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Ville : église paroissiale Saint-André (rue Martin Gardien)

Statue : Christ en croix, dit Christ de Vauchevrier

Dossier IM37002635 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations croix
Numérotation artificielle 1
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Château-Renault

Christ placé à l'origine sur la croix de chemin de Vauchevrier. Profané en 1830, le Christ a depuis été installé dans l'église paroissiale, sur une plaque de marbre (aujourd'hui déposée dans la sacristie), puis directement sur l'un des piliers de la nef.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle , (?)
Auteur(s) Auteur : Auteur inconnu

Christ en croix en bois, sculpté et peint. Les clous sont en métal. La croix était placée à l'origine sur une plaque de marbre gris, gravé et peint.

Catégories sculpture
Matériaux bois, peint
marbre, gravé, peint
Mesures l : 150.0 centimètre
la : 80.0 centimètre
l : 215.0 centimètre
la : 130.0 centimètre
Précision dimensions

Dimensions approximatives de la croix : longueur = 150 ; largeur 80. Dimensions de la plaque de marbre : longueur = 215 ; largeur = 130.

Iconographies Christ en croix
Précision inscriptions

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Transcription du texte de la plaque

    Amour, hommage au Christ de Vauchevrier

    Châteaurenault

    Profanation sacrilège de ce Christ par trois jeunes gens 1830.

    Châtiments des coupables 1832.

    Repentir public de l'un d'eux, sa fin chrétienne.

    Chacun subit le supplice voulu par lui à l'image du Christ 1832-1833.

    Réparations paroissiales 1881-1904-1924.

    O Crux Ave (40 j. indulgences)

    Mission 1924.

  • Récit de la profanation du Christ de Vauchevrier, dans le Bulletin paroissial d'Auzouer et Neuillé-le-Lierre de juillet 1930.

    "Le Christ de Vauchevrier

    Cette année amène le centenaire de la profanation de la croix de Vauchevrier, de la punition des coupables et de leur repentir. De très belles cérémonies ont eu lieu et auront encore lieu à Château-Renault. Il est bon de connaître exactement le fait.

    En 1830, quelques jeunes gens de Château-Renault et des environs, passant devant la croix nationale de Vauchevrier, eurent l'idée sacrilège d'en détacher le Christ et de s'en faire un jouet.

    L'ayant arraché violemment, puis mutilé, ils mirent le comble à cette orgie d'impiété en délibérant sur son sort.

    L'un proposa de le faire écraser par les charrettes en le jetant sur la route, un autre de lui crever les yeux, un troisième de l'attacher au balancier de la pompe pour être un objet de risée.

    Et celui-ci mettant la main à l'œuvre, attachait le Christ et lui adressait entre autres injures cet épouvantable blasphème : "reste-là jusqu'à ce que les vers te mangent".

    Or, il arriva que deux ans plus tard, au mois de novembre 1832, un garçon meunier était écrasé par sa charrette sur la route d'Amboise à Château-Renault.

    A la même époque, un nommé François Deslis, cultivateur à la Barurie, commune de Saunay, perdait tout à coup la vue, et souffrait aux yeux d'intolérables douleurs que nulle science ne put soulager.

    Enfin, à Château-Renault même, un jeune homme de dix neuf ans, Paul Hippolyte Lefèvre, ouvrier cordonnier, était atteint d'un mal étrange, horrible à voir, qui déconcertait toute la science des médecins. Son corps littéralement rongé par les vers, exhalait une odeur infecte. Quoiqu'il n’y eut pas de plaies apparentes, les vers fourmillaient sous la peau et s'en échappaient en si grande abondance qu'il ne suffisait pas à les enlever.

    Personne ne soupçonnait le rapport qu'il y avait entre la maladie et la mort de ces trois jeunes gens et l'attentat sacrilège de Vauchevrier, car devant l'indignation produite dans la population par leur crime, les coupables avaient gardé le secret, et étaient restés inconnus.

    Mais la révélation du mystère eut lieu quoique tardivement, et fut l'occasion d’une scène des plus émouvantes.

    Se voyant incurable et désespéré, Lefèvre, bourrelé de remords, écouta le cri de sa conscience et voulut réparer, dans la mesure du possible, sa criminelle conduite.

    Il fit appeler le curé de la paroisse, le pria d'entendre sa confession et de publier au prêtre sa faute et son repentir ; puis, en présence de nombreux témoins, au moment de recevoir le saint viatique, les yeux pleins de larmes et la voix suffoquée par les sanglots, il raconta les faits que nous venons de citer : l'enlèvement du Christ, les propos injurieux, les violences, les blasphèmes et enfin le châtiment ; faisant remarquer que ses complices et lui-même avaient été précisément frappés de la peine, dont chacun avait menacé le Christ.

    Ne s’en tenant pas là, il voulut être entendu d'un plus grand nombre, et se fit porter près d'une fenêtre ouverte sur la rue, et là, montrant à la foule les ravages de son affreuse maladie, il s'accusa de nouveau et implora le pardon public.

    Il mourut au mois d'octobre 1833, et François Deslis le suivit au tombeau le mois suivant ; mais la mort qui efface tant de choses, n'a pu s'apporter l'oubli sur ces souvenirs.

    Voilà un récit qui ne manquera pas de faire réfléchir tous ceux qui le liront".

Références documentaires

Périodiques
  • Bulletin paroissial de Auzouer et Neuillé-le-Lierre, juillet 1930.

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