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Ville : bureaux et magasins de la tannerie Delamotte, actuellement maison (38 rue Martin Gardien)

Dossier IA37004911 réalisé en 2014

Fiche

Destinations maison
Dénominations bureau, tannerie
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Château-Renault
Adresse : 38 rue Martin Gardien
Cadastre : 2015 AN 256

Par arrêté préfectoral du 7 avril 1877, Désiré-Antoine Brossillon demande et obtient l'autorisation de fonder une tannerie sur le Gault, rue de l'Hôpital. En 1891, sa veuve, Louise-Alix Bouvet fonde une nouvelle société sous le nom de "Veuve Brossillon-Bouvet et Delamotte". A partir de 1904, date de la dissolution de cette société, Louis Delamotte dirige seul la tannerie qui prend le nom "Ancienne maison Brossillon et Delamotte". En 1918, une société anonyme, appelée "Société Générale des Tanneries Françaises" est fondée par dix personnes parmi lesquelles Louis Delamotte, Louis Weil, négociant en cuir parisien, et Gaston Monteux, qui détient plus de la moitié des actions. Louis Delamotte est ensuite remplacé par son gendre Lucien Coldefy. En septembre 1939, l'usine est mobilisée pour la défense nationale et certains administrateurs sont contraints de démissionner en 1941 suite aux mesures d'aryanisation. Lucien Coldefy devient président directeur général. En 1945, Bernard Reichenbach retrouve sa place de président directeur général, Armand Weil devient président honoraire et Lucien Coldefy directeur général. Lucien Coldefy dirige l'entreprise jusqu'à son décès en 1965.

En 1922, l'entreprise emploie une soixantaine de personnes et une trentaine en 1948. La tannerie cesse son activité en 1966.

D'après le registre d'augmentations et diminutions des matrices cadastrales, de nombreux bâtiments sont construits dans la seconde moitié du 19e siècle dans ce quartier : construction d'un séchoir et magasin en 1868 (parcelle A 175 du cadastre napoléonien), augmentation d'un séchoir en 1874 (parcelle A 175), construction d'un poudrier, d'un séchoir et d'un plancher en 1878 (parcelle A 179), augmentation d'un plancher en 1881 (parcelle A 179), construction d'un hangar en 1882 (parcelle A 176)...

En septembre 1922, lorsque la société demande et obtient l'autorisation d'exploitation, l'entreprise comprend les installations suivantes : battage des cuirs à l'aide de marteaux mécaniques, dépôt des peaux fraîches ou cuirs verts, tannerie, corroierie. L'entreprise est agrandie et de nouveaux bâtiments sont construits dans les années 1920 : bâtiment du travail de rivière (plan de 1922), atelier des marteaux (plan de 1923), bâtiment du broyeur (plan de 1924), basserie et fosses (plan de 1924), bâtiment des machines à vapeur (plan de 1929). Le développement progressif de l'usine s'est accompagné d'une canalisation du lit du Gault.

Après la fermeture de la tannerie, tous les bâtiments sont progressivement détruits, à l'exception de l'ancien bâtiment qui accueillait les bureaux et magasins, construit dans le dernier quart du 19e siècle, transformé en logements.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle

Il s'agit d'un édifice à étage carré et étage de comble, dont les gouttereaux sont construits en brique et pierre de taille (chaînes d'angles, cordon, corniche, encadrement des baies) et les pignons sont construits en moellon recouvert d'enduit. L'ensemble de l'édifice est couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoise. L'étage de comble est éclairé par des lucarnes à toit longs pans et fronton cintré. Le centre de la façade présente un avant-corps légèrement en saillie par rapport au reste de la façade, dans lequel s'inscrit l'entrée principale, une baie de l'étage et une lucarne interrompant un fronton cintré. L'avant-corps est surmonté d'un toit en pavillon.

Murs pierre pierre de taille
brique
pierre moellon enduit
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
Techniques
Précision représentations

Le sommet du toit à longs pans est couronné par un épi de faîtage métallique. Le toit en pavillon est orné d'une balustre métallique surmontée de deux pots à feu. L'édifice conserve également un fronton lucarne qui accueillait à l'origine une horloge, un balcon (étage) en fer forgé, une plate-bande à clé passante (rez-de-chaussée) avec monogramme (effacé) et une plate-bande à clé passante (étage) ornée d'un caducée, d'une ancre et de motifs végétaux.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2. Plan cadastral napoléonien. 1835-1836.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 5 M 240. Établissements classés. 1800-1939.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 5 M 240. Établissements classés. 1800-1939.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 5 M 258. Établissements classés. 1800-1939.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P3 664. Registre des augmentations et diminutions. 1838-1882.

Documents figurés
  • Cartes postales de Touraine : Château-Renault. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 10 Fi 63).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Bâtiment du travail de rivière : plan en coupe/A. Rocher, 27 juillet 1922. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 34).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Hangar aux écorces : plan en coupe et élévations./A. Rocher. 20 juin 1923. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 36).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Atelier des marteaux : plan en coupe/A. Rocher, 7 août 1923. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 38).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Bâtiment du broyeur : plan de la façade principale, non daté (1923). (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 39).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Bâtiment du Québracho : plan et coupes./A. Rocher. 16 janvier 1924. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 46).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Corroierie en ciment armé : plan de la façade côté passerelle. Non daté (1924). (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 54).

  • Société Générale des Tanneries Françaises. Corroierie, façade côté rue : plan du rez-de-chaussée, élévation et coupe. Non daté. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 48 j 55).

  • Établissements classés. 1800-1939. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 5 M 258).

  • Plan cadastral rénové. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 1983 W 26).

Bibliographie
  • MALVEAU, Régine. Tanneries renaudines, répertoire numérique détaillé des sous-séries 48 J, 62 J, 63 J, 101 J. Tours : Conseil général d'Indre-et-Loire, Archives départementales, 1999. 148 pages.

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