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Soublières : manoir puis ferme

Dossier IA28000166 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées grange, étable, fournil, toit à porcs
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : La Gaudaine
Lieu-dit : Les Soublières
Cadastre : 1811 B 24, 25 ; 1987 B1 66
Précisions Communauté de communes du Perche

Le domaine seigneurial de La Soublière est attesté dès 1565, comme châtellenie vassale de la baronnie d'Alluyes. A cette époque, il comprend un manoir, une ferme et un moulin. La famille Chartrain le possède jusqu'au décès de Catherine de Chartrain en 1756. Il appartient ensuite à Nicolas de Saint-Pol jusqu'à la Révolution, période à laquelle il est vendu comme bien national et devient alors une simple ferme. Le manoir, en ce qui concerne les parties les plus anciennes, semble remonter au 16e siècle, notamment le bâtiment sud (vestiges d'une cheminée à piédroits semi-circulaires) et la grange-étable, datée 1582. Le logis qui devait également dater du 16e siècle, a été détruit à la Révolution (son emplacement figure encore en plan sur le cadastre de 1811 en parcelle B 25) pour être reconstruit au cours de la première moitié du 19e siècle directement au nord. Les pierres de taille de l'ancien logis sont remployées dans cette nouvelle construction (corniche en quart-de-rond, jambes harpées). L'ensemble des bâtiments a été transformé à cette même période (agrandissement ou percement de nouvelles ouvertures) et la seconde grange-étable a été transformée dans la deuxième moitié du 19e siècle (corniche en brique).

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Dates 1582, porte la date

Le domaine seigneurial comprenait le logis manorial entouré de ses dépendances, la ferme du manoir à une centaine de mètres au nord-ouest et le moulin à 300 mètres au nord. L'ancien manoir domine la vallée de l'Arcisses. Il s'organise autour d'une cour ouverte. Le logis dispose d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré. La forte pente du toit à longs pans est soulignée d'une corniche en quart-de-rond. Les ouvertures quadrangulaires sont en pierre de taille et la façade principale est ordonnancée. La façade postérieure possède plusieurs jambes harpées en pierre de taille. Un bâtiment (fonction inconnue) construit récemment est accolé au pignon nord-ouest. Au nord-ouest, la grange-étable de 1585 (en chiffres romains "MDLXXXII" : date portée sur le claveau central de la porte de grange) a conservé les encadrements d'une de ses deux portes piétonnes et ceux de la porte charretière à arc surbaissé, deux lucarnes pendantes, à la capucine, ainsi que la corniche à talon droit. Elle est flanquée d'un toit à porcs au sud-ouest. En retour d'équerre au sud, une seconde grange-étable conserve des ouvertures en pierre de taille. Les pigeonniers de comble et la corniche sont en brique. Dissociés de l'ensemble, la remise et fournil conservent les vestiges d'une ancienne cheminée mais ont été totalement remaniés en façade. Les murs sont en moellons de calcaire, de silex et de grès couverts d'un enduit à pierre vue. Les encadrements des baies, les chaînages d'angle, les jambes harpées et les corniches sont principalement en pierre de taille de calcaire. Les toits sont à longs pans couverts en tuile plate.

Murs calcaire
silex
grès
enduit
moellon
Toit tuile plate
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Typologies ferme, cour ouverte, logis indépendant, grange-étable, étable-écurie
États conservations bon état, remanié
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • La Gaudaine, Les Soublières. Plan de localisation des bâtiments de la ferme. /Florent Maillard (Parc Naturel régional du Perche).

  • Extrait du plan de la commune de La Gaudaine, réalisé par l'instituteur en 1868. (Archives départementales d'Eure-et-Loir, 4 Fi 108).

  • Cadastre napoléonien de 1811, commune de La Gaudaine, section B. (Archives départementales d'Eure-et-Loir, 3 P 4435).

  • Plan de la commune (1868). (Archives départementales d'Eure-et-Loir, 4 Fi 108).

Bibliographie
  • PROVOST, Gilles. Maison des champs du Perche nogentais, 1450-1560. Mémoire de maîtrise d'histoire de l'art sous la direction de Jean Guillaume : Université François Rabelais : Tours : 1992.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Casses Laetitia - Maillard Florent