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Vaumorin : manoir dit de Vaumorin

Dossier IA37004774 réalisé en 2011

Fiche

Destinations ferme
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Vouvray
Adresse Commune : Chançay
Lieu-dit : Vaumorin
Cadastre : 1816 C2 1667 ; 2009 ZL 96

Ancien fief relevant du château d'Amboise, il appartenait en 1535 à Jean Binet, également seigneur de Valmer et d'Andigny. Vers 1621, Madeleine Galland, épouse de Louis de la Fond, fonde une chapelle aujourd'hui disparue. Du début du 18e siècle au milieu du 20 siècle, les propriétaires successifs de Vaumorin sont les propriétaires du château de Valmer. Le partage des terres entre les deux filles de Paul Lefèvre est réalisé en 1949 : Valmer est alors attribué au comte et à la comtesse de Saint Venant et Vaumorin à la comtesse de Sinéty qui le conserve jusqu'en 1965.

Le logis principal, fermant la cour à l'ouest, date du 16e siècle. Il est prolongé au nord par un bâtiment en retour d'équerre qui était à l'origine un logis de la même époque. Ce bâtiment a par la suite été transformé pour un usage agricole et prolongé vers l'est par un petit bâtiment datant du 19e siècle. Placée à proximité de ces bâtiments, l'ancienne écurie (aujourd'hui espace de vente des produits de la ferme), était à l'origine une partie d'un bâtiment plus important comprenant également une grange. Cette grange et une partie du mur d'enceinte ont été détruites par un ouragan dans les années 1930. A l'emplacement de la grange a été édifié un hangar après la Seconde Guerre mondiale. De part et d'autre de l'entrée se trouvent les anciennes bergerie (à l'ouest) et étables (à l'est) qui semblent dater du 18e siècle. Les étables ont été prolongées vers l'est au 19e siècle.

Période(s) Principale : 16e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle

Ensemble de bâtiments organisés autour d'une cour fermée. Le corps de logis rectangulaire à un étage carré, est construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans à pignons découverts en tuile plate et ardoise (partiellement côté est). Sa façade est donnant sur la cour est ordonnancée, et comprend cinq travées en légère saillie. Les cinq fenêtres à meneau et croisillon et les quatre demi-croisées sont encadrées de pilastres superposés. L'entrée, située au centre de la façade, est également encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Les pilastres sont couronnés par des chapiteaux doriques (rez-de-chaussée) et ioniques (premier étage). La séparation entre le rez-de-chaussée et le premier étage est soulignée par un cordon. Une corniche en pierre de taille s'interrompt au niveau de chaque baie du premier étage, ce qui indique que les fenêtres étaient surmontées d'un couronnement ou d'une lucarne interrompant l'avant-toit, probablement supprimés à l'occasion de l'abaissement de la toiture. Le pignon sud est percé de deux fenêtres à meneaux et croisillons, et la façade ouest a conservé une fenêtre à meneau et croisillon et trois demi-croisées. Le pignon nord est couronné d'un fleuron. L'angle sud-est du logis est occupé par une tourelle en fer à cheval construite en pierre de taille, ornée d'un cordon. Partiellement arasée, elle est couverte d'un toit à un pan en ardoise. A l'intérieur, la présence d'un culot et le vestige d'un second laisse à penser que la salle basse de cette tourelle était voûtée.

Un bâtiment en rez-de-chaussée est placé en retour d'équerre au nord du logis. Construit en moellon enduit, couvert d'un toit à longs pans en ardoise et doté d'une corniche, cet édifice était à l'origine un logis, comme en témoigne la présence de deux cheminées et d'une fenêtre à meneau murée. Ce bâtiment a été transformé pour un usage agricole et agrandi vers l'est.

L'ancienne écurie, construite en moellon enduit et couverte d'un toit à longs pans en tuile plate, a conservé son haut pignon découvert à rampant de pierre.

La bergerie et les étables sont construites en moellon enduit et couvertes d'un toit à longs pans en tuile plate. Des lucarnes permettent l'accès au grenier depuis l'extérieur.

Le mur de clôture (partiellement détruit) est percé d'un portail en plein cintre en pierre de taille surmonté d'une niche aménagée dans un fronton (ancienne entrée de la chapelle ?). Dans la cour, se trouve également un ancien puits couvert en pavillon, aujourd'hui muni d'une pompe.

Murs enduit
moellon
Toit tuile plate, ardoise
Étages 1 étage carré, rez-de-chaussée, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Représentations ornement architectural ordre dorique ordre ionique pilastre fronton
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1980/03/06

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral dit cadastre napoléonien, 1816. (Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2 052).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

  • MONTOUX, André. Vieux logis de Touraine. Quatrième série. CLD, 1979.

    p.27-30

Liens web

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