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Ville : église paroissiale Saint-André (rue Martin Gardien)

Dossier IA37004868 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

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Vocables Saint-André
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Château-Renault
Adresse : rue Martin Gardien
Cadastre : 1835 B 572 ; 2014 AN 72

En 1066, le seigneur de Château-Renault donne aux moines de l'abbaye Saint-Julien de Tours une chapelle et un terrain pour construire un prieuré et un bourg en contrebas du château. Dédiée à saint André, la chapelle est érigée en église paroissiale en 1125.

L'édifice roman primitif aurait été reconstruit ou modifié à l'époque gothique. Détruit au milieu du 16e siècle, il est reconstruit sur le même emplacement et consacré le 28 mars 1562. La chapelle Saint-Roch (baie à remplage gothique flamboyant) et une partie de la façade (trace de l’ancien pignon) de l'ancien édifice pourraient cependant avoir été conservés.

Une partie du collatéral nord a probablement été modifiée au milieu du 17e siècle comme en témoigne la date portée "15 may 1657" présente sur la chaîne d’angle au nord-ouest.

Le 19e siècle est caractérisé par de nombreuses campagnes de restauration. En 1807, il est jugé urgent d'intervenir sur les vitraux, le lambris, les enduits et les parements extérieurs. En 1830, des travaux de réparation du clocher, de la chapelle et de la couverture de la nef sont achevés pour la somme de 5 300 francs.

Par une délibération du 4 janvier 1841, le conseil de fabrique constate que "placée à plus d'un mètre au-dessous du reste de l'église, la sacristie présente un danger réel pour ceux qui y descendent et ce qui est source d'humidité" et que son exiguïté contraint "à serrer une grande partie des ornements des armoires qui sont placées dans l'église et qui sont loin par conséquent d'offrir les garanties de sûreté désirables" et déclare que des travaux "d'assainissement et d'agrandissement de la sacristie sont urgents".

Entre 1841 et 1846, les travaux de rehaussement de la rue de la République accentuent l'encaissement naturel de l'église par rapport à la rue.

En novembre 1851, Gustave Guérin, architecte diocésain, dresse un plan et devis estimatif pour un projet de porte pour la façade ouest. Ce projet est réalisé l’année suivante après d'importantes modifications.

En 1873, un des tirants "placé en dessous du clocher inspire des craintes sérieuses en raison de son peu de solidité par suite de la charge du clocher dont le poids l'a fait fléchir et y a produit une fente dangereuse". Un devis et un plan sont réalisés.

A partir de cette époque, la municipalité et le conseil de fabrique s'affrontent à propos de la restauration du clocher, le conseil de fabrique envisageant même la construction d’une nouvelle église. En février 1886, une pétition signée par 850 habitants demande la réfection de la toiture de l'église, la consolidation du clocher actuel, le remplacement des tirants pourris, la suppression de tous les étais et la restauration des voûtes. Les projets de clocher, proposés par Guérin et Prath, se succèdent entre 1874 et 1887. Le clocher actuel est édifié en 1888 d'après un plan de Guérin.

Période(s) Principale : 3e quart 16e siècle
Secondaire : 15e siècle
Dates 1562, daté par source
1657, porte la date
1852, daté par source
Auteur(s) Auteur : Guérin Gustave, architecte, attribution par source

Édifice à deux vaisseaux, composé d'une nef, d'un choeur, d'un collatéral nord à trois travées, d'une chapelle dédiée à la Vierge à l'est du collatéral, et une chapelle dédiée à saint Roch au nord du collatéral (entre les deux rampes de l'escalier de l'ancien transept nord de l'église gothique), construit en moellon enduit et pierre de taille. La nef, la deuxième travée du collatéral et la chapelle Saint-Roch sont couverts de toits à longs pans en ardoise à pignons découverts. La première travée du collatéral est couverte d'un toit à longs pans et une croupe en ardoise. La chapelle de la Vierge est couverte d'un toit à pavillon en ardoise. L'abside à trois pans et la tourelle hexagonale permettant l'accès à la charpente sont couverts de toits polygonaux en ardoise. Le clocher est couvert d'une flèche en ardoise. La sacristie est couverte d'un toit en appentis en ardoise.

Des contreforts sont présents dans les angles de la chapelle Saint-Roch, sur le chevet, la façade ouest et le mur sud de la nef. Ces contreforts sont surmontés de pinacles (chapelle Saint-Roch) et de frontons triangulaires ornés de losanges en ardoise (chevet). Le mur sud de la nef, éclairé par de très grandes baies (conçues à l’origine pour être des arcades), conserve la trace de l'amorce d'un collatéral non réalisé.

La façade ouest conserve la trace de l'ancien pignon et d'une ancienne baie.

A l'intérieur, l'ensemble de l'édifice est couvert de voûtes lambrissées à poinçons et entraits. Les entraits de la nef reposent sur des corbeaux. La chapelle de la Vierge est couverte d'une fausse-voûte en plâtre dont les ogives reposent sur des culots. Une trace de peinture murale est visible sur le mur sud de la nef. D'anciennes pierres tombales ont été réutilisées pour servir de marches pour l'escalier de la chapelle Saint-Roch. L'ancienne crypte funéraire des marquis de Château-Renault est située sous la chapelle de la Vierge.

Murs pierre de taille
moellon enduit
Toit ardoise
Couvertures toit à longs pans
croupe
pignon découvert
toit polygonal
flèche polygonale
Techniques sculpture
Représentations pinacle colonne accolade crochet fleuron
Précision représentations

Le portail à arc en anse de panier est accosté de colonnes architecturées terminées par des pinacles et surmonté d'un gâble en accolade à crochets et terminé par un fleuron.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 1949/09/14
Précisions sur la protection

Inscription par arrêté du 14 septembre 1949.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2. Plan cadastral napoléonien. 1835-1836.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 29 J 229. Fonds Guérin.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 2 O 63 47. Église. 1807-1888.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 5 V 79. Travaux église.

Documents figurés
  • Cartes postales de Touraine : Château-Renault. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 10 Fi 63).

  • Château-Renault, église Saint-André. Photographie ancienne. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 29 J 217, Fonds Guérin).

  • Château-Renault, église paroissiale Saint André. Élévation. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 29 J 229 Fonds Guérin).

  • Château-Renault, église paroissiale Saint André. Projet de clocher. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 29 J 230 Fonds Guérin).

  • Église de Château-Renault, Projet de restauration. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 29 J 261 Fonds Guérin).

  • Église de Château-Renault, Clocher, flèche. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 29 J 250-251 Fonds Guérin).

  • Église de Château-Renault. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 2 O 63 47). 1807-1888.

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

  • DEYRES, Marcel. L'église Saint-André de Château-Renault. Belles églises de Touraine. Chambray-lès-Tours : C.L.D., 1979, p. 92-93.

  • HUTEAU, Lucette. Richesses artistiques de l'église Saint-André de Château-Renault. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 1991, tome XLIII, p. 275-286.

Liens web

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