. Ainsi, pour les quatre îlots (D, E, L, M) disposés autour de la place de la Résistance, les deux passages couverts situés à l'extrémité des L formés par chaque îlot, sont surmontés d'un arc en plein cintre et placés en vis-à-vis les uns des autres. Les îlots G et O, quant à eux, sont ouverts par des interruptions du bâti encadrées par des bâtiments présentant les mêmes dispositions architecturales et gabarits. Un effet de symétrie est ainsi créé.

Enfin, la plupart des accès carrossables aux cœurs d'îlots sont contrôlés par des portails ou des barrières, les désignant comme des espaces privés. Seuls les îlots ABC, I et V n'en possèdent pas. Il faut toutefois noter que ces dispositifs contrôlant l'accès des véhicules et des personnes ont vraisemblablement été ajoutés au fil des années, les plans d'origine et les photos anciennes n'en montrant pas. Seul l'îlot S dont le cœur est occupé par une cour d'école a toujours été clôturé et fermé par un portail. Les cœurs d'îlot possèdent donc plusieurs statuts : public (îlots ABC, G, V, S) ou privé (l'ensemble des quatorze autres). Ils abritent également, outre des places de parking et des garages, les arrières-boutiques des commerces en rez-de-chaussée (totalité des îlots), des équipements techniques tels que des chaufferies (îlots D, M, T ou I, par exemple), des jardins publics (ABC, G et V) ou encore une cour d'école (îlot S).

Des îlots aux formes architecturales variées

D'un point de vue architectural, aucun îlot ne présente de traitement homogène sur toutes ses faces. On constate néanmoins l'existence de séquences d'immeubles et d'ordonnances architecturales en lien avec des espaces publics structurants. Dans ce dernier cas, il existe deux ensembles : celui composé de l'entrée de ville monumentale sur la place Anatole-France et de la rue Nationale, et celui de la place de la Résistance. Les immeubles concernés sont situés dans plusieurs îlots et participent alors d'une véritable mise en scène. Leurs façades composent un ordre architectural propre, dont les gabarits, les encadrements de baies, les corniches et les matériaux sont strictement définis. La séquence d'immeubles répond globalement aux mêmes critères tout en s'appliquant à une échelle plus réduite, au sein d'un seul et même îlot. L'ensemble des îlots du centre-ville de Tours, à l'exception de l'îlot S, présente des séquences. D'autres villes du Val de Loire, telles que Blois ou Orléans, présentent cette organisation formelle des secteurs reconstruits de leur centre-ville respectif entre ordonnances architecturales, séquences de bâtiments et immeubles "isolés" n'appartenant à aucune des deux catégories précédentes.

A la différence d'autres villes ligériennes, la Reconstruction de Tours présente en revanche moins de recherche en termes de traitement formel des immeubles d'angle. Seuls ceux situés à l'entrée nord de la rue Nationale et ceux qui se trouvent à l'intersection de la rue Nationale et des rues des Halles et de la Scellerie présentent des toits en pavillon et, pour les seconds, un jeu de façades en retrait par rapport à l'alignement des constructions. De la même manière, Tours se distingue par la présence très discrète de la brique. Alors que celle-ci est très utilisée à Gien, Sully-sur-Loire ou Orléans, on ne la trouve que sur une seule façade reconstruite du centre-ville de Tours, au 32 rue Richelieu, et ponctuellement au niveau des souches de cheminée (place Anatole France ou rue Nationale par exemple).

Façades ordonnancées des îlots H et I donnant sur la placette, au débouché de la rue de la Scellerie.Façades ordonnancées des îlots H et I donnant sur la placette, au débouché de la rue de la Scellerie.

En termes de matériaux également, les façades des îlots du secteur urbain nord de la Reconstruction de Tours présentent des caractéristiques différentes liés à la fois à leur emplacement et à leurs dates d'édification. Les immeubles soumis à une ordonnance architecturale possèdent des façades en pierre : pierre de taille pour ceux de la place de la Résistance et plaquis pour ceux de la rue Nationale. C'est le cas également d'autres bâtiments construits avant 1952. Après cette date, hors des espaces gouvernés par une ordonnance précise, les constructeurs ont surtout recours à des enduits de ciment. Enfin, les toitures sont toutes en ardoise dans le respect des matériaux traditionnellement utilisés sur place.

Carte de répartition des materiaux de revêtement de facade.Carte de répartition des materiaux de revêtement de facade.

Conclusion

La Reconstruction du centre-ville de Tours, après la Seconde Guerre mondiale, a donc été conduite dans le respect des matériaux et des formes traditionnelles de l'architecture locale. Si le profil général du quartier a pu être modifié à la marge par les nouveaux tracés d'une partie des voies, il l'a également été par la réorganisation de ce secteur désormais voué aux commerces et aux habitations, alors que les activités industrielles étaient rejetées à l'extérieur du centre.

Toutefois, malgré cette primeur donnée au relogement des habitants sinistrés, la crise du logement frappe Tours, comme le reste de la France, dans les années d'après-guerre. L’État et les municipalités cherchent alors de nouveaux espaces constructibles. A Tours, c'est le secteur du Sanitas qui a été sélectionné pour lancer la construction de logements de masse. Le premier grand ensemble tourangeau y est édifié entre 1958 et 1971 sur des terrains déblayés au sud-ouest de la gare et libérés par la SNCF suite au déménagement des infrastructures ferroviaires à Saint-Pierre-des-Corps. S'inscrivant dans la politique des secteurs industriels, il donne lieu à des expérimentations techniques liées à la mise en œuvre de méthodes de préfabrication.

1Pour plus de détails sur le patrimoine historique de la ville de Tours, cliquer sur "rechercher" après avoir sélectionné le domaine(s) de recherche "INV" sur la page Internet suivante : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=AJOUT&FIELD_1=cmer1&VALUE_1=Blois&FIELD_2=cmer4&VALUE_2=&FIELD_3=cmer5&VALUE_3=&FIELD_4=AUTR&VALUE_4=&FIELD_5=TOUT&VALUE_5=&FIELD_6=titre%20courant&VALUE_6=&FIELD_7=date%20protection&VALUE_7=&FIELD_8=DOSURLP&VALUE_8=%20&REC_DOM=Tous&CHK_0=cmer1&INDEX_0=%27BLOIS%27&LOCAT=0&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P (bases de données Architecture et Patrimoine)
Appellations secteurs urbains de la Reconstruction de Tours
Dénominations secteurs urbains
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction - Tours-Centre
Adresse Commune : Tours

Le quartier de l'entrée nord est le premier secteur urbain de Tours détruit lors de la Seconde Guerre mondiale, à la suite des tirs d'obus incendiaires du 19 juin 1940. Attisé par un vent violent, le brasier perdure plus de deux jours durant lesquels le maire de Tours, Ferdinand Morin, négocie l'arrêt des combats. Déclarée "ville ouverte" le 21 juin, Tours est occupée par les Allemands dès le lendemain. Le bilan des dommages lors de ces journées est très lourd : 338 immeubles détruits, 663 endommagés et près de 1300 familles sans logis. Reconnue comme partiellement sinistrée par arrêté préfectoral le 29 août 1940, la ville de Tours confie en novembre 1940 l'établissement d'un Plan de reconstruction et d'aménagement (PRA) à l'architecte Camille Lefèvre, qui constitue un bureau d'étude formé de six architectes tourangeaux. Parallèlement au déblaiement des ruines et à l'éveil d'une conscience patrimoniale pour ce qui concerne les vestiges épargnés par les destructions, un premier plan voit le jour qui conserve notamment la perspective nord-sud initiale, prévoit l'élargissement de la rue Nationale, et structure le quartier à l'aide de grands îlots polygonaux, au sein d'un maillage de rues proche de l'ancien réseau viaire. Ce plan est soumis aux visas municipaux et ministériels en juillet 1943, sa mise en application étant immédiatement stoppée par la nouvelle vague de bombardements qui frappe Tours en 1943 et 1944. Issu de l'équipe Lefèvre, l'architecte Jean Dorian se voit confier la charge d'urbaniste en chef et se lance dans la confection d'un plan d'aménagement plus ambitieux, concernant toute l'agglomération tourangelle. Il présente en 1946 un premier modificatif du plan Lefèvre. Dorian envisage par ailleurs, suivant les principes du zonage, la réaffectation des terrains militaires en terrains de compensation. Après que Pierre Patout ait été nommé architecte en chef du quartier nord en juillet 1947, chargé en particulier de définir la nouvelle ordonnance architecturale de la place Anatole-France et de la rue Nationale, et alors que se constitue la même année l'Association syndicale de remembrement de Tours-Nord qui regroupe l'ensemble des propriétaires sinistrés du quartier nord, les premiers immeubles des 22 îlots désormais identifiés par une lettre sont édifiés en 1947. Un second modificatif du plan Lefèvre voit le jour en 1950. Les derniers ensembles du quartier nord sont achevés en 1962.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1940, daté par source
1947, daté par source
1950, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lefèvre Camille, architecte, attribution par source
Auteur : Dorian Jean, architecte urbaniste, attribution par source
Auteur : Patout Pierre, architecte, attribution par source

Le quartier nord reconstruit forme un ensemble homogène traversé par l'axe majeur nord-sud que constitue la rue Nationale. D'une superficie d'une douzaine d'hectares, il est délimité : au nord par la place Anatole-France et l'avenue André-Malraux ; à l'est par les rues Voltaire, Jules-Favre et de Lucé ; au sud par les rues Emile-Zola et Néricault-Destouches ; à l'ouest par les rues Baleschoux, du Président-Merville et Constantine. Une zone de reconstruction annexe, comprenant le groupe scolaire Anatole-France, la cité H.L.M Les Amandiers et un ancien commissariat de police, est située autour du croisement de la rue des Amandiers et de l'avenue André-Malraux. L'imprimerie Mame se dresse sur l'ancien terrain militaire de la caserne Lasalle, tandis que le Crédit Lyonnais a été reconstruit sur un terrain de compensation dans la partie non sinistrée de la rue Nationale.

Suite à l'absorption en 1964 de deux communes limitrophes, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde, les limites urbaines ont été repoussées bien au-delà de la rive nord de la Loire, Tours doublant ainsi sa superficie. La cession des terrains de la vallée du Cher et du bois de Grandmont par les communes de Joué-lès-Tours et de Saint-Avertin a également permis, dans les années 1960, l'extension du territoire communal vers le sud.

Sites de protection secteur sauvegardé, liste du patrimoine mondial

Références documentaires

Documents d'archives
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  • AC Tours. 6 F 246-251. Relogement des sinistrés de la guerre 1939-1945, 1950-1962.

  • AC Tours. 1 I Police locale. Inaugurations et poses de premières pierres, 1878-1980.

  • AC Tours. 3 K Protocole et distinctions honorifiques. Livre d'or de Ferdinand Morin. 1941.

  • AC Tours. 4 M 355-362. Groupe scolaire Anatole-France, 1940-1981.

  • AC Tours. 4 M 363-364. Gymnase Anatole-France, 1957-1987.

  • AC Tours. 4 M 706-720. Bibliothèque, 1853-1981.

  • AC Tours. 5 M 769. Reconstruction d'un commissariat rue des Amandiers, 1948-1949.

  • AC Tours. 1 O 120-123. Assainissement, 1928-1950.

  • AC Tours. 2 OB 1. Truelle.

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  • AC Tours. Permis de construire 1949/n°91. Reconstruction de l'îlot L, 1949-1957.

  • AC Tours. Permis de construire 1949/n°97. Reconstruction d'un commissariat 14 rue des Amandiers, 1949.

  • AC Tours. Permis de construire 1949/n°251. Reconstruction de l'îlot M, 1949-1957.

  • AC Tours. Permis de construire 1949/n°647. Reconstruction de l'îlot S, 1949-1955.

  • AC Tours. Permis de construire 1950/n°534. Reconstruction de l'îlot E, parcelles 72 à 76 et 82 à 85, 1950-1955.

  • AC Tours. Permis de construire 1950/n°720. Reconstruction de la bibliothèque municipale, 1950.

  • AC Tours. Permis de construire 1950/n°751. Reconstruction de l'îlot T, parcelles 278 à 282, 288 à 290, 1950-1952.

  • AC Tours. Permis de construire 1951/n°539. Reconstruction de l'îlot T, parcelles 282 à 287, 1951-1953.

  • AC Tours. Permis de construire 1951/n°723. Reconstruction de l'îlot E, parcelles 78 à 81, 1951-1955.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°2. Reconstruction de l'îlot I, 1951-1960.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°25. Reconstruction de l'îlot U, 1952-1963.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°128. Construction d'un groupe de logements à normes réduites, 1952.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°292. Reconstruction de l'îlot O, 1952-1960.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°710. Reconstruction de l'îlot V, parcelles 316 à 319, 1952-1957.

  • AC Tours. Permis de construire 1953/n°431. Îlot H. Construction d'une chaufferie collective, 1953.

  • AC Tours. Permis de construire 1953/n°432. Reconstruction des îlots B1, B2 et B3 (îlot V4), 1953-1955.

  • AC Tours. Permis de construire 1953/n°434. Reconstruction de l'îlot V3, rue Voltaire, 1953-1959.

  • AC Tours. Permis de construire 1954/n°147. Reconstruction de l'îlot H, 1954-1956.

  • AC Tours. Permis de construire 1954/n°522. Reconstruction de l'îlot G, 1954-1958.

  • AC Tours. Permis de construire 1954/n°842. Reconstruction de l'îlot N, 1954-1958.

  • AC Tours. Permis de construire 1955/n°482. Reconstruction de l'îlot Q, 1955-1960.

  • AC Tours. Permis de construire 1955/n°621. Reconstruction du groupe scolaire Anatole-France Voltaire, 1955-1956.

  • AC Tours. Permis de construire 1956/n°307. Reconstruction de l'îlot P, 1956-1960.

  • AC Tours. Permis de construire 1956/n°452. Reconstruction de l'îlot K, 1956-1960.

  • AC Tours. Permis de construire 1959/n°694. Reconstruction d'un îlot rue Colbert (V5), 1959-1966.

  • AC Tours. Permis de construire 1984/n°17. Réaménagement du cinéma REX, 1984.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Boille 30 J 229-230. Îlot H, 1950-1955.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Boille 30 J 237. Îlot T, 1950.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Boille 30 J 240-241. Îlot V3, 1952-1962.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Boille 30 J 221-222. Ecole des beaux-arts, 1931-1961.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds de l'université Stanford-Tours. 74 J 2-3. Bâtiment, 1966-1991.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Novello 88 J 38. Îlot D, 1947-1951.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Novello 88 J 39-40. Îlot L, 1949-1955.

  • AD Indre-et-Loire. Fonds Novello 88 J 42-45. Îlot Q, 1955-1962.

  • AP Groupe Serge Laski, établissements Mame.

Documents figurés
  • Plan monumental de Tours / G. Peltier. 1:6000. Plan édité par Blondel la Rougery, [1911]. 1 impr/ photoméc. (AC Tours. 2 Fi 18). (cf. illustration n° IVR24_20103702682NUCA).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan dressé en 1898, mis à jour en juin 1910, annoté le 30 juillet 1931 (avant-projet de plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension). Par Becq-Rouger (architecte-voyer en chef) ; Le Natail (architecte voyer) ; Albin (architecte voyer en chef). (archives municipales de Tours, 2 Fi 27). (cf. illustration n° IVR24_20103701811NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'encre et crayons de couleur : plan d'aménagement des quartiers historiques, [1933]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 3 D 3). (cf. illustration n° IVR24_20103701809NUC2A).

  • Ville de Tours. Aménagement des vieux quartiers / Auteur inconnu. Sans échelle. 1933. 1 tirage : plan (AC Tours. 3 D 3).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension : distribution des zones, 1933. Par Agache, Donat-Alfred (architecte urbaniste) ; Saunier, E. H. (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 3 D 1). (cf. illustration n° IVR24_20103701810NUC2A).

  • Calque : plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension : état actuel, 1936. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 2 Fi 29). (cf. illustration n° IVR24_20103701808NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension : distribution des zones, 1938. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 3 D 2). (cf. illustration n° IVR24_20103702686NUCA).

  • Tirage rehaussé de crayons de couleur : plan d'aménagement du quartier sinistré dressé le 1er août 1940. Par Boille, Maurice (architecte) ; Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire. (archives municipales de Tours, 2 Fi 301). (cf. illustration n° IVR24_20103701806NUC2A).

  • Ville de Tours. Plan directeur du quartier sinistré / Maurice Boille, Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire. 1:2000. 1er août 1940. 1 tirage : plan (AC Tours. 2 Fi 301).

  • Le plan de reconstruction des quartiers sinistrés / La Dépêche, 23 août 1940. Impr. photoméc. n. et b. : plan masse. Par Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire. (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700612NUC2A).

  • Reconstruction du quartier sinistré de Tours / La Dépêche, 28 août 1940. Impr. photoméc. n. et b. : plan masse. Par La Dépêche (quotidien local). (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700613NUC2A).

  • L'élargissement de la rue Nationale / La Dépêche, 3 septembre 1940. Impr. photoméc. n. et b. : plan masse. Par Service de la Voirie de la Ville de Tours. (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700614NUC2A).

  • Tours, capitale fleurie / La Dépêche, 8 septembre 1940. Impr. photoméc. n. et b. : perspective de l'entrée nord. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700615NUC2A).

  • La reconstruction des quartiers sinistrés / La Dépêche, 9 septembre 1940. Impr. photoméc. n. et b. : esquisse de plan masse. Par Huguet (directeur d'école). (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700616NUC2A).

  • [Projets de reconstruction du quartier nord publiés par le quotidien La Dépêche] / Groupement des Architectes d'Indre-et-Loire, La Dépêche, service de la Voirie de la ville de Tours, Jeunes Régionalistes, M. Huguet. Sans échelle. 23 août, 28 août, 3 septembre, 8 septembre et 9 septembre 1940. 5 impr. photoméc. n. et b. : plans masse (AC Tours. La Dépêche).

  • Le nouveau plan de reconstruction / La Dépêche, 23 septembre 1941. Impr. photoméc. n. et b. : plan masse. Par Lefèvre, Camille (architecte). (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113700617NUC2A).

  • Tirage de plan de 1938 rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement et de reconstruction : distribution des zones [1942]. Par [Lefèvre, Camille (architecte)]. (archives municipales de Tours, 149 W 1). (cf. illustration n° IVR24_20103701687NUC2A).

  • La Commission générale du Conseil Municipal a émis un avis favorable à l'adoption des nouveaux plans qui lui ont été présentés / La Dépêche, 2 juillet 1943. Impr. photoméc. n. et. b., 2 juillet 1943. Par Lefèvre, Camille (architecte). (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113701665NUCA).

  • [Plan d'aménagement et de reconstruction du quartier nord publié par le quotidien La Dépêche] / Camille Lefèvre. Sans échelle. 23 septembre 1941 et 2 juillet 1943. 2 impr. photoméc. n. et b. : plan masse et élévation perspective (AC Tours. La Dépêche).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle et annoté : plan de localisation des baraquements à usage de logement [1944]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 32). (cf. illustration n° IVR24_20103701694NUC2A).

  • Calque et encre noire : plan masse dressé le 2 septembre 1944. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 2 Fi 302). (cf. illustration n° IVR24_20103701805NUC2A).

  • Ville de Tours. Quartier sinistré / Auteur inconnu. 1:2000. 2 septembre 1944. 1 calque : plan masse (AC Tours. 2 Fi 302).

  • Fond de plan de 1938, ajouts de G. Dupuy après le 29 septembre 1944. Par Danger (géomètres). (archives municipales de Tours, 2 Fi 41). (cf. illustration n° IVR24_20103701807NUC2A).

  • Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Commune de Tours. Indre-et-Loire. Projet d'aménagement et de reconstruction / Jean Dorian. 1:20000 et 1:5000. 1946. 5 tirages rehaussés d'aquarelle : plans du premier modificatif (AC Tours. 149 W 5).

  • Ville de Tours / Auteur inconnu. [1946]. 3 photogr. pos. n. et b. : reproduction d'un plan directeur, d'un plan-relief des secteurs reconstruits et d'une élévation perspective dressés par Jean Dorian (AC Tours. 149 W 5).

  • Tirage de plan rehaussé d'aquarelle : projet d'aménagement et de reconstruction : plan des destructions, 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103702690NUCA).

  • Tirage de plan rehaussé d'aquarelle : projet d'aménagement et de reconstruction : état actuel, 1946 (sur fond de plan 1938). Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701669NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan dressé le 20 mars 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701668NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan dressé en 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701670NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan dressé en 1946 (sur fonds de plan de 1938). Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701793NUC2A).

  • photographie accompagnant le programme d'aménagement. Photogr. pos. n. et b. : tirage de plan au 1/20000e dressé par Jean Dorian, 1946. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701673NUC2A).

  • photographie accompagnant le programme d'aménagement. Photogr. pos. n. et b. : plan dressé par Jean Dorian, 1946. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701672NUC2A).

  • photographie accompagnant le programme d'aménagement. Photogr. pos. n. et b. : élévation perspective dressée par Jean Dorian, 1946. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701671NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement dressé en 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701794NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement, 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20103701795NUC2A).

  • [Premier modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction] / Jean Dorian. 1:2000. 1946. 2 tirages rehaussés d'aquarelle : plans de localisation des destructions et d'état futur (AC Tours. 149 W 5).

  • [Second modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction] / [Jean Dorian]. 1:2000. 1946. 1 tirage rehaussé d'aquarelle : plan de l'état futur (AC Tours. 149 W 5).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement dressé en 1946. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 5). (cf. illustration n° IVR24_20113700607NUC2A).

  • La Nouvelle République, 1er août 1951. Impr. photoméc. : n. et b. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours). (cf. illustration n° IVR24_20113701636NUCA).

  • Tirage : plan cadastral dressé le 15 avril 1952. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 8). (cf. illustration n° IVR24_20103701688NUC2A).

  • Association syndicale de remembrement "Tours-Nord" / Auteur inconnu. 1:500. 15 avril 1952. 1 tirage : plan cadastral du quartier nord (AC Tours. 149 W 8).

  • [Second modificatif du plan d'aménagement et de reconstruction] / [Jean Dorian]. 1:2000. 1955. 2 tirages rehaussés d'aquarelle : plans (AC Tours. 149 W 7).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement dressé en 1955. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 149 W 7). (cf. illustration n° IVR24_20103701792NUC2A).

  • Tirage rehaussé d'aquarelle : plan d'aménagement, 1955. Par Dorian, Jean (architecte urbaniste). (archives municipales de Tours, 149 W 7). (cf. illustration n° IVR24_20103701791NUC2A).

  • [Plan d'indexation des îlots publié par le quotidien La Nouvelle République] / Auteur inconnu. 23 octobre 1958, 21 décembre 1949, 8 septembre 1950, 1er août 1951 et 8 janvier 1952. 1 impr. photoméc. : n. et b. (AC Tours. La Nouvelle République).

  • Pour comprendre et visiter Tours : une capitale au coeur de la France / R. Vivier, E. Millet, Tours : Editions Barcla, 1958, revers de 4e de couverture. Impr. photoméc. n. et b. : plan masse. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 2070). (cf. illustration n° IVR24_20113700623NUC2A).

  • [Plan du centre-ville de Tours] / Auteur inconnu. [1958]. 1 impr. photoméc. : n. et b. Extr. de : "Pour comprendre et visiter Tours : une capitale au coeur de la France" / R. Vivier, E. Millet, Tours : Editions Barcla, 1958, revers de 4e de couverture.

  • Photogr. pos. : n. et b., 1946. Par Arsicaud, Robert (photographe). (archives municipales de Tours, à renseigner). (cf. illustration n° IVR24_20113701499NUCA).

  • [Vue aérienne de la ville de Tours] / Robert Arsicaud. 1946. 1 photogr. pos. : n. et b. (AC Tours. Cote à préciser).

  • Photogr. pos. : n. et b., [1948]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, à renseigner). (cf. illustration n° IVR24_20103701782NUC2A).

  • Photogr. pos. : n. et. b., 1949. Par Henrard, Roger (photographe). (service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre-Val de Loire, Ph. Henrard N°1468). (cf. illustration n° IVR24_19883703310N).

  • Photogr. pos. : n. et. b., 1949. Par Henrard, Roger (photographe). (service Patrimoine et Inventaire de la région Centre-Val de Loire, Ph. Henrard N°1470). (cf. illustration n° IVR24_19883703312N).

  • Photogr. pos. : n. et. b., 1951. Par Henrard, Roger (photographe). (service Patrimoine et Inventaire de la région Centre-Val de Loire, Ph. Henrard N°6204). (cf. illustration n° IVR24_19883703314N).

  • Photogr. pos. : n. et b., 1952. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 101 Fi 45.3). (cf. illustration n° IVR24_20113701498NUCA).

  • Photogr. pos. : n. et. b., [1959]. Par Henrard, Roger (photographe). (service Patrimoine et Inventaire de la région Centre-Val de Loire, Ph. Henrard N°25094). (cf. illustration n° IVR24_19873702064N).

  • Photogr. pos. : n. et b., [196?]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, à renseigner). (cf. illustration n° IVR24_20103701779NUC2A).

  • Photogr. pos., [197?]. Par Henrard, Roger (photographe). (service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre-Val de Loire, Ph. Henrard N°7465). (cf. illustration n° IVR24_19873702575VA).

  • [Vues aériennes du quartier nord] / Roger Henrard. 1949, 1951, [1959] et [197?]. 5 photogr. pos. (service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre-Val de Loire. Fonds Henrard, clichés n°1468, 1470, 6204, 7465 et 25094).

  • [Vues aériennes du quartier nord sinistré et reconstruit] / Auteur inconnu. [1948], 1952 et [198?]. 3 photogr. pos. : n. et b. (AC Tours. Cote à préciser).

  • Photogr. pos. : n. et b., [198?]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, à renseigner). (cf. illustration n° IVR24_20103701783NUC2A).

Bibliographie
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  • CHEVALIER, Bernard (dir.). Histoire de Tours. Toulouse : Privat, 1985.

  • CHEVEREAU, Sébastien. Tours reconstruit : des bombardements à la renaissance. Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2003 (Provinces mosaïques).

  • DUBUISSON, Yolène. Les problèmes posés par la reconstruction des écoles de Tours (1945-1958). Maîtrise : Histoire : Université François-Rabelais de Tours : 1993.

  • DURAND, Yves. Les reconstructions d'Orléans, Tours et autres villes du Val de Loire détruites en 1940-1944. In DIEUDONNÉ, Patrick (dir.). Villes reconstruites : du dessin au destin. Actes du deuxième colloque international des villes reconstruites. Paris : L'Harmattan, 1994, vol. I.

  • FOURCHET, Marie-Luce. La reconstruction de la bibliothèque municipale de Tours (1940-1957) : genèse d'une architecture emblématique. 2 vol. Rapport : Sous-direction des monuments historiques et des espaces protégés, Direction de l'architecture et du patrimoine : janvier 2009.

  • FROGER, Jean-Pierre, WATIEZ, Jacques. Les Tourangeaux sous l'Occupation : la vie quotidienne. Chambray-lès-Tours : Editions C.L.D., 1997.

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  • KOPP, Anatole, BOUCHER, Frédérique, PAULY, Danièle. L'architecture de la reconstruction en France, 1945-1953. Paris : Éditions du Moniteur, 1982.

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  • LABIDURIE, Boris. Tours à l'époque de la municipalité provisoire, 1944-1947. Paris : Office d'édition et de diffusion du livre d'histoire, 1994.

  • LABUSSIÈRE, Jeannine, PRAT, Elisabeth. Tours cité meurtrie juin 1940. Chambray-lès-Tours : Éditions C. L. D., 1991.

  • LARGEAUD, Jonathan. Tours sous les bombes. La Crèche : Geste éditions, 2010 (Se souvenir de).

  • LUSSAULT, Michel. La pesanteur d'un modèle : l'échec du plan Dorian de reconstruction de Tours. In DIEUDONNÉ, Patrick (dir.). Villes reconstruites : du dessin au destin. Actes du deuxième colloque international des villes reconstruites. Paris : L'Harmattan, 1994, vol. I.

    p. 316-330
  • LUSSAULT, Michel. Tours, images de la ville et politique urbaine. Tours : Maison des sciences de la ville, Université François-Rabelais, 1993.

  • LUSSAULT, Michel (dir.). Tours, des légendes et des hommes. Paris : Ed. Autrement, 2001.

  • MASIYA, Nguba. Pierre Labadie. Reconstruire et rénover, construire et aménager : l'oeuvre d'un architecte-urbaniste de Touraine de 1941 à 1973. 2 vol. Maîtrise : Histoire de l'art : Université François-Rabelais de Tours : 2004.

  • OLIVEREAU, Amandine, Les infrastructures ferroviaires à Tours, un siècle de mutation (1844-1944), mémoire de Master 1 d'histoire de l'art, sous la direction de Jean-Baptiste Minnaert, Université de Tours François-Rabelais, 2009 (2 vol.).

  • OLIVEREAU, Amandine. Les infrastructures ferroviaires à Tours dans la seconde moitié du 20e siècle. 2 vol. Master 2 : Histoire de l'art : Université François-Rabelais de Tours : 2010.

  • POUPIN, Valérie. La reconstruction de la rue Nationale à Tours après la Seconde Guerre mondiale. 2 vol. Maîtrise : Histoire de l'art : Université François-Rabelais de Tours : 1997.

  • POUVREAU, Benoît. Eugène Claudius-Petit (1907-1989), un politique en architecture. Paris : Éditions du Moniteur, 2004.

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire. 5e édition. Mayenne : J. Floch, 1971.

  • ROYER, Jean. Il était une fois ... un maire. Chambray-lès-Tours : Éditions C.L.D., 1997.

  • ROYER, Jean. La cité retrouvée. Paris : Presses de la Cité, 1977.

  • VAYSSIERE, Bruno. Reconstruction, déconstruction : le hard french ou l'architecture française des trente glorieuses. Paris : Picard, 1988.

  • VIVIER, Robert, MILLET, Emile. Pour comprendre et visiter Tours : une capitale au coeur de la France. Tours : Editions Barcla, 1958 (Itinéraires de Touraine).

  • VOLDMAN, Danièle. La reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954, histoire d'une politique. Paris : L'Harmattan, 1997.

  • Le patrimoine des communes d'Indre-et-Loire. Tome II. Paris : Flohic éditions, 2001.

    p. 1342-1344, 1348-1349
  • L'imprimerie Mame à Tours. In DESMOULINS, Christine. Bernard Zehrfuss. Gollion (Suisse) : In Folio, Paris : Editions du patrimoine/Centre des monuments nationaux, 2008 (Carnets d'architectes).

    p. 27-41
Périodiques
  • Au conseil municipal : les opérations de déblaiement des quartiers sinistrés. La Dépêche, 15 août 1940.

  • Groupement des commerçants et industriels sinistrés de la ville de Tours. La Dépêche, 23 août 1940.

  • Le plan de reconstruction des quartiers sinistrés. La Dépêche, 23 août 1940.

  • La reconstruction des quartiers sinistrés - Une commission municipale sera prochainement nommée pour l'étude des projets. La Dépêche, 24 août 1940.

  • Reconstruction du quartier sinistré de Tours. La Dépêche, 28 août 1940.

  • L'élargissement de la rue Nationale. La Dépêche, 3 septembre 1940.

  • Tours capitale fleurie - Plan de reconstruction du quartier sinistré de Tours. La Dépêche, 8 septembre 1940.

  • La reconstruction des quartiers sinistrés. La Dépêche, 9 septembre 1940.

  • La reconstruction du quartier sinistré. La Dépêche, 19 septembre 1940.

  • La reconstruction des quartiers sinistrés. La Dépêche, 2 octobre 1940.

  • Les magasins provisoires des commerçants sinistrés. La Dépêche, 10 octobre 1940.

  • La reconstruction des quartiers sinistrés - Le plan d'urbanisme va être prochainement soumis aux pouvoirs publics locaux. La Dépêche, 22 février 1941.

  • Le plan de reconstruction des quartiers sinistrés a été présenté aux autorités locales. La Dépêche, 28 février 1941.

  • Le plan de reconstruction de la ville est soumis au Commissariat technique. La Dépêche, 18 juin 1941.

  • Le nouveau plan de reconstruction. La Dépêche, 23 septembre 1941.

  • Premiers jalons vers la reconstruction de Tours. La Dépêche, 6 mai 1942.

  • Tours (M. Camille Lefèvre, urbaniste). Urbanisme, juin 1943, n°91.

  • La Commission générale du Conseil Municipal a émis un avis favorable à l'adoption des nouveaux plans qui lui ont été présentés. La Dépêche, 2 juillet 1943.

  • Réalisation future d'un plus grand Tours. La Dépêche, 22 juillet 1943.

  • Les urbanistes se penchent sur le sort de notre ville. La Nouvelle République, 21 décembre 1944.

  • Le Conseil Municipal a donné son accord sur le plan d'urbanisme. La Nouvelle République, 24 juillet 1945.

  • Des ruines de Tours va surgir une grande et belle cité. La Nouvelle République, 25 juillet 1945.

  • Où en est le remembrement de la zone nord de Tours ? La Nouvelle République, 24 mars 1946.

  • Au sujet de la mise à l'enquête du projet de reconstruction. La Nouvelle République, 22 août 1946.

  • DORIAN, Jean. Tours. L'Architecture d'aujourd'hui, septembre 1946, n°7-8.

    p. 81-85
  • M. Ramadier a affirmé la volonté du Gouvernement de faciliter la renaissance de la ville. La Nouvelle République, 22 septembre 1947.

  • Le plan architectural de la zone Nord de la ville vient d'être approuvé à Paris ; deux îlots vont être construits rue Nationale de part et d'autre de la rue Richelieu. La Nouvelle République, 14 avril 1948.

  • Le quartier Nord de Tours sera de 1948 à 1950 un vaste chantier de reconstruction. La Nouvelle République, 23 octobre 1948.

  • La Commission municipale de la Reconstruction a examiné les problèmes d'aménagement de la zone sud et décidé d'agir en utilisant au maximum ce qui existe encore, La Nouvelle République, 29 et 30 janvier 1949.

  • M. Vincent Auriol remet aujourd'hui la Croix de Guerre à Tours et Saint-Pierre-des-Corps. La Nouvelle République, 7 mai 1949.

  • Le remembrement de la zone Nord dont l'enquête s'achève le 4 juin semble provoquer de nombreuses critiques. La Nouvelle République, 2 juin 1949.

  • Où en est la reconstruction de Tours ? La Nouvelle République, 30 juin 1949.

  • Les reconstructions de la zone Nord de Tours. Ce qui est réalisé. Les projets pour 1950. La Nouvelle République, 21 décembre 1949.

  • De nouvelles études sur l'aménagement du quartier Sud de Tours aboutissent à un projet qui respecte le remembrement sur place et utilise ce qui existe. La Nouvelle République, 28 et 29 mai 1950.

  • Pour le quartier nord... La Nouvelle République, 8 septembre 1950.

  • M. Dorian commente le plan définitif de Tours (provisoirement arrêté), La Nouvelle République, 20 février 1951.

  • Les travaux de finition ont été trop lents en 1950... La Nouvelle République, 1er août 1951.

  • DELILLE, Jean. Renaissance de la maison Mame. L'Echo de Touraine, 27 octobre 1951.

  • 1952 devrait être la grande année de la Reconstruction. La Nouvelle République, 8 janvier 1952.

  • M. Lemaire, Ministre de la Reconstruction ajourne sine die le déplacement de la gare, La Nouvelle République, 16 novembre 1953.

  • Ouverture imminente de nouveaux chantiers dans la partie nord de la ville. La Nouvelle République, 5 décembre 1953.

  • Perspectives favorables pour la reconstruction. La Nouvelle République, 19 février 1954.

  • Parmi les projets 1954 de reconstruction. La Nouvelle République, 11 août 1954.

  • Imprimerie Mame, à Tours. L'Architecture française, 1955, n°155-156.

    p. 62-66
  • Un milliard et demi de travaux seront entrepris cette année dans les différents quartiers de Tours, La Nouvelle République, 2 février 1955.

  • L'aménagement futur des terrains libérés par le déplacement de la gare, La Nouvelle République, 23 mars 1955.

  • Le plan d'urbanisme et l'emprise ferroviaire font l'objet de deux arrêtés ministériels, La Nouvelle République, 19 août 1955.

  • La reconstruction du quartier nord. La Nouvelle République, 24 novembre 1955.

  • Façades agréables dans le nouveau Tours. La Nouvelle République, 28 décembre 1955.

  • Du neuf dans la vieille rue Nationale. La Nouvelle République, 11 janvier 1956.

  • Le Crédit Lyonnais inaugure son nouvel établissement. La Nouvelle République, 27 février 1956.

  • L'école Anatole-France prend forme. La Nouvelle République, 16 et 17 juin 1956.

  • En dix ans, qu'est-il advenu du projet "Grand Tours" dont l'idée fut lancée en juin 1946 ?. La Nouvelle République, 2 août 1956.

  • Tours. Urbanisme, 1956 (?), n°45-48.

    p. 260-261
  • TRIBUT, Marcel. Tours, ville moderne. La revue géographique et industrielle de France, 1956, n°8-9.

    p. 12-13
  • VÉGA-ROCHE, Luc. 811 logements : la cité de "Tours-Centre". Bâtir, juillet 1959, n°86.

  • VÉGA-ROCHE, Luc. Quartier reconstruit : le quartier nord de Tours. Bâtir, juillet 1959, n°86.

    p. 17-23
  • Le "Crédit Lyonnais" à Tours. Bâtir, juillet 1959, n°86.

    p. 24
  • Imprimerie Mame, à Tours. Bâtir, juillet 1959, n°86.

    p. 47
  • Quatre groupes scolaires, Bâtir, juillet 1959, n°86.

    p. 83

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Fourchet Marie-Luce - Massire Hugo